{"id":39787,"date":"2025-09-22T10:00:00","date_gmt":"2025-09-22T16:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/encartes.mx\/?p=39787"},"modified":"2025-09-19T15:04:39","modified_gmt":"2025-09-19T21:04:39","slug":"machuca-carnaval-merida-henequen-memoria-elites","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/encartes.mx\/fr\/machuca-carnaval-merida-henequen-memoria-elites\/","title":{"rendered":"Le carnaval de M\u00e9rida en 1913, les contrastes sociaux d'une ville \u00e0 travers l'objectif d'un photographe allemand."},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-heading\">R\u00e9sum\u00e9<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"abstract\">Des photographies de la ville de M\u00e9rida, Yucat\u00e1n, prises en 1913 par Wilhem Schirp, photographe amateur allemand, font l'objet d'une analyse pour r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 la repr\u00e9sentation de cette ville, notamment pendant le carnaval, en tant qu'\u00e9v\u00e9nement m\u00e9moriel. Elle montre que le cycle festif a \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9 par les \u00e9lites pour montrer leur richesse au plus fort du boom du henequen, tout en faisant appel au \"populaire\" et au \"traditionnel\". Dans ce contexte, l'objectif du photographe a saisi les contrastes et les in\u00e9galit\u00e9s sociales dans une f\u00eate cens\u00e9e \u00eatre celle de l'investissement.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"abstract\">Mots cl\u00e9s : <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/fr\/tag\/carnaval\/\" rel=\"tag\">carnaval<\/a>, <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/fr\/tag\/elites\/\" rel=\"tag\">\u00e9lites<\/a>, <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/fr\/tag\/henequen\/\" rel=\"tag\">sisal<\/a>, <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/fr\/tag\/memoria\/\" rel=\"tag\">m\u00e9moire<\/a>, <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/fr\/tag\/merida\/\" rel=\"tag\">M\u00e9rida<\/a><\/p>\n\n\n\n<p class=\"en-title abstract\"><span class=\"small-caps\">le carnaval de m\u00e9rida en 1913 : les contrastes sociaux urbains dans l'objectif d'un photographe allemand<\/span><\/p>\n\n\n\n<p class=\"en-text abstract\">Les photographies prises \u00e0 M\u00e9rida, Yucat\u00e1n, en 1913 par le photographe amateur allemand Wilhelm Schirp servent de point de d\u00e9part \u00e0 l'analyse de la repr\u00e9sentation de la ville. L'article se concentre en particulier sur les photographies prises pendant le carnaval. Lors de cette f\u00eate m\u00e9morable, et malgr\u00e9 les r\u00e9f\u00e9rences fr\u00e9quentes au \"populaire\" et au \"traditionnel\", les \u00e9lites font \u00e9talage de leurs richesses au moment de l'apog\u00e9e du henequen (<em>agave fourcroydes<\/em>). L'objectif de Schirp est de saisir les divisions sociales et les in\u00e9galit\u00e9s pr\u00e9sentes m\u00eame lors d'une c\u00e9l\u00e9bration qui subvertit ostensiblement l'ordre social.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"abstract\">Mots-cl\u00e9s : Carnaval, M\u00e9rida, henequen, m\u00e9moire, \u00e9lites.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-dots\"\/>\n\n\n\n<p class=\"has-drop-cap abstract\">Les carnavals subsistent dans de nombreuses villes du monde, dont M\u00e9rida, dans la p\u00e9ninsule du Yucat\u00e1n.<a class=\"anota\" id=\"anota1\" data-footnote=\"1\">1<\/a> Dans le carnaval - ou \"la f\u00eate \u00e0 l'envers\", comme l'a appel\u00e9 Daniel Fabre (1992) - les gens se masquent, se d\u00e9guisent et confondent les genres. Les luttes de pouvoir locales s'y refl\u00e8tent \u00e9galement, \"les distinctions sociales resurgissent et prennent sens au c\u0153ur des carnavals urbains les plus fastueux\" (Fabre, 1992 : 93), dans lesquels certains regardent et d'autres repr\u00e9sentent.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 partir des photographies prises \u00e0 M\u00e9rida par Wilhem Schirp, photographe amateur allemand, et en prenant comme axe d'analyse que la majeure partie de son mat\u00e9riel correspond \u00e0 l'ann\u00e9e 1913, nous r\u00e9fl\u00e9chissons \u00e0 la repr\u00e9sentation de la soci\u00e9t\u00e9 que son objectif nous a laiss\u00e9e et aux processus de m\u00e9moire \u00e9voqu\u00e9s par les \u00e9v\u00e9nements et les lieux qu'il a repr\u00e9sent\u00e9s, dont certains sont encore en vigueur, comme le carnaval. On a beaucoup travaill\u00e9 sur l'importance de la photographie, en particulier de la photographie de famille, dans la naissance des processus de m\u00e9moire historique. Je crois que ces photos de Schirp, celles de cette f\u00eate et d'autres, contribuent aussi \u00e0 la m\u00e9moire, \u00e0 la mani\u00e8re de Maurice Halbawachs (2004 : 50) : \" chaque souvenir individuel est un point de vue sur la m\u00e9moire collective \". Pour lui, l'histoire, plus que les dates, est \"tout ce qui fait qu'une \u00e9poque se distingue des autres\" (2004 : 60), et les festivit\u00e9s carnavalesques sont l'histoire vivante dont il parle, ce pont entre le pass\u00e9 et le pr\u00e9sent qui fait que la m\u00e9moire individuelle et le t\u00e9moignage physique que la photographie nous laisse d'une \u00e9poque deviennent une m\u00e9moire collective qui nous r\u00e9v\u00e8le ces d\u00e9tails particuliers d'une p\u00e9riode historique, en l'occurrence celle du boom du henequen au Yucat\u00e1n.<\/p>\n\n\n\n<p>La premi\u00e8re chose qui ressort de ces photos est la couleur des chars, la blancheur et l'\u00e9l\u00e9gance des costumes, la prestance des femmes (dont la plupart d\u00e9filaient). Bien qu'il s'agisse de photos en noir et blanc, certains visages sont p\u00e2les et contrastent avec les visages bruns que l'on peut voir sur d'autres chars, o\u00f9 l'on peut voir des femmes v\u00eatues du costume \"mestiza\", le costume traditionnel yucat\u00e8que. De m\u00eame, on peut voir le personnel de soutien, peut-\u00eatre maya, dans ses v\u00eatements blancs immacul\u00e9s, certains portant un tablier ray\u00e9. L'image 1 est compos\u00e9e de deux images, celle de droite montre la force de la diff\u00e9rence sociale ; peut-\u00eatre plus que de repr\u00e9senter les trois dames dans la cal\u00e8che, l'objectif du photographe \u00e9tait de rendre compte des quatre hommes \u00e0 l'avant du cort\u00e8ge. Bien qu'ils soient tous corrects, deux sont pieds nus et deux portent des chaussures. La qualit\u00e9 des v\u00eatements et des chapeaux est contrast\u00e9e, car on aper\u00e7oit derri\u00e8re d'autres messieurs \u00e9l\u00e9gants en costume. On aper\u00e7oit \u00e9galement des enfants, comme celui qui pose \u00e0 gauche de l'image 1 et dont on peut penser, au vu de ses v\u00eatements et de son chapeau, qu'il s'est gliss\u00e9 dans le d\u00e9cor avec l'accord du photographe, peut-\u00eatre en d\u00e9pit des jeunes femmes qui se trouvent dans la voiture.<a class=\"anota\" id=\"anota2\" data-footnote=\"2\">2<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>John Mraz (2007 : 116) a \u00e9crit que \"si l'on sait comment les interroger, les photographies documentent les relations sociales, elles parlent de classe, de race et de genre, \u00e0 la fois en montrant leur existence m\u00eame et en d\u00e9crivant leurs transformations\". C'est pr\u00e9cis\u00e9ment pour cette raison que les photographies de Schirp sont d'un grand int\u00e9r\u00eat, car il \u00e9tait un observateur attentif et a r\u00e9ussi \u00e0 capturer les formes sociales complexes de la soci\u00e9t\u00e9 yucat\u00e8que \u00e0 plusieurs reprises, peut-\u00eatre de mani\u00e8re tout \u00e0 fait circonstancielle dans le cas des photos du carnaval.<\/p>\n\n\n\n<p>Selon l'interpr\u00e9tation d'Emmanuel Leroy Ladurie (1994), tout carnaval a une utilit\u00e9 sociale. Luis Rosado Vega (1947 : 92) dans son essai sur les carnavals de M\u00e9rida \u00e9crit que malgr\u00e9 \"toutes les hi\u00e9rarchies urbaines [...] le carnaval balayait tout et mettait tout en feu\", cette f\u00eate signifiait une rupture totale avec la vie quotidienne. Selon la caract\u00e9risation de Joan Prat (1993 : 290), le carnaval est un \"rituel d'ostentation\", \"un divertissement bourgeois caract\u00e9ris\u00e9 par l'occupation massive des rues et un reflet du m\u00eame pouvoir bourgeois et civique qui l'anime et l'accueille\" ; les \u00e9l\u00e9ments de contestation sont \u00e0 peine observ\u00e9s et \"l'exhibition et le spectacle\" pr\u00e9dominent. Ces caract\u00e9ristiques semblent \u00eatre attach\u00e9es \u00e0 M\u00e9rida. J'ai trouv\u00e9 particuli\u00e8rement importante l'approche de Milton Ara\u00fajo Moura (2009) qui, en s'appuyant sur Michel Foucault, consid\u00e8re les photographies comme des \"t\u00e9moignages de pouvoir\". Schirp, avec sa vision \u00e9trang\u00e8re - bien qu'il n'ait pas \u00e9t\u00e9 engag\u00e9 par ces groupes de pouvoir, ce qui n'est pas l'objet de cet article - a donc pu tr\u00e8s bien capturer les contrastes de cette soci\u00e9t\u00e9 et nous a l\u00e9gu\u00e9 ses photographies.<\/p>\n\n\n\n<p>Notre id\u00e9e est bas\u00e9e sur d'autres auteurs qui ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9crit sur le carnaval. Il convient de mentionner que le carnaval existe depuis l'\u00e9poque coloniale et qu'il s'est adapt\u00e9 \u00e0 son temps. Pedro Miranda (2004 : 284-285) sugg\u00e8re qu'\u00e0 partir du milieu du 20e si\u00e8cle, le carnaval est devenu une activit\u00e9 de loisir. <span class=\"small-caps\">xix<\/span> l'objectif des autorit\u00e9s, avec l'appui de la presse et des \u00e9lites, \u00e9tait de contr\u00f4ler les divertissements carnavalesques dans le but d'instaurer la \"civilit\u00e9\" et le respect de la \"morale publique\". Il part de l'id\u00e9e que, pendant le Porfiriato, on est pass\u00e9 d'une f\u00eate populaire \u00e0 une organisation \u00e9litiste : \"le peuple \u00e9tait devenu un spectateur dont la seule fonction consistait \u00e0 observer ou \u00e0 participer aux soci\u00e9t\u00e9s de travailleurs ou d'amis form\u00e9es pour entrer dans le monde du spectacle carnavalesque\" (2004 : 455). D'autre part, Silvestre Uresti (2022) fait une int\u00e9ressante revue historique du d\u00e9veloppement du carnaval de M\u00e9rida et affirme que de 1902 \u00e0 1909 et jusqu'en 1914, c'est \"l'\u00e9lite du pouvoir hispano-yucat\u00e8que\", comme il l'appelle, qui a organis\u00e9 cette importante f\u00eate, laissant de c\u00f4t\u00e9 le populaire. Les deux auteurs s'accordent \u00e0 dire que, dans ces ann\u00e9es-l\u00e0, le carnaval de M\u00e9rida \u00e9tait consid\u00e9r\u00e9 comme le plus somptueux du Mexique et, selon Miranda (2004 : 459), comparable \u00e0 ceux de Nice, Venise, La Havane, entre autres.