{"id":39793,"date":"2025-09-22T10:00:13","date_gmt":"2025-09-22T16:00:13","guid":{"rendered":"https:\/\/encartes.mx\/?p=39793"},"modified":"2025-09-19T15:04:18","modified_gmt":"2025-09-19T21:04:18","slug":"garcia-representaciones-sociales-afrodescendientes-teatro-yucatan","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/encartes.mx\/fr\/garcia-representaciones-sociales-afrodescendientes-teatro-yucatan\/","title":{"rendered":"Compagnies de N\u00e9gritos. Repr\u00e9sentations du \"noir\" sur la sc\u00e8ne th\u00e9\u00e2trale de M\u00e9rida au cours des premi\u00e8res d\u00e9cennies du 20e si\u00e8cle."},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-heading\">R\u00e9sum\u00e9<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"abstract\">L'objectif de cet article est d'identifier les repr\u00e9sentations sociales du \"noir\" pr\u00e9sentes sur la sc\u00e8ne th\u00e9\u00e2trale de M\u00e9rida, Yucat\u00e1n, au cours des premi\u00e8res d\u00e9cennies du XXe si\u00e8cle. <span class=\"small-caps\">xx<\/span>Les acteurs et actrices jouent le r\u00f4le du petit homme noir, du professeur noir ou de la femme mul\u00e2tre. De m\u00eame, ces repr\u00e9sentations transcendent le th\u00e9\u00e2tre pour appara\u00eetre \u00e9galement dans les r\u00e9cits de personnages populaires, les carnavals et la publicit\u00e9. \u00c0 cette fin, l'un des principaux m\u00e9dias de l'\u00e9poque a \u00e9t\u00e9 consult\u00e9 : le journal. Gr\u00e2ce \u00e0 la recherche, \u00e0 la compilation et \u00e0 l'analyse de ces sources journalistiques, nous avons trouv\u00e9 des images qui circulaient dans les diff\u00e9rents espaces culturels de la ville, raison pour laquelle l'analyse des sources visuelles a \u00e9t\u00e9 fondamentale.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"abstract\">Mots cl\u00e9s : <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/fr\/tag\/afrodescendientes\/\" rel=\"tag\">les personnes d'origine africaine<\/a>, <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/fr\/tag\/circulaciones-culturales\/\" rel=\"tag\">circulations culturelles<\/a>, <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/fr\/tag\/estereotipos\/\" rel=\"tag\">st\u00e9r\u00e9otypes<\/a>, <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/fr\/tag\/representaciones-sociales\/\" rel=\"tag\">repr\u00e9sentations sociales<\/a>, <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/fr\/tag\/teatro-en-yucatan\/\" rel=\"tag\">th\u00e9\u00e2tre au Yucatan<\/a><\/p>\n\n\n\n<p class=\"en-title abstract\"><span class=\"small-caps\">compagnies th\u00e9\u00e2trales noires : repr\u00e9sentations sc\u00e9niques de la \"noirceur\" \u00e0 m\u00e9rida au d\u00e9but du vingti\u00e8me si\u00e8cle<\/span><\/p>\n\n\n\n<p class=\"abstract en-text\">Cet article examine les repr\u00e9sentations sociales de la \"n\u00e9gritude\" sur sc\u00e8ne \u00e0 M\u00e9rida, Yucat\u00e1n, au cours des premi\u00e8res d\u00e9cennies du XXe si\u00e8cle, en se concentrant sur les acteurs qui ont jou\u00e9 les r\u00f4les de \"el Negrito\", \"el Negro Catedr\u00e1tico\" et \"la Mulata\". Ces repr\u00e9sentations ont d\u00e9pass\u00e9 le cadre du th\u00e9\u00e2tre pour s'\u00e9tendre aux personnages de fiction populaire, au carnaval et \u00e0 la publicit\u00e9. La recherche, la collecte et l'analyse des journaux - la principale source m\u00e9diatique d'images au cours de ces ann\u00e9es - r\u00e9v\u00e8lent comment ces personnages ont circul\u00e9 dans les diff\u00e9rents espaces culturels de la ville, ce qui rend l'analyse des sources visuelles essentielle \u00e0 la recherche.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"abstract en-text\">Mots cl\u00e9s : repr\u00e9sentations sociales, Afro-descendants, th\u00e9\u00e2tre au Yucat\u00e1n, circulation culturelle, st\u00e9r\u00e9otypes.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-dots\"\/>\n\n\n\n<p class=\"has-drop-cap abstract\">A partir de 1890, la ville de M\u00e9rida est entr\u00e9e dans une phase de modernisation et de d\u00e9veloppement urbain gr\u00e2ce au boom \u00e9conomique g\u00e9n\u00e9r\u00e9 par l'industrie du henequen (Hansen et Bastarrachea, 1984). Ainsi, \u00e0 partir de la seconde moiti\u00e9 du <span class=\"small-caps\">xix<\/span>Les habitants de M\u00e9rida allaient vivre un processus comprenant la construction de chemins de fer, le pavage des rues, l'installation de poteaux t\u00e9l\u00e9phoniques, l'implantation de banques et de grandes entreprises, l'ouverture d'\u00e9coles, un afflux plus important de migrants nationaux et \u00e9trangers, et de plus grandes facilit\u00e9s pour voyager hors du Mexique (Hansen et Bastarrachea, 1984).<\/p>\n\n\n\n<p>L'une des cons\u00e9quences du progr\u00e8s \u00e9conomique a \u00e9t\u00e9 l'\u00e9mergence de nouvelles zones et de nouveaux espaces destin\u00e9s \u00e0 r\u00e9pondre aux besoins de loisirs d'une population croissante.<a class=\"anota\" id=\"anota1\" data-footnote=\"1\">1<\/a> Le th\u00e9\u00e2tre s'impose alors comme l'un des principaux lieux de divertissement de la ville et \u00e9largit progressivement son offre au cours des d\u00e9cennies suivantes. Au cours de la deuxi\u00e8me d\u00e9cennie du si\u00e8cle <span class=\"small-caps\">xx<\/span>\u00c0 cette \u00e9poque, M\u00e9rida comptait d\u00e9j\u00e0 huit th\u00e9\u00e2tres diff\u00e9rents : le Pe\u00f3n Contreras, le Sal\u00f3n Iris, le Sal\u00f3n Independencia, l'Apolo, le Circo Teatro Yucateco, le Sal\u00f3n Principal, le cin\u00e9ma F\u00e9nix et le Sal\u00f3n Hidalgo.<a class=\"anota\" id=\"anota2\" data-footnote=\"2\">2<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>Qu'il s'agisse de th\u00e9\u00e2tre, de spectacles de cirque ou de <em>spectacles<\/em> La capitale du Yucatan comptait plusieurs \u00e9tablissements o\u00f9 les compagnies d'artistes, qui arrivaient constamment dans la ville, pouvaient se produire. M\u00eame si d'autres formes de divertissement, comme le cin\u00e9ma, ont gagn\u00e9 en importance apr\u00e8s le d\u00e9but du si\u00e8cle, l'afflux de compagnies th\u00e9\u00e2trales ne s'est pas arr\u00eat\u00e9. Le th\u00e9\u00e2tre au Yucat\u00e1n est un sujet qui a d\u00e9j\u00e0 fait l'objet de recherches. L'un des premiers ouvrages est le livre d'Alejandro Cervera Andrade intitul\u00e9 <em>El teatro regional de Yucat\u00e1n<\/em> (1947), dans lequel il explique comment les traditions mayas pr\u00e9colombiennes et coloniales espagnoles ont \u00e9t\u00e9 les premiers piliers de la production th\u00e9\u00e2trale yucat\u00e8que, qui a ainsi commenc\u00e9 \u00e0 acqu\u00e9rir des teintures r\u00e9gionales reprenant des \u00e9l\u00e9ments indig\u00e8nes et europ\u00e9ens. Cervera Andrade r\u00e9cup\u00e8re \u00e9galement les noms des principaux acteurs, sc\u00e9naristes et personnages qui sont apparus dans les pi\u00e8ces.<\/p>\n\n\n\n<p>Un autre des textes les plus complets sur le th\u00e9\u00e2tre au Yucat\u00e1n est celui de Fernando Mu\u00f1oz (1987), qui porte le m\u00eame titre que le livre de Cervera Andrade. Outre le pass\u00e9 pr\u00e9hispanique et colonial du th\u00e9\u00e2tre r\u00e9gional, Fernando Mu\u00f1oz compile des entretiens avec des acteurs et incorpore une liste des noms des principales pi\u00e8ces du th\u00e9\u00e2tre r\u00e9gional (avec les noms des auteurs). Enfin, deux ouvrages plus modernes sur le th\u00e9\u00e2tre au Yucat\u00e1n sont les suivants : <em>El teatro regional yucateco<\/em> (2005) y <em>Recuerdos de teatro. Entrevistas a personalidades del teatro regional<\/em> (2010), tous deux \u00e9crits par Gilma Tuyub Castillo. La contribution de cette auteure consiste \u00e0 classer les personnages qui apparaissaient dans le th\u00e9\u00e2tre r\u00e9gional yucat\u00e8que des premi\u00e8res d\u00e9cennies du si\u00e8cle. <span class=\"small-caps\">xx<\/span>y compris les noms des acteurs et des actrices, leurs v\u00eatements, leurs attributs physiques et moraux, etc.<\/p>\n\n\n\n<p>Comme l'ont affirm\u00e9 plusieurs chercheurs (Fumero, 1996 ; Zayas de Lima, 2005 ; Villegas, 2005), le th\u00e9\u00e2tre est un reflet des relations et des dynamiques sociales. C'est pourquoi, dans la premi\u00e8re moiti\u00e9 de la premi\u00e8re moiti\u00e9 du si\u00e8cle, le th\u00e9\u00e2tre s'est impos\u00e9 comme le reflet des relations et des dynamiques sociales. <span class=\"small-caps\">xx<\/span>Les \u00e9lites et certains intellectuels yucat\u00e8ques souhaitaient mettre en \u00e9vidence ce qui \u00e9tait typique du Yucat\u00e1n, en distinguant ce qui \u00e9tait culturellement particulier dans la sph\u00e8re r\u00e9gionale. Ainsi, le th\u00e9\u00e2tre r\u00e9gional yucat\u00e8que a construit des personnages tels que le m\u00e9tis et sa version f\u00e9minine, la mestiza, qui \u00e9taient consid\u00e9r\u00e9s comme des repr\u00e9sentants du pass\u00e9 maya m\u00e9lang\u00e9 \u00e0 l'identit\u00e9 espagnole, car leurs caract\u00e9ristiques morphologiques et culturelles repr\u00e9sentaient ce qui \u00e9tait unique et authentique pour les Yucat\u00e8ques (Figueroa Maga\u00f1a, 2013).<\/p>\n\n\n\n<p>Ainsi, les travaux de Cervera Andrade, Mu\u00f1oz et Tuyub Castillo ont fini par donner plus de poids au mestizo, au mestiza et \u00e0 l'Indien maya, en faisant peu de cas d'autres personnages que l'on peut classer parmi les \u00e9trangers : le negrito, le Chinois et l'Arabe ou le Turc (voir image 1).