{"id":40034,"date":"2025-09-22T10:00:47","date_gmt":"2025-09-22T16:00:47","guid":{"rendered":"https:\/\/encartes.mx\/?p=40034"},"modified":"2025-09-26T15:25:31","modified_gmt":"2025-09-26T21:25:31","slug":"sanchez-subjetividades-femenina-transgeneras-contrastadas","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/encartes.mx\/fr\/sanchez-subjetividades-femenina-transgeneras-contrastadas\/","title":{"rendered":"Des subjectivit\u00e9s f\u00e9minines transgenres contrast\u00e9es (urbaines et rurales) dans deux r\u00e9cits cin\u00e9matographiques br\u00e9siliens : Laerte-se et Paloma (2017)."},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-heading\">Introduction<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"has-drop-cap abstract\">Quels enseignements anthropologiques peut-on tirer de la mani\u00e8re dont deux r\u00e9cits cin\u00e9matographiques d\u00e9peignent les femmes transgenres, en particulier en ce qui concerne la mani\u00e8re dont elles parviennent \u00e0 survivre dans un contexte social o\u00f9 le mod\u00e8le h\u00e9t\u00e9rosexuel pr\u00e9domine et leur est souvent d\u00e9favorable ? Cet article propose une analyse critique de deux films br\u00e9siliens, le documentaire <em>Laerte-se<\/em> (Barbosa da Silva et Brum, 2017) et le long m\u00e9trage de fiction <em>Paloma<\/em> (Gomes, 2022). Les deux films traitent de femmes transgenres adultes, c'est-\u00e0-dire d'\u00eatres humains n\u00e9s hommes et ayant pris une identit\u00e9 f\u00e9minine. Bien qu'ils soient tous deux br\u00e9siliens, ils d\u00e9crivent un contexte et des situations qui sont pratiquement aux antipodes l'un de l'autre. Laerte Coutinho, la protagoniste de <em>Laerte-se<\/em>Laerte est un artiste et dessinateur de bandes dessin\u00e9es qui vit \u00e0 Sao Paulo, un environnement clairement urbain, tandis que Paloma est un ouvrier agricole qui vit dans un village rural de Sertao, une r\u00e9gion du nord-est du Br\u00e9sil. Cependant, Laerte et Paloma, bien qu'ayant des personnalit\u00e9s diff\u00e9rentes - comme nous le verrons - non seulement vivent clairement leur identit\u00e9 transgenre, mais sont pleinement accept\u00e9es par leur entourage au travail, \u00e0 la maison et dans leur quartier. En d'autres termes, elles sont simplement quelqu'un pour ces proches, rien de plus. D'une certaine mani\u00e8re, ils ont construit des ordres interpersonnels et intersociaux sp\u00e9cifiques qui leur permettent d'\u00eatre eux-m\u00eames, sans trop de questions et - ce qui est tr\u00e8s important dans le cas des personnes transgenres - sans violence, telle que la critique, le rejet ou l'agression physique. Ce texte examine certains des facteurs socioculturels qui contribuent \u00e0 cette situation, ainsi que la mani\u00e8re dont Laerte et Paloma interagissent avec des environnements plus larges o\u00f9 elles ne jouissent pas n\u00e9cessairement de la m\u00eame acceptation.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans les soci\u00e9t\u00e9s contemporaines, la reconnaissance de la diversit\u00e9 des identit\u00e9s sexuelles devient une question fronti\u00e8re qui \u00e9clate plus clairement sur la sc\u00e8ne publique et collective, bien qu'elle soit, en tant que question collective en litige, certainement tr\u00e8s ancienne. Le mod\u00e8le h\u00e9g\u00e9monique, que Judith Butler (2020) appelle \u00e0 juste titre l'imp\u00e9ratif h\u00e9t\u00e9rosexuel, tend \u00e0 se sentir remis en cause par cette diversit\u00e9 d'identit\u00e9s sexo-g\u00e9n\u00e9riques regroup\u00e9es sous l'acronyme <span class=\"small-caps\">lgbttiq+.