<\/p>\n\n\n\n<p>M\u00e9rida n'est pas un cas unique. Par exemple, la Feria de Valencia est une proposition \u00e9labor\u00e9e par la bourgeoisie pour montrer son pouvoir en organisant des bals et des \u00e9v\u00e9nements sociaux qui lui sont exclusivement destin\u00e9s, bien qu'elle soit d\u00e9guis\u00e9e en populaire (San Juan, 2022). Ce sont des f\u00eates qui aboutissent \u00e0 une mise en sc\u00e8ne de l'\u00e9lite, comme l'a si bien d\u00e9crit Pierre Bourdieu (1998 : 52) :<\/p>\n\n\n\n<p class=\"verse\">Le pouvoir \u00e9conomique est d'abord un pouvoir de mise \u00e0 distance de la n\u00e9cessit\u00e9 \u00e9conomique : il s'affirme donc universellement par la destruction des richesses, la d\u00e9pense ostentatoire, le gaspillage et toutes les formes de luxe. <em>gratuitement.<\/em> C'est ainsi que la bourgeoisie, en cessant de faire de toute existence, \u00e0 la mani\u00e8re de l'aristocratie de cour, une exposition continue, a constitu\u00e9 l'opposition du profitable et du gratuit, de l'int\u00e9ress\u00e9 et du d\u00e9sint\u00e9ress\u00e9 sous la forme de l'opposition qui la caract\u00e9rise [...].<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Wilhem Schirp \u00e0 M\u00e9rida<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"abstract\">Wilhem Schirp (n\u00e9 \u00e0 Aix-la-Chapelle, Allemagne, en 1886 et d\u00e9c\u00e9d\u00e9 \u00e0 Mexico en 1948) est arriv\u00e9 au Yucatan en 1905, engag\u00e9 par la soci\u00e9t\u00e9 Siemens &amp; Halske. En fait, il est arriv\u00e9 avec son fr\u00e8re Peter, qui occupait une position beaucoup plus \u00e9lev\u00e9e, puisque Wilhem \u00e9tait le caissier et Peter le directeur de l'entreprise. Siemens &amp; Halske \u00e9tait charg\u00e9e de fournir de l'\u00e9lectricit\u00e9 \u00e0 la ville, car la Compa\u00f1\u00eda de Luz y Fuerza Yucateca n'avait pas pu payer les dettes qu'elle avait contract\u00e9es (Dur\u00e1n, 2015a).<a class=\"anota\" id=\"anota3\" data-footnote=\"3\">3<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>Il convient de noter qu'au tournant du si\u00e8cle, les <span class=\"small-caps\">xx<\/span> les plaques s\u00e8ches au g\u00e9latine-bromure d'argent pour le n\u00e9gatif \u00e9taient courantes, ce qui permettait un temps d'exposition plus court et moins de d\u00e9veloppement par la suite. \u00c0 cette \u00e9poque, de nouveaux papiers sensibilis\u00e9s pour les tirages directs et le d\u00e9veloppement sont \u00e9galement apparus (Newhall, 2002 : 126). Les appareils photo n'ont plus besoin de tr\u00e9pieds et sont plus petits. Dans son histoire de la photographie, Beaumont Newhall (2002 : 129) indique que les progr\u00e8s techniques ont facilit\u00e9 l'acc\u00e8s des amateurs \u00e0 la photographie.<\/p>\n\n\n\n<p>Comme le raconte Waldemaro Concha <em>et al.<\/em>en <em>Photographes, images et soci\u00e9t\u00e9 au Yucat\u00e1n, <\/em>En 1841, le premier photographe arrive au Yucatan, le baron Emmanuel von Friedrichstal, suivi par John Lloyd Stephens et Frederick Catherwood, qui introduisent le daguerr\u00e9otype ; ils sont consid\u00e9r\u00e9s comme faisant partie de la premi\u00e8re g\u00e9n\u00e9ration de voyageurs et d'aventuriers. Dans la seconde moiti\u00e9 du si\u00e8cle <span class=\"small-caps\">xix<\/span>\u00c0 diff\u00e9rentes \u00e9poques, plusieurs photographes - \u00e9trangers et locaux - ont d\u00e9velopp\u00e9 leur travail, qui est m\u00eame devenu une activit\u00e9 professionnelle. \u00c0 diff\u00e9rentes \u00e9poques, plusieurs studios sont cr\u00e9\u00e9s, en concurrence les uns avec les autres. Vers les ann\u00e9es 1870, ils s'aventurent \u00e9galement dans la photographie en ext\u00e9rieur, moins r\u00e9pandue en raison des difficult\u00e9s rencontr\u00e9es (poids du mat\u00e9riel, climat chaud, ressources humaines, etc.) Dans le dernier quart du si\u00e8cle <span class=\"small-caps\">xix<\/span> On conna\u00eet au moins 15 photographes, mais le plus connu et celui qui a r\u00e9ussi \u00e0 vivre de cette activit\u00e9 est sans aucun doute Pedro Guerra \u00e0 partir de 1877.<\/p>\n\n\n\n<p>Don Juan Schirp, le fils de Wilhem, raconte l'histoire suivante :<\/p>\n\n\n\n<p class=\"verse\">Je me souviens de mon p\u00e8re, avec son appareil photo mod\u00e8le 1900, avec son \"tr\u00e9pied\", son \"tissu noir\", pour couvrir l'appareil photo, et son \"dispositif\" de d\u00e9clenchement \u00e0 poudre de magn\u00e9sium, pour \"donner de la lumi\u00e8re\" aux photos de nuit [...] il avait apport\u00e9 son appareil photo d'Allemagne, il l'utilisait toujours [...] Il y avait d\u00e9j\u00e0 beaucoup de nouveaux mod\u00e8les d'appareils photographiques, mais \"mon vieux\", il n'utilisait que son \"tiroir\". <a class=\"anota\" id=\"anota4\" data-footnote=\"4\">4<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>La collection se compose d'un album de photos de 81 pages avec 250 images sur papier. L'album comporte des annotations identifiant la personne ou le lieu et la vitesse d'obturation. L'album comporte des annotations identifiant la personne ou le lieu et la vitesse d'obturation ; les images num\u00e9riques sont au nombre de 391. Certaines des photos (86) datent de la p\u00e9riode 1913-1914 et sont les plus int\u00e9ressantes car elles montrent des aspects de la vie quotidienne.<a class=\"anota\" id=\"anota5\" data-footnote=\"5\">5<\/a> Il s'agit de photos \u00e0 usage familial. Plusieurs th\u00e8mes se d\u00e9gagent : les photos du carnaval de 1913, sa visite \u00e0 Uxmal, la saison \u00e0 Telchac, sa famille. Concernant la ville, son int\u00e9r\u00eat se porte sur le th\u00e9\u00e2tre Pe\u00f3n Contreras, le Parque del Centenario (datant de la visite de Porfirio D\u00edaz en 1906), quelques rues boueuses, en dehors de l'image progressiste de la partie riche du centre, et l'ancien village d'Itzimn\u00e1 (aujourd'hui une colonie pr\u00e8s du centre). Plus que les demeures elles-m\u00eames, il \u00e9tait attir\u00e9 par les jardins et la nature, peut-\u00eatre dans une certaine \u00e9vocation de la terre d'o\u00f9 il venait.<a class=\"anota\" id=\"anota6\" data-footnote=\"6\">6<\/a><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">M\u00e9rida au d\u00e9but du 20e si\u00e8cle<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"abstract\">Afin d'avoir une approximation de la M\u00e9rida du d\u00e9but du si\u00e8cle <span class=\"small-caps\">xx<\/span>Nous utiliserons le regard de deux Europ\u00e9ens qui ont visit\u00e9 la ville, alors \u00e0 l'apog\u00e9e de sa prosp\u00e9rit\u00e9 gr\u00e2ce \u00e0 la plantation d'henequen, une mati\u00e8re premi\u00e8re utilis\u00e9e pour la fabrication de cordages destin\u00e9s \u00e0 l'industrie maritime. Des centaines de plantations d'henequen travaillaient l'\"or vert\".<a class=\"anota\" id=\"anota7\" data-footnote=\"7\">7<\/a> Une partie des millions de dollars de b\u00e9n\u00e9fices a \u00e9t\u00e9 rendue possible par l'exploitation de la main-d'\u0153uvre, non seulement maya, mais aussi cor\u00e9enne et yaqui, entre autres.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1902, le livre d'Ubaldo Moriconi a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9, <em>Da Genova ai deserto dei mayas (Ricordi d'un viaggio comerciale), <\/em>qui comprend un chapitre consacr\u00e9 \u00e0 la ville de M\u00e9rida. L'article de Maurice de Perigny \"Une ville florissante des tropiques au Yucat\u00e1n : M\u00e9rida\" (2015) a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 en 1906. Le Fran\u00e7ais Maurice de Perigny \u00e9tait un comte int\u00e9ress\u00e9 par l'exploration et les voyages ; en revanche, l'Italien Moriconi \u00e9tait un autre type de voyageur, car en tant qu'homme d'affaires, il partait \u00e0 la recherche de march\u00e9s pour faire des affaires ; ce n'est pas pour rien que son livre est sous-titr\u00e9 \"Souvenir d'un voyage commercial\".<\/p>\n\n\n\n<p>M\u00e9rida au d\u00e9but du si\u00e8cle <span class=\"small-caps\">xx<\/span>Le Yucat\u00e1n \u00e9tait d\u00e9crit par De Perigny (1906) comme \"une ville florissante des tropiques\", car l'henequen avait apport\u00e9 une grande prosp\u00e9rit\u00e9 \u00e0 la ville. Selon le recensement, elle comptait 57 162 habitants en 1900 et 62 447 en 1910 ; au total, le Yucat\u00e1n comptait 339 613 habitants.<a class=\"anota\" id=\"anota8\" data-footnote=\"8\">8<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>L'Italien Moriconi a consacr\u00e9 plusieurs chapitres de son livre \u00e0 la ville de M\u00e9rida, qu'il a visit\u00e9e au d\u00e9but des ann\u00e9es 1900. La premi\u00e8re chose qui a attir\u00e9 son attention, ce sont les f\u00eates, en particulier celles du mois d'ao\u00fbt, d\u00e9di\u00e9es \u00e0 Saint-Jacques, et celles du mois d'octobre, d\u00e9di\u00e9es au Cristo de las Ampollas (Christ des Ampoules). Selon lui, les plus grands dangers \u00e0 M\u00e9rida sont le vomi noir, la fi\u00e8vre occasionnelle des marais et la chaleur. Il estime que le pire est la saison des pluies, lorsque les rues deviennent impraticables, de sorte que les hommes d'affaires doivent utiliser des voitures. Il se plaint des moustiques, du manque d'eau potable et du son incessant des cloches. Il a vu beaucoup de mendiants, surtout des \"vieux Mayas\". Quant aux rues num\u00e9rot\u00e9es, il note que les gens pr\u00e9f\u00e8rent les anciens noms, qui \u00e9taient repr\u00e9sent\u00e9s sur du bois ou de la pierre et qui repr\u00e9sentaient des croix, des saints ou des animaux tels que des \u00e9l\u00e9phants. Il a \u00e9galement consacr\u00e9 un long espace au sujet de la loterie. Il a reconnu M\u00e9rida comme un centre intellectuel gr\u00e2ce \u00e0 ses couvents, son institut litt\u00e9raire, la biblioth\u00e8que du s\u00e9minaire, le mus\u00e9e arch\u00e9ologique, le th\u00e9\u00e2tre du cirque, un th\u00e9\u00e2tre monumental et la beaut\u00e9 de certains b\u00e2timents tels que la cath\u00e9drale et la maison de Montejo, ainsi que la publication de <em>La<\/em> <em>Magazine M\u00e9rida<\/em>.<a class=\"anota\" id=\"anota9\" data-footnote=\"9\">9<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>Il nous informe que plusieurs soci\u00e9t\u00e9s commerciales ont \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9es apr\u00e8s la guerre commerciale (1899-1900), mais ce qui a le plus retenu son attention est un restaurant \"digne de n'importe quelle capitale europ\u00e9enne\" : La Lonja Meridana, qu'il d\u00e9crit comme un \"oiseau rare dans ces terres lointaines\". Il ne manque pas de mentionner l'hospitalit\u00e9 et la g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 des Yucat\u00e8ques \u00e0 l'\u00e9gard des \u00e9trangers, quelle que soit leur nationalit\u00e9 ou leur race.