{"id":39521,"date":"2025-03-21T13:00:00","date_gmt":"2025-03-21T19:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/encartes.mx\/?p=39521"},"modified":"2025-03-21T18:49:41","modified_gmt":"2025-03-22T00:49:41","slug":"guber-antropologias-mundiales-cosmopolitica-diversidad","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/encartes.mx\/fr\/guber-antropologias-mundiales-cosmopolitica-diversidad\/","title":{"rendered":"De la face cach\u00e9e de la lune au soleil levant. L'exercice de comparaison \u00e0 part enti\u00e8re"},"content":{"rendered":"<p class=\"has-drop-cap abstract\">Les deux volumes qui composent cet ouvrage pr\u00e9sentent, en espagnol, les contributions de 35 auteurs sur les anthropologies de leurs pays respectifs, ainsi qu'une introduction de l'\u00e9diteur br\u00e9silien Gustavo Lins Ribeiro et un chapitre sur l'approche \"Anthropologies du monde\" du Colombien Eduardo Restrepo. Le corps de l'ouvrage est constitu\u00e9 de 27 chapitres sur les nations, deux sur des r\u00e9gions politico-continentales (Afrique subsaharienne et Europe post-socialiste) et un sur une r\u00e9gion sub-nationale (Sib\u00e9rie), ainsi qu'un chapitre d'ouverture sur la place de la discipline \u00e0 l'Unesco, institution mondiale s'il en est. Ces articles ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9dig\u00e9s par un certain nombre d'auteurs appel\u00e9s il y a quelques ann\u00e9es par Lins Ribeiro lui-m\u00eame \u00e0 composer le volet \"Anthropologies du monde\" de l'opus magnum d'Hilary Callan, le <em>Encyclop\u00e9die internationale d'anthropologie, <\/em>publi\u00e9 par Wiley &amp; Sons en 2018. Tout au long de ses douze volumes, l'anthropologie des pays s\u00e9lectionn\u00e9s est entrecoup\u00e9e, dans un ordre alphab\u00e9tique strict, d'\"entr\u00e9es\" th\u00e9matiques concernant l'alimentation, l'\u00e9conomie, la politique, les arts et la religion, les conflits, l'anthropologie publique et une s\u00e9lection minutieuse - \u00e9galement r\u00e9alis\u00e9e par Lins Ribeiro - appel\u00e9e \"Biographies\", qui pr\u00e9sente des coll\u00e8gues notables du monde entier : par exemple, le Br\u00e9silien Roberto Cardoso de Oliveira, l'Argentine Esther Hermitte, l'Indien Irawati Karve, le Sud-Africain Archie Mafeje, le Mexicain Angel Palerm, le Japonais Tadao Umesao, ainsi que les h\u00e9ros renomm\u00e9s de l'anthropologie de l'Atlantique Nord : Franz Boas, Max Gluckman, Edmund Leach, Claude L\u00e9vi-Strauss, Bronis\u0142aw Malinowski, Marcel Mauss, Alfred R. Radcliffe-Brown, Victor et Edith Turner, de m\u00eame que d'\u00e9minents sp\u00e9cialistes de l'anthropologie de l'Am\u00e9rique du Nord. <em>influenceurs <\/em>(nous les appellerions ainsi aujourd'hui) de la pens\u00e9e anthropologique, tels que Karl Marx, Friedrich Engels, Antonio Gramsci et m\u00eame Emmanuel Kant et Adam Smith.<\/p>\n\n\n\n<p>Gr\u00e2ce \u00e0 la d\u00e9cision g\u00e9n\u00e9reuse de Lins Ribeiro, Hilary Callan et des \u00e9diteurs Carmen Bueno Castellanos, Virginia Garc\u00eda Acosta et Laura R. Valladares, nous nous trouvons face \u00e0 une s\u00e9lection qui, en espagnol, peut se transformer en une puissante centrale d'imagination anthropologique.