<\/span> Ainsi, le mod\u00e8le h\u00e9g\u00e9monique r\u00e9pond souvent par toutes sortes d'attitudes discriminatoires : des pr\u00e9jug\u00e9s et des moqueries \u00e0 la violence et \u00e0 la diffamation. Ainsi, la construction de sph\u00e8res d'interaction interpersonnelle par les individus <span class=\"small-caps\">lgbttiq+, <\/span> Les deux femmes transgenres, l'une citadine et l'autre rurale, ne sont pas seulement la cl\u00e9 de leur survie et de leur tranquillit\u00e9, mais aussi l'expression de modes de vie tol\u00e9rants et pacifiques, qui peuvent dissiper de mani\u00e8re proactive le climat n\u00e9gatif auquel elles pourraient \u00eatre confront\u00e9es. Il s'agit donc d'examiner comment ces deux femmes transgenres, l'une citadine et l'autre rurale, construisent de tels environnements et comment chacune se confronte \u00e0 l'imp\u00e9ratif h\u00e9t\u00e9rosexuel dominant. \u00c0 leur mani\u00e8re, chaque film pr\u00e9sente une vision de cette fronti\u00e8re et, par la m\u00eame occasion, nous permet de r\u00e9fl\u00e9chir aux d\u00e9fis que pose la question de la reconnaissance \u00e9ventuelle de la relation entre les identit\u00e9s de sexe et de genre alternatifs dans la soci\u00e9t\u00e9 dominante.<\/p>\n\n\n\n<p>Cependant, si le terme de cin\u00e9ma trans regroupe les \u0153uvres dans lesquelles un personnage d'un certain genre assume de mani\u00e8re permanente ou temporaire l'identit\u00e9 d'un autre genre, cet aspect du cin\u00e9ma est relativement ancien.<a class=\"anota\" id=\"anota1\" data-footnote=\"1\">1<\/a> et comprendrait des situations telles qu'un homme se faisant passer pour une femme (ou l'inverse). En fait, la fa\u00e7on dont les trans sont pr\u00e9sent\u00e9s au cin\u00e9ma a \u00e9volu\u00e9. Au d\u00e9but, elle \u00e9tait trait\u00e9e comme une caricature et l'acteur ou l'actrice n'\u00e9tait pas trans (Borrull, 2023). D\u00e8s la fin du si\u00e8cle <span class=\"small-caps\">xx<\/span>des acteurs h\u00e9t\u00e9rosexuels ont interpr\u00e9t\u00e9 des personnes transgenres<a class=\"anota\" id=\"anota2\" data-footnote=\"2\">2<\/a> et, au cours des derni\u00e8res d\u00e9cennies, ce sont plut\u00f4t des acteurs ou des actrices transgenres qui incarnent des personnages transgenres, souvent dans des histoires qui cherchent \u00e0 susciter l'empathie du public pour l'histoire du personnage en question (ce qui est le cas dans les deux films <em>Laerte-se<\/em> \u00e0 partir de <em>Paloma<\/em>).<\/p>\n\n\n\n<p>En Am\u00e9rique latine, le cin\u00e9ma transgenre a des ant\u00e9c\u00e9dents dans les pays suivants <em>Le lieu sans limites <\/em>d'Arturo Ripstein (1978) (<em>Cinema 23<\/em>n.d.), mais peut-\u00eatre que les <em>tour de force<\/em> dans la mati\u00e8re le cause <em>Une femme fantastique<\/em> du Chilien Sebasti\u00e1n Lelio (2017) avec l'actrice trans Daniela Vega, qui a remport\u00e9 l'Oscar du meilleur film \u00e9tranger. Des films trans sont actuellement r\u00e9alis\u00e9s dans diff\u00e9rents pays de la r\u00e9gion.<a class=\"anota\" id=\"anota3\" data-footnote=\"3\">3<\/a> et des s\u00e9ries et des films traitant de questions transgenres sont pr\u00e9sents dans les diff\u00e9rents canaux de distribution commerciale et d'exploitation.<a class=\"anota\" id=\"anota4\" data-footnote=\"4\">4<\/a> et ind\u00e9pendants ; parmi ces derniers, il existe des niches sp\u00e9cifiques consacr\u00e9es aux questions de genre, comme le Playa del Carmen International Queer Film Festival.<\/p>\n\n\n\n<p>Il convient \u00e0 pr\u00e9sent d'\u00e9voquer les id\u00e9es qui guident la pr\u00e9sente discussion. Pour commencer, chaque film est consid\u00e9r\u00e9 comme un type de r\u00e9cit qui raconte une histoire (Bruner, 2003) par le biais d'une intrigue et d'une mise en sc\u00e8ne. En tant qu'histoire, un film est un produit historico-culturel qui, bien qu'inspir\u00e9 par des r\u00e9alit\u00e9s, a \u00e9galement un impact sur la r\u00e9alit\u00e9, contribuant \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir sur les valeurs et les comportements (Bruner, 2003). En d'autres termes, il peut remplir, dans un sens large et probl\u00e9matisant, un r\u00f4le p\u00e9dagogique (S\u00e1nchez \u00c1lvarez, 2023). Comme les parcelles de <em>Laertes-se<\/em> et <em>Paloma<\/em> sont marqu\u00e9es par la tension entre deux paradigmes (terme que j'expliquerai dans un instant) : l'imp\u00e9ratif