{"id":39323,"date":"2025-03-21T13:00:00","date_gmt":"2025-03-21T19:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/encartes.mx\/?p=39323"},"modified":"2025-03-30T14:54:06","modified_gmt":"2025-03-30T20:54:06","slug":"medina-sociedades-originarias-territorio-ritual-lagos-de-moreno","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/encartes.mx\/fr\/medina-sociedades-originarias-territorio-ritual-lagos-de-moreno\/","title":{"rendered":"La f\u00eate des Arches : le renouvellement de l'alliance entre les anciens villages indiens de Lagos de Moreno"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-heading\">R\u00e9sum\u00e9<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"abstract\">L'article d\u00e9crit le rituel accompli par les trois anciens villages indiens de Lagos de Moreno (Jalisco, Mexique) dans lequel ils renouvellent une alliance de longue date et revendiquent leur histoire commune et leur origine en tant que soci\u00e9t\u00e9s indig\u00e8nes. Il s'agit d'un acte de r\u00e9sistance aux tentatives de les nier ou de les rendre invisibles dans un contexte de politiques d\u00e9favorables.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"abstract\">Mots cl\u00e9s : <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/fr\/tag\/pueblos-de-indios\/\" rel=\"tag\">Villages indiens<\/a>, <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/fr\/tag\/ritual\/\" rel=\"tag\">rituel<\/a>, <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/fr\/tag\/sociedades-originarias\/\" rel=\"tag\">soci\u00e9t\u00e9s originales<\/a>, <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/fr\/tag\/territorio\/\" rel=\"tag\">territoire<\/a><\/p>\n\n\n\n<p class=\"en-title\"><em><span class=\"small-caps\">festival des arches<\/span><\/em><span class=\"small-caps\">une alliance renouvel\u00e9e entre les peuples pr\u00e9hispaniques<\/span> <span class=\"small-caps\">les peuples autochtones \u00e0 lagos de moreno<\/span><\/p>\n\n\n\n<p class=\"en-text abstract\">Un rituel organis\u00e9 conjointement par trois peuples indig\u00e8nes pr\u00e9hispaniques \u00e0 Lagos de Moreno (Jalisco, Mexique) est le sujet de cet article, qui examine comment une ancienne alliance a \u00e9t\u00e9 renouvel\u00e9e pour r\u00e9cup\u00e9rer une histoire commune et une origine partag\u00e9e de ces soci\u00e9t\u00e9s indig\u00e8nes. Le rituel est ici un acte de r\u00e9sistance face aux politiques n\u00e9fastes de l'\u00c9tat et aux tentatives de nier l'existence de ces peuples ou de les effacer.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"en-text abstract\">Mots cl\u00e9s : peuples autochtones, territoire, rituel, soci\u00e9t\u00e9s aborig\u00e8nes, pillage.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Introduction<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"has-drop-cap abstract\">La Fiesta de los Arcos est une f\u00eate \u00e0 laquelle participent les trois anciens villages indiens situ\u00e9s au nord de la ville de Lagos de Moreno, dans la r\u00e9gion de Los Altos Norte de Jalisco. Elle est organis\u00e9e pour c\u00e9l\u00e9brer Notre-Dame de la Candelaria, la patronne de la ville de Buenavista, qui invite les villes de San Juan Bautista de la Laguna et Moya. Toutes trois revendiquent une origine indig\u00e8ne commune et la f\u00eate cherche \u00e0 revendiquer cette origine, leur identit\u00e9 et leur unit\u00e9. Beaucoup l'appellent la \"f\u00eate de la fraternit\u00e9\" et la consid\u00e8rent comme un \u00e9l\u00e9ment de la lutte pour la reconnaissance des peuples indig\u00e8nes et la d\u00e9fense de leurs droits, un mouvement dans lequel le r\u00f4le des femmes a \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s important (Facio, 2021 ; Guzm\u00e1n, 2024).