<a class=\"anota\" id=\"anota1\" data-footnote=\"1\">1<\/a> Ceux d'entre nous qui se consacrent depuis longtemps \u00e0 l'\u00e9lucidation des particularit\u00e9s de nos anthropologies se sont limit\u00e9s \u00e0 reconna\u00eetre les diff\u00e9rences et les similitudes r\u00e9gionales et, plus ou moins implicitement, \u00e0 contraster (et \u00e0 coupler) leur travail avec les anthropologies m\u00e9tropolitaines : aujourd'hui, les anthropologies nord-am\u00e9ricaine, fran\u00e7aise et britannique ; il y a un si\u00e8cle, les anthropologies germanophone et italophone. Et malgr\u00e9 le fait que, pendant une bonne partie du 20e si\u00e8cle, l <span class=\"small-caps\">xxi<\/span>Alors que nous montrons des signes d'avoir commenc\u00e9 \u00e0 comprendre que les anthropologies que nous appelons \"classiques\" sont, \u00e0 leur tour, des r\u00e9ponses locales et nationales \u00e0 des processus historiques, politiques et sociaux, ceux d'entre nous qui font, pensent, \u00e9crivent et enseignent l'anthropologie \u00e0 partir du \"reste du monde\" se sont obstin\u00e9ment consid\u00e9r\u00e9s comme la face cach\u00e9e de la lune.<\/p>\n\n\n\n<p>Cependant, le passage des entr\u00e9es diss\u00e9min\u00e9es dans les 12 volumes de la <em>Encyclop\u00e9die<\/em>Le fait que nous ayons quelques volumes, avec leurs diff\u00e9rents th\u00e8mes par ordre alphab\u00e9tique, dans seulement quelques volumes dans lesquels nos anthropologies r\u00e9elles existantes sont discrimin\u00e9es l'une apr\u00e8s l'autre, et dans leur propre droit, n'est pas anodin. Il en r\u00e9sulte un produit qui peut \u00eatre abord\u00e9 sous diff\u00e9rents angles et dimensions. Je me propose, dans ces quelques pages, d'avancer une approche proprement anthropologique de ce travail, c'est-\u00e0-dire respectant le paradoxe fondateur de notre discipline : la diversit\u00e9 dans l'unit\u00e9 du genre humain... et de ses anthropologies.<\/p>\n\n\n\n<p>Tout d'abord, les r\u00e9dacteurs de <em>Panoramas... <\/em>ont regroup\u00e9 les entr\u00e9es par r\u00e9gion du monde (Asie et Oc\u00e9anie), par continent (Afrique, Am\u00e9riques) et par sous-continent (Europe occidentale, Europe de l'Est, Scandinavie). \u00c0 l'int\u00e9rieur, ils ont class\u00e9 par ordre alphab\u00e9tique chacune des sections nationales (Argentine, Br\u00e9sil...). Ils ont \u00e9galement transform\u00e9 ces entr\u00e9es de l'anglais vers l'espagnol.<a class=\"anota\" id=\"anota2\" data-footnote=\"2\">2<\/a> Ce mat\u00e9riel, divis\u00e9 en chapitres qui se succ\u00e8dent, met \u00e0 la disposition de ceux d'entre nous qui lisent, parlent et pensent en espagnol, une sorte de \"tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l'anthropologie d'ailleurs\". Comme s'il s'agissait d'un mus\u00e9e, de ses vitrines color\u00e9es o\u00f9 tout semble \u00e0 port\u00e9e de main, m\u00eame les choses les plus \u00e9tranges. Une palette de peintre. Une vitrine int\u00e9ressante, une bo\u00eete \u00e0 outils ?<\/p>\n\n\n\n<p>L'un des premiers effets de la lecture de la collection et de la traduction de textes \u00e9crits en anglais sur des anthropologies qui nous sont exotiques est pr\u00e9cis\u00e9ment la proximit\u00e9, l'entr\u00e9e de ces anthropologies sur notre table quotidienne ou, plus concr\u00e8tement, sur le menu du possible : poulet, p\u00e2tes, mais aussi riz, porc, taro, haricots, pain et chocolat. Peut-\u00eatre un nouveau pas qui nous permet de relativiser l'id\u00e9e que la mondialisation ne peut s'\u00e9crire et se comprendre qu'en anglais, comme l'a fait la Commission europ\u00e9enne. <em>La mondialisation<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>Au fil des chapitres, le lecteur constatera que l'anthropologie est n\u00e9e, a \u00e9t\u00e9, est et, semble-t-il, continuera d'\u00eatre une discipline \u00e9minemment mondiale. Les colonialismes ont \u00e9t\u00e9 les berceaux d'une discipline faite pour penser et \u00e9tudier l'humanit\u00e9 \u00e0 travers ses diff\u00e9rences sauvages (donc indompt\u00e9es, persistantes, rebelles, toujours mena\u00e7antes...). Ainsi, ceux d'entre nous qui ont pratiqu\u00e9 l'anthropologie ont g\u00e9n\u00e9r\u00e9 des discours de ce que Lins