h\u00e9t\u00e9rosexuel et la diversit\u00e9 des identit\u00e9s de sexe et de genre, on peut dire qu'il s'agit d'un drame social, selon la th\u00e9orie de l'action symbolique de Victor Turner (1974). Selon Turner, un acteur social guide ses actions par une m\u00e9taphore sur ce qu'il consid\u00e8re \u00eatre une bonne vie, en l'\u00e9tablissant dans une s\u00e9rie de normes et de comportements (qui constituent un paradigme), qu'il cherche \u00e0 incarner en construisant et en interagissant dans diff\u00e9rentes sph\u00e8res ou champs - maison, travail, quartier, c\u00e9l\u00e9bration -. Dans ce cas, ces champs d'interaction personnelle se situent \u00e0 un niveau micro-social (Bronfenbrenner, 1987) ; tandis que, en raison de son h\u00e9g\u00e9monie, l'imp\u00e9ratif h\u00e9t\u00e9rosexuel se situe \u00e0 un niveau macro-social (Bronfenbrenner, 1987). Les champs peuvent donc \u00eatre compris comme des ordres socioculturels relationnels et symboliques \u00e0 travers lesquels nous organisons le monde et par lesquels nous l'incorporons et interagissons, dans le cadre de ce que l'on pourrait appeler une strat\u00e9gie hom\u00e9ostatique (Douglas 1970, 1992).<a class=\"anota\" id=\"anota5\" data-footnote=\"5\">5<\/a> Entrons maintenant dans le vif du sujet.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><em>Laerte-se<\/em>: la rencontre avec soi-m\u00eame, malgr\u00e9 les doutes<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"abstract\">Selon le documentaire, Laerte Coutinho \u00e9tait un homme mari\u00e9 avec des enfants, ainsi qu'un artiste et un dessinateur de bandes dessin\u00e9es bien connu, dont les parents \u00e9taient encore en vie lorsqu'il a d\u00e9cid\u00e9 d'opter pour une identit\u00e9 f\u00e9minine. La transition n'a pas \u00e9t\u00e9 facile, avec de nombreux doutes, et dans le pr\u00e9sent, il montre encore des traces de son ancienne identit\u00e9 masculine. Ses parents, tous deux professionnels, n'ont pas facilement accept\u00e9 le changement. La m\u00e8re, biologiste, a avanc\u00e9 un argument bien connu dans les \u00e9tudes de genre : son fils est n\u00e9 homme et est simplement un homme. Sans qu'on lui dise comment ni pourquoi, quelque chose l'a fait changer. Le fait est que, par exemple, lors du mariage de la fille de Laerte, o\u00f9 elle l'emm\u00e8ne avec la m\u00e8re de la jeune fille (c'est-\u00e0-dire que deux femmes emm\u00e8nent la mari\u00e9e), les parents de Laerte ont l'air heureux et affectueux avec elle. Pour en revenir \u00e0 la transition de Laerte du masculin au f\u00e9minin, il se trouve que son fils Rafael continue \u00e0 l'appeler papa, et que le fils de Rafael traite Laerte comme un grand-p\u00e8re, et non comme une grand-m\u00e8re, parce que le gar\u00e7on a plusieurs grands-m\u00e8res, mais pas d'autres grands-p\u00e8res. Et rien de tout cela n'est probl\u00e9matique ou conflictuel.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour Laerte, l'ambigu\u00eft\u00e9 de son identit\u00e9 se r\u00e9v\u00e8le \u00e9galement dans la mani\u00e8re dont elle affronte elle-m\u00eame ce qui appara\u00eet comme un processus continu de transformation personnelle (notamment physique), ainsi que dans sa pratique d'artiste et de caricaturiste. Dans l'un des nombreux entretiens avec la journaliste et cor\u00e9alisatrice du documentaire, Eliane Brum, Laerte raconte le dilemme de son d\u00e9sir de se faire poser des implants mammaires. Bien qu'elle ne soit pas tout \u00e0 fait s\u00fbre de vouloir entreprendre la proc\u00e9dure, nous la voyons se rendre dans le cabinet d'un sp\u00e9cialiste, non pas pour lui faire part de ses doutes, mais presque pour programmer l'intervention. Cette visite r\u00e9v\u00e8le un aspect de la mani\u00e8re dont Laerte aborde son processus de transformation sexog\u00e9nique : avec des doutes sur l'\u00e9tape suivante, comme si l'\u00e9tat turnerien de liminalit\u00e9 \u00e9tait quelque chose de persistant. Et c'est sur le plan professionnel artistique qu'elle incarne, \u00e0 la mani\u00e8re d'un d\u00e9roulement, \u00e0 la fois des certitudes et des incertitudes.