<\/p>\n\n\n\n<p>De Perigny, quant \u00e0 lui, r\u00e9dige un bref compte-rendu de son voyage dans le journal <em>A Travers le Monde<\/em><a class=\"anota\" id=\"anota10\" data-footnote=\"10\">10<\/a> (1906)<em>. <\/em>Il d\u00e9crit les conditions d\u00e9plorables du Yucat\u00e1n dans un pass\u00e9 r\u00e9cent, notamment en raison des ravages de la fi\u00e8vre jaune, mais reconna\u00eet que M\u00e9rida, qui \u00e9tait un \"\u00e9gout\" boueux et insalubre, est devenue, avec le gouvernement d'Olegario Molina \u00e0 partir de 1902, \"une charmante petite capitale. Toutes les rues avaient \u00e9t\u00e9 asphalt\u00e9es, de larges avenues avaient \u00e9t\u00e9 ouvertes et de \"superbes\" b\u00e2timents avaient \u00e9t\u00e9 construits [...] dont les plus grandes villes seraient fi\u00e8res\".<\/p>\n\n\n\n<p>Pour De Perigny, M\u00e9rida avait perdu de son importance depuis l'\u00e9poque coloniale et n'avait gard\u00e9 de sa splendeur pass\u00e9e que la cath\u00e9drale et le Paseo de Montejo, jusqu'\u00e0 ce que le boom du henequen vienne tout bouleverser. L'argent des b\u00e9n\u00e9fices sert \u00e0 construire \"de magnifiques et grandes maisons, ces exquises maisons des tropiques avec leur cour int\u00e9rieure fleurie, le patio, et leurs arcades tout autour\".<\/p>\n\n\n\n<p>Il d\u00e9crit la soci\u00e9t\u00e9 comme \"d\u00e9licieuse, toujours hospitali\u00e8re pour les \u00e9trangers, et pour ceux qui se distinguent, sinc\u00e8rement cordiale\", faisant sans doute allusion aux \u00e9lites. Les Mayas et les m\u00e9tis sont d\u00e9crits comme \"doux, polis, fid\u00e8les, remarquablement honn\u00eates\". Il mentionne la construction de deux h\u00f4tels, qui accueilleront non seulement des agents commerciaux, mais aussi des touristes qui visiteront \"les admirables ruines\" (il s'agit d'Uxmal). Gr\u00e2ce \u00e0 l'asphaltage des rues, 600 voitures ont \u00e9t\u00e9 recens\u00e9es ; pour une population de 60.000 habitants, il estime que c'est un taux tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9. Ainsi, cette ville autrefois d\u00e9sol\u00e9e est devenue une ville int\u00e9ressante et anim\u00e9e, surtout en octobre et pendant le carnaval.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1913, les ferments d'une future guerre commencent \u00e0 s'agiter en Europe. Le Tibet proclame son ind\u00e9pendance vis-\u00e0-vis de la Chine et l'Empire ottoman renonce \u00e0 ses possessions europ\u00e9ennes et reconna\u00eet l'ind\u00e9pendance de l'Albanie ; cette situation entra\u00eene le d\u00e9clenchement de guerres successives cette ann\u00e9e-l\u00e0, connues sous le nom de \"guerres balkaniques\". Pour le Mexique, 1913 est une ann\u00e9e charni\u00e8re, surtout sur le plan politique. Apr\u00e8s l'assassinat de Francisco I. Madero et de Jos\u00e9 Mar\u00eda Pino Su\u00e1rez et les bouleversements connus sous le nom de \"d\u00e9cennie tragique\", Victoriano Huerta acc\u00e8de au pouvoir. Peu apr\u00e8s, le Plan de Guadalupe de Venustiano Carranza le disqualifie en tant que pr\u00e9sident. Cette ann\u00e9e-l\u00e0, Serapio Rend\u00f3n, Adolfo Gurri\u00f3n et Belisario Dom\u00ednguez sont \u00e9galement assassin\u00e9s. Zapata d\u00e9savoue Pascual Orozco \u00e0 la t\u00eate de l'Arm\u00e9e de lib\u00e9ration du Sud et Pancho Villa prend Ciudad Ju\u00e1rez (Betancourt et Sierra 1989).<\/p>\n\n\n\n<p>Bien que toutes ces nouvelles parviennent au Yucat\u00e1n, la p\u00e9ninsule s'est habitu\u00e9e \u00e0 ce que, en raison de son \u00e9loignement des centres de pouvoir, les int\u00e9r\u00eats soient diff\u00e9rents. M\u00e9rida est l'une des villes les plus actives du monde sur le plan \u00e9conomique. Le commerce du henequen est \u00e0 son apog\u00e9e. L'activit\u00e9 commerciale est essentielle, d'o\u00f9 la publication, en 1913, d'une liste des principaux hommes d'affaires. Un livre de l'\u00e9poque r\u00e9sume la vie professionnelle et \u00e9ducative de la ville :<\/p>\n\n\n\n<p class=\"verse\">En ce qui concerne l'intelligentsia, la capitale du Yucatan est une ville cultiv\u00e9e. Le mouvement scientifique moderne y a \u00e9galement construit une biblioth\u00e8que publique bien organis\u00e9e [la Cepeda Peraza], un mus\u00e9e arch\u00e9ologique, un jardin botanique, plusieurs observatoires m\u00e9t\u00e9orologiques et des bureaux sp\u00e9ciaux de corporations \u00e9ducatives, autant de centres d'accessibilit\u00e9 publique qui diffusent le savoir intellectuel \u00e0 une \u00e9chelle non n\u00e9gligeable. Il y avait quatre journaux, un officiel et trois d'information : \"la Revista de M\u00e9rida\", \"la Revista de Yucat\u00e1n\" et la \"Revista Peninsular\", plus le journal officiel (Salazar, 1913 : 135).<\/p>\n\n\n\n<p>Il y avait deux librairies : celle de Manuel Espinosa y E. et celle de Jorge Burruel, La Central, qui vendait m\u00eame des livres en fran\u00e7ais. Il y avait aussi une vie culturelle importante. Les jours de carnaval, ces films \u00e9taient annonc\u00e9s dans les cin\u00e9mas et dans les journaux. <em>La Revista de Yucat\u00e1n<\/em>: <em>Faute et expiation<\/em> (en sept parties), <em>La fille maudite<\/em>, <em>L'anarchiste Luh\u00ed<\/em> (en deux parties), <em>Le fant\u00f4me de la nuit<\/em> (en deux parties), <em>La revanche du fabricant<\/em> (s\u00e9rie danoise en six \u00e9pisodes) et <em>La derni\u00e8re \u00e9treinte<\/em> (en six parties \u00e9galement), entre autres. C'\u00e9tait une \u00e9poque o\u00f9 le cin\u00e9ma s'\u00e9tait d\u00e9j\u00e0 impos\u00e9 comme une v\u00e9ritable industrie du divertissement.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Origine des soci\u00e9t\u00e9s carnavalesques et chor\u00e9graphiques<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"abstract\">Les origines du carnaval de M\u00e9rida remontent \u00e0 l'\u00e9poque du <span class=\"small-caps\">xvi<\/span>. Dans les ordonnances de la ville de 1790, il est mentionn\u00e9 que des hommes se d\u00e9guisaient en femmes et que des oranges \u00e9taient jet\u00e9es sur les places.<a class=\"anota\" id=\"anota11\" data-footnote=\"11\">11<\/a> On sait que les festivit\u00e9s du carnaval duraient trois jours en raison d'une proclamation de 1830 qui interdisait les jeux troublant la tranquillit\u00e9 publique, tels que le lancer d'oranges, d'\u0153ufs ou d'eau, et la peinture sur les murs. En outre, le port de masques \u00e9tait sanctionn\u00e9 et il \u00e9tait interdit de ridiculiser la religion en se d\u00e9guisant.<a class=\"anota\" id=\"anota12\" data-footnote=\"12\">12<\/a> En moins de cent ans, ces pratiques ont \u00e9t\u00e9 \u00e9limin\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>On sait que cinq groupes importants de membres (connus sous le nom de soci\u00e9t\u00e9s chor\u00e9graphiques) \u00e9taient charg\u00e9s d'organiser le carnaval, tant les chars que les contingents, ainsi que les danses diurnes et nocturnes qui avaient lieu tous les jours. Cette question est importante car le pouvoir et l'\u00e9norme segmentation sociale entrent ici en jeu. Ces m\u00eames soci\u00e9t\u00e9s avaient suppli\u00e9 et recommand\u00e9 \u00e0 leurs invit\u00e9s de se pr\u00e9senter en costumes de carnaval \"afin de r\u00e9tablir les notes sympathiques de nos anciens carnavals\" (<em>La<\/em> <em>Revista de Yucat\u00e1n, <\/em>Samedi 1er f\u00e9vrier).<\/p>\n\n\n\n<p>Manuel Dond\u00e9 C\u00e1mara fonde en 1847 l'Uni\u00f3n, qui regroupe des commer\u00e7ants de taille moyenne, des professions lib\u00e9rales et des fonctionnaires. Le Liceo, fond\u00e9 en 1870, regroupe l'\u00e9lite \u00e9conomique. Ces deux associations rivalisent de luxe et d'ostentation lors des f\u00eates qu'elles organisent presque chaque nuit de carnaval et qui sont ouvertes non seulement \u00e0 leurs membres, mais aussi \u00e0 des invit\u00e9s ext\u00e9rieurs. Les soci\u00e9t\u00e9s chor\u00e9graphiques m\u00e9tisses apparues pendant le Porfiriato sont Paz y Uni\u00f3n et Recreativa Popular, form\u00e9es par de riches m\u00e9tis qui tentent de reproduire les soci\u00e9t\u00e9s \"blanches\". Paz y Uni\u00f3n a \u00e9t\u00e9 fond\u00e9e en 1887 et \u00e9tait compos\u00e9e d'artisans ; en 1891, apr\u00e8s avoir surmont\u00e9 les diff\u00e9rences entre les membres, ils ont cr\u00e9\u00e9 la Recreativa Popular. L'utilisation du costume m\u00e9tis pour les danses d'anniversaire et de P\u00e2ques est obligatoire. Les membres de Paz y Uni\u00f3n ont m\u00eame organis\u00e9 un bal en l'honneur de Porfirio D\u00edaz lors de sa visite dans la p\u00e9ninsule en 1906, auquel il a assist\u00e9 avec tout son entourage (voir Mart\u00edn Brice\u00f1o, 2014 : 88-90).<\/p>\n\n\n\n<p>En 1913, il y a La Uni\u00f3n et le Liceo, qui s'est scind\u00e9 en deux : El Liceo de la 59 et El Liceo de la 62, qui s'adressent aux \"plus \u00e9l\u00e9gants de notre soci\u00e9t\u00e9\" et dont les r\u00e9unions, se vantent-ils, voient le \"champagne\" circuler \u00e0 profusion. En revanche, Paz y Uni\u00f3n et Recreativa Popular revendiquent la pr\u00e9sence du m\u00e9tis. Le m\u00e9tis et le m\u00e9tis du Yucat\u00e1n ont une pr\u00e9sence tr\u00e8s claire. Chacune de ces soci\u00e9t\u00e9s avait ses propres chariots et ses propres itin\u00e9raires.<\/p>\n\n\n\n<p>Luis Millet et Ella Fanny (1994) analysent le processus par lequel un groupe de non-Maya (p\u00e9ninsulaires, cr\u00e9oles et m\u00e9tis) a adopt\u00e9 le costume maya et sugg\u00e8rent que cela \u00e9tait principalement d\u00fb au climat, qui \"\u00e9tait [et est] tr\u00e8s chaud\". Comme ils l'expliquent, le hipil a d'abord \u00e9t\u00e9 confin\u00e9 \u00e0 l'environnement familial ; cependant, au milieu du si\u00e8cle, le hipil est devenu un v\u00eatement de c\u00e9r\u00e9monie. <span class=\"small-caps\">xix<\/span> Les hommes et les femmes des classes moyennes et sup\u00e9rieures de certains villages et de la ville ont commenc\u00e9 \u00e0 porter le costume \"m\u00e9tis\" lors de certaines f\u00eates ; c'est-\u00e0-dire que le hipil maya s'est sophistiqu\u00e9 avec le terno, un costume brod\u00e9 au point de croix avec un fond caract\u00e9ristique appel\u00e9 fustan, accompagn\u00e9 de bijoux en or et du rosaire typique (en filigrane).<\/p>\n\n\n\n<p>Pour Lilian Paz (n.d.), la femme m\u00e9tisse a adapt\u00e9 le terno \u00e0 la mode europ\u00e9enne afin de se diff\u00e9rencier de la femme maya, d'acqu\u00e9rir un statut et de s'afficher publiquement, tout comme la classe sup\u00e9rieure, qui a fini par l'adopter et le l\u00e9gitimer. Millet et Fanny affirment que cela s'est produit apr\u00e8s la crise de la \"guerre des castes\",<a class=\"anota\" id=\"anota13\" data-footnote=\"13\">13<\/a> car du point de vue de la bourgeoisie, pour \u00e9tablir de nouvelles alliances, il valait mieux pr\u00e9senter le Yucat\u00e1n comme m\u00e9tis et \u00e9liminer la figure des Mayas. Marisol Dom\u00ednguez (2017 : 261-262), dans son essai sur le paysage social dans la photographie de Pedro Guerra, porte \u00e9galement son attention sur le m\u00e9tis yucat\u00e8que, une partie de la client\u00e8le de Guerra, une partie compos\u00e9e d'Indiens des haciendas et des soi-disant \" pac\u00edficos \" qui marquaient une diff\u00e9rence avec les \" rebelles \" et s'appelaient eux-m\u00eames mestizos, comme ceux qui avaient un certain m\u00e9lange \" racial \".