Ribeiro a appel\u00e9 la \"cosmopolitique\". L'\"Introduction\" et le chapitre de Restrepo avec le chapitre de Nuria Sanz sur l'anthropologie \u00e0 l'Unesco pr\u00e9sentent quelques r\u00e9flexions \u00e0 ce sujet. Mais, en outre, cette cosmopolitique se retrouve dans chacun des chapitres, aussi bien dans les chapitres r\u00e9gionaux et d'\u00e9poque que dans le chapitre subnational sur la Sib\u00e9rie et ceux qui sont strictement circonscrits aux \u00c9tats-nations. \"L'unit\u00e9 du genre anthropologique\" a diff\u00e9rentes fa\u00e7ons de s'exprimer et de se reconna\u00eetre. Il y a les routes de la colonisation, outre-mer et \"ultra-terrestre\" (vers les steppes sib\u00e9riennes ou vers l'ouest de la vaste Am\u00e9rique du Nord et de l'Am\u00e9rique du Sud amazonienne). Il y a les probl\u00e8mes que ces routes rendent viables et d\u00e9noncent, comme la traite des esclaves, le travail sous contrat (<em>travail sous contrat) <\/em>et les migrations des peuples \u00e0 travers la M\u00e9diterran\u00e9e, l'Am\u00e9rique centrale et le Mexique, les r\u00e9fugi\u00e9s du Proche-Orient et les migrants missionnaires vers les terres promises. Il y a les traditions nominatives qui circulent en tant que <em>l'ethnologie, <\/em>ethnologie, la <em>Volkskunde <\/em>et le <em>Volkerkunde<\/em>folklore et <em>Anthropologie culturelle, <\/em>entre autres. Il y a aussi les transits d'auteurs de coll\u00e8gues qui migrent de fa\u00e7on permanente ou temporaire, comme Boas, Malinowski et Radcliffe-Brown vers les \u00c9tats-Unis. <span class=\"small-caps\">\u00c9tats-Unis<\/span>L\u00e9vi-Strauss au Br\u00e9sil ou Johannes Fabian au Congo, et il y a ceux qui se d\u00e9placent \u00e0 travers leurs \u0153uvres.<\/p>\n\n\n\n<p>Le monde est plus petit que l'effet hypnotique de ses diverses couleurs. La multiplicit\u00e9 des \"entr\u00e9es\" dans ces 790 pages permet de d\u00e9couvrir, par leur contigu\u00eft\u00e9 \u00e9ditoriale, comment les anthropologies subsahariennes \u00e9mergent dans les anthropologies latino-am\u00e9ricaines (et vice versa), l'anthropologie sovi\u00e9tique dans l'anthropologie est-europ\u00e9enne et latino-am\u00e9ricaine, l'anthropologie indienne dans l'anthropologie am\u00e9ricaine et, surtout, les anthropologies euro-occidentales dans celles du \"reste du monde\". Cette perspective<em>,<\/em> relativement rare dans notre travail, il pourrait avoir un effet positif sur la qualit\u00e9 de la vie. <em>Panoramas... <\/em>comme point de d\u00e9part, ou du moins comme source d'inspiration.<\/p>\n\n\n\n<p>Certes, nous ne pouvons ni ne voulons \u00e9viter l'attraction fatale de la diversit\u00e9. Mais qu'entendons-nous exactement par ce terme ? Plus pr\u00e9cis\u00e9ment, comment appliquer le stock de connaissances anthropologiques pour comprendre les \"anthropologies globales\" ? La diversit\u00e9 se manifeste dans les auteurs, les d\u00e9nominations, mais aussi dans les probl\u00e8mes ou les objets anthropologiques, les concepts, les lignes th\u00e9oriques, les traditions, les dynamiques institutionnelles, les lieux, les syst\u00e8mes de diffusion et de communication \u00e0 l'int\u00e9rieur de ces pays. C'est tout ce qui contribue \u00e0 ce que Roberto Cardoso de Oliveira a appel\u00e9 les \"styles\" et qui ne nous limite pas \u00e0 \u00eatre, ni \u00e0 nous comporter, ni \u00e0 nous concevoir comme de simples r\u00e9pliques p\u00e9riph\u00e9riques des anthropologies du centre (Cardoso de Oliveira et Ruben, 1995).