<a class=\"anota\" id=\"anota3\" data-footnote=\"3\">3<\/a> Cependant, le fait qu'ils soient inclus nous permet de confirmer l'existence d'autres personnages et, par cons\u00e9quent, d'un certain espace de repr\u00e9sentation pour les individus qui ne correspondaient pas \u00e0 l'identit\u00e9 yucat\u00e8que de l'\u00e9poque.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"image-slider\">\n                <div class=\"frame\">\n                    <div class=\"picture\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageGallery\">\n                        <figure itemprop=\"associatedMedia\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageObject\" class=\"slider-element\">\n                              <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/image001.jpg\" itemprop=\"contentUrl\" data-size=\"862x1479\" data-index=\"0\" data-caption=\"Imagen 1. Anuncio de la compa\u00f1\u00eda de Daniel \"chino\" herrera con la imagen de un chino caricaturizado. diario yucat\u00e1n, m\u00e9rida, 28 octubre 1943, p. 5. fondo reservado biblioteca yucatanense. fotograf\u00eda luisangel garc\u00eda yeladaqui.\">\n                                <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/image001.jpg\" itemprop=\"thumbnail\">\n                                <i class=\"fa fa-expand expand\" aria-hidden=\"true\"><\/i>\n                            <\/a>\n                            <\/figure>                    <\/div>    \n                <\/div>\n                    <div class=\"caption\">Image 1 : Publicit\u00e9 pour l'entreprise de Daniel \"Chino\" Herrera avec l'image d'un Chinois caricatural. Diario de Yucat\u00e1n, M\u00e9rida, 28 octobre 1943, p. 5. Fonds r\u00e9serv\u00e9 de la Biblioteca Yucatanense. Photographie de Luisangel Garc\u00eda Yeladaqui.<\/div><div class=\"image-analysis\"><\/div>                <div class=\"bullets\"><\/div>\n            <\/div>\n\n\n\n<p>Puis, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 des personnages r\u00e9gionaux, sont apparus d'autres qui se diff\u00e9renciaient du yucat\u00e8que, montrant ainsi que le th\u00e9\u00e2tre de M\u00e9rida \u00e9tait constitu\u00e9 d'une plus grande diversit\u00e9 d'alt\u00e9rit\u00e9s que le discours officiel ne le laissait entendre. Ainsi, on constate que le negrito est un personnage r\u00e9current dans une certaine mesure dans la production th\u00e9\u00e2trale de la ville, mais qui semble avoir disparu \u00e0 un moment donn\u00e9, au point que les repr\u00e9sentants actuels du th\u00e9\u00e2tre r\u00e9gional yucat\u00e8que ne connaissent ou ne se souviennent que tr\u00e8s peu de ce personnage.<a class=\"anota\" id=\"anota4\" data-footnote=\"4\">4<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>Elisabeth Cunin, dans son article \"Negros y negritos en Yucat\u00e1n en la primera mitad del siglo <span class=\"small-caps\">xx<\/span>. Mestizaje, regi\u00f3n, raza\" (2009), affirme que l'un des espaces o\u00f9 l'on peut trouver des repr\u00e9sentations des Afro-descendants \u00e0 M\u00e9rida est son th\u00e9\u00e2tre r\u00e9gional ; on peut y apprendre la perception de ces groupes et comment leur oubli apparent permet de comprendre le r\u00f4le secondaire, voire invisible, qu'ils ont occup\u00e9 dans l'histoire du Yucat\u00e1n.<\/p>\n\n\n\n<p>Ainsi, cet article cherche \u00e0 comprendre dans quelle mesure les repr\u00e9sentations du negrito et de la mulata sur la sc\u00e8ne th\u00e9\u00e2trale de M\u00e9rida (et aussi dans d'autres espaces) peuvent \u00e9clairer les processus qui sont intervenus pour que la population afro-descendante - pr\u00e9sente au Yucat\u00e1n depuis l'\u00e9poque coloniale - soit exclue de l'identit\u00e9 yucat\u00e8que, et qu'\u00e0 sa place \"le noir\" s'affirme comme un \u00e9l\u00e9ment \u00e9tranger, plus sp\u00e9cifiquement cubain.<\/p>\n\n\n\n<p>Tout d'abord, les personnages du negrito et de son homologue f\u00e9minin, la mulata, \u00e9taient pr\u00e9sents sur les sc\u00e8nes th\u00e9\u00e2trales de cette ville, mais ils existaient \u00e9galement en tant que personnages de la vie quotidienne, dans les publicit\u00e9s des journaux, et nous pouvons m\u00eame encore les trouver dans les noms de produits et les plaques dans les rues (voir images 2 et 3). Malgr\u00e9 ces t\u00e9moignages, leur pr\u00e9sence semble avoir \u00e9t\u00e9 occult\u00e9e de l'histoire r\u00e9gionale et officielle pour des raisons que nous analyserons plus loin.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"image-slider\">\n                <div class=\"frame\">\n                    <div class=\"picture\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageGallery\">\n                        <figure itemprop=\"associatedMedia\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageObject\" class=\"slider-element\">\n                              <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/image003-1.jpg\" itemprop=\"contentUrl\" data-size=\"840x651\" data-index=\"0\" data-caption=\"Imagen 2. Placa \"la vuelta del negro\", localizada en esquina de las calles 48 y 55, m\u00e9rida, 2018. fotograf\u00eda luisangel garc\u00eda yeladaqui.\">\n                                <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/image003-1.jpg\" itemprop=\"thumbnail\">\n                                <i class=\"fa fa-expand expand\" aria-hidden=\"true\"><\/i>\n                            <\/a>\n                            <\/figure><figure itemprop=\"associatedMedia\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageObject\" class=\"slider-element\">\n                              <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/image005-1.jpg\" itemprop=\"contentUrl\" data-size=\"819x1405\" data-index=\"0\" data-caption=\"Imagen 3. Caricatura de Miguel Vald\u00e9s, apodado el \"negro\" miguel, un personaje popular que vivi\u00f3 en m\u00e9rida a finales del siglo xix y se dedic\u00f3 vender helados (montejo baqueiro, 1981: 255).\">\n                                <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/image005-1.jpg\" itemprop=\"thumbnail\">\n                                <i class=\"fa fa-expand expand\" aria-hidden=\"true\"><\/i>\n                            <\/a>\n                            <\/figure>                    <\/div>    \n                <\/div>\n                    <div class=\"caption\">Image 2 : Plaque \" La vuelta del negro \", situ\u00e9e \u00e0 l'angle des 48e et 55e rues, M\u00e9rida, 2018. Photographie de Luisangel Garc\u00eda Yeladaqui.<\/div><div class=\"image-analysis\"><\/div><div class=\"caption\">Caricature de Miguel Vald\u00e9s, surnomm\u00e9 \"Negro\" Miguel, personnage populaire qui vivait \u00e0 M\u00e9rida \u00e0 la fin du XIXe si\u00e8cle et vendait des glaces (Montejo Baqueiro, 1981 : 255).<\/div><div class=\"image-analysis\"><\/div>                <div class=\"bullets\"><\/div>\n            <\/div>\n\n\n\n<p>Tout d'abord, il est essentiel de d\u00e9finir ce que l'on entend par repr\u00e9sentations sociales. Pour ce faire, nous nous basons sur la th\u00e9orie de Serge Moscovici, qui affirme que celles-ci peuvent \u00eatre conceptualis\u00e9es comme une forme de connaissance que les gens utilisent pour assimiler ce qui leur est \u00e9tranger ou leur vient d'un environnement inconnu, toujours en fonction du contexte socioculturel dans lequel ils se trouvent (Farr, 1983).<\/p>\n\n\n\n<p>De m\u00eame, Silvia Valencia Abundiz affirme que l'une des caract\u00e9ristiques des repr\u00e9sentations devrait \u00eatre \"l'articulation entre le sujet et le social\" (Valencia Abundiz, 2007 : 52), car elles devraient se concentrer sur les liens et les relations entre les connaissances pratiques ou de sens commun (opinions, images, attitudes, pr\u00e9jug\u00e9s, croyances, valeurs) et les contextes sociaux d'interaction entre les individus ou entre les groupes.<\/p>\n\n\n\n<p>Par cons\u00e9quent, dans leur construction, les repr\u00e9sentations se nourrissent de traditions, de croyances, d'\u00e9motions\/de sentiments, de connaissances ant\u00e9rieures et du contexte id\u00e9ologique, politique et culturel respectif qui les encadre (Valencia Abundiz, 2007). Sur la base des \u00e9l\u00e9ments susmentionn\u00e9s, c'est l'individu qui interpr\u00e8te la r\u00e9alit\u00e9 sociale, qui donne un sens au monde dans lequel il vit, qui oriente sa conduite et son comportement et qui d\u00e9finit les identit\u00e9s, bien qu'il n'ait pas encore interagi avec d'autres sujets.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans leur interpr\u00e9tation de la r\u00e9alit\u00e9, les individus ou groupes d'individus sont g\u00e9n\u00e9ralement confront\u00e9s \u00e0 des \u00e9l\u00e9ments \u00e9trangers \u00e0 leur culture, la cr\u00e9ation d'images exag\u00e9r\u00e9es ou st\u00e9r\u00e9otyp\u00e9es \u00e9tant l'un des r\u00e9sultats possibles ; ces images finissent par naturaliser et r\u00e9duire ce qui est repr\u00e9sent\u00e9 \u00e0 certains traits physiques, cognitifs, moraux et comportementaux pour les rendre statiques et inamovibles (Ghidoli, 2016). C'est le cas des personnages noirs du th\u00e9\u00e2tre yucat\u00e8que, qui reproduisent des id\u00e9es ou des repr\u00e9sentations qui circulent dans diff\u00e9rents contextes (europ\u00e9en, am\u00e9ricain, latino-am\u00e9ricain, entre autres).