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans un passage du r\u00e9cit, on voit Laerte dessiner, d'abord au crayon puis \u00e0 la peinture noire, une femme transgenre qui lui ressemble beaucoup, ce qui peut \u00eatre compris comme un acte de r\u00e9affirmation. \u00c0 d'autres moments, le documentaire nous pr\u00e9sente une caricature r\u00e9alis\u00e9e par Laerte qui se r\u00e9f\u00e8re pr\u00e9cis\u00e9ment \u00e0 une femme transgenre qui r\u00eave de se faire poser des implants mammaires et proc\u00e8de en cons\u00e9quence ; mais il se trouve que, en n\u00e9gligeant les indications m\u00e9dicales, les seins explosent soudainement et de mani\u00e8re comique comme une paire de bombes. L'ambivalence semble accompagner les sentiments et les actions de Laerte, mais elle l'assume sans culpabilit\u00e9 ni remords, comme quelque chose d'inh\u00e9rent \u00e0 elle-m\u00eame et donc comme faisant partie du processus de construction de son identit\u00e9 personnelle et de son identit\u00e9 de sexe et de genre.<\/p>\n\n\n\n<p>Cependant, lorsque Laerte appara\u00eet sur la sc\u00e8ne publique, ses doutes identitaires restent entre parenth\u00e8ses, comme s'ils n'appartenaient qu'\u00e0 elle. On la voit \u00e0 la parade des fiert\u00e9s <span class=\"small-caps\">lgbttiq+ <\/span>se pavaner avec le reste des participants, v\u00eatue d'un chemisier dor\u00e9 brillant et d'une mini-jupe ; ou pr\u00e9senter, avec beaucoup d'honneur et de joie, une exposition de dessins et de peintures tr\u00e8s fr\u00e9quent\u00e9e, o\u00f9 elle signe des autographes et se fait photographier dans des salles de cin\u00e9ma. <em>selfies<\/em> avec des \u00e9trangers et avec les siens. En outre, elle participe \u00e0 une \u00e9mission de t\u00e9l\u00e9vision dans laquelle elle d\u00e9clare que l'une de ses pr\u00e9occupations est la mani\u00e8re dont les personnes transgenres se traitent les unes les autres. Comme si le fait de subir une op\u00e9ration chirurgicale - c'est-\u00e0-dire de passer de transgenre \u00e0 transsexuel - \u00e9tait, pardonnez la redondance, la seule transition l\u00e9gitime.<\/p>\n\n\n\n<p>Il faut dire que le ton ambigu dispara\u00eet compl\u00e8tement lorsque Laerte est vue dans sa vie quotidienne, interagissant avec son fils et\/ou son petit-fils, ainsi qu'avec les voisins et les ouvriers qui r\u00e9parent sa maison, et le mariage de sa fille. Dans tous ces contextes microsociaux, elle appara\u00eet d\u00e9tendue, calme et \u00e0 l'aise. Il est clair qu'elle est pleinement accept\u00e9e, m\u00eame si, d'un autre c\u00f4t\u00e9, bon nombre des relations qui structurent ces domaines - comme celle avec son fils, sa fille et son petit-fils, et peut-\u00eatre avec ses coll\u00e8gues - datent d'avant la transition et ont donc perdur\u00e9 et se sont renforc\u00e9es au fil du temps. En d'autres termes, pour Laerte, tout n'est pas d\u00e9fini par son identit\u00e9 sexuelle, aussi importante soit-elle.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><em>Paloma<\/em>La certitude de la bulle<\/h2>\n\n\n\n<p>Nous passons au cas de Paloma, en commen\u00e7ant par une sorte d'autoportrait :<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"verse\">Je m'appelle Paloma. Je vis et travaille ici \u00e0 Salo\u00e1 comme agricultrice et parfois comme coiffeuse. Je vis [...] avec mon mari Z\u00e9. Avec lui, j'\u00e9l\u00e8ve ma fille Jennifer, le plus beau cadeau que Dieu m'ait fait. Je suis n\u00e9e homme, mais je suis femme.<br>J'ai fait beaucoup d'erreurs, mais apr\u00e8s avoir rencontr\u00e9 Z\u00e9, je m\u00e8ne une vie d\u00e9cente et digne comme n'importe quelle autre femme. Je me consid\u00e8re comme un \u00e9chec de Dieu, comme toute autre personne.<br>Maintenant, je dois r\u00e9aliser mon plus grand r\u00eave [...] qui est de me marier \u00e0 l'\u00e9glise.