<\/p>\n\n\n\n<p>Rappelons que le carnaval est n\u00e9 au c\u0153ur d'une soci\u00e9t\u00e9 marqu\u00e9e par des divisions de classe et de race, puisqu'il a \u00e9t\u00e9 install\u00e9 et d\u00e9velopp\u00e9 par des groupes privil\u00e9gi\u00e9s dans le centre de M\u00e9rida, dans des quartiers o\u00f9 la population maya n'entrait dans les maisons qu'en tant que servante. Ainsi, les m\u00e9tis ont commenc\u00e9 \u00e0 participer aux f\u00eates et aux carnavals par d\u00e9rision, mais, comme l'affirment Millet et Fanny (1994), ce qui avait commenc\u00e9 comme une transgression s'est finalement normalis\u00e9. Pendant longtemps, l'utilisation du hipil a \u00e9t\u00e9 r\u00e9serv\u00e9e aux femmes mayas et constituait un marqueur de classe et de race qui, lorsqu'il \u00e9tait accept\u00e9 par les femmes d'autres classes et races dans l'ordre festif, fonctionnait, selon elles, comme \"le pont de la r\u00e9forme sociale\".<\/p>\n\n\n\n<p>Bien que la pr\u00e9sence du costume traditionnel soit affirm\u00e9e par les soci\u00e9t\u00e9s m\u00e9tisses, comme le dit l'adage, elles sont \"ensemble, mais pas m\u00e9lang\u00e9es\", car les soci\u00e9t\u00e9s m\u00e9tisses ne peuvent se rendre dans les soci\u00e9t\u00e9s bourgeoises que sur invitation.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Chroniques de carnaval<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"abstract\">Le carnaval de 1913 s'est d\u00e9roul\u00e9 du vendredi 31 janvier au mardi 4 f\u00e9vrier, comme le rapporte <em>La Revista de Yucat\u00e1n<\/em>. Le rayon d'action des derroteros s'\u00e9tendait de la Plaza de San Juan \u00e0 la Plaza Grande et de Mejorada \u00e0 Santiago, le long de la Calle 59, au centre de M\u00e9rida. Jusqu'alors lieu de r\u00e9sidence des \u00e9lites, celles-ci commenceront progressivement \u00e0 se d\u00e9placer vers le nord ; les plus riches iront s'installer sur le Paseo de Montejo nouvellement ouvert. Comme l'a si bien \u00e9crit Umberto Eco (1989 : 17), le carnaval moderne \"multitudinaire est limit\u00e9 dans l'espace : il est r\u00e9serv\u00e9 \u00e0 certains lieux, \u00e0 certaines rues, ou cadr\u00e9 sur l'\u00e9cran de t\u00e9l\u00e9vision\".<\/p>\n\n\n\n<p>Pour comprendre la construction sociale de l'espace du carnaval, le texte de Roberto DaMatta (2023), qui travaille sur la mani\u00e8re dont l'espace est d\u00e9limit\u00e9 par des fronti\u00e8res, est tr\u00e8s utile ; il consid\u00e8re \u00e9galement que pour chaque soci\u00e9t\u00e9 il existe une \"grammaire des espaces et des temporalit\u00e9s\". Il y a le temps de la vie quotidienne, dans lequel \"les r\u00e8gles normales d'appellation et de travail assurent le maintien de la hi\u00e9rarchie et des fronti\u00e8res rigides entre les personnes qui repr\u00e9sentent ces positions dans le cours de la vie ordinaire, mais dans le '...'\".<em>entrudo\". <\/em>[le nom portugais des jours de carnaval] et le carnaval, ces positions peuvent \u00eatre parfaitement invers\u00e9es\" (2003 : 7). Ce qui est int\u00e9ressant dans le cas des Yucat\u00e8ques, c'est que l'espace carnavalesque maintient les diff\u00e9rences sociales.<\/p>\n\n\n\n<p>Un autre aspect pertinent est que nous connaissons les noms des personnes pr\u00e9sentes sur les chars, du moins ceux que le journaliste de <em>La Revista de Yucat\u00e1n<\/em> Nous avons m\u00eame enregistr\u00e9 certains d'entre eux. Pour ceux qui ne sont pas originaires du Yucat\u00e1n, il ne s'agira que de noms et de pr\u00e9noms, mais dans la p\u00e9ninsule, ces attributs ont un poids particulier ; d'autre part, bien que nous n'ayons pas besoin de conna\u00eetre les noms de ceux qui apparaissent sur plusieurs des photos, en les consignant, nous \u00e9tablissons un lien entre la figure et le nom, faisant ainsi passer de l'anonymat \u00e0 l'identit\u00e9 un personnage sp\u00e9cifique qui a particip\u00e9 au carnaval.<\/p>\n\n\n\n<p>Plusieurs photographes ont enregistr\u00e9 le carnaval. Pedro Guerra, photographe officiel de la ville, a \u00e9galement couvert le carnaval pour <em>La<\/em> <em>Magazine du Yucatan<\/em>Sa participation est tr\u00e8s importante, car une grande collection de ses \u0153uvres subsiste et est conserv\u00e9e par l'Universidad Aut\u00f3noma de Yucat\u00e1n.<a class=\"anota\" id=\"anota14\" data-footnote=\"14\">14<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>Au moins trois photos publi\u00e9es dans <em>La<\/em> <em>Magazine du Yucatan<\/em> co\u00efncident avec celles de Schirp : Pierrot et Colombina, Paz y Uni\u00f3n et Recreativa Popular. L'accent est mis sur les wagons et leurs protagonistes, bien que dans la photo de Paz y Uni\u00f3n, on puisse \u00e9galement voir des accompagnateurs (voir \"Annexe\"). La plus grande diff\u00e9rence avec les photographies de Guerra est peut-\u00eatre que ce dernier a \u00e9t\u00e9 engag\u00e9, alors que Schirp les a prises \" pour un plaisir purement documentaire ou esth\u00e9tique, de son plein gr\u00e9, d\u00e9tach\u00e9, en principe, de toute application imm\u00e9diate \" (Kossoy, 2014 : 101).<\/p>\n\n\n\n<p>Les fr\u00e8res Alva \u00e9taient \u00e9galement pr\u00e9sents \u00e0 M\u00e9rida en 1913 ; ils sont reconnus comme les premiers documentaristes mexicains et, \u00e0 l'\u00e9poque, ils projetaient des films au Circo Teatro Yucateco,<a class=\"anota\" id=\"anota15\" data-footnote=\"15\">15<\/a> o\u00f9 des films ont \u00e9t\u00e9 diffus\u00e9s. Ils ont film\u00e9 la dynamique de la ville et ont notamment r\u00e9alis\u00e9 un enregistrement de la bataille de fleurs du mardi 4 f\u00e9vrier, qui aurait \u00e9t\u00e9 largement diffus\u00e9. Malheureusement, le mat\u00e9riel visuel des fr\u00e8res Alva sur les carnavals de M\u00e9rida et d'autres th\u00e8mes yucat\u00e8ques n'est plus connu (Aznar, 2006 : 57). Un autre photographe pr\u00e9sent \u00e0 M\u00e9rida \u00e0 cette \u00e9poque est l'Am\u00e9ricain F. M. Steadman,<a class=\"anota\" id=\"anota16\" data-footnote=\"16\">16<\/a> qui se trouvait tout pr\u00e8s du bureau o\u00f9 travaillait Schirp. Siemens &amp; Halske \u00e9tait situ\u00e9 sur la 61e rue (entre la 46e et la 48e rue) et Steadman demeurait au 467 de la 61e rue.<\/p>\n\n\n\n<p>Le jeudi 30 janvier au soir, le cycle a \u00e9t\u00e9 inaugur\u00e9 par l'Union Fantasy Party, \u00e0 laquelle ont particip\u00e9 plus de 200 couples d\u00e9guis\u00e9s. <em>La Revista de Yucat\u00e1n <\/em>Il a pr\u00e9cis\u00e9 qu'il y avait une grande vari\u00e9t\u00e9 de musique, comme les sevillanas, les malague\u00f1as et les jotas, et il a nomm\u00e9 toutes les dames qui ont ex\u00e9cut\u00e9 les danses ; il a mentionn\u00e9 que l'orchestre \u00e9tait \u00e0 l'apog\u00e9e du carnaval, parce qu'il y avait beaucoup de monde et le \"splendide ambig\u00fa\" qui a \u00e9t\u00e9 servi.<\/p>\n\n\n\n<p>Le vendredi 31, le Paseo del Corso a d\u00e9but\u00e9 \u00e0 20h30, organis\u00e9 par l'association Liceo de M\u00e9rida ; il partait de son b\u00e2timent de la 59e rue, num\u00e9ro 519, allait jusqu'\u00e0 la 62e rue, puis \u00e0 la Plaza Grande, Mejorada, Santiago et revenait au point de d\u00e9part. Les rues \u00e9taient \u00e9clair\u00e9es par des lampes \u00e0 p\u00e9trole \u00e0 fil creux. Le d\u00e9fil\u00e9 a \u00e9t\u00e9 ouvert par un groupe de cyclistes, puis poursuivi par la gendarmerie et un carrosse d\u00e9cor\u00e9 en forme de dais, dans lequel se trouvaient le roi et ses pages, accompagn\u00e9s de fanfares, de troupes et d'une file interminable de voitures, de charrettes et de bogheis.<\/p>\n\n\n\n<p>Le samedi 1er f\u00e9vrier \u00e0 17h30, dans le parc de San Juan (alors appel\u00e9 \"Vel\u00e1zquez\"), le bando de la soci\u00e9t\u00e9 chor\u00e9graphique La Uni\u00f3n a pris le d\u00e9part, accompagn\u00e9 de cyclistes, de la gendarmerie \u00e0 cheval et d'une fanfare de tambours et de clairons. Le premier char lui appartenait, selon la chronique du journal, avec des figures de cygnes, mais il n'y a pas de photo. Il fut suivi par le char de la soci\u00e9t\u00e9 Paz y Uni\u00f3n qui, selon la chronique de <em>La<\/em> <em>Magazine du Yucatan<\/em>Il a \u00e9galement \"attir\u00e9 l'attention par le bon go\u00fbt employ\u00e9 dans sa construction, ainsi que par sa simplicit\u00e9\", car il repr\u00e9sentait le travail et \"les beaux-arts\" et indiquait le nom de l'auteur et des dames qui le pr\u00e9sidaient.<a class=\"anota\" id=\"anota17\" data-footnote=\"17\">17<\/a><\/p>\n\n\n\n<div class=\"image-slider\">\n                <div class=\"frame\">\n                    <div class=\"picture\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageGallery\">\n                        <figure itemprop=\"associatedMedia\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageObject\" class=\"slider-element\">\n                              <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/image001.png\" itemprop=\"contentUrl\" data-size=\"1603x1247\" data-index=\"0\" data-caption=\"Derrotero del carnaval. Mapa realizado por la maestra Gabriela Arreola de Histomapas.\" >\n                                <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/image001.png\" itemprop=\"thumbnail\">\n                                <i class=\"fa fa-expand expand\" aria-hidden=\"true\"><\/i>\n                            <\/a>\n                            <\/figure>                    <\/div>    \n                <\/div>\n                    <div class=\"caption\">Itin\u00e9raire du carnaval. Carte r\u00e9alis\u00e9e par Gabriela Arreola de Histomapas.<\/div><div class=\"image-analysis\"><\/div>                <div class=\"bullets\"><\/div>\n            <\/div>\n\n\n\n<p>Deux \u00e9normes colonnes corinthiennes carr\u00e9es sont visibles sur le char. \u00c0 l'arri\u00e8re, des figures ressemblent \u00e0 des lames semi-circulaires, ce qui lui a peut-\u00eatre donn\u00e9 une tournure, et si l'on pr\u00eate attention, on peut lire les mots \"Paz y Uni\u00f3n\" (Paix et Union). Le char \u00e9tait occup\u00e9 par Mlle Mar\u00eda del Carmen Palomo, qui tenait un rameau d'olivier, symbole de la paix, et par Mlle Sahara N\u00e1jera, Mlle Ursina Madera, Mlle Antonia Acevedo et Mlle Mar\u00eda Concepci\u00f3n Granados, qui portaient le terno. Les trois jeunes filles debout sur le char semblent poser pour le photographe. Elles sont entour\u00e9es d'un public masculin nombreux (voir \"Annexe\").