<\/p>\n\n\n\n<p>Un autre terme qu'il est important de d\u00e9finir dans ce document est la \"n\u00e9gritude\". Sans pr\u00e9tendre \u00e9puiser tous les d\u00e9bats qui existent autour de ce concept, il se r\u00e9f\u00e8re aux traits ph\u00e9notypiques, au caract\u00e8re, \u00e0 la personnalit\u00e9, aux vertus et aux vices, aux attitudes, aux aptitudes, aux comportements et m\u00eame aux go\u00fbts et aux int\u00e9r\u00eats associ\u00e9s aux groupes afro-descendants (Cunin, 2009 ; P\u00e9rez Montfort, Rinaudo et \u00c1vila Dom\u00ednguez, 2011 ; Nederveen Pieterse, 2013). En d'autres termes, les repr\u00e9sentations qui ont \u00e9merg\u00e9 et circul\u00e9 \u00e0 partir de personnes d'origine ou d'ascendance africaine.<\/p>\n\n\n\n<p>Or, dans la sc\u00e8ne th\u00e9\u00e2trale de M\u00e9rida, on constate qu'\u00e0 travers une s\u00e9rie d'expressions artistiques, d'images et d'id\u00e9es, les personnages noirs ont \u00e9t\u00e9 repr\u00e9sent\u00e9s au moyen de certains traits physiques, d'attitudes et m\u00eame d'aptitudes que les gens associent et naturalisent avec les groupes noirs et afro-descendants. Parmi les aspects repr\u00e9sent\u00e9s, citons la couleur de la peau noire, les attitudes humoristiques, les talents de chanteur et de danseur, la violence et l'agressivit\u00e9, les attitudes obsc\u00e8nes et hypersexualis\u00e9es et, en g\u00e9n\u00e9ral, le go\u00fbt pour le divertissement.<\/p>\n\n\n\n<p>Tous ces \u00e9l\u00e9ments ont circul\u00e9 dans diff\u00e9rents contextes historiques et ont atteint le Yucat\u00e1n, et le th\u00e9\u00e2tre a \u00e9t\u00e9 l'un des espaces qui les a utilis\u00e9s. Le fait est que, surtout dans le <span class=\"small-caps\">xx<\/span>Les liens forts entre Cuba et le Yucat\u00e8que vont favoriser une circulation fluide des artistes qui vont de Cuba \u00e0 M\u00e9rida et vice versa, augmentant la pr\u00e9sence de ces groupes et de leurs spectacles dans les espaces de divertissement, charg\u00e9s de la repr\u00e9sentation de personnages noirs (P\u00e9rez Montfort, 2007).<\/p>\n\n\n\n<p>Les journaux de l'\u00e9poque en sont la preuve et nous permettent de confirmer ces liens et \u00e9changes culturels entre Cuba et le Yucat\u00e1n : \u00e0 travers les diff\u00e9rentes publicit\u00e9s, la propagande et les panneaux de divertissement (principalement cin\u00e9ma et th\u00e9\u00e2tre) qui faisaient la promotion de la culture cubaine et du Yucat\u00e1n. <em>spectacles<\/em> et des spectacles pour amuser et distraire. Parmi ces publications, les compagnies th\u00e9\u00e2trales cubaines se sont distingu\u00e9es en pr\u00e9sentant des genres tels que la revue, la zarzuela et la com\u00e9die, caract\u00e9ris\u00e9s par des sc\u00e8nes humoristiques et une satire de la r\u00e9alit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Selon les journaux et la presse, ces spectacles \u00e9taient populaires aupr\u00e8s du public de M\u00e9rida.<a class=\"anota\" id=\"anota5\" data-footnote=\"5\">5<\/a> De m\u00eame, l'un des personnages les plus r\u00e9currents, voire principaux, de ces mises en sc\u00e8ne \u00e9tait le \"negrito\", un personnage si essentiel qu'il \u00e9tait m\u00eame habituel de voir le propri\u00e9taire de la compagnie th\u00e9\u00e2trale jouer ce r\u00f4le, caract\u00e9ris\u00e9 par le style du \"negrito\". <em>blackface<\/em><a class=\"anota\" id=\"anota6\" data-footnote=\"6\">6<\/a> et de la repr\u00e9senter dans les \u0153uvres, comme on peut le voir dans les images suivantes (voir image 4) :<\/p>\n\n\n\n<div class=\"image-slider\">\n                <div class=\"frame\">\n                    <div class=\"picture\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageGallery\">\n                        <figure itemprop=\"associatedMedia\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageObject\" class=\"slider-element\">\n                              <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/image007-1.jpg\" itemprop=\"contentUrl\" data-size=\"1296x2142\" data-index=\"0\" data-caption=\"Imagen 4. Cartel que anuncia el debut de la compa\u00f1\u00eda cubana Rogelini, en el que resalta la imagen de un negro, personaje que el actor Alfonso Rogelini representaba en las obras. Diario de Yucat\u00e1n, 3 de octubre de 1930, p. 6. Fondo Reservado de la Biblioteca Yucatanense. Fotograf\u00eda de Luisangel Garc\u00eda Yeladaqui.\" >\n                                <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/image007-1.jpg\" itemprop=\"thumbnail\">\n                                <i class=\"fa fa-expand expand\" aria-hidden=\"true\"><\/i>\n                            <\/a>\n                            <\/figure><figure itemprop=\"associatedMedia\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageObject\" class=\"slider-element\">\n                              <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/image009.jpg\" itemprop=\"contentUrl\" data-size=\"799x780\" data-index=\"0\" data-caption=\"Imagen 5. Anuncio del debut de la Compa\u00f1\u00eda de Zarzuelas y Revistas Cubanas Arredondo, en el que aparece Enrique Arredondo caracterizado de \"negrito\". diario de yucat\u00e1n, 14 octubre 1943, p. 7. fondo reservado la biblioteca yucatanense. fotograf\u00eda luisangel garc\u00eda yeladaqui.\">\n                                <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/image009.jpg\" itemprop=\"thumbnail\">\n                                <i class=\"fa fa-expand expand\" aria-hidden=\"true\"><\/i>\n                            <\/a>\n                            <\/figure>                    <\/div>    \n                <\/div>\n                    <div class=\"caption\">Affiche annon\u00e7ant les d\u00e9buts de la compagnie cubaine Rogelini, sur laquelle se d\u00e9tache l'image d'un homme noir, personnage jou\u00e9 par l'acteur Alfonso Rogelini dans les pi\u00e8ces de th\u00e9\u00e2tre. Diario de Yucat\u00e1n, 3 octobre 1930, p. 6. Fonds r\u00e9serv\u00e9 de la Biblioteca Yucatanense. Photographie de Luisangel Garc\u00eda Yeladaqui.<\/div><div class=\"image-analysis\"><\/div><div class=\"caption\">Publicit\u00e9 pour les d\u00e9buts de la Compa\u00f1\u00eda de Zarzuelas y Revistas Cubanas Arredondo, avec Enrique Arredondo dans le r\u00f4le du \"Negrito\". Diario de Yucat\u00e1n, 14 octobre 1943, p. 7. Fonds r\u00e9serv\u00e9 de la Biblioteca Yucatanense. Photographie de Luisangel Garc\u00eda Yeladaqui.<\/div><div class=\"image-analysis\"><\/div>                <div class=\"bullets\"><\/div>\n            <\/div>\n\n\n\n<p>Dans les deux cas, il s'agissait de compagnies th\u00e9\u00e2trales cubaines dont le propri\u00e9taire, Alfonso Rogelini pour la premi\u00e8re et Enrique Arredondo pour la seconde, jouait le r\u00f4le du negrito. Arredondo, par exemple, a jou\u00e9 en d\u00e9cembre 1943 dans une pi\u00e8ce d\u00e9crite dans le <em>Diario de Yucat\u00e1n<\/em> La pi\u00e8ce a \u00e9t\u00e9 baptis\u00e9e \"cubano-yucat\u00e8que\", car elle mettait en sc\u00e8ne deux des grands repr\u00e9sentants du th\u00e9\u00e2tre yucat\u00e8que, H\u00e9ctor \"Cholo\" Herrera et Ofelia Zapata, dans les r\u00f4les du m\u00e9tis et de la m\u00e9tisse, respectivement. La pi\u00e8ce s'intitulait <em>Tunkules et maracas<\/em>Le tunkul est un instrument maya repr\u00e9sentatif du Yucat\u00e1n et les maracas viennent de Cuba.<\/p>\n\n\n\n<p>Selon Enrique Arredondo (1981), la pi\u00e8ce raconte l'histoire d'une famille de Yucat\u00e8ques qui s'est rendue \u00e0 Cuba et d'un petit homme noir qui leur a montr\u00e9 les beaut\u00e9s de l'\u00eele. En retour, la famille invite le petit homme noir au Yucat\u00e1n pour qu'il puisse lui aussi d\u00e9couvrir les merveilles de l'\u00eele. L'ensemble de la pi\u00e8ce \u00e9tait une expression forte et claire des liens entre Cuba et le Yucat\u00e1n, puisqu'elle tentait de montrer les relations cordiales et amicales entre Cubains et Yucat\u00e8ques ; n\u00e9anmoins, je consid\u00e8re que le fait de s\u00e9parer les personnages et leur lieu d'origine accentue l'id\u00e9e de l'Afro-Cubain, du negrito et de ses repr\u00e9sentations comme \u00e9l\u00e9ments d'extran\u00e9it\u00e9 mais pas de rejet total, car le succ\u00e8s obtenu entra\u00eenerait une augmentation du prix des billets pour voir la pi\u00e8ce (voir l'encadr\u00e9).<em>Diario de Yucat\u00e1n<\/em>(novembre-d\u00e9cembre 1943).<\/p>\n\n\n\n<p>Une autre pi\u00e8ce qui nous donne un aper\u00e7u du type de repr\u00e9sentations du negrito est <em>Le chien qui parle<\/em>que l'on retrouve dans le m\u00e9moire de licence d'Alejandra Burgos Carrillo (2014). \u00c9crite par le Yucat\u00e8que Jos\u00e9 \"Chato\" Duarte en 1922, cette pi\u00e8ce nous pr\u00e9sente les personnages de Cristina et Mat\u00edas, deux m\u00e9tis qui sont mari et femme ; leur fils Nicol\u00e1s, qui \u00e9tudie aux \u00c9tats-Unis ; et Crisp\u00edn, un jeune homme noir d'origine cubaine qui vend des bouteilles. Dans la pi\u00e8ce, Nicol\u00e1s invente qu'un professeur de son \u00e9cole a r\u00e9ussi \u00e0 apprendre \u00e0 lire et \u00e0 \u00e9crire \u00e0 des chiens. Il demande donc \u00e0 ses parents de lui envoyer Boxni, un chien qu'il leur a laiss\u00e9.<a class=\"anota\" id=\"anota7\" data-footnote=\"7\">7<\/a> Mat\u00edas, enthousiasm\u00e9 par l'id\u00e9e, demande \u00e0 Crisp\u00edn de l'accompagner dans son voyage. Mais, comme l'avait pr\u00e9dit sa femme, le voyage tourne mal : ils prennent un autre bateau, perdent leurs valises, se font voler leur argent et Crisp\u00edn finit par \u00eatre battu.