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette autodescription, qui nous permet d'approcher \u00e0 la fois le personnage et l'initiative qu'il prend et qui r\u00e9git l'intrigue du film, provient d'une lettre que Paloma dicte \u00e0 un ami, adress\u00e9e au pape, dans laquelle elle lui demande d'autoriser son mariage avec Z\u00e9, son compagnon. Il est clair que cette demande, si elle \u00e9tait ex\u00e9cut\u00e9e, constituerait une transgression religieuse et \u00e9thique. Le catholicisme - en mati\u00e8re d'identit\u00e9 de genre - ne reconna\u00eet que la distinction homme\/femme, qu'il consid\u00e8re comme l'ordre naturel des choses, et donc, en mati\u00e8re d'alliance matrimoniale, il ne promeut et ne consacre que le sch\u00e9ma h\u00e9t\u00e9rosexuel, mais aussi comme un lien indissoluble. Une position qui, malgr\u00e9 la s\u00e9paration entre la religion et l'\u00c9tat dans les soci\u00e9t\u00e9s la\u00efques comme le Br\u00e9sil, a permis au mod\u00e8le h\u00e9t\u00e9rosexuel d'\u00eatre reconnu et \u00e9tabli civilement depuis si longtemps. Cette position, \u00e0 son tour, a permis aux citoyens de consid\u00e9rer ce mod\u00e8le non seulement comme normal, mais aussi comme le seul possible.<\/p>\n\n\n\n<p>Cependant, comme l'indique la lettre au pape, Paloma vit avec son partenaire masculin, qui, en tant que m\u00e8re et p\u00e8re respectivement, \u00e9l\u00e8vent une fille, Jennifer ; en d'autres termes, elle vit comme une famille. Cette situation se d\u00e9roule au vu et au su de tous \u00e0 Salo\u00e1, sans que personne ne dise rien, tout comme personne ne dit rien dans l'entreprise agricole o\u00f9 Paloma travaille comme journali\u00e8re, r\u00e9coltant des fruits, au sein d'un groupe de femmes journali\u00e8res. Paloma a construit un ordre diff\u00e9rent et alternatif au mod\u00e8le dominant en termes d'identit\u00e9 de genre, de relations de couple, d'organisation familiale, de voisinage et de travail. Cependant, en tant que fervente croyante, elle veut aller plus loin en termes de reconnaissance et de droits : que cet ordre, construit sur la base de son identit\u00e9 transgenre, soit reconnu par la plus haute autorit\u00e9 qui soit : Dieu, par l'interm\u00e9diaire de son \u00c9glise. Si elle y parvient, elle se r\u00e9alisera sur le plan existentiel et social.<\/p>\n\n\n\n<p>Tr\u00e8s t\u00f4t, le film nous avertit que la commande de Paloma a des relents de bulle. C'est Z\u00e9, son compagnon, qui, apprenant ce d\u00e9sir, le qualifie d'insens\u00e9, bien qu'il ne s'oppose jamais ouvertement \u00e0 l'id\u00e9e du mariage. Puis, lors de courtes vacances dans une station baln\u00e9aire, Paloma et sa famille sont discrimin\u00e9es par une m\u00e8re, qui semble les consid\u00e9rer comme de la racaille (c'est-\u00e0-dire exercer une exclusion de classe) et interdit \u00e0 sa fille de jouer avec Jennifer dans la piscine.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais Paloma, peut-\u00eatre convaincue de la bont\u00e9 de ses intentions (et du monde), poursuit son entreprise. Au fur et \u00e0 mesure qu'elle avance, la bulle r\u00e9v\u00e8le d'autres faiblesses. L'une d'elles est, en quelque sorte, Paloma elle-m\u00eame qui, lors d'une visite \u00e0 un sanctuaire o\u00f9 elle se rend pour tenir une promesse, c\u00e8de aux attentions du chauffeur qui l'a conduite avec un groupe d'amis. En d'autres termes, on peut dire que son attitude de sacralisation du lien avec Z\u00e9 (qu'elle professe dans la lettre) comporte des \u00e9cueils. Un autre point faible est Z\u00e9, qui se contente de suivre Paloma m\u00eame s'il n'est pas d'accord avec l'id\u00e9e de se marier.