<\/p>\n\n\n\n<p>La Recreativa Popular a repr\u00e9sent\u00e9 sur son chariot un griffon mythologique sur un rouleau de papier, portant une coupe dans ses m\u00e2choires (voir \"Annexe\"). La figure sur papier mat n'est d\u00e9crite que comme un \"chinesco\" repr\u00e9sentant un bracero. Elle \u00e9tait occup\u00e9e par les dames Mar\u00eda Cristina V\u00e1zquez, Leandra Pantoja, habill\u00e9es en terno, dont les colliers se d\u00e9tachent, et par les enfants Luis V\u00e1zquez, Amelia Petra et Mar\u00eda Carde\u00f1a. Le gar\u00e7on Luis semble \u00eatre habill\u00e9 en cow-boy et la fille Amelia porte une robe blanche. Les m\u00e9tis sont venus pour rester et ont institutionnalis\u00e9 leur pr\u00e9sence annuelle (voir Reyes, 2003 : 104-112).<a class=\"anota\" id=\"anota18\" data-footnote=\"18\">18<\/a> Une autre particularit\u00e9 de l'image 3 est que les enfants regardent vers l'appareil photo.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans un autre des chars se trouvaient deux jeunes filles v\u00eatues de costumes blancs frett\u00e9s, faisant peut-\u00eatre allusion aux Mayas, et sur le drapeau on peut voir les mots \"oro\" et \"mestiza\". Malheureusement, il n'y a pas de description de ce char dans le document <em>La<\/em> <em>Magazine du Yucatan<\/em> (voir image 5).<a class=\"anota\" id=\"anota19\" data-footnote=\"19\">19<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>L'Union a parrain\u00e9 l'un des chars les plus admir\u00e9s, intitul\u00e9 \"Pierrot et Colombine\", qui mettait en sc\u00e8ne un funambule japonais et \u00e0 ses pieds la belle Colombine, tous deux personnages de la commedia dell'arte italienne. D'apr\u00e8s <em>La<\/em> <em>Revista de Yucat\u00e1n,<\/em> ce carrosse \u00e9tait l'\u0153uvre de l'artiste don Luis Am\u00e9ndola ; Mlle Aurora Sauri Zetina repr\u00e9sentait Colombina et Juan Cervera Reyes repr\u00e9sentait Pierrot : \"Il a particip\u00e9 au bando de l'Union samedi dernier et a \u00e9t\u00e9 exceptionnellement applaudi partout\". Sur l'image 6 de Schirp, on ne voit pas le visage de Colombina, mais seulement sa silhouette, probablement parce qu'elle a \u00e9t\u00e9 prise \u00e0 contre-jour ; elle porte une jupe volumineuse et une ombrelle. Il est possible que Schirp ait \u00e9t\u00e9 plus int\u00e9ress\u00e9 par l'homme conduisant les chevaux et le pied nu qui contraste avec la couleur du sol que par l'impressionnante Colombina.<a class=\"anota\" id=\"anota20\" data-footnote=\"20\">20<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>La voiture du th\u00e9\u00e2tre Pe\u00f3n Contreras (inaugur\u00e9 en 1908) en l'honneur du po\u00e8te et dramaturge du m\u00eame nom, qui repr\u00e9sente un th\u00e9\u00e2tre cin\u00e9matographique, est \u00e9galement visible sur l'image 6. Dans le cadre sup\u00e9rieur sont inscrits les mots \"Empresa Cinematogr\u00e1fica\" ; en r\u00e9alit\u00e9, il y en avait plusieurs, et ce sont eux qui apportaient les films \u00e0 projeter \u00e0 M\u00e9rida. Sur la sc\u00e8ne se trouvaient les dames Rosita Brice\u00f1o et Mar\u00eda Pe\u00f3n Ongay ; comme spectatrices, les dames Adriana Card\u00f3s, Edelvina Brice\u00f1o et Mar\u00eda Asencio, et comme manipulatrices, les dames Mar\u00eda Trujeque et Eila Evangelina F\u00e9rraez (<em>La<\/em> <em>Magazine du Yucatan<\/em>2 f\u00e9vrier 1913).<\/p>\n\n\n\n<p>Schirp a pris une photo de la charrette de la quincaillerie Crasemann, connue sous le nom de El Candado, comme l'indique la publicit\u00e9, fond\u00e9e en 1869 et dont le propri\u00e9taire \u00e9tait l'Allemand F\u00e9lix Faller. Sur la charrette se trouvaient, \u00e9l\u00e9gamment v\u00eatues et portant - selon la chronique - les attributs du travail, les dames Mar\u00eda del Carmen L\u00f3pez et Generosa Trujillo. On peut voir un homme maya habill\u00e9 en costume \"traditionnel\", pieds nus, tirant les chevaux, et derri\u00e8re lui plusieurs personnes avec leurs parasols.<a class=\"anota\" id=\"anota21\" data-footnote=\"21\">21<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>Daniel Fabre (1992 : 98-102) note qu'au carnaval de Paris, les chars de patronage des grandes surfaces commerciales sont apparus au d\u00e9but du 20e si\u00e8cle. <span class=\"small-caps\">xx<\/span>Cette pratique s'est \u00e9tendue aux autres carnavals. Le Yucat\u00e1n ne fit pas exception : des voitures sponsoris\u00e9es par la quincaillerie Craseman, la Gran F\u00e1brica Yucateca de Chocolates, la Casa Comercial El Gallito, Bicicletas Premier, le Mundo Elegante, la Nueva Droguer\u00eda y Miscel\u00e1nea de la calle 60 et l'Oakland Chemical Company d\u00e9fil\u00e8rent. La chronique d\u00e9crit \u00e9galement que plusieurs voitures et charrettes grotesques ont particip\u00e9, parmi les plus frappantes, celle qui portait une pancarte avec le titre suivant : \"Tres bobos que se divierten a su modo\", et celle de la F\u00e1brica de Cigarros la Paz, avec une mauviette g\u00e9ante.<\/p>\n\n\n\n<p>Un autre char portait le c\u00e9l\u00e8bre Chanteclaire estudiantine, qui avait fait ses d\u00e9buts \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 de l'Union le premier jour des festivit\u00e9s et \u00e9tait compos\u00e9 d'hommes et de femmes. De tous les chars qui ont d\u00e9fil\u00e9, c'est celui qui rappelait le plus les anciens carnavals, dans lesquels le coq avait une place importante. Caro Baroja (2006 : 77-94) a soulign\u00e9 la pr\u00e9sence de cet animal dans les festivit\u00e9s. Dans les carnavals de certaines villes espagnoles, il \u00e9tait tr\u00e8s courant de le voir, soit pendu et ensuite mang\u00e9, car les coqs, \u00e9tant lubriques et repr\u00e9sentant la luxure, devaient \u00eatre sacrifi\u00e9s pour le Car\u00eame. Il note \u00e9galement qu'en g\u00e9n\u00e9ral, le coq est \"une sorte de symbole de la vie, l'expulseur de la mort, des mauvais esprits, des diables, des sorci\u00e8res, etc.\" (2006 : 92). Ce n'est pas non plus un hasard s'ils se sont tous d\u00e9guis\u00e9s en <em>chanteclaire<\/em>Le magasin annon\u00e7ait qu'il en avait re\u00e7u plusieurs.<a class=\"anota\" id=\"anota22\" data-footnote=\"22\">22<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>Le char de l'orchestre Chanteclaire repr\u00e9sente la partie la plus traditionnelle et la plus symbolique du carnaval, car ils sont tous d\u00e9guis\u00e9s en coqs. Dans l'image 9, on voit mieux deux des membres de l'orchestre et, une fois de plus, la personne habill\u00e9e en blanc avec un tablier ray\u00e9 (probablement le serveur) est frappante, regardant l'appareil photo dans un geste qui montre qu'il n'est pas convaincu de le faire.<a class=\"anota\" id=\"anota23\" data-footnote=\"23\">23<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>Le samedi 1er f\u00e9vrier, vers 20 h 30, les gens se sont \u00e0 nouveau rassembl\u00e9s dans la 59e rue, \"abondamment illumin\u00e9e\", pour lancer la bataille de fleurs, de confettis et de serpentins du Liceo de M\u00e9rida. Ensuite, chaque soci\u00e9t\u00e9 a organis\u00e9 des f\u00eates somptueuses dans ses salles. La Paz y Uni\u00f3n est d\u00e9crite comme suit : \"Dans les \u00e9l\u00e9gants salons de cette populaire et agr\u00e9able soci\u00e9t\u00e9 ouvri\u00e8re, d\u00e9cor\u00e9s avec simplicit\u00e9, mais avec une splendeur de bon go\u00fbt, l'assistance \u00e9tait \u00e9galement tr\u00e8s nombreuse\" (<em>La Revista de Yucat\u00e1n<\/em>(Dimanche, 2 f\u00e9vrier 1913 : 9).<\/p>\n\n\n\n<p>Le dimanche matin, la bataille de fleurs de l'Union s'est d\u00e9roul\u00e9e sur la 64e rue, de 9h00 \u00e0 12h00, avec les m\u00eames chars et fanfares que la veille. L'Union elle-m\u00eame a invit\u00e9 le cr\u00e9ateur du char \"Pierrot et Colombina\" et ses membres \u00e0 une soir\u00e9e de gala. <em>d\u00e9jeuner-champagne<\/em> pour les f\u00e9liciter. Le succ\u00e8s de ce char fut tel qu'il fut \u00e9galement invit\u00e9 \u00e0 leur bataille de fleurs qui eut lieu le lundi 3 au matin au Lyceum sur la 62e rue. Le lundi apr\u00e8s-midi, quelque 500 enfants d\u00e9fil\u00e8rent \u00e9galement dans les halls de l'Union \u00e0 l'occasion de la f\u00eate des enfants.<\/p>\n\n\n\n<p>Il est int\u00e9ressant de noter que les groupes de \"Xtoles\", \"negritos\", \"cintas\", \"palitos\" et \"murguistas\" allaient de maison en maison pour ex\u00e9cuter leurs danses. Rosado Vega (1947 : 98) indique que \"ces groupes, qu'ils portent ou non des masques, arboraient les costumes les plus pittoresques, en particulier le costume m\u00e9tis, avec des zarandejas et des ornements exotiques\". Dans l'apr\u00e8s-midi, comme c'\u00e9tait la coutume depuis longtemps, les d\u00e9fil\u00e9s du soir se r\u00e9duisaient \u00e0 un long d\u00e9fil\u00e9 de voitures et aux cinq danses traditionnelles du soir. Il convient de mentionner que les voitures pouvaient \u00eatre lou\u00e9es : une publicit\u00e9 indiquait que la location d'une voiture co\u00fbtait quatre-vingts pesos pour quatre jours ; \u00e0 titre d'exemple et de comparaison, un chargement de ma\u00efs (pr\u00e8s de cent kilos) co\u00fbtait trois pesos.<a class=\"anota\" id=\"anota24\" data-footnote=\"24\">24<\/a> Miguel G\u00fc\u00e9mez (2021) mentionne que dans la <em>Mayan Calepino de Motul, <\/em>un dictionnaire \u00e9crit \u00e0 l'\u00e9poque coloniale, mentionne une danse pr\u00e9hispanique appel\u00e9e le <em>ix-tooli, <\/em>qui est pass\u00e9 en espagnol sous le nom de X'toles, \"baile de los indios moharraches\", c'est-\u00e0-dire de ceux qui se d\u00e9guisent, et c'est seulement l\u00e0 qu'a eu lieu l'inversion des hommes habill\u00e9s en femmes. Aujourd'hui, dans les carnavals d'autres municipalit\u00e9s du Yucat\u00e1n, on trouve encore des troupes de X'toles ; celles de M\u00e9rida ont disparu. Cependant, aucun photographe ne les a prises en photo cette ann\u00e9e 1913.<\/p>\n\n\n\n<p>Un fait particulier est la visite de courtoisie que certains membres de l'Union ont rendue aux soci\u00e9t\u00e9s populaires Paz y Uni\u00f3n et Recreativa Popular pour les remercier de leur soutien pendant le carnaval. Ce geste illustre clairement les relations cordiales, ainsi que les fronti\u00e8res qui les s\u00e9parent. Il y a une fronti\u00e8re qui s\u00e9pare les uns des autres ; bien que nous ne la voyions pas, nous savons qu'elle existe.