<\/p>\n\n\n\n<p>Le personnage de Crisp\u00edn est d\u00e9crit comme un homme noir v\u00eatu de haillons qui, en raison de son m\u00e9tier, porte un sac contenant des bouteilles vides. Ironiquement, Mat\u00edas l'appelle \"chel\", un mot maya qui d\u00e9signe les personnes \u00e0 la peau blanche ou aux cheveux blonds. Crisp\u00edn omet le \"s\" de certains mots, ce qui fait partie de sa repr\u00e9sentation de la parole noire ;<a class=\"anota\" id=\"anota8\" data-footnote=\"8\">8<\/a> Il est \u00e9galement rus\u00e9 et profite de la na\u00efvet\u00e9 de Matias en lui disant qu'il a v\u00e9cu cinq ans \u00e0 New York, qu'il parle anglais et qu'il a \u00e9tudi\u00e9 les math\u00e9matiques, la philosophie, l'histoire et l'\u00e9thique aux \u00c9tats-Unis, raison pour laquelle Matias l'emm\u00e8ne en voyage. Son go\u00fbt pour la rumba est une autre caract\u00e9ristique du personnage, qui chante et danse \u00e0 deux reprises dans l'espoir de contaminer les autres.<\/p>\n\n\n\n<p>La repr\u00e9sentation de Crisp\u00edn dans cette pi\u00e8ce est celle du congo noir ou bozal, originaire du bufo cubain. Ce type de personnage se caract\u00e9rise par son attachement \u00e0 ses racines africaines, par une fa\u00e7on particuli\u00e8re de parler l'espagnol et par un suppos\u00e9 \u00e9tat d'incivilit\u00e9 qui, dans le cas de Crisp\u00edn, est associ\u00e9 \u00e0 sa fa\u00e7on de s'habiller et m\u00eame de gagner sa vie. En m\u00eame temps, ce personnage reprend les perceptions sournoises, joyeuses et comiques que l'on avait aussi de la population afro-descendante.<\/p>\n\n\n\n<p>Avec le petit homme noir, la femme mul\u00e2tre \u00e9tait la repr\u00e9sentation f\u00e9minine du \"noir\", comme le montre l'image 5. Dans les pi\u00e8ces, cette femme \u00e9tait g\u00e9n\u00e9ralement charg\u00e9e de semer la discorde dans les foyers et les familles, car elle attirait ou s\u00e9duisait les hommes, en particulier les hommes mari\u00e9s (Leal, 1982). En outre, elle assumait le r\u00f4le de prostitu\u00e9e et de f\u00eatarde, car elle fr\u00e9quentait les cantines ; le conflit moral avec la mul\u00e2tresse la faisait repr\u00e9senter comme d\u00e9sob\u00e9issante, indisciplin\u00e9e et \u00e9rotique.<\/p>\n\n\n\n<p>Mar\u00eda Dolores Ballesteros P\u00e1ez affirme que dans certaines images cubaines du 20\u00e8me si\u00e8cle <span class=\"small-caps\">xix<\/span> (en particulier dans les peintures, lithographies et gravures), la repr\u00e9sentation de la femme mul\u00e2tre portait une charge sensuelle et sexuelle ; de m\u00eame, ces m\u00eames images mettaient souvent en sc\u00e8ne des hommes blancs qui \"tombaient sous le charme de la femme mul\u00e2tre\" (2016 : 46-47).<\/p>\n\n\n\n<p>Pour citer quelques r\u00e9f\u00e9rences th\u00e9\u00e2trales au Yucat\u00e1n, il y a Coca qui, selon Juan Francisco Pe\u00f3n Ancona, \u00e9tait une mul\u00e2tre cubaine qui est arriv\u00e9e comme chanteuse dans la Compa\u00f1\u00eda de Zarzuelas de Alcatraz y Palou, une compagnie qui se produisait au Teatro Pe\u00f3n Contreras de M\u00e9rida en 1885 (Pe\u00f3n Ancona, 2002). Selon ce m\u00eame auteur, les \u00e9pouses la d\u00e9crivent comme une \"buscona\", alors que pour les hommes, c'est une femme belle et charmante ; nous pouvons ainsi observer la reproduction des repr\u00e9sentations qui circulent sur les mulatas, surtout lorsqu'il est mentionn\u00e9 que Coca a eu une liaison avec un homme mari\u00e9 nomm\u00e9 Gonzalo (Pe\u00f3n Ancona, 2002).<\/p>\n\n\n\n<p>Un autre exemple de repr\u00e9sentation mul\u00e2tre est Tundra, qui, contrairement \u00e0 Coca, est un personnage cr\u00e9\u00e9 pour la pi\u00e8ce, intitul\u00e9 <em>Cinco minutos con Tundra<\/em>. Le texte n'a ni date ni auteur, mais il est class\u00e9 dans la Biblioteca Yucatanense de M\u00e9rida comme une pi\u00e8ce appartenant \u00e0 la dramaturgie yucat\u00e8que du si\u00e8cle. <span class=\"small-caps\">xx.<\/span><a class=\"anota\" id=\"anota9\" data-footnote=\"9\">9<\/a> Dans cette pi\u00e8ce, deux hommes mari\u00e9s tentent de tromper leurs \u00e9pouses pour qu'elles aillent voir Tundra, une mul\u00e2tresse cubaine qui, selon le livret, attirait tous les hommes, mari\u00e9s ou c\u00e9libataires, par ses danses sensuelles. Tundra se produisant dans la capitale yucat\u00e8que, les personnages ont fait des pieds et des mains pour la rencontrer, m\u00eame s'ils ont d\u00fb mentir \u00e0 leurs \u00e9pouses pour y parvenir.<\/p>\n\n\n\n<p>Le personnage de Tundra reprend les valeurs n\u00e9gatives associ\u00e9es aux femmes mul\u00e2tres. Elle \u00e9tait per\u00e7ue par les femmes de M\u00e9rida comme un danger pour les hommes, car cette \"rumbera de fuego\" \u00e9blouissait le sexe masculin, elle les \"atundra\", comme le disait l'une des \u00e9pouses des protagonistes. Ainsi, la sensualit\u00e9 et l'\u00e9rotisme dans sa repr\u00e9sentation s'accompagnent de conflits et de confrontations avec le sexe f\u00e9minin (voir image 6).<\/p>\n\n\n\n<div class=\"image-slider\">\n                <div class=\"frame\">\n                    <div class=\"picture\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageGallery\">\n                        <figure itemprop=\"associatedMedia\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageObject\" class=\"slider-element\">\n                              <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/image011.jpg\" itemprop=\"contentUrl\" data-size=\"732x677\" data-index=\"0\" data-caption=\"Imagen 6. Chelito Criollo y Luz Gil fueron dos actrices que formaron parte de la compa\u00f1\u00eda cubana Esp\u00edgul, la que se present\u00f3 en M\u00e9rida a finales de 1918. Fueron reconocidas por la prensa yucateca por sus papeles de mulata y por bailar rumbas en el escenario. Revista de Yucat\u00e1n, 1 de diciembre de 1918, p. 8. Fondo Reservado de la Biblioteca Yucatanense. Fotograf\u00eda de Luisangel Garc\u00eda Yeladaqui.\" >\n                                <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/image011.jpg\" itemprop=\"thumbnail\">\n                                <i class=\"fa fa-expand expand\" aria-hidden=\"true\"><\/i>\n                            <\/a>\n                            <\/figure>                    <\/div>    \n                <\/div>\n                    <div class=\"caption\">Chelito Criollo et Luz Gil \u00e9taient deux actrices qui faisaient partie de la compagnie cubaine Esp\u00edgul, qui se produisait \u00e0 M\u00e9rida \u00e0 la fin de l'ann\u00e9e 1918. Elles ont \u00e9t\u00e9 reconnues par la presse yucat\u00e8que pour leurs r\u00f4les de mul\u00e2tres et pour avoir dans\u00e9 des rumbas sur sc\u00e8ne. Revista de Yucat\u00e1n, 1er d\u00e9cembre 1918, p. 8. Fonds r\u00e9serv\u00e9 de la Biblioteca Yucatanense. Photographie de Luisangel Garc\u00eda Yeladaqui.<\/div><div class=\"image-analysis\"><\/div>                <div class=\"bullets\"><\/div>\n            <\/div>\n\n\n\n<p>Il convient d'ajouter qu'un autre espace d'amusement et de divertissement utilisant des repr\u00e9sentations de \"lo negro\" \u00e0 M\u00e9rida \u00e9tait le carnaval,<a class=\"anota\" id=\"anota10\" data-footnote=\"10\">10<\/a> la sc\u00e8ne de rue. Il \u00e9tait habituel d'y voir des troupes compos\u00e9es de personnages noirs, comme le \"Negro Catedr\u00e1tico\", qui, comme le Congo, \u00e9tait issu du th\u00e9\u00e2tre buffo cubain.<\/p>\n\n\n\n<p>Les professeurs repr\u00e9sentaient les aspirations de ces groupes \u00e0 ressembler \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 blanche et \u00e0 en faire partie ; c'est pourquoi ils utilisaient des mots ostentatoires dans leur discours, \u00e9taient \u00e9l\u00e9gants dans leurs v\u00eatements et rejetaient g\u00e9n\u00e9ralement leur pass\u00e9 africain. Ironiquement, dans leur tentative d'imiter les Blancs, les professeurs noirs ont fini par \u00eatre la ris\u00e9e des muzzals noirs, leurs oppos\u00e9s, et aussi des secteurs blancs eux-m\u00eames, qui riaient \u00e0 la vue d'un homme noir soi-disant civilis\u00e9 et \u00e9duqu\u00e9 selon les normes europ\u00e9ennes (Frederik, 1996) (voir image 7).<\/p>\n\n\n\n<div class=\"image-slider\">\n                <div class=\"frame\">\n                    <div class=\"picture\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageGallery\">\n                        <figure itemprop=\"associatedMedia\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageObject\" class=\"slider-element\">\n                              <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/image013.jpg\" itemprop=\"contentUrl\" data-size=\"253x284\" data-index=\"0\" data-caption=\"Imagen 7. Representaci\u00f3n de los negros catedr\u00e1ticos (Leal, 1982, conjunto de im\u00e1genes entre las p\u00e1ginas 67 y 69).\" >\n                                <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/image013.jpg\" itemprop=\"thumbnail\">\n                                <i class=\"fa fa-expand expand\" aria-hidden=\"true\"><\/i>\n                            <\/a>\n                            <\/figure>                    <\/div>    \n                <\/div>\n                    <div class=\"caption\">Image 7 : Repr\u00e9sentation des professeurs noirs (Leal, 1982, ensemble d'images entre les pages 67 et 69).<\/div><div class=\"image-analysis\"><\/div>                <div class=\"bullets\"><\/div>\n            <\/div>\n\n\n\n<p>Image 7 : Repr\u00e9sentation des professeurs noirs (Leal, 1982, ensemble d'images entre les pages 67 et 69).