<\/p>\n\n\n\n<p>La r\u00e9ponse officielle du Vatican arrive et, bien s\u00fbr, c'est un non. Le pr\u00eatre local transmet la d\u00e9cision, arguant qu'il existe un ordre naturel bas\u00e9 sur la biologie. Le pr\u00eatre local transmet la d\u00e9cision, arguant qu'il existe un ordre naturel fond\u00e9 sur la biologie. Mais, paradoxalement, il lui fait savoir qu'un ancien pr\u00eatre catholique a fond\u00e9 une nouvelle \u00e9glise et qu'il pourrait la marier. Ni sotte ni paresseuse, guid\u00e9e par un Z\u00e9 r\u00e9ticent, Paloma se rend chez ce pr\u00eatre, qui accepte sans probl\u00e8me et la c\u00e9r\u00e9monie a lieu \u00e0 Salo\u00e1, les deux mari\u00e9s habill\u00e9s, mais seulement en pr\u00e9sence des amis de Paloma. L'\u00e9v\u00e9nement est cependant amplifi\u00e9 lorsqu'un vid\u00e9aste enregistre la c\u00e9l\u00e9bration et que la vid\u00e9o appara\u00eet dans les journaux t\u00e9l\u00e9vis\u00e9s r\u00e9gionaux. La bulle a \u00e9clat\u00e9 : ce qui \u00e9tait une situation acceptable aux yeux des autres ne l'est plus. Apr\u00e8s avoir subi l'opprobre de sa m\u00e8re au t\u00e9l\u00e9phone, Z\u00e9 met fin \u00e0 leur relation au beau milieu de leur lune de miel. Paloma, de retour \u00e0 Salo\u00e1, quitte son travail et sa maison, place temporairement Jennifer chez la femme avec laquelle elle a donn\u00e9 naissance \u00e0 l'enfant, et cherche une nouvelle vie en dehors de la ville.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Fermeture<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"abstract\">Quelles sont les pr\u00e9occupations qu'ils nous laissent ? <em>Laerte-se <\/em>et <em>Paloma<\/em>? La plus \u00e9vidente, qui est un bon point de discussion, est que la construction d'une vie digne pour une femme transgenre se situe encore \u00e0 un niveau micro-social, c'est-\u00e0-dire dans les sph\u00e8res et interactions personnelles, tandis qu'au niveau macro-social, cette possibilit\u00e9 est au mieux ambigu\u00eb, comme c'est le cas pour Laerte. Comme le montre clairement <em>Paloma<\/em>La dignification des personnes transgenres au niveau macro-social implique bien plus que des processus et des actions d'acceptation (bien que ceux-ci soient indispensables). L'imp\u00e9ratif h\u00e9t\u00e9rosexuel est profond\u00e9ment ancr\u00e9 dans la culture de soci\u00e9t\u00e9s telles que le Br\u00e9sil et l'Am\u00e9rique latine en g\u00e9n\u00e9ral, de la religion - pour beaucoup, elle est le grand juge du monde - \u00e0 la nomenclature des salles de bains, en passant par l'univers des repr\u00e9sentations de genre auxquelles nous sommes confront\u00e9s quotidiennement : dans la publicit\u00e9 omnipr\u00e9sente et dans les programmes du syst\u00e8me \u00e9ducatif, par exemple. Il est important de noter que dans les soci\u00e9t\u00e9s contemporaines, il existe toujours une violence physique et symbolique ostensible \u00e0 l'encontre des personnes trans, une situation particuli\u00e8rement grave dans le cas du Br\u00e9sil (qui sert de d\u00e9cor aux deux films), le pays o\u00f9 le plus grand nombre de personnes trans sont tu\u00e9es dans le monde (Ribeiro, Neves Riani et Antunes-Rocha, 2019).<a class=\"anota\" id=\"anota6\" data-footnote=\"6\">6<\/a> Ce panorama indique que la question de l'acceptation de la diversit\u00e9 des identit\u00e9s de sexe et de genre a un long chemin devant elle, pas facile, fait d'interrogations, de discussions, de r\u00e9flexions et de r\u00e9silience. En d'autres termes : un chemin incertain.<\/p>\n\n\n\n<p>C'est \u00e0 ce grand forum que des films tels que <em>Laerte-se<\/em> et <em>Paloma<\/em> Ils apportent leur grain de sable. En se pla\u00e7ant aux fronti\u00e8res pour aborder une question humaine apparemment particuli\u00e8re, ils soulignent la quotidiennet\u00e9 et la normalit\u00e9 de leurs personnages et de leur univers imm\u00e9diat. Par cette proposition, ils cherchent \u00e0 gagner notre empathie. Il est en effet tr\u00e8s suggestif que Laerte soit montr\u00e9 comme un \u00eatre de chair et de sang, plein de doutes et d'ambigu\u00eft\u00e9s (et donc de flexibilit\u00e9s et de n\u00e9gociations personnelles, interpersonnelles et sociales), tandis que Paloma est d\u00e9peinte avec beaucoup de fiert\u00e9 et d'ent\u00eatement, pleine d'assurance, qui semble d\u00e9river d'un exc\u00e8s de confiance. D'autre part, comme le montrent les deux projections, la soci\u00e9t\u00e9 dans laquelle elles \u00e9voluent tend au contraire \u00e0 consid\u00e9rer l'\u00e9mergence de ces nouvelles identit\u00e9s avec une certaine m\u00e9fiance - et aussi avec violence.