<\/p>\n\n\n\n<p>Cependant, la diversit\u00e9 est plus que ce que chaque anthropologie nationale poss\u00e8de et produit (pour le march\u00e9 mondial de la connaissance anthropologique et sa cosmopolitique). C'est aussi ses \"veines ouvertes\", comme l'a dit Eduardo Galeano, avec toutes ses blessures. Les guerres, les pers\u00e9cutions, les catastrophes \"naturelles\", la destruction de l'environnement, les r\u00e9volutions et les dictatures fa\u00e7onnent les peuples et sont fa\u00e7onn\u00e9s par eux. Elles fa\u00e7onnent aussi leurs anthropologies, comme la r\u00e9volution mexicaine, le stalinisme, la guerre du Pacifique, la guerre du Golfe, la guerre d'Indochine, etc. <em>l'apartheid. <\/em>Les blessures historiques sont de v\u00e9ritables sages-femmes des traditions anthropologiques, des alignements acad\u00e9miques et des luttes institutionnelles... par le biais de l'\u00e9crit, de la diatribe et du coup d'\u00c9tat, de la purge et de l'exil. Et parce qu'elles sont si endur\u00e9es et affront\u00e9es, c'est-\u00e0-dire si attachantes, elles g\u00e9n\u00e8rent \u00e9galement des probl\u00e8mes de connaissance int\u00e9ressants et sinc\u00e8res.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans cette perspective de <em>Panoramas <\/em>il existe d'autres diversit\u00e9s. Il y a d'abord ce que l'on pourrait appeler les \"joyaux des anthropologies nationales\", c'est-\u00e0-dire leurs personnalit\u00e9s v\u00e9n\u00e9r\u00e9es, certaines tomb\u00e9es en disgr\u00e2ce, d'autres maudites et justifi\u00e9es, certaines phares, d'autres apocryphes, celles qui ont \u00e9t\u00e9 vaincues et celles qui sont encore en vigueur. Comment et pourquoi ont-elles connu l'ascension et la chute ? Quels ont \u00e9t\u00e9 leurs r\u00e9seaux, leurs rampes de lancement, leurs alliances nationales et internationales, leurs relations acad\u00e9miques et politiques ? Quels ont \u00e9t\u00e9 leurs champs ethnographiques, leurs notions privil\u00e9gi\u00e9es, leurs principaux travaux, leurs cadres dans les diff\u00e9rentes branches de l'anthropologie ? En vertu de quelles approches, internes ou externes, ont-ils \u00e9t\u00e9 mis en d\u00e9bat ? Comment les constructions institutionnelles et les factions \u00e9tatiques sont-elles intervenues dans leurs trajectoires bien ou mal acquises ?<\/p>\n\n\n\n<p>Une autre diversit\u00e9 est la th\u00e9matique, inscrite dans les agendas anthropologiques nationaux, r\u00e9gionaux et internationaux. Il y a des questions qui sont emball\u00e9es dans les anthropologies de l'Atlantique Nord, mais il y en a d'autres qui sont le r\u00e9sultat de pr\u00e9occupations culturelles, politiques et humanitaires plus limit\u00e9es ou qui sont le r\u00e9sultat de l'appropriation et de la nativisation d'agendas m\u00e9tropolitains, de l'\u00e9poque et de la situation actuelle. F\u00e9minisme, droits de l'homme, d\u00e9sertification et racisme, <em>ethnos<\/em>Les droits autochtones n'ont pas la m\u00eame signification et ne sont pas non plus pratiqu\u00e9s de la m\u00eame mani\u00e8re dans les diff\u00e9rents pays et \u00e0 travers les \u00e2ges.<\/p>\n\n\n\n<p>Une autre diversit\u00e9 int\u00e9ressante montr\u00e9e dans ces chapitres est si \u00e9vidente qu'elle nous est souvent invisible : la relation entre nos anthropologies et nos \u00c9tats (nationaux, d\u00e9partementaux, provinciaux et locaux). Nous pourrions inclure ici la mani\u00e8re dont les anthropologies sont affect\u00e9es par les changements d'orientation des partis - comme dans l'Europe de l'Est socialiste -, par les changements de r\u00e9gime - d\u00e9mocratique, autoritaire - et par les changements de gouvernement. Nous pourrions \u00e9galement examiner quels agendas anthropologiques correspondent, sont d\u00e9velopp\u00e9s ou avort\u00e9s par les agendas de nos Etats, et comment nos champs anthropologiques, nos th\u00e9ories, nos pratiques et nos probl\u00e8mes s'y rapportent.