<\/p>\n\n\n\n<p>Enfin, la pr\u00e9sence de \"lo negro\" dans ce contexte se retrouve \u00e9galement dans les personnages dits populaires, comme Francisco Montejo Baqueiro (1986)<a class=\"anota\" id=\"anota11\" data-footnote=\"11\">11<\/a> dans les r\u00e9cits qui leur sont consacr\u00e9s. Voici quelques-uns des noms de personnages qui apparaissent dans la liste de Montejo Vaqueiro : F\u00e9lix Quesada, alias Macal\u00fa, torero ; Benito Pe\u00f1alver, qui poss\u00e9dait des capacit\u00e9s musicales de chant ; Tomasito Agramonte, propri\u00e9taire d'une maison close ; Negro Crisp\u00edn, qui, en raison d'une d\u00e9ficience intellectuelle, se croyait envoy\u00e9 par le dieu Neptune et pouvait pr\u00e9dire les pluies ; Jos\u00e9 God\u00ednez Crespo, alias Timbilla, qui souffrait d'une d\u00e9ficience motrice qui l'obligeait \u00e0 utiliser une canne, raison pour laquelle il \u00e9tait courant de le trouver ivre et de l'entendre blasph\u00e9mer contre Dieu. Il existe m\u00eame des documents qui parlent de Miguel Vald\u00e9s (Negro Miguel) comme d'un personnage th\u00e9\u00e2tral qui apparaissait dans les pi\u00e8ces yucat\u00e8ques et qui avait son propre danz\u00f3n inspir\u00e9 par la vente de glaces, qui \u00e9tait son m\u00e9tier (Montejo Baqueiro, 1981 ; Civeira Taboada, 1978).<\/p>\n\n\n\n<p>Il est important de mentionner que gr\u00e2ce \u00e0 la description de ces personnes, il est possible de les classer dans certaines des repr\u00e9sentations du \"noir\" mentionn\u00e9es ci-dessus. Par exemple, Macal\u00fa repr\u00e9sentait la force et la vigueur, caract\u00e9ristiques associ\u00e9es aux groupes africains depuis l'\u00e9poque coloniale, lorsqu'ils \u00e9taient utilis\u00e9s comme esclaves ; Pe\u00f1alver poss\u00e9dait la capacit\u00e9 de divertir et, en g\u00e9n\u00e9ral, des talents musicaux ; et Timbilla montrait de l'agressivit\u00e9, de l'alcoolisme et \u00e9tait un fauteur de troubles, \u00e9l\u00e9ments des cheches ou curros noirs (\u00e9galement issus du bufo cubain).<\/p>\n\n\n\n<p>Ensuite, que ce soit dans le th\u00e9\u00e2tre, le carnaval ou les contes populaires, ces personnages ont pris des repr\u00e9sentations qui ont catalogu\u00e9 et r\u00e9duit la \" n\u00e9gritude \" \u00e0 quelques id\u00e9es et images, st\u00e9r\u00e9otypant les populations et les groupes afro-descendants dans tout le monde occidental, en les capturant et en les reproduisant \u00e9galement dans diverses plateformes de la culture populaire : t\u00e9l\u00e9vision, cin\u00e9ma, th\u00e9\u00e2tre, musique, litt\u00e9rature, propagande et publicit\u00e9s pour la nourriture et d'autres produits (Nederveen Pieterse, 2013) (voir l'image 8).<\/p>\n\n\n\n<div class=\"image-slider\">\n                <div class=\"frame\">\n                    <div class=\"picture\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageGallery\">\n                        <figure itemprop=\"associatedMedia\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageObject\" class=\"slider-element\">\n                              <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/image015.png\" itemprop=\"contentUrl\" data-size=\"1012x858\" data-index=\"0\" data-caption=\"Imagen 8. Grasa vegetal comestible Negrita, producto yucateco que todav\u00eda es comercializado por la empresa Prote\u00ednas y Oleicos. Pedro Guerra, Fototeca Pedro Guerra, M\u00e9rida, sin t\u00edtulo, Secci\u00f3n Propagandas comerciales, clasificaci\u00f3n 4A012024, 1940-1950, aproximadamente. Enlace: http:\/\/fototeca.antropologia.uady.mx\/ficha.php?buscar1=4A012024.jpg.\" >\n                                <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/image015.png\" itemprop=\"thumbnail\">\n                                <i class=\"fa fa-expand expand\" aria-hidden=\"true\"><\/i>\n                            <\/a>\n                            <\/figure>                    <\/div>    \n                <\/div>\n                    <div class=\"caption\">Image 8 : Graisse v\u00e9g\u00e9tale comestible Negrita, produit yucat\u00e8que encore commercialis\u00e9 par l'entreprise Prote\u00ednas y Oleicos. Pedro Guerra, Fototeca Pedro Guerra, M\u00e9rida, sans titre, section Propagandas comerciales, classification 4A012024, vers 1940-1950. Lien : http:\/\/fototeca.antropologia.uady.mx\/ficha.php?buscar1=4A012024.jpg.<\/div><div class=\"image-analysis\"><\/div>                <div class=\"bullets\"><\/div>\n            <\/div>\n\n\n\n<p>Il est important de souligner que toutes ces repr\u00e9sentations du \"noir\" \u00e0 M\u00e9rida sont issues, d'une part, des \u00e9changes socioculturels avec la Cara\u00efbe hispanique (Cuba, principalement), avec les Etats-Unis (La Nouvelle-Orl\u00e9ans, par exemple) et avec l'Europe occidentale (France, Angleterre, etc.) ; d'autre part, l'origine remonte au racisme scientifique de la fin du 20\u00e8me si\u00e8cle. <span class=\"small-caps\">xix<\/span>id\u00e9ologie qui con\u00e7oit les diff\u00e9rences en termes d\u00e9terministes (Guillaumin, 2008).<\/p>\n\n\n\n<p>Cette fa\u00e7on de penser, qui impr\u00e9gnait M\u00e9rida au d\u00e9but du 20e si\u00e8cle <span class=\"small-caps\">xx<\/span>a tent\u00e9 de justifier les id\u00e9es et les images concernant la population noire sur des bases apparemment scientifiques. Avec de tels arguments, si le negrito \u00e9tait repr\u00e9sent\u00e9 comme un personnage joyeux, dansant, comique, alcoolique, joueur, lubrique, etc., c'est parce que l'on croyait biologiquement que telle \u00e9tait sa nature ; et l'environnement th\u00e9\u00e2tral de la ville contribuait \u00e0 r\u00e9pandre cette perspective.<\/p>\n\n\n\n<p>Le racisme, en tant que discours naturalisant la diff\u00e9rence, a pris racine au cours du 20e si\u00e8cle. <span class=\"small-caps\">xx<\/span> dans l'id\u00e9e que les attributs physiques et culturels des groupes humains pouvaient constituer un objet d'\u00e9tude pour les sciences naturelles, comme la biologie, et pour les sciences sociales, comme l'anthropologie et la sociologie. Ainsi, Herbert Spencer \"met l'accent sur les caract\u00e9ristiques fixes de la race qui, selon lui, autorisent un groupe racial \u00e0 se maintenir par la lutte en \u00e9liminant les sp\u00e9cimens impurs\" (Wieviorka, 2009 : 27). En ces termes, le racisme scientifique postulerait que la sup\u00e9riorit\u00e9 culturelle r\u00e9siderait dans la race blanche, tandis que les autres tomberaient dans la sauvagerie et la barbarie, marquant ainsi la diff\u00e9rence entre les civilis\u00e9s et les non-civilis\u00e9s (Wieviorka, 2009). C'est pr\u00e9cis\u00e9ment dans ce deuxi\u00e8me groupe que s'inscrit la population noire, dont les repr\u00e9sentations au th\u00e9\u00e2tre t\u00e9moignent de l'ignorance, de la sauvagerie et de l'exotisme ; il convient de rappeler que les congos et les bozales sont les personnages qui englobent ces \u00e9l\u00e9ments.<\/p>\n\n\n\n<p>En ce qui concerne la diff\u00e9rence, Stuart Hall affirme que le processus de repr\u00e9sentation s'int\u00e9resse \u00e0 la d\u00e9limitation des diff\u00e9rences entre le soi et l'alt\u00e9rit\u00e9, un int\u00e9r\u00eat qui consiste \u00e0 attribuer une signification aux choses, aux personnes, aux lieux et aux \u00e9v\u00e9nements (Hall, 2010). En ce sens, au Yucat\u00e1n, le \"noir\" a \u00e9t\u00e9 associ\u00e9 \u00e0 l'\u00e9tranger, \u00e0 l'\"autre\", et non \u00e0 la culture et \u00e0 l'histoire r\u00e9gionales, bien que ces groupes aient \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sents sur le territoire d\u00e8s l'\u00e9poque coloniale.<a class=\"anota\" id=\"anota12\" data-footnote=\"12\">12<\/a> et m\u00eame dans la sc\u00e8ne th\u00e9\u00e2trale de la ville.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u00e0, sur sc\u00e8ne, le negrito et la mulata assument une \u00e9tranget\u00e9 cubaine qui les diff\u00e9rencie de l'identit\u00e9 yucat\u00e8que, mais en m\u00eame temps, les liens sociaux, \u00e9conomiques et culturels entre Cuba et M\u00e9rida sont implicites, \u00e9l\u00e9ments que le th\u00e9\u00e2tre r\u00e9gional du Yucat\u00e1n a lui-m\u00eame assimil\u00e9s (voir images 9 et 10).<\/p>\n\n\n\n<div class=\"image-slider\">\n                <div class=\"frame\">\n                    <div class=\"picture\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageGallery\">\n                        <figure itemprop=\"associatedMedia\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageObject\" class=\"slider-element\">\n                              <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/image017.jpg\" itemprop=\"contentUrl\" data-size=\"585x1040\" data-index=\"0\" data-caption=\"Imagen 9. Visita de Arqu\u00edmedes Pous a M\u00e9rida, quien fue uno de los primeros y principales exponentes del teatro bufo cubano, sobre todo por representar al personaje del negrito. Revista de Yucat\u00e1n, 2 de febrero de 1919, p. 2. Fondo Reservado de la Biblioteca Yucatanense. Fotograf\u00eda de Luisangel Garc\u00eda Yeladaqui.\" >\n                                <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/image017.jpg\" itemprop=\"thumbnail\">\n                                <i class=\"fa fa-expand expand\" aria-hidden=\"true\"><\/i>\n                            <\/a>\n                            <\/figure><figure itemprop=\"associatedMedia\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageObject\" class=\"slider-element\">\n                              <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/image019.jpg\" itemprop=\"contentUrl\" data-size=\"2189x1148\" data-index=\"0\" data-caption=\"Imagen 10. Ilustraciones de Enrique Arredondo antes y despu\u00e9s de caracterizarse del negrito. Diario del Sureste, 13 de octubre de 1943, p. 4. Fondo Reservado de la Biblioteca Yucatanense. Fotograf\u00eda de Luisangel Garc\u00eda Yeladaqui.