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Bibliographie<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Barbosa da Silva, Lygia y Eliane Brum (2017). <em>Laerte-se<\/em>. Singapur, Netflix.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Borrull, Mariona (2023). \u201cLas 30 mejores pel\u00edculas sobre personas trans de la historia del cine\u201d, <em>Fotogramas.<\/em> (https:\/\/www.fotogramas.es\/famosos-celebrities\/g8053979\/la-transexualidad-en-10-peliculas\/ Consultado el 25 y 29 de noviembre de 2024.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Bronfenbrenner, Urie (1987). <em>La ecolog\u00eda del desarrollo humano<\/em>. Buenos Aires: Paid\u00f3s.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Bruner, Jerome (2003). <em>La f\u00e1brica de sue\u00f1os<\/em>.<em> Derecho, literatura, vida<\/em>. Buenos Aires: <span class=\"small-caps\">fce<\/span>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Butler, Judith (2020). <em>Sin miedo<\/em>. M\u00e9xico: Random House.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Cinema 23 (s.f.) \u201cLa diversidad sexual en el cine iberoamericano\u201d, <em>Cinema 23<\/em>. https:\/\/cinema23.com\/en\/blog\/foco\/la-diversidad-sexual-en-el-cine-iberoamericano\/ Consultado el 29 de noviembre de 2024.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Douglas, Mary (1975). <em>La naturaleza de las cosas<\/em>. Barcelona: Anagrama.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">\u2014 (1992). <em>Risk and Blame<\/em>. Londres: Routledge.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Gomes, Marcelo (2022). <em>Paloma<\/em>. Brasil-Portugal, Carnaval Filmes, Misti Filmes, Ukbar Filmes.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Radi\u00f3nica (2023). \u201cM\u00e1s all\u00e1 de las etiquetas: explorando la vida trans en Am\u00e9rica Latina\u201d. https:\/\/www.radionica.rocks\/cine\/mas-alla-de-las-etiquetas-explorando-la-vida-trans-en-america-latina Consultado el 29 de noviembre de 2024.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Ribeiro, Luiz Paulo, Sergio Rosa Neves Riani y Mar\u00eda Isabel Antunes Rocha (2019). \u201cRepresentaciones sociales de personas transg\u00e9nero (transexuales y travestis) de la violencia\u201d, <em>Revista de Psicolog\u00eda<\/em>. Lima, vol. 37, n\u00fam. 2 http:\/\/www.scielo.org.pe\/scielo.php?pid=S0254-92472019000200007&amp;script=sci_arttext&amp;tlng=en<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">S\u00e1nchez \u00c1lvarez, Mauricio (2023) \u201cProducci\u00f3n audiovisual y pedagog\u00eda social intercultural: el caso de la serie <em>Historias de San Francisco<\/em>\u201d, en Irving Samadhi Aguilar Rocha y Mar\u00eda Guadalupe Huerta Rocha (coords.). <em>Interculturalidad: diversidad de diversidades<\/em>. M\u00e9xico: Universidad Aut\u00f3noma de Morelos, pp. 105-124.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Turner, Victor (1974). <em>Dramas, Fields and Metaphors<\/em>. Ithaca: Cornell University Press.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-dots\"\/>\n\n\n\n<p class=\"abstract\"><em>Mauricio S\u00e1nchez \u00c1lvarez <\/em>est un anthropologue, photographe et traducteur colombo-mexicain. Il est titulaire d'un doctorat en anthropologie de l'universit\u00e9 nationale autonome du Mexique. Depuis plus de 40 ans, il m\u00e8ne des recherches dans les domaines des \u00e9tudes humano-environnementales, de l'\u00e9ducation interculturelle et de l'anthropologie audiovisuelle, qui font l'objet de publications et de projections didactiques et esth\u00e9tiques. Il a enseign\u00e9 au Centro de Investigaciones y Estudios Superiores en Antropolog\u00eda Social, \u00e0 l'Escuela Nacional de