<\/p>\n\n\n\n<p>Les autorit\u00e9s municipales et \u00e9tatiques ont adopt\u00e9 une position ambigu\u00eb \u00e0 l'\u00e9gard des revendications des peuples indig\u00e8nes. Bien qu'ils soient mentionn\u00e9s dans les brochures touristiques comme faisant partie des attractions locales, ils se sont vus refuser ces derni\u00e8res ann\u00e9es leur droit \u00e0 l'autorepr\u00e9sentation et \u00e0 la prise de d\u00e9cisions concernant leur territoire. Dans de tels cas, on dit que les peuples indig\u00e8nes n'existent plus, qu'ils se sont \"amestis\u00e9s\", qu'ils sont maintenant des colonies de la ville de Lagos de Moreno et que la municipalit\u00e9 a le pouvoir de prendre des d\u00e9cisions concernant leurs ressources. Cette position est tr\u00e8s commode lorsque des concessions ont \u00e9t\u00e9 accord\u00e9es \u00e0 des entreprises priv\u00e9es pour former un corridor industriel sur un espace occup\u00e9 par les peuples indig\u00e8nes depuis des si\u00e8cles. La surexploitation des ressources a entra\u00een\u00e9 des changements majeurs dans l'environnement, en \u00e9puisant l'eau de la lagune qui se trouve au c\u0153ur de leur habitat et qui a \u00e9t\u00e9 fondamentale pour r\u00e9pondre \u00e0 leurs besoins.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans cet article, j'\u00e9voquerai les origines de ces villages indiens, un \u00e9pisode historique dans lequel les informateurs ont situ\u00e9 les d\u00e9buts de la c\u00e9l\u00e9bration. Ensuite, je parlerai de la Fiesta de los Arcos en me basant sur les observations ethnographiques que j'ai r\u00e9alis\u00e9es entre 2023 et 2024, l'ann\u00e9e o\u00f9 j'ai pu assister \u00e0 cette c\u00e9l\u00e9bration.<a class=\"anota\" id=\"anota1\" data-footnote=\"1\">1<\/a> Enfin, je d\u00e9crirai bri\u00e8vement les probl\u00e8mes auxquels ils sont confront\u00e9s, leurs revendications et la mani\u00e8re dont la Fiesta de los Arcos devient un acte de r\u00e9sistance, mais aussi un renouvellement de l'alliance entre ceux qui se consid\u00e8rent comme les descendants des premiers habitants, face aux fr\u00e9quentes tentatives de les nier ou de les rendre invisibles.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Les trois villages indiens de Lagos de Moreno<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"abstract\">Lagos de Moreno et les villages indiens adjacents faisaient partie d'une r\u00e9gion connue sous le nom de Los Llanos. Peter Gerhard (1996 [1982] : 136) sugg\u00e8re qu'\u00e0 l'\u00e9poque du contact, cette r\u00e9gion \u00e9tait habit\u00e9e par des Chichim\u00e8ques, peut-\u00eatre par ceux qui \u00e9taient identifi\u00e9s comme des Guachichiles. Sous ces d\u00e9nominations, les Espagnols et leurs alli\u00e9s ont regroup\u00e9 une \u00e9norme diversit\u00e9 de soci\u00e9t\u00e9s qu'il est aujourd'hui difficile d'identifier par la langue ou l'appartenance ethnique, de sorte que nous ne pouvons pas rendre compte clairement du profil social des communaut\u00e9s qui composaient ces peuples, bien qu'il soit ind\u00e9niable qu'elles \u00e9taient am\u00e9rindiennes.<\/p>\n\n\n\n<p>Gerhard indique \u00e9galement que la r\u00e9gion est pass\u00e9e sous contr\u00f4le espagnol dans les ann\u00e9es 1530 et que le village de Santa Mar\u00eda de los Lagos, rebaptis\u00e9 plus tard Lagos de Moreno, a \u00e9t\u00e9 fond\u00e9 en 1563, \"comme point fortifi\u00e9 pour prot\u00e9ger le trafic vers et depuis Zacatecas contre les raids chichim\u00e8ques, ainsi que pour d\u00e9fendre la fronti\u00e8re n\u00e9o-galicienne contre les revendications de la Nouvelle-Espagne\" (Gerhard, 1996). Par la suite, entre 1605 et 1610, la d\u00e9limitation d\u00e9finitive de l'alcald\u00eda mayor de Lagos a \u00e9t\u00e9 fix\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Alonso de la Mota y Escobar rapporte que le village de Los Lagos a commenc\u00e9 \u00e0 \u00eatre peupl\u00e9 en 1561, \"pour la commodit\u00e9 de quelques Espagnols non qualifi\u00e9s et inconnus\" (1940 [1605] : 121), motiv\u00e9s par la grande fertilit\u00e9 de la terre et le d\u00e9sir d'\u00e9tablir un point de d\u00e9fense contre les \"braves Indiens\". La date d'origine du village de Santa Mar\u00eda fournie par Gerhard semble \u00eatre exacte, car elle a \u00e9t\u00e9 corrobor\u00e9e par la documentation pr\u00e9sent\u00e9e par Andr\u00e9s F\u00e1bregas (1986 : 83), ainsi que par la recherche d\u00e9taill\u00e9e effectu\u00e9e par Celina G. Becerra Jim\u00e9nez (2008 : 33, 69, 75, 313), qui rend compte des ordres de fondation et souligne qu'il s'agissait de l'