\" >\n                                <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/image019.jpg\" itemprop=\"thumbnail\">\n                                <i class=\"fa fa-expand expand\" aria-hidden=\"true\"><\/i>\n                            <\/a>\n                            <\/figure>                    <\/div>    \n                <\/div>\n                    <div class=\"caption\">Visite \u00e0 M\u00e9rida d'Arqu\u00edmedes Pous, l'un des premiers et principaux repr\u00e9sentants du th\u00e9\u00e2tre buffo cubain, notamment pour son interpr\u00e9tation du personnage du negrito. Revista de Yucat\u00e1n, 2 f\u00e9vrier 1919, p. 2. Fonds r\u00e9serv\u00e9 de la Biblioteca Yucatanense. Photographie de Luisangel Garc\u00eda Yeladaqui.<\/div><div class=\"image-analysis\"><\/div><div class=\"caption\">Illustrations d'Enrique Arredondo avant et apr\u00e8s sa caract\u00e9risation du negrito. Diario del Sureste, 13 octobre 1943, p. 4. Fonds r\u00e9serv\u00e9 de la Biblioteca Yucatanense. Photographie de Luisangel Garc\u00eda Yeladaqui.<\/div><div class=\"image-analysis\"><\/div>                <div class=\"bullets\"><\/div>\n            <\/div>\n\n\n\n<p>Repr\u00e9senter implique l'appartenance \u00e0 un groupe social dans lequel des valeurs, des normes, des id\u00e9ologies et des comportements sont partag\u00e9s, ce qui fait que les repr\u00e9sentations consolident une identit\u00e9 nationale ou r\u00e9gionale et marquent en m\u00eame temps une diff\u00e9rence avec ceux qui ne partagent pas ces repr\u00e9sentations (Rateau et Lo Monaco, 2013). C'est pourquoi les repr\u00e9sentations du \" noir \" \u00e0 M\u00e9rida ont transit\u00e9 par le th\u00e9\u00e2tre et entre les diff\u00e9rents habitants qui ont accept\u00e9 et se sont familiaris\u00e9s avec les id\u00e9es et les images que nous avons mentionn\u00e9es jusqu'\u00e0 pr\u00e9sent ; les illustrations qui accompagnaient la propagande et la publicit\u00e9 dans les journaux en sont un exemple (voir l'image 8).<\/p>\n\n\n\n<p>Hall affirme \u00e9galement que c'est par contraste que nous tendons \u00e0 g\u00e9n\u00e9rer du sens ; nous donnons forme et signification \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 en d\u00e9limitant ce qui nous est propre de ce qui nous est \u00e9tranger, comme une sorte d'outil qui rend l'environnement plus familier. Dans le th\u00e9\u00e2tre yucat\u00e8que du d\u00e9but du si\u00e8cle <span class=\"small-caps\">xx<\/span>Le negrito et la mulata \u00e9taient des personnages class\u00e9s comme \u00e9trangers parce qu'ils diff\u00e9raient de l'Indien maya et du m\u00e9tis, personnages construits comme typiques du genre r\u00e9gional yucat\u00e8que. Je consid\u00e8re que cet exercice de contraste a \u00e9t\u00e9 nourri par la position r\u00e9gionaliste au Yucat\u00e1n (Taracena, 2010), ainsi que par le racisme scientifique.<\/p>\n\n\n\n<p>Le probl\u00e8me se pose lorsque les diff\u00e9rences oppositionnelles deviennent trop r\u00e9ductrices ou simples, ce qui aboutit \u00e0 st\u00e9r\u00e9otyper ce qui est repr\u00e9sent\u00e9. Pour Hall, la relation entre st\u00e9r\u00e9otype et repr\u00e9sentation est que le premier est un moyen de cr\u00e9er du sens dans le monde, en recourant \u00e0 l'exag\u00e9ration, \u00e0 la segmentation et \u00e0 l'utilisation de caract\u00e9ristiques essentielles et apparemment fixes dans la nature (Hall, 2010). Par cons\u00e9quent, pour comprendre le monde, les gens utilisent des st\u00e9r\u00e9otypes pour donner un sens \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9, pour la comprendre ; ils sont \u00e9galement construits collectivement et par consensus, car la r\u00e9p\u00e9tition favorise leur ancrage dans l'espace social (Ghidoli, 2016).<\/p>\n\n\n\n<p>Ainsi, \u00e0 la suite de Hall (2010) et de Mar\u00eda de Lourdes Ghidoli (2016), les repr\u00e9sentations st\u00e9r\u00e9otyp\u00e9es du negrito et du mul\u00e2tre se sont enracin\u00e9es dans la sc\u00e8ne th\u00e9\u00e2trale de M\u00e9rida, r\u00e9duisant les populations afro-descendantes (surtout les Afro-Cubains) \u00e0 certains traits et \u00e9l\u00e9ments exag\u00e9r\u00e9s et pr\u00e9\u00e9tablis. Et pour parvenir \u00e0 cet ancrage, la r\u00e9p\u00e9tition s'est appuy\u00e9e sur les multiples compagnies th\u00e9\u00e2trales cubaines qui ont visit\u00e9 la capitale yucat\u00e8que, ainsi que sur les Meridanos eux-m\u00eames, qui ont \u00e9t\u00e9 caract\u00e9ris\u00e9s comme des negritos dans les pi\u00e8ces de th\u00e9\u00e2tre ou pour les troupes de carnaval.<\/p>\n\n\n\n<p>Lorsque la diff\u00e9rence entre en jeu et que nous nous sentons ali\u00e9n\u00e9s par rapport \u00e0 ce que nous repr\u00e9sentons, une relation de pouvoir na\u00eet, un pouvoir symbolique, car \"l'autre\" est fa\u00e7onn\u00e9 selon la perspective d'un individu ou d'un groupe particulier. \u00c0 cet \u00e9gard, Hall affirme que le pouvoir \"doit \u00eatre compris ici non seulement en termes d'exploitation \u00e9conomique et de coercition physique, mais aussi en termes culturels ou symboliques plus larges, y compris le pouvoir de repr\u00e9senter quelqu'un ou quelque chose d'une certaine mani\u00e8re dans un certain \"r\u00e9gime de repr\u00e9sentation\"\" (2010 : 431). Dans cette lutte pour \u00e9tablir sa propre culture et ses propres id\u00e9es sur celles de l'ext\u00e9rieur, les st\u00e9r\u00e9otypes \u00e9mergent comme un signe du pouvoir qui r\u00e9side dans les repr\u00e9sentations, car ils r\u00e9duisent l'\" autre \" \u00e0 quelques traits physiques, cognitifs, moraux et comportementaux afin de le rendre statique et inamovible (Ghidoli, 2016).<\/p>\n\n\n\n<p>Ainsi, les st\u00e9r\u00e9otypes attribu\u00e9s aux negritos et aux mulatas sont le r\u00e9sultat d'un exercice de pouvoir \u00e0 l'\u00e9gard d'une population historiquement assujettie sur le plan socio-\u00e9conomique, mais aussi sur le plan culturel. La circulation de ces repr\u00e9sentations signifiait l'imposition d'\u00e9l\u00e9ments physiques, cognitifs, moraux et comportementaux du point de vue d'une soci\u00e9t\u00e9 qui ne faisait pas partie des groupes qu'elle cataloguait et qui, en outre, les voyait depuis les si\u00e8ges de la salle, applaudissant les spectacles, mais marquant une distance et une diff\u00e9rence entre eux.<\/p>\n\n\n\n<p>En d\u00e9finitive, si l'\u00e9tablissement de la diff\u00e9rence est utile \u00e0 la production de sens, \u00e0 la formation du langage et de la culture, elle reste \" mena\u00e7ante, lieu de danger, de sentiments n\u00e9gatifs, de clivage, d'hostilit\u00e9 et d'agression envers l'Autre \" (Hall, 2010 : 423). Cela permet de comprendre l'oubli et l'invisibilisation dont souffrent les negritos et les mulatas dans les productions th\u00e9\u00e2trales de M\u00e9rida aujourd'hui, y compris dans la m\u00e9moire collective de la soci\u00e9t\u00e9 yucat\u00e8que (Cunin, 2010).<\/p>\n\n\n\n<p>En r\u00e9ponse \u00e0 la question de recherche,<a class=\"anota\" id=\"anota13\" data-footnote=\"13\">13<\/a> nous avons que l'apparition du personnage du n\u00e9grito et de la femme mul\u00e2tre au d\u00e9but du si\u00e8cle <span class=\"small-caps\">xx<\/span> est li\u00e9e aux \u00e9troites relations artistiques, culturelles, sociopolitiques et \u00e9conomiques entre Cuba et le Yucat\u00e1n, que l'on peut reconstituer \u00e0 travers la circulation des artistes et l'arriv\u00e9e \u00e0 M\u00e9rida des troupes de negritos et de leurs spectacles. Cette circulation des repr\u00e9sentations du \"noir\" au Yucat\u00e1n, vue au th\u00e9\u00e2tre, implique un processus d'assimilation d'id\u00e9es historiquement et culturellement d\u00e9contextualis\u00e9es qui ont donn\u00e9 lieu \u00e0 des repr\u00e9sentations st\u00e9r\u00e9otyp\u00e9es et essentialisantes.<\/p>\n\n\n\n<p>Je pense \u00e9galement que l'id\u00e9ologie r\u00e9gionaliste, qui a commenc\u00e9 \u00e0 se renforcer \u00e0 partir des ann\u00e9es 1920, a \u00e9t\u00e9 un facteur cl\u00e9 dans le d\u00e9veloppement de l'Union europ\u00e9enne. <span class=\"small-caps\">xx<\/span>ainsi que le racisme scientifique de la fin du 20e si\u00e8cle. <span class=\"small-caps\">xix<\/span>Le fait que les personnages m\u00e9tis mayas-espagnols aient \u00e9t\u00e9 progressivement abandonn\u00e9s au profit des personnages m\u00e9tis mayas-espagnols, qui se sont impos\u00e9s comme les personnages typiques du th\u00e9\u00e2tre r\u00e9gional yucat\u00e8que, se diff\u00e9renciant de ceux qui occupaient la place d'\u00e9trangers et \u00e9taient \u00e9cart\u00e9s de l'identit\u00e9 yucat\u00e8que, permet d'expliquer une partie de l'abandon progressif dont ont \u00e9t\u00e9 victimes les personnages noirs et mul\u00e2tres.<\/p>\n\n\n\n<p>En conclusion, nous pouvons affirmer que la ville de M\u00e9rida au d\u00e9but du 20\u00e8me si\u00e8cle <span class=\"small-caps\">xx<\/span> \u00e9tait un lieu o\u00f9 circulaient et convergeaient diff\u00e9rentes repr\u00e9sentations du \"noir\", la sph\u00e8re artistique et ludique \u00e9tant l'une d'entre elles. Ainsi, le th\u00e9\u00e2tre yucat\u00e8que a connu et accept\u00e9, ne serait-ce que sur sc\u00e8ne, des personnages comme le negrito (congo ou catedr\u00e1tico) et la mulata rumbera, qui sont arriv\u00e9s gr\u00e2ce au th\u00e9\u00e2tre vernaculaire de Cuba (bufo) ; mais en m\u00eame temps, ils ont leurs ant\u00e9c\u00e9dents historiques dans l'histoire du th\u00e9\u00e2tre yucat\u00e8que. <em>m\u00e9nestrel<\/em><a class=\"anota\" id=\"anota14\" data-footnote=\"14\">14<\/a> et toute une s\u00e9rie de repr\u00e9sentations occidentales qui ont st\u00e9r\u00e9otyp\u00e9 et limit\u00e9 la perception des populations afro-descendantes.