Antropolog\u00eda e Historia, \u00e0 l'Universidad Aut\u00f3noma Metropolitana-Unidad Iztapalapa, \u00e0 l'Universidad Aut\u00f3noma del Estado de Morelos et \u00e0 l'Universidad Nacional Aut\u00f3noma de M\u00e9xico. Il a travaill\u00e9 comme consultant pour le Secretar\u00eda de Educaci\u00f3n P\u00fablica, coordinateur du Laboratorio Audiovisual del <span class=\"small-caps\">ciesas<\/span> et traducteur de textes du politologue am\u00e9ricain Jonathan Fox (<span class=\"small-caps\">ucsc<\/span> et American University) et le Violence Policy Center. Elle d\u00e9veloppe actuellement des projets li\u00e9s \u00e0 l'enseignement de la production audiovisuelle en anthropologie. Elle est membre de l'Academia de Ciencias Sociales y Humanidades del Estado de Morelos, Red de Estudios Sociales sobre el Medio Ambiente (<span class=\"small-caps\">rame<\/span>) et le r\u00e9seau de recherche audiovisuelle de la Commission europ\u00e9enne. <span class=\"small-caps\">ciesas<\/span> (<span class=\"small-caps\">riav<\/span>).<\/p>\n\n\n\n<div class=\"notas\" id=\"notas-fixed\">\n<div class=\"nota invisible\" id=\"footnote1\">1 Par exemple : <em>Je ne veux pas \u00eatre un homme<\/em> d'Ernst Lubitsch (1918) (Borrull, 2023).<\/div>\n<div class=\"nota invisible\" id=\"footnote2\">2 Par exemple : <em>Les gar\u00e7ons ne pleurent pas<\/em> de Kimberly Peirce (1999) (Borrull, 2023).<\/div>\n<div class=\"nota invisible\" id=\"footnote3\">3 Voir <a href=\"https:\/\/www.radionica.rocks\/cine\/mas-alla-de-las-etiquetas-explorando-la-vida-trans-en-america-latina\" target=\"_blank\">Radionics (2023)<\/a><\/div>\n<div class=\"nota invisible\" id=\"footnote4\">4 Par exemple : Netflix a diffus\u00e9 la s\u00e9rie <em>Historias de San Francisco<\/em> et <em>Pose,<\/em> ainsi que le documentaire <em>Laerte-se<\/em>.<\/div>\n<div class=\"nota invisible\" id=\"footnote5\">5 \"Chaque univers doit \u00eatre compris comme un tout, engendr\u00e9 par un type particulier d'exp\u00e9rience sociale. On peut objecter que l'on peut imaginer un nombre tellement infini de qualifications possibles de la nature op\u00e9rant dans une telle vari\u00e9t\u00e9 de relations sociales qu'il n'y a pas de sens \u00e0 parler d'univers compris comme des touts. Mais le type de totalit\u00e9 qui nous int\u00e9resse r\u00e9side dans l'ensemble fini de mod\u00e8les utilis\u00e9s pour conceptualiser la r\u00e9alit\u00e9 [...]\" (Douglas, 1975 : 45). \"Nous sommes, comme au d\u00e9but, avec notre monde familier divis\u00e9 par ses cat\u00e9gories \u00e9tablies et activ\u00e9 par les principes que nous connaissons. Ce monde reste notre point de r\u00e9f\u00e9rence stable pour consid\u00e9rer tous les autres mondes comme particuliers et les autres types de connaissance comme d\u00e9ficients. La traduction se d\u00e9veloppe l\u00e0 o\u00f9 l'exp\u00e9rience co\u00efncide\" (Douglas, 1975 : 37).<\/div>\n<div class=\"nota invisible\" id=\"footnote6\">6 Les recherches men\u00e9es par Ribeiro, Neves Riani et Antunes-Rocha (2019) aupr\u00e8s de la population transgenre de Belo Horizonte indiquent que la violence est exerc\u00e9e \u00e0 l'encontre de ces personnes \u00e0 diff\u00e9rents niveaux institutionnels de la soci\u00e9t\u00e9 : du rejet familial \u00e0 la n\u00e9gligence dans les \u00e9tablissements de sant\u00e9 et au sein du syst\u00e8me de sant\u00e9. <em>harc\u00e8lement moral<\/em> dans les \u00e9coles, cr\u00e9ant ainsi un v\u00e9ritable climat toxique.<\/div>\n<\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Introduction Quelles r\u00e9flexions anthropologiques peuvent \u00eatre tir\u00e9es de la mani\u00e8re dont deux r\u00e9cits cin\u00e9matographiques d\u00e9peignent les femmes transgenres, en particulier en ce qui concerne la mani\u00e8re dont elles parviennent \u00e0 survivre dans un contexte social o\u00f9 le mod\u00e8le h\u00e9t\u00e9rosexuel pr\u00e9domine et qui leur est souvent d\u00e9favorable ? 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