<\/p>\n\n\n\n<p>Les auteurs de chaque chapitre, des coll\u00e8gues qui sont g\u00e9n\u00e9ralement devenus anthropologues dans les pays sur lesquels ils \u00e9crivent, font preuve d'une autre diversit\u00e9. Chacun a des mod\u00e8les d'historicisation diff\u00e9rents (temps, causalit\u00e9, signification), des crit\u00e8res diff\u00e9rents pour justifier la s\u00e9lection des personnalit\u00e9s les plus pertinentes et pour caract\u00e9riser les particularit\u00e9s de leur(s) anthropologie(s) nationale(s) et infranationale(s). Dans ce contexte, il est important de rassembler les fa\u00e7ons dont les auteurs d\u00e9crivent et, par cons\u00e9quent, expliquent leurs propres histoires disciplinaires, quels sont les alignements politiques et acad\u00e9miques et quels sont les pr\u00e9tendants les plus obstin\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Panorama des anthropologies mondiales<\/em> Il nous permet de sortir de l'Atlantique Nord-centrisme et nous inscrit dans les processus plus g\u00e9n\u00e9raux de nos r\u00e9alit\u00e9s socioculturelles et politico-\u00e9conomiques, ainsi que dans les cycles biographiques et d'auteur de nos coll\u00e8gues ; il nous aide \u00e0 apprendre comment, dans d'autres contextes, diff\u00e9rents probl\u00e8mes de connaissance et de survie qui nous affectent aujourd'hui ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9solus ou au moins affront\u00e9s (la bo\u00eete \u00e0 outils !); il nous permet d'analyser la relation entre nos anthropologies et les vicissitudes historiques, mais non pas comme des d\u00e9terminations mais comme des possibilit\u00e9s dans les dialogues d'effets multiples dans les s\u00e9lections th\u00e9matiques, dans les profils professionnels, dans les avatars historiques.) ; elle nous permet d'analyser la relation entre nos anthropologies et les vicissitudes historiques, non pas comme des d\u00e9terminations, mais comme des possibilit\u00e9s dans les dialogues d'effets multiples dans les s\u00e9lections th\u00e9matiques, dans les profils professionnels, dans les \u00e9laborations th\u00e9oriques, dans les pratiques de terrain, dans les formulations de chaque constat et, bien s\u00fbr, dans les chemins que suivent nos productions. Elle nous am\u00e8ne aussi \u00e0 visualiser comment nos anthropologies sont organis\u00e9es et comment elles sont class\u00e9es en interne et par rapport \u00e0 d'autres anthropologies et d'autres disciplines. Mais surtout, elle nous pousse \u00e0 comprendre comment nous pensons et faisons des \"anthropologies de chair et de sang\" dans nos pays, avec nos enjeux politiques, avec nos ressources mat\u00e9rielles et immat\u00e9rielles.<\/p>\n\n\n\n<p>En bref, <em>Panorama des anthropologies mondiales <\/em>s'offre \u00e0 nous comme une carri\u00e8re pr\u00eate \u00e0 \u00eatre explor\u00e9e selon la pratique incontournable de notre discipline : la comparaison. Et ce n'est pas seulement avec les pays imm\u00e9diatement voisins, ni avec les pays d'influence anthropologique globale ; c'est aussi avec les anthropologies des autres sections de ce livre. Ainsi, dans le passage de ce que les anthropologies ont en commun \u00e0 ce qui les distingue, nous pourrions rejoindre notre mondialisation avec un savoir plus authentiquement universel (Peirano, 1995) et moins centr\u00e9 sur l'Atlantique Nord.<\/p>\n\n\n\n<p>Plus que des histoires, <em>raccontos, <\/em>comptes, recueils, chronologies, d\u00e9nombrements, entr\u00e9es nationales, r\u00e9gionales et infranationales de <em>Panoramas <\/em>sont une invitation \u00e0 un exercice anthropologique sur les anthropologies, un miroir refl\u00e9tant une image unique et multiple, peupl\u00e9 d'accents, de couleurs et d'environnements diff\u00e9rents, certains ignor\u00e9s, la plupart inattendus, tous magnifiquement accueillis.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Bibliographie<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Amid Talai, Vered (ed.) (2004). <em>Biographical Dictionary of Social and Cultural Anthropology.<\/em> Londres\/Nueva York: Routledge.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Bonte, Pierre y Michel Izard (dirs.) [1991] (2013). <em>Dictionnaire d\u2019ethnologie et anthropologie. <\/em>Par\u00eds: <span class=\"small-caps\">puf<\/span>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Boscovich, Aleksandar (ed.) (2008). <em>Other People\u2019s Anthropologies. Ethnographic Practice on the Margins.<\/em> Nueva York: Berghahn Books.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Callan, Hilary (ed.) (2018). <em>International Encyclopaedia of Anthropology. <\/em>Nueva York: Wiley &amp; Sons. 12 vols.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Cardoso de Oliveira y Guilhermo Ruben (orgs.) (1995). <em>Estilos da antropolog\u00eda. <\/em>Campinas: Unicamp.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Didier, B\u00e9atrice; Antoinette Fouque y Mireille Calle-Gruber (dirs.) (2013). <em>Le Dictionnaire Universel des Cr\u00e9atrices<\/em>. Par\u00eds: \u00c9dition des Femmes. 3 vols.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Lins Ribeiro, Gustavo y Arturo Escobar (eds.) (2006). <em>World Anthropologies. Disciplinary Transformations within Systems of Power<\/em>. Londres\/Nueva York: Berg Publishers.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Peirano, Mariza (1995). <em>A favor da etnograf\u00eda. <\/em>R\u00edo de Janeiro: Relum\u00e9 Dumara.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Poole, Deborah (ed.) (2008). <em>A Companion to Latin American Anthropology<\/em>. Oxford: Blackwell.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<p class=\"abstract\"><em>Rosana Guber<\/em> est titulaire d'un doctorat en anthropologie sociale et est chercheur principal. <span class=\"small-caps\">conicet<\/span>Argentine. Recherche anthropologique sur les anthropologies argentines, la guerre des Malouines (1982) et la m\u00e9thode ethnographique. Elle est l'auteur de <em>Le sauvage m\u00e9tropolitain <\/em>(1991), <em>Ethnographie : m\u00e9thode, terrain et r\u00e9flexivit\u00e9 <\/em>(2001), <em>Des gar\u00e7ons aux v\u00e9t\u00e9rans <\/em>(2004), <em>Articulation ethnographique <\/em>(2013), <em>Exp\u00e9rience du faucon <\/em>(2016), ainsi qu'organisateur et auteur des volumes <em>Travail sur le terrain en Am\u00e9rique latine <\/em>(2018), <em>Mer de guerre <\/em>(2022) et, avec L\u00eda Ferrero, de <em>Anthropologies made in Argentina <\/em>(2021-2022). Il dirige le master en anthropologie sociale. <span class=\"small-caps\">ides-eidaes\/unsam<\/span>et codirige le dipl\u00f4me international en th\u00e9ories anthropologiques de l'Am\u00e9rique latine et des Cara\u00efbes (Diplomatura Internacional en Teor\u00edas Antropol\u00f3gicas de Am\u00e9rica Latina y el Caribe).<span class=\"small-caps\">ditalc<\/span>) de l'Universit\u00e9 Alberto Hurtado au Chili et la <span class=\"small-caps\">eidaes\/unsam<\/span>Argentine.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les deux volumes qui composent cet ouvrage pr\u00e9sentent, en espagnol, les contributions de 35 auteurs sur les anthropologies de leurs pays respectifs, ainsi qu'une introduction de l'\u00e9diteur br\u00e9silien Gustavo Lins Ribeiro et un chapitre sur l'approche \"Anthropologies du monde\" du Colombien Eduardo Restrepo. 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