<\/p>\n\n\n\n<p>C'est ainsi que des questions et des interrogations se posent lorsqu'on \u00e9tudie le th\u00e9\u00e2tre r\u00e9gional yucat\u00e8que d'aujourd'hui, surtout lorsqu'on constate que les personnages \u00e9trangers comme le negrito n'apparaissent plus dans les pi\u00e8ces modernes qui sont mises en sc\u00e8ne, tombant dans une situation d'oubli et ignorant ces temps o\u00f9 leurs compagnies th\u00e9\u00e2trales \u00e9taient applaudies et m\u00eame lorsqu'elles arpentaient les rues de la ville.<\/p>\n\n\n\n<p>En r\u00e9sum\u00e9, l'invisibilisation et l'utilisation de repr\u00e9sentations st\u00e9r\u00e9otyp\u00e9es et naturalis\u00e9es sont des processus sociaux qui font partie de l'histoire du th\u00e9\u00e2tre et des spectacles de M\u00e9rida, o\u00f9 les personnages noirs ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9duits \u00e0 certains traits physiques, attitudes et comportements, afin de construire des significations, certes, mais aussi en raison de certaines id\u00e9ologies racistes qui impr\u00e9gnaient l'\u00e9poque.<\/p>\n\n\n\n<p>Gr\u00e2ce aux circulations culturelles et id\u00e9ologiques, ainsi qu'aux repr\u00e9sentations du \"noir\" qui circulaient dans d'autres m\u00e9dias et contextes, les compagnies de negrito ont \u00e9t\u00e9 nourries pour cr\u00e9er des personnages qui ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9s sur les sc\u00e8nes yucat\u00e8ques, o\u00f9 le public a fini par les identifier comme \u00e9trangers et \u00e9trangers \u00e0 la r\u00e9gion, mais aussi \u00e0 partir d'un sens marginal qui a conduit \u00e0 leur oubli progressif et \u00e0 leur invisibilisation.<\/p>\n\n\n\n<p>En g\u00e9n\u00e9ral, il s'agit d'un sujet qui peut encore \u00eatre travaill\u00e9 et \u00e9tudi\u00e9, et pas seulement dans le contexte de la p\u00e9ninsule du Yucat\u00e1n. Je crois qu'il est important de continuer \u00e0 identifier les repr\u00e9sentations du \"noir\" aujourd'hui et leurs origines historiques, afin de d\u00e9montrer l'existence et la pr\u00e9sence de ces groupes et, surtout, de s'interroger sur les raisons de leur apparente disparition de la sc\u00e8ne et de la m\u00e9moire sociale.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Bibliographie<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Arredondo, Enrique (1981). <em>Enrique Arredondo (Bernab\u00e9). La vida de un comediante<\/em>. La Habana: Editorial Letras Cubanas.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Ballesteros P\u00e1ez, Mar\u00eda Dolores (2016). \u201cLos afrodescendientes en el arte veracruzano y cubano del siglo <span class=\"small-caps\">xix<\/span>\u201d, <em>Cuadernos Americanos<\/em>, n\u00fam. 156, pp. 33-60.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Burgos Carrillo, Alejandra Liliana (2014). <em>\u201c<\/em>De la escena yucateca al pueblo: Jos\u00e9 \u2018Chato\u2019 Duarte. Teatro regional yucateco. Inicio siglo <span class=\"small-caps\">xx\u201d<\/span>. Tesis de licenciatura en Literatura Latinoamericana. M\u00e9rida: Facultad de Ciencias Antropol\u00f3gicas, Universidad Aut\u00f3noma de Yucat\u00e1n.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Cervera Andrade, Alejandro (1947). <em>El teatro regional de Yucat\u00e1n<\/em>. M\u00e9rida: Imprenta Guerra.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Civeira Taboada, Miguel (1978). <em>Sensibilidad yucateca en la canci\u00f3n rom\u00e1ntica<\/em>. Toluca: Gobierno del Estado de M\u00e9xico\/Direcci\u00f3n del Patrimonio Cultural y Art\u00edstico del Estado de M\u00e9xico.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Cunin, Elisabeth (2009) \u201cNegros y negritos en Yucat\u00e1n en la primera mitad del siglo <span class=\"small-caps\">xx<\/span> . Mestizaje, regi\u00f3n, raza\u201d, <em>Revista Pen\u00ednsula<\/em>, vol. 4, n\u00fam. 2, pp. 33-54.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Farr, Robert (1983). \u201cEscuelas europeas de psicolog\u00eda social: la investigaci\u00f3n de representaciones sociales en Francia\u201d, <em>Revista Mexicana de Sociolog\u00eda<\/em>, vol. 2, n\u00fam. 4, pp. 641-658.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Figueroa Maga\u00f1a, Jorge (2013). \u201cEl pa\u00eds como ning\u00fan otro: un an\u00e1lisis emp\u00edrico del regionalismo yucateco\u201d, <em>Estudios Sociol\u00f3gicos<\/em>, vol. 31, n\u00fam. 92, pp. 511-550.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Frederik, Laurie (1996). <em>The Contestation of Cuba\u2019s Public Sphere in National Theater and the Transformation from Teatro Bufo to Teatro Nuevo: or What Happens when El Negrito, El Gallego and La Mulata Meet El Hombre Nuevo<\/em>. Chicago: University of Chicago\/Mexican Studies Program\/Center for Latin American Studies.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Fumero Vargas, Patricia (1996). <em>Teatro, p\u00fablico y estado en San Jos\u00e9, 1880-1914: una aproximaci\u00f3n desde la historia social<\/em>. San Jos\u00e9: Universidad de Costa Rica.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Ghidoli, Mar\u00eda de Lourdes (2016). \u201cLa trama racializada de lo visual. Una aproximaci\u00f3n a las representaciones grotescas de los afroargentinos\u201d, <em>Corpus<\/em>, vol. 6, n\u00fam. 2, pp. 1-11.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Guillaumin, Colette (2008). \u201cRaza y naturaleza. Sistema de las marcas. Idea de grupo natural y relaciones sociales\u201d, en Elisabeth Cunin (ed.). <em>Textos en di\u00e1spora. Una antolog\u00eda sobre afrodescendientes en Am\u00e9rica<\/em>. Ciudad de M\u00e9xico: <span class=\"small-caps\">inah<\/span>\/Centro de Estudios Mexicanos y Centroamericanos\/Instituto Franc\u00e9s de Estudios Andinos, pp. 61-92.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Hall, Stuart (2010). <em>Sin garant\u00edas: trayectorias y problem\u00e1ticas en estudios culturales<\/em>. Popay\u00e1n: Envi\u00f3n Editores.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Hansen, Asael y Juan Bastarrachea (1984). <em>M\u00e9rida. Su transformaci\u00f3n de capital colonial a naciente metr\u00f3poli en 1935<\/em>. Ciudad de M\u00e9xico: <span class=\"small-caps\">inah<\/span>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Leal, Rine (1982). <em>La selva oscura. De los bufos a la neocolonia<\/em>. La Habana: Editorial Arte y Literatura.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Montejo Baqueiro, Francisco (1981). <em>M\u00e9rida en los a\u00f1os veinte<\/em>. M\u00e9rida: Maldonado Editores.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Mu\u00f1oz, Fernando (1987). <em>El teatro regional de Yucat\u00e1n<\/em>. Ciudad de M\u00e9xico: Grupo Editorial Gaceta.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Nederveen Pieterse, Jan (2013). <em>Blanco sobre negro. La imagen de \u00c1frica y de los negros en la cultura popular occidental<\/em>. La Habana: Centro Te\u00f3rico Cultural.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Pe\u00f3n Ancona, Juan Francisco (2002). <em>Chucher\u00edas meridanas<\/em>. M\u00e9rida: Ayuntamiento de M\u00e9rida.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">P\u00e9rez Montfort, Ricardo (2007). \u201cDe vaquer\u00edas, bombas, pichorradas y trova. Ecos del Caribe en la cultura popular yucateca 1890-1920\u201d, en Ricardo P\u00e9rez Montfort (ed.). <em>Expresiones populares y estereotipos culturales en M\u00e9xico. 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M\u00e9xico: <span class=\"small-caps\">ciesas<\/span>\/<span class=\"small-caps\">ird\/<\/span>Universidad de Cartagena\/<span class=\"small-caps\">afridesc<\/span>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Rateau, Patrick y Gr\u00e9gory Lo Monaco (2013). \u201cLa Teor\u00eda de las Representaciones Sociales: orientaciones conceptuales, campos de aplicaciones de m\u00e9todos\u201d, en Revista <span class=\"small-caps\">ces, <\/span>Psicolog\u00eda, vol. 6, n\u00fam. 1, pp. 22-42.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Taracena Arriola, Arturo (2010). <em>De la nostalgia por la memoria a la memoria nost\u00e1lgica. El periodismo literario en la construcci\u00f3n del regionalismo yucateco<\/em>. Ciudad de M\u00e9xico: <span class=\"small-caps\">unam<\/span>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Tuyub Castillo, Gilma (2005). <em>El teatro regional yucateco<\/em>. M\u00e9rida: Gobierno del Estado de Yucat\u00e1n\/<span class=\"small-caps\">icy<\/span>Conaculta\/<span class=\"small-caps\">pacmyc<\/span>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">\u2014 (2010). <em>Recuerdos de teatro. Entrevistas a personalidades del teatro regional<\/em>. M\u00e9rida: Ayuntamiento de M\u00e9rida\/Direcci\u00f3n de Cultura\/Fondo Editorial del Ayuntamiento de M\u00e9rida.