<\/p>\n\n\n\n<p>Il est frappant de constater que <em>La<\/em> <em>Magazine du Yucatan<\/em> Il d\u00e9crit, d'une part, les r\u00e9unions de l'Union et des lyc\u00e9es et, d'autre part, \"les soci\u00e9t\u00e9s populaires\". Les premi\u00e8res sont d\u00e9crites comme \"splendides\" et \"exceptionnellement bien fr\u00e9quent\u00e9es par les membres les plus \u00e9l\u00e9gants de notre soci\u00e9t\u00e9\", et un \"ambig\u00fa\" \"splendide et d\u00e9licat\" est servi. En ce qui concerne les \"deux soci\u00e9t\u00e9s populaires et agr\u00e9ables de travailleurs\", il mentionne que \"les plus belles et les plus beaux m\u00e9tis de M\u00e9rida\" ont d\u00e9fil\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Plusieurs groupes musicaux ont anim\u00e9 les soir\u00e9es dansantes, notamment La Murga Criolla, la Musique de l'\u00c9tat, les groupes d'\u00e9tudiants de Chanteclair (d\u00e9j\u00e0 mentionn\u00e9s), l'Union et les Murguistas, l'orchestre de Maestro Mangas, la Musique militaire du 16e bataillon f\u00e9d\u00e9ral dirig\u00e9e par Geronimo Flores, l'orchestre d'Everardo Concha, ainsi que l'orchestre d'Agustin Pons Capetillo. La bonne musique faisait partie de l'ambiance. L'un de ces groupes a d\u00e9fil\u00e9 sans que nous puissions l'identifier.<a class=\"anota\" id=\"anota25\" data-footnote=\"25\">25<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>Compte tenu de la concurrence entre les lyc\u00e9es, il y a eu deux batailles de fleurs, l'une pour le 62e et l'autre pour le 59e. Le mardi, dernier jour des festivit\u00e9s, c'\u00e9tait au tour de la bataille de fleurs du Liceo de M\u00e9rida de la 62e, qui s'est d\u00e9roul\u00e9e \u00e0 huit heures du matin. La chronique de <em>La<\/em> <em>Magazine M\u00e9rida<\/em> L'\u00e9v\u00e9nement n'a pas \u00e9t\u00e9 inutile, puisqu'il est mentionn\u00e9 qu'il a \u00e9t\u00e9 bien suivi \"par des personnes de toutes les classes sociales\", avec 147 charrettes et 21 automobiles d\u00e9filant \"par des dames \u00e9l\u00e9gantes de notre soci\u00e9t\u00e9\" (voir photo 11).<a class=\"anota\" id=\"anota26\" data-footnote=\"26\">26<\/a> La Musique Militaire du 16\u00e8me Bataillon F\u00e9d\u00e9ral, dirig\u00e9e par Don Ger\u00f3nimo Flores, s'est rassembl\u00e9e aux portes du Liceo ; \u00e0 l'int\u00e9rieur du b\u00e2timent, une comparsa et un concert des murguistas criollos ont \u00e9t\u00e9 mis en place. Nous connaissons les noms des membres du conseil d'administration : Don Fernando Cervera Garc\u00eda Rej\u00f3n, Don Federico Escalante, Don Perfecto Villamil Castillo, Don El\u00edas Espinosa et Don Donaciano Ponce, qui, avec une \"profusion de galanterie\", a offert aux dames \"un succulent <em>d\u00e9jeuner<\/em>bi\u00e8re glac\u00e9e et <em>champagne<\/em>\". Il ne s'agit pas seulement de noms, mais de patronymes connus et reconnus par la soci\u00e9t\u00e9 locale.<\/p>\n\n\n\n<p>Ensuite, tous les invit\u00e9s se sont rendus \u00e0 la Casa Quinta O'Hor\u00e1n, propri\u00e9t\u00e9 de Don Eulalio Casares, alias Don Boxol, o\u00f9 un pique-nique a \u00e9t\u00e9 organis\u00e9, \"un d\u00e9jeuner \u00e0 la mode yucat\u00e8que arros\u00e9 de bons vins\". La particularit\u00e9 est que toutes les personnes qui s'\u00e9taient rassembl\u00e9es \u00e0 l'ext\u00e9rieur de la quinta pour regarder le spectacle ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 servies \u00e0 manger, mais bien s\u00fbr \u00e0 l'ext\u00e9rieur. Cette remarque me ram\u00e8ne \u00e0 l'analyse de Roberto DaMatta (2023) sur les espaces et les divisions par sexe et par \u00e2ge, \u00e0 laquelle on peut ajouter ici la variable de la cat\u00e9gorie sociale, comme lors du carnaval : les pauvres participaient, mais \u00e0 l'ext\u00e9rieur. L'auteur (2023 : 15) mentionne que la maison a ses espaces de rue, qui agissent comme un pont entre l'int\u00e9rieur et l'ext\u00e9rieur, un bref clin d'\u0153il d'union entre les deux mondes.<\/p>\n\n\n\n<p>Comme de coutume, la f\u00eate s'est termin\u00e9e par un bal dans les salles du Lyceum. A neuf heures du soir, la traditionnelle mascarade de \"l'enterrement de Juan Carnaval\" est partie du Lyceum de la 59\u00e8me rue ; l'\u00e9v\u00e9nement a \u00e9t\u00e9 accompagn\u00e9 de blagues de toutes les couleurs, de responsos et d'une charanga. C'est la fin du cycle.<\/p>\n\n\n\n<p>Il s'agit d'un carnaval des \u00e9lites, dans lequel l'ordre de la soci\u00e9t\u00e9 est reproduit tel quel, avec ses \u00e9normes diff\u00e9rences sociales maintenues en permanence entre les trois soci\u00e9t\u00e9s sup\u00e9rieures et les deux soci\u00e9t\u00e9s \"inf\u00e9rieures\". Dans ce carnaval, il n'y a pas d'inversion, ou du moins les photos ne la montrent pas ; bien que les X'toles soient mentionn\u00e9s, nous ne savons pas exactement qui ils \u00e9taient. Il n'y a pas eu d'hommes habill\u00e9s en femmes ou de Mayas habill\u00e9s en \"blancs\", ni l'inverse, chacun a pris sa place.<\/p>\n\n\n\n<p>Plusieurs photos du public ne montrent que des hommes ou des gar\u00e7ons, dont les v\u00eatements sugg\u00e8rent qu'ils appartenaient \u00e0 des classes sociales diff\u00e9rentes. Des femmes \u00e9taient \u00e9galement pr\u00e9sentes, mais les photos les montrent \u00e0 peine. La photo 12 montre l'arri\u00e8re d'un char qui traverse l'une des arches historiques de M\u00e9rida, o\u00f9 une \u00e9norme bouteille est attach\u00e9e \u00e0 une \u00e9tiquette sur laquelle on peut distinguer les lettres <span class=\"small-caps\">cb<\/span> (peut-\u00eatre Carta Blanca). En bas \u00e0 droite se trouvent trois assistants : deux dames assises en blanc et un petit gar\u00e7on sur une chaise en bois.<a class=\"anota\" id=\"anota27\" data-footnote=\"27\">27<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>Ces jours de liesse ont \u00e9t\u00e9 suivis de jours politiques compliqu\u00e9s car, sans aucun doute, l'\u00e9v\u00e9nement qui a le plus affect\u00e9 le Yucat\u00e1n, et le Mexique en g\u00e9n\u00e9ral, a \u00e9t\u00e9 la d\u00e9cennie tragique, le coup d'\u00c9tat militaire contre Francisco I. Madero et Jos\u00e9 Mar\u00eda Pino Su\u00e1rez qui a eu lieu du 9 au 18 f\u00e9vrier 1913 et s'est termin\u00e9 par sa mort le 22. Il est loin le temps o\u00f9, en 1911, ils faisaient campagne dans le Yucat\u00e1n en se vantant de leur force politique.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Remarques finales<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"abstract\">L'ann\u00e9e 1913 a \u00e9t\u00e9 unique et marqu\u00e9e par la violence et l'instabilit\u00e9 politique au Mexique. Cependant, au Yucatan, l'un des endroits les plus prosp\u00e8res du monde \u00e0 l'\u00e9poque, un Allemand nomm\u00e9 Wilhem Schirp nous a laiss\u00e9 en h\u00e9ritage divers \u00e9v\u00e9nements, lieux, personnes et maisons qu'il consid\u00e9rait comme pr\u00e9cieux. Gr\u00e2ce \u00e0 lui et au z\u00e8le de sa famille, nous avons aujourd'hui une id\u00e9e visuelle de ce qu'\u00e9tait le Yucatan \u00e0 cette \u00e9poque. Pour un m\u00eame \u00e9v\u00e9nement, il y avait des points de vue diff\u00e9rents et celui de Schirp \u00e9tait celui de l'\u00e9tranger qui, cette ann\u00e9e-l\u00e0, avait d\u00e9cid\u00e9 de documenter par ses photos un \u00e9v\u00e9nement aussi important dans la vie de la ville et avait captur\u00e9 des d\u00e9tails qui, pour les habitants, \u00e9taient si normaux qu'ils passaient inaper\u00e7us. Ses photos \u00e9taient destin\u00e9es \u00e0 un usage priv\u00e9, un souvenir captur\u00e9 dans son album, devenu un lieu de m\u00e9moire, une \u00e9vocation de lieux du Yucat\u00e1n et d'\u00e9v\u00e9nements qui, bien que document\u00e9s par d'autres pour un usage public (<em>La Revista de Yucat\u00e1n<\/em> et le photographe Pedro Guerra), prennent des significations diff\u00e9rentes avec des regards et des approches photographiques diff\u00e9rents, ou du moins c'est ce qu'ils ont voulu montrer.<\/p>\n\n\n\n<p>Nous partons de l'id\u00e9e que le carnaval de M\u00e9rida au d\u00e9but du si\u00e8cle <span class=\"small-caps\">xx<\/span> \u00e9tait un \u00e9v\u00e9nement organis\u00e9 par les \u00e9lites pour montrer la richesse de la ville, avec une vocation populaire, puisque la pr\u00e9sence de chars \"m\u00e9tis\" a \u00e9t\u00e9 normalis\u00e9e, ce qui a \u00e9t\u00e9 r\u00e9affirm\u00e9 au fil des ans. Aujourd'hui, il existe un jour sp\u00e9cifique pour montrer les \"ternos\", le \"lundi r\u00e9gional\". Cependant, le regard \u00e9tranger de Schirp a su tr\u00e8s bien saisir en quelques photos l'\u00e9norme contradiction que la soci\u00e9t\u00e9 yucat\u00e8que a v\u00e9cue au milieu de tant de luxe et d'exub\u00e9rance : l'autre population sur laquelle le fardeau est tomb\u00e9, les Mayas, les serveurs, tout le personnel de soutien, qui portait des chaussures et qui n'en portait pas, qui \u00e9tait le protagoniste et qui se contentait d'observer. Les diff\u00e9rences sociales \u00e9taient l\u00e0, vivant c\u00f4te \u00e0 c\u00f4te.<\/p>\n\n\n\n<p>Le carnaval est aussi un \u00e9v\u00e9nement de la m\u00e9moire collective car il n'est pas un M\u00e9ridien qui n'en ait une interpr\u00e9tation. C'est aussi un marqueur de l'\u00e9poque historique, car en 1913, les \u00e9lites \u00e9taient d\u00e9sireuses de montrer leur richesse : voitures, costumes et belles femmes d\u00e9filaient dans les rues entre les mains de quelques-uns, tandis que beaucoup d'autres ne pouvaient que regarder.<\/p>\n\n\n\n<p>Le carnaval de M\u00e9rida a commenc\u00e9 \u00e0 prendre de l'ampleur \u00e0 un moment donn\u00e9, lorsque le parcours a \u00e9t\u00e9 \u00e9tendu au Paseo de Montejo, avenue paradigmatique de la ville et vitrine de l'ostentation et de la richesse de l'\u00e9poque du henequen. Cependant, en 2014, la nouvelle \u00e9lite commerciale et d'affaires, contrairement \u00e0 l'ancienne, a d\u00e9daign\u00e9 le carnaval et l'a d\u00e9plac\u00e9 dans la p\u00e9riph\u00e9rie de M\u00e9rida, o\u00f9 il a pris un caract\u00e8re totalement populaire, bien loin des aspirations de la soci\u00e9t\u00e9 centenaire.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Annexe<\/h2>\n\n\n\n<div class=\"image-slider\">\n                <div class=\"frame\">\n                    <div class=\"picture\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageGallery\">\n                        <figure itemprop=\"associatedMedia\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageObject\" class=\"slider-element\">\n                              <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/image003.jpg\" itemprop=\"contentUrl\" data-size=\"947x1391\" data-index=\"0\" data-caption=\"Imagen 1. La Recreativa Popular (v\u00e9ase nota 16 para foto de Schirp). Fuente: La Revista de Yucat\u00e1n, jueves 6 de febrero de 1913.