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Valencia Abundiz, Silvia (2007). \u201cElementos de la construcci\u00f3n, circulaci\u00f3n y aplicaci\u00f3n de las representaciones sociales\u201d, en Tania Rodr\u00edguez S., M. L. Garc\u00eda Curiely D. Jodelet (coords.). <em>Representaciones sociales: teor\u00eda e investigaci\u00f3n<\/em>. Guadalajara: Centro Universitario de Ciencias Sociales y Humanidades\/<span class=\"small-caps\">udg<\/span>, pp. 51-88.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Villegas, Juan (2005) \u201cDesde la teor\u00eda a la pr\u00e1ctica: la escritura de una historia del teatro\u201d, en Osvaldo Pellettieri (ed.). <em>Teatro, memoria y ficci\u00f3n<\/em>. Buenos Aires: Galerna, pp. 43-50.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Wieviorka, Michel (2009). <em>El racismo: una introducci\u00f3n<\/em>. Barcelona: Gedisa.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Zayas de Lima, Perla (2005). \u201cLa construcci\u00f3n del otro: el negro en el teatro nacional\u201d, en Osvaldo Pellettieri (ed.). <em>Teatro, memoria y ficci\u00f3n<\/em>. Buenos Aires: Galerna, pp. 181-194.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">R\u00e9f\u00e9rences<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Fondo Reservado de la Biblioteca Yucatanense<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\"><em>La Revista de M\u00e9rida<\/em>, enero de 1895.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\"><em>La Revista de Yucat\u00e1n<\/em>, noviembre y diciembre de 1918 y enero a febrero de 1919.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\"><em>Diario de Yucat\u00e1n<\/em>, octubre de 1930 y octubre de 1943.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\"><em>Diario del Sureste<\/em>, octubre de 1943.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Fondo Reservado, Libreto TPR-010, t\u00edtulo <em>Cinco minutos con Tundra<\/em>, sin autor, sin fecha.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Photographies<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Universidad Aut\u00f3noma de Yucat\u00e1n, Facultad de Ciencias Antropol\u00f3gicas, Fototeca Pedro Guerra, Fondo Pedro Guerra. Propagandas comerciales, sin t\u00edtulo, clave digital 4A012024.jpg.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-dots\"\/>\n\n\n\n<p><em>Luisangel Garc\u00eda Yeladaqui<\/em> est titulaire d'un dipl\u00f4me en sciences humaines de l'universit\u00e9 autonome de l'\u00c9tat de Quintana Roo (<span class=\"small-caps\">uaeqroo<\/span>) et d'un master en histoire du Centro de Investigaciones y Estudios Superiores en Antropolog\u00eda Social, Peninsular branch. Il a travaill\u00e9 en tant qu'enseignant \u00e0 l <span class=\"small-caps\">uaeqroo<\/span>Elle enseigne l'histoire dans le cadre de la licence en sciences humaines. Elle travaille actuellement au Centro de Actualizaci\u00f3n del Magisterio de Chetumal en tant qu'enseignante dans la licence d'enseignement et d'apprentissage de l'histoire, qui forme les futurs professeurs d'histoire. Il convient d'ajouter que cet article est le r\u00e9sultat de son m\u00e9moire de recherche r\u00e9alis\u00e9 dans le cadre de son master en histoire \u00e0 l'universit\u00e9 de Chetumal. <span class=\"small-caps\">ciesas<\/span> P\u00e9ninsule<\/p>\n\n\n\n<div class=\"notas\" id=\"notas-fixed\">\n<div class=\"nota invisible\" id=\"footnote1\">1 Selon la <span class=\"small-caps\">inegi<\/span>En 1890, le Yucatan comptait 296 341 habitants.<\/div>\n<div class=\"nota invisible\" id=\"footnote2\">2 Dans le journal <em>La Revista de Yucat\u00e1n<\/em> (janvier 1919), on trouve une liste de ces th\u00e9\u00e2tres.<\/div>\n<div class=\"nota invisible\" id=\"footnote3\">3 En consultant les rubriques sociales et de divertissement des diff\u00e9rents journaux de l'\u00e9poque, on trouve des publicit\u00e9s, de la propagande et des affiches de th\u00e9\u00e2tre qui montrent cette vari\u00e9t\u00e9 de personnages.<\/div>\n<div class=\"nota invisible\" id=\"footnote4\">4 Dans plusieurs entretiens que j'ai men\u00e9s avec la famille Herrera, l'un des principaux repr\u00e9sentants du th\u00e9\u00e2tre r\u00e9gional au Yucat\u00e1n, j'ai constat\u00e9 qu'elle ne connaissait pas ou avait des notions tr\u00e8s g\u00e9n\u00e9rales sur le caract\u00e8re du negrito. Il faut ajouter que ses membres se sont sp\u00e9cialis\u00e9s dans la repr\u00e9sentation du m\u00e9tis.<\/div>\n<div class=\"nota invisible\" id=\"footnote5\">5 Des exemples peuvent \u00eatre trouv\u00e9s dans le journal <em>La Revista de M\u00e9rida<\/em>13 janvier 1895, p. 3 ; journal <em>La Revista de Yucat\u00e1n<\/em>24 novembre 1918, p. 3 ; journal <em>Diario de Yucat\u00e1n<\/em>3 octobre 1930, p. 6 ; journal <em>Diario de Yucat\u00e1n<\/em>24 octobre 1943, p. 5.<\/div>\n<div class=\"nota invisible\" id=\"footnote6\">6 Terme utilis\u00e9 pour d\u00e9signer le maquillage qu'une personne portait pour incarner le personnage noir dans les th\u00e9\u00e2tres et les spectacles.<\/div>\n<div class=\"nota invisible\" id=\"footnote7\">7 La tromperie consistait \u00e0 leur faire croire que, pour \u00eatre accept\u00e9s, ils devaient payer des frais d'inscription de 50 pesos et des mensualit\u00e9s de 30 pesos.<\/div>\n<div class=\"nota invisible\" id=\"footnote8\">8 Cette fa\u00e7on de parler, utilis\u00e9e dans les repr\u00e9sentations th\u00e9\u00e2trales, est n\u00e9e de l'imitation de la langue utilis\u00e9e par les Noirs venus d'Afrique (bozales) qui ont acquis l'espagnol comme seconde langue.<\/div>\n<div class=\"nota invisible\" id=\"footnote9\">9 Le livret peut \u00eatre consult\u00e9 \u00e0 la Biblioteca Yucatanense, Fondo Reservado, Libreto. <span class=\"small-caps\">tpr<\/span>-010, <em>Cinco minutos con Tundra<\/em>, sin autor, sin fecha.<\/div>\n<div class=\"nota invisible\" id=\"footnote10\">10 La phototh\u00e8que virtuelle Pedro Guerra, de l'Universit\u00e9 autonome du Yucatan, a num\u00e9ris\u00e9 quelques images du carnaval de M\u00e9rida au d\u00e9but du si\u00e8cle. <span class=\"small-caps\">xx<\/span>Il en va de m\u00eame pour la presse qui, en f\u00e9vrier et mars, a pr\u00e9sent\u00e9 des personnages noirs dans lesquels il \u00e9tait courant de voir les professeurs de l'universit\u00e9. Il en va de m\u00eame pour la presse de l'\u00e9poque, qui a repr\u00e9sent\u00e9, entre f\u00e9vrier et mars, des comparses de personnages noirs dans lesquels il \u00e9tait courant de voir les professeurs.<\/div>\n<div class=\"nota invisible\" id=\"footnote11\">11 Dans son livre, <em>M\u00e9rida en los a\u00f1os veinte<\/em>La m\u00eame ann\u00e9e, il a enregistr\u00e9 le nom et quelques donn\u00e9es biographiques de plusieurs personnes d'origine africaine, le plus souvent appel\u00e9es Cubains, qui ont \u00e9migr\u00e9 dans la ville de M\u00e9rida.<\/div>\n<div class=\"nota invisible\" id=\"footnote12\">12 \u00c0 titre de r\u00e9f\u00e9rence, les auteurs Melchor Campos Garc\u00eda et Jorge Victoria Ojeda ont men\u00e9 plusieurs \u00e9tudes sur les groupes africains et afro-descendants dans le Yucat\u00e1n colonial.<\/div>\n<div class=\"nota invisible\" id=\"footnote13\">13 Il faut souligner que la question est la suivante : quelle est l'origine et les caract\u00e9ristiques des repr\u00e9sentations du \" noir \" \u00e0 M\u00e9rida au d\u00e9but du XXe si\u00e8cle ? <span class=\"small-caps\">xx<\/span>Quelles ont \u00e9t\u00e9 les implications de ces repr\u00e9sentations dans les processus d'oubli, d'exclusion et d'invisibilisation subis par les populations afro-descendantes dans ce contexte ?<\/div>\n<div class=\"nota invisible\" id=\"footnote14\">14 Genre musical th\u00e9\u00e2tral qui, \u00e0 partir des ann\u00e9es 1840, mettait en sc\u00e8ne des chansons, des danses et d'autres situations interpr\u00e9t\u00e9es par des acteurs blancs qui se peignaient le visage en noir pour incarner de mani\u00e8re comique des personnages noirs.<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<p><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L'objectif de cet article est d'identifier les repr\u00e9sentations sociales du \"noir\" pr\u00e9sentes sur la sc\u00e8ne th\u00e9\u00e2trale de M\u00e9rida, Yucat\u00e1n, au cours des premi\u00e8res d\u00e9cennies du XXe si\u00e8cle, incarn\u00e9es par des acteurs et actrices dont le r\u00f4le \u00e9tait celui du negrito, du professeur noir ou du mul\u00e2tre. De m\u00eame, ces repr\u00e9sentations ont transcend\u00e9 le th\u00e9\u00e2tre pour appara\u00eetre \u00e9galement dans les r\u00e9cits de personnages populaires, les carnavals et la publicit\u00e9. \u00c0 cette fin, l'un des principaux m\u00e9dias de l'\u00e9poque a \u00e9t\u00e9 consult\u00e9 : le journal. \u00c0 travers la recherche, la compilation et l'analyse de ces sources journalistiques, nous avons trouv\u00e9 des images qui circulaient dans les diff\u00e9rents espaces culturels de la ville, c'est pourquoi l'analyse des sources visuelles a \u00e9t\u00e9 fondamentale.<\/p>","protected":false},"author":4,"featured_media":39803,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[279],"tags":[1422,1423,1424,951,1421],"coauthors":[551],"class_list":["post-39793","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-279","tag-afrodescendientes","tag-circulaciones-culturales","tag-estereotipos","tag-representaciones-sociales","tag-teatro-en-yucatan","personas-garcia-yaledaqui-luisangel","numeros-1405"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v22.2 - https:\/\/yoast.com\/wordpress\/plugins\/seo\/ -->\n<title>Compa\u00f1\u00edas de Negritos. 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