\" >\n                                <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/image003.jpg\" itemprop=\"thumbnail\">\n                                <i class=\"fa fa-expand expand\" aria-hidden=\"true\"><\/i>\n                            <\/a>\n                            <\/figure><figure itemprop=\"associatedMedia\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageObject\" class=\"slider-element\">\n                              <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/image005.jpg\" itemprop=\"contentUrl\" data-size=\"1124x1441\" data-index=\"0\" data-caption=\"Imagen 2. Paz y Uni\u00f3n (v\u00e9ase nota 15 para foto de Schirp).\" >\n                                <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/image005.jpg\" itemprop=\"thumbnail\">\n                                <i class=\"fa fa-expand expand\" aria-hidden=\"true\"><\/i>\n                            <\/a>\n                            <\/figure><figure itemprop=\"associatedMedia\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageObject\" class=\"slider-element\">\n                              <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/image007.jpg\" itemprop=\"contentUrl\" data-size=\"797x1022\" data-index=\"0\" data-caption=\"Imagen 3. Colombina (v\u00e9ase nota 18 para foto de Schirp).\" >\n                                <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/image007.jpg\" itemprop=\"thumbnail\">\n                                <i class=\"fa fa-expand expand\" aria-hidden=\"true\"><\/i>\n                            <\/a>\n                            <\/figure>                    <\/div>    \n                <\/div>\n                    <div class=\"caption\">La Recreativa Popular (voir note 16 pour la photo de Schirp). Source : La Revista de Yucat\u00e1n, jeudi 6 f\u00e9vrier 1913 : La Revista de Yucat\u00e1n, jeudi 6 f\u00e9vrier 1913.<\/div><div class=\"image-analysis\"><\/div><div class=\"caption\">Paix et Union (voir note 15 pour la photo de Schirp).<\/div><div class=\"image-analysis\"><\/div><div class=\"caption\">Image 3. Colombina (voir note 18 pour la photo de Schirp).<\/div><div class=\"image-analysis\"><\/div>                <div class=\"bullets\"><\/div>\n            <\/div>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Bibliographie<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Araujo Moura, Milton (2009). \u201cA fotograf\u00eda numa pesquisa sobre a hist\u00f3ria do Carnaval de Salvador\u201d, <em>Dominios da Imagem, <\/em>Londrina<em>, <\/em>v. <span class=\"small-caps\">iii<\/span>, n\u00fam. 5, noviembre, pp. 109-122.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Betancourt P\u00e9rez, Antonio y Jos\u00e9 Luis Sierra Villarreal (1989). <em>Yucat\u00e1n, una historia compartida. <\/em>M\u00e9xico: <span class=\"small-caps\">sep<\/span>\/Instituto Mora\/Gobierno del Estado de Yucat\u00e1n.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Bourdieu, Pierre (1998). <em>La distinci\u00f3n. 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Par\u00eds: Ginkgo \u00c9diteur, pp. 127-131.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Pratt, Joan (1993). \u201cEl carnaval y sus rituales: algunas lecturas antropol\u00f3gicas\u201d, <em>Temas de Antropolog\u00eda Aragonesa, <\/em>n\u00fam. 4,&nbsp;pp. 278-296.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Ram\u00edrez Aznar, Luis (2006). \u201cDe c\u00f3mo se hizo cine en Yucat\u00e1n\u201d, <em>Revista de la Universidad Aut\u00f3noma de Yucat\u00e1n<\/em>, n\u00fam. 243, pp. 56-67.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Reyes Dom\u00ednguez, Guadalupe (2003). <em>Carnaval en M\u00e9rida. Fiesta, espect\u00e1culo y ritual. <\/em>M\u00e9rida: <span class=\"small-caps\">inah\/uady<\/span>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Rodr\u00edguez, Jos\u00e9 Antonio y Alberto Toval\u00edn Ahumada (2017). <em>Fotograf\u00eda Art\u00edstica Guerra. Yucat\u00e1n, M\u00e9xico. <\/em>M\u00e9xico: C\u00e1mara de Diputados, <span class=\"small-caps\">lxiii<\/span> Legislatura\/Fototeca Pedro Guerra.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Rosado Vega, Luis (1947). \u201cLos carnavales\u201d, en <em>Lo que ya pas\u00f3 y a\u00fan vive. Entra\u00f1a yucateca. <\/em>M\u00e9xico: Cultura, pp. 89-120.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Salazar, \u00c1lvaro (1913). <em>Yucat\u00e1n. Art\u00edculos amenos acerca de su historia, leyendas, usos y costumbres, evoluci\u00f3n social, etc<\/em>. M\u00e9rida: s.e.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">San Juan, H\u00e9ctor (09 de julio 2022). \u201cEntrevista a Gil-Manuel Hern\u00e1ndez en torno al libro <em>La gran Fira de Valencia<\/em> <em>(1871-2021)<\/em>\u201d, <em>La Vanguardia<\/em>, La historia de la gran fiesta que ide\u00f3 la burgues\u00eda para presumir y mostrar la Valencia moderna (lavanguardia.com)<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Shirp y Milke, Juan Edwin Arthur (2017). <em>Memorias de un sancosmeco. <\/em>Selecci\u00f3n, revisi\u00f3n de textos y comentarios Alma Dur\u00e1n-Merk y Laura Machuca. M\u00e9rida: Compa\u00f1\u00eda Editorial de la Pen\u00ednsula.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Uresti, Silvestre (2022). \u201cCarnaval de M\u00e9rida, Yucat\u00e1n, 1850-1940. Una tradici\u00f3n que lucha contra su elitismo\u201d, <em>Pen\u00ednsula<\/em>, vol. <span class=\"small-caps\">xvii<\/span>, n\u00fam. 1, enero-junio, pp. 9-33.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Archives et biblioth\u00e8ques<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Archivo General de la Naci\u00f3n, M\u00e9xico<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Ayuntamiento de M\u00e9rida<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Biblioteca de la Universidad de Augsburgo (<span class=\"small-caps\">bua<\/span>)<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Colecci\u00f3n fotogr\u00e1fica Schirp-Milke (<span class=\"small-caps\">cfsm<\/span>)<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Centro de Investigaci\u00f3n Hist\u00f3rica y Literaria de Yucat\u00e1n (<span class=\"small-caps\">caihly<\/span>)<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Actas del Cabildo de M\u00e9rida<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\"><em>La Revista de Yucat\u00e1n<\/em>. M\u00e9rida: 1-6 de febrero de 1913.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Filmographie<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\"><em>Carnavales y comparsas tradicionales de Yucat\u00e1n<\/em> (2 de enero de 2011). <em>Carnavales y comparsas tradicionales de Yucat\u00e1n<\/em>. Compa\u00f1\u00eda de Danza Folcl\u00f3rica Kaambal. Recuperado de: https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=ncXuou8Kfoo, consultado el 2 de febrero de 2025.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-dots\"\/>\n\n\n\n<p class=\"abstract\"><em>Laura Machuca Gallegos<\/em> est titulaire d'une licence et d'une ma\u00eetrise en histoire de la facult\u00e9 de philosophie et de lettres de l'universit\u00e9 de <span class=\"small-caps\">unam<\/span> Elle est titulaire d'un doctorat en \u00e9tudes latino-am\u00e9ricaines, avec une sp\u00e9cialisation en histoire, de l'universit\u00e9 de Toulouse le Mirail, en France. Elle est professeur titulaire \u00e0 l'Universit\u00e9 de Toulouse le Mirail. <span class=\"small-caps\">ciesas<\/span>Il vit dans la Unidad Peninsular, \u00e0 M\u00e9rida, dans le Yucat\u00e1n. Il s'int\u00e9resse \u00e0 l'histoire coloniale et \u00e0 l'histoire du d\u00e9but du XXe si\u00e8cle. <span class=\"small-caps\">xix<\/span> pour les r\u00e9gions de Oaxaca et du Yucat\u00e1n, sur lesquelles il a publi\u00e9 plusieurs articles et ouvrages, parmi lesquels <em>Pouvoir et gestion au sein du conseil municipal de M\u00e9rida, 1785-1835<\/em> (2017) y <em>Les subd\u00e9l\u00e9gu\u00e9s au Yucat\u00e1n. Sph\u00e8res d'action politique et aspirations sociales dans l'intendance, 1786-1821.<\/em> (2023). Membre du syst\u00e8me national des chercheurs <span class=\"small-caps\">ii<\/span>.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"notas\" id=\"notas-fixed\">\n<div class=\"nota invisible\" id=\"footnote1\">1 Je remercie Claudia Lora et Gaby Zamorano pour leurs commentaires sur ce texte, ainsi qu'Ovidio Garc\u00eda pour sa relecture et ses suggestions. La biblioth\u00e8que de l'universit\u00e9 d'Augsbourg, qui conserve la collection photographique Schirp-Milke (ci-apr\u00e8s \"la collection Schirp-Milke\"), a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e par l'Universit\u00e9 d'Augsbourg. <span class=\"small-caps\">bua-cfsm<\/span>), n'autorise que l'utilisation du <em>lien<\/em> afin que les images s'ouvrent sur leur propre page, ce qui explique qu'elles ne soient pas incluses dans le corps de l'article. Ce travail a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9 gr\u00e2ce \u00e0 un projet <span class=\"small-caps\">daad<\/span> (Office allemand d'\u00e9changes universitaires).<\/div>\n<div class=\"nota invisible\" id=\"footnote2\">2 Image 1. <span class=\"small-caps\">bua-cfsm<\/span>Carnaval de M\u00e9rida 1913 Carnestolendas, Schirp-01-041. <a href=\"http:\/\/digital.bib-bvb.de\/webclient\/DeliveryManager?custom_att_2=simple_viewer&#038;pid=13305810\" target=\"_blank\">http:\/\/digital.bib-bvb.de\/webclient\/DeliveryManager?custom_att_2=simple_viewer&#038;pid=13305810<\/a><\/div>\n<div class=\"nota invisible\" id=\"footnote3\">3 Sur le r\u00f4le des Allemands au Yucat\u00e1n, voir Dur\u00e1n (2015b).<\/div>\n<div class=\"nota invisible\" id=\"footnote4\">4 Il pourrait s'agir d'un appareil photo Reise, perfectionn\u00e9 en Allemagne, qui a \u00e9t\u00e9 commercialis\u00e9 en 1900 (The Reise Camera, 1900-...).<span class=\"small-caps\">fotovoyage<\/span>). Juan Schirp, \"Revisiting very old photographs, time to weep\", manuscrit ; ce texte fait partie des m\u00e9moires de don Juan, dont certains ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9s dans Shirp et Milke (2017).<\/div>\n<div class=\"nota invisible\" id=\"footnote5\">5 Emiliano Canto May\u00e9n. \"Gu\u00eda para el estudio de la colecci\u00f3n digital Schirp (1893-1998)\", manuscrit. Disponible sur Academia edu.<\/div>\n<div class=\"nota invisible\" id=\"footnote6\">6 C'est le Dr Alma Dur\u00e1n-Merk qui a demand\u00e9 l'autorisation de scanner les photos de l'album et une s\u00e9rie de cartes postales qui sont maintenant num\u00e9ris\u00e9es et conserv\u00e9es \u00e0 l'universit\u00e9 d'Augsbourg, en Allemagne, dans les \"Schirp Milke Collections\". La famille a conserv\u00e9 son album. <a href=\"http:\/\/digital.bib-bvb.de\/collections\/UBA\/#\/collection\/DTL-5317\" target=\"_blank\">http:\/\/digital.bib-bvb.de\/collections\/UBA\/#\/collection\/DTL-5317<\/a><\/div>\n<div class=\"nota invisible\" id=\"footnote7\">7 Pour plus de donn\u00e9es, voir Peniche (2010).<\/div>\n<div class=\"nota invisible\" id=\"footnote8\">8 Recensement de 1910 : <a href=\"http:\/\/www.uv.mx\/apps\/censos-conteos\/1910\/menu1910.html\" target=\"_blank\">http:\/\/www.uv.mx\/apps\/censos-conteos\/1910\/menu1910.html<\/a>chapitres 10 et 11.<\/div>\n<div class=\"nota invisible\" id=\"footnote9\">9 <em>La Revista de M\u00e9rida<\/em> a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 de 1870 \u00e0 1910 et certains exemplaires se trouvent dans la Biblioteca Virtual de Yucat\u00e1n (<a href=\"http:\/\/www.bibliotecavirtualdeyucatan.com.mx\/\" target=\"_blank\">http:\/\/www.bibliotecavirtualdeyucatan.com.mx\/<\/a>).<\/div>\n<div class=\"nota invisible\" id=\"footnote10\">10 Le magazine est publi\u00e9 depuis 1860 et, \u00e0 partir de 1895, en plus des voyages, il augmente la rubrique des explorations et promet de donner tous les d\u00e9tails aux lecteurs int\u00e9ress\u00e9s (<a href=\"https:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k34458z\" target=\"_blank\">https:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k34458z<\/a>).<\/div>\n<div class=\"nota invisible\" id=\"footnote11\">11 Archivo General de la Naci\u00f3n, Mexico, Ayuntamientos, vol. 141, 1790, f. 12-12v, titre 4, article 3.<\/div>\n<div class=\"nota invisible\" id=\"footnote12\">12 Centro de Apoyo a la Investigaci\u00f3n Hist\u00f3rica y Literaria de Yucat\u00e1n (ci-apr\u00e8s d\u00e9nomm\u00e9 le <span class=\"small-caps\">caihly<\/span>), Actas de Cabildo, vol. 22, f, 24, 16 f\u00e9vrier 1830.<\/div>\n<div class=\"nota invisible\" id=\"footnote13\">13 La guerre des castes fait r\u00e9f\u00e9rence au mouvement arm\u00e9 des Mayas contre la soci\u00e9t\u00e9 \"blanche\", qui a d\u00e9but\u00e9 en 1847 en r\u00e9ponse \u00e0 diverses causes, notamment des revendications fonci\u00e8res et sociales.<\/div>\n<div class=\"nota invisible\" id=\"footnote14\">14 Les photographies des archives Guerra sont actuellement disponibles en ligne (<a href=\"http:\/\/fototeca.antropologia.uady.mx\/index.php\" target=\"_blank\">http:\/\/fototeca.antropologia.uady.mx\/index.php<\/a>). Au <em>La Revista de Yucat\u00e1n<\/em> font le commentaire suivant : \"L'habile photographe Don Pedro Guerra Jord\u00e1n a pris toutes les photos des voitures. Nous avons \u00e9galement vu plusieurs amateurs suivre M. Guerra\". Pour plus d'informations, voir Rodr\u00edguez et Toval\u00edn (2017).<\/div>\n<div class=\"nota invisible\" id=\"footnote15\">15 Voir <em>La Revista de Yucat\u00e1n<\/em>.<\/div>\n<div class=\"nota invisible\" id=\"footnote16\">16 Cette annonce a \u00e9t\u00e9 faite en <em>La Revista de Yucat\u00e1n<\/em>Jeudi 6 f\u00e9vrier 1913 : \"Je suis heureux de saluer \u00e0 nouveau mes amis et clients de M\u00e9rida. Je resterai quelques mois cette ann\u00e9e et j'esp\u00e8re que ceux qui d\u00e9sirent se faire photographier chez eux me le feront savoir rapidement. Je r\u00e9alise des portraits en couleurs naturelles. Cette ann\u00e9e, je d\u00e9veloppe des films et j'imprime des photographies pour les amateurs d'art. 467 61\u00e8me rue\".<\/div>\n<div class=\"nota invisible\" id=\"footnote17\">17 Image 2. <span class=\"small-caps\">bua-cfsm<\/span>Carnaval de M\u00e9rida 1913, femmes v\u00eatues de tenues mayas, char de la \"Paz y Uni\u00f3n\"\", Schirp-01-043, <a href=\"http:\/\/digital.bib-bvb.de\/webclient\/DeliveryManager?custom_att_2=simple_viewer&#038;pid=13305375&#038;childpid=13305812\" target=\"_blank\">http:\/\/digital.bib-bvb.de\/webclient\/DeliveryManager?custom_att_2=simple_viewer&#038;pid=13305375&#038;childpid=13305812<\/a><\/div>\n<div class=\"nota invisible\" id=\"footnote18\">18 Image 3. <span class=\"small-caps\">bua-cfsm<\/span>Carnaval de M\u00e9rida 1913, char de la Recreativa\", Schirp-01-040 <a href=\"http:\/\/digital.bib-bvb.de\/webclient\/DeliveryManager?custom_att_2=simple_viewer&#038;pid=13305375&#038;childpid=13305809\" target=\"_blank\">http:\/\/digital.bib-bvb.de\/webclient\/DeliveryManager?custom_att_2=simple_viewer&#038;pid=13305375&#038;childpid=13305809<\/a><br><br>Image 4. <span class=\"small-caps\">bua-cfsm<\/span>Deux photos de chars du carnaval de M\u00e9rida en 1913\", Schirp-01-035. <a href=\"http:\/\/digital.bib-bvb.de\/webclient\/DeliveryManager?custom_att_2=simple_viewer&#038;pid=13305803\" target=\"_blank\">http:\/\/digital.bib-bvb.de\/webclient\/DeliveryManager?custom_att_2=simple_viewer&#038;pid=13305803<\/a><\/div>\n<div class=\"nota invisible\" id=\"footnote19\">19 Figure 5. <span class=\"small-caps\">bua-cfsm<\/span>Carnaval de M\u00e9rida 1913, deux photos du char de 'La Mestiza'\", Schirp-01-038. <a href=\"http:\/\/digital.bib-bvb.de\/webclient\/DeliveryManager?custom_att_2=simple_viewer&#038;pid=13305375&#038;childpid=13305806\" target=\"_blank\">http:\/\/digital.bib-bvb.de\/webclient\/DeliveryManager?custom_att_2=simple_viewer&#038;pid=13305375&#038;childpid=13305806<\/a><\/div>\n<div class=\"nota invisible\" id=\"footnote20\">20 Figure 6. <span class=\"small-caps\">bua-cfsm<\/span>Carnaval de M\u00e9rida 1913, chars du Teatro Peon Contreras et celui des acrobates Pierrot et Colombina\", Schirp-01-042. <a href=\"http:\/\/digital.bib-bvb.de\/webclient\/DeliveryManager?custom_att_2=simple_viewer&#038;pid=13305375&#038;childpid=13305811\" target=\"_blank\">http:\/\/digital.bib-bvb.de\/webclient\/DeliveryManager?custom_att_2=simple_viewer&#038;pid=13305375&#038;childpid=13305811<\/a><br><br>Voir l'annexe de l'image de Guerra pour voir Colombina dans toute sa splendeur. Nous disposons d'une autre photographie prise par Pedro Guerra, qui montre plus de d\u00e9tails sur le flotteur et Colombina (<em>La Revista de Yucat\u00e1n<\/em>(jeudi 6 f\u00e9vrier 1913).<\/div>\n<div class=\"nota invisible\" id=\"footnote21\">21 Image 7. <span class=\"small-caps\">bua-cfsm<\/span>Carnaval de M\u00e9rida 1913, char de 'J. Crasemann, El Candado'\", Schirp-01-036. <a href=\"http:\/\/digital.bib-bvb.de\/webclient\/DeliveryManager?custom_att_2=simple_viewer&#038;pid=13305375&#038;childpid=13305804\" target=\"_blank\">http:\/\/digital.bib-bvb.de\/webclient\/DeliveryManager?custom_att_2=simple_viewer&#038;pid=13305375&#038;childpid=13305804<\/a><\/div>\n<div class=\"nota invisible\" id=\"footnote22\">22 Figure 8. <span class=\"small-caps\">bua-cfsm<\/span>Carnaval de M\u00e9rida 1913, Orchestra Chanteclair, Schirp-01-045. <a href=\"http:\/\/digital.bib-bvb.de\/webclient\/DeliveryManager?custom_att_2=simple_viewer&#038;pid=13305375&#038;childpid=13305814\" target=\"_blank\">http:\/\/digital.bib-bvb.de\/webclient\/DeliveryManager?custom_att_2=simple_viewer&#038;pid=13305375&#038;childpid=13305814<\/a><\/div>\n<div class=\"nota invisible\" id=\"footnote23\">23 Figure 9. <span class=\"small-caps\">bua-cfsm<\/span>Carnaval de M\u00e9rida 1913, deux photos montrant un char non identifi\u00e9 - quatre jeunes femmes et hommes en costumes - et celui de l'orchestre Chanteclair\", Schirp-01-049. <a href=\"http:\/\/digital.bib-bvb.de\/webclient\/DeliveryManager?custom_att_2=simple_viewer&#038;pid=13305375&#038;childpid=13305818\" target=\"_blank\">http:\/\/digital.bib-bvb.de\/webclient\/DeliveryManager?custom_att_2=simple_viewer&#038;pid=13305375&#038;childpid=13305818<\/a><\/div>\n<div class=\"nota invisible\" id=\"footnote24\">24 Voir <em>La Revista de Yucat\u00e1n<\/em>.<\/div>\n<div class=\"nota invisible\" id=\"footnote25\">25 Image 10. <span class=\"small-caps\">bua-cfsm<\/span>Carnaval de M\u00e9rida 1913, musiciens dans un char non identifi\u00e9\", Schirp-01-046. <a href=\"http:\/\/digital.bib-bvb.de\/webclient\/DeliveryManager?custom_att_2=simple_viewer&#038;pid=13305375&#038;childpid=13305815\" target=\"_blank\">http:\/\/digital.bib-bvb.de\/webclient\/DeliveryManager?custom_att_2=simple_viewer&#038;pid=13305375&#038;childpid=13305815<\/a><\/div>\n<div class=\"nota invisible\" id=\"footnote26\">26 Figure 11. <span class=\"small-caps\">bua-cfsm<\/span>Carnaval de M\u00e9rida 1913, dame dans une automobile, portant un chapeau\", Schirp-01-039. <a href=\"http:\/\/digital.bib-bvb.de\/webclient\/DeliveryManager?custom_att_2=simple_viewer&#038;pid=13305808\" target=\"_blank\">http:\/\/digital.bib-bvb.de\/webclient\/DeliveryManager?custom_att_2=simple_viewer&#038;pid=13305808<\/a><\/div>\n<div class=\"nota invisible\" id=\"footnote27\">27 Figure 12. <span class=\"small-caps\">bua-cfsm<\/span>Carnaval de M\u00e9rida 1913, char non identifi\u00e9 passant sous l'une des arches de M\u00e9rida\". <a href=\"http:\/\/digital.bib-bvb.de\/webclient\/DeliveryManager?custom_att_2=simple_viewer&#038;pid=13305375\" target=\"_blank\">http:\/\/digital.bib-bvb.de\/webclient\/DeliveryManager?custom_att_2=simple_viewer&#038;pid=13305375<\/a><\/div>\n<\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Des photographies de la ville de M\u00e9rida, Yucat\u00e1n, prises en 1913 par Wilhem Schirp, photographe amateur allemand, font l'objet d'une analyse pour r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 la repr\u00e9sentation de cette ville, notamment pendant le carnaval, en tant qu'\u00e9v\u00e9nement m\u00e9moriel. Elle montre que le cycle festif a \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9 par les \u00e9lites pour montrer leur richesse au plus fort du boom du henequen, tout en faisant appel au \"populaire\" et au \"traditionnel\". Dans ce contexte, l'objectif du photographe a saisi les contrastes et les in\u00e9galit\u00e9s sociales dans une f\u00eate cens\u00e9e \u00eatre celle de l'investissement.<\/p>","protected":false},"author":4,"featured_media":39785,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[279],"tags":[1418,1419,1417,322,1416],"coauthors":[551],"class_list":["post-39787","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-279","tag-carnaval","tag-elites","tag-henequen","tag-memoria","tag-merida","personas-machuca-gallegos-laura","numeros-1405"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v22.2 - https:\/\/yoast.com\/wordpress\/plugins\/seo\/ -->\n<title>El carnaval de M\u00e9rida en 1913, contrastes sociales de una ciudad a trav\u00e9s de la lente de un fot\u00f3grafo alem\u00e1n &#8211; Encartes<\/title>\n<meta name=\"description\" content=\"An\u00e1lisis fotogr\u00e1fico del carnaval meridano de 1913 que revela contrastes sociales durante el auge henequenero a trav\u00e9s de la lente alemana.\" \/>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/encartes.mx\/fr\/machuca-carnaval-merida-henequen-memoria-elites\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"El carnaval de M\u00e9rida en 1913, contrastes sociales de una ciudad a trav\u00e9s de la lente de un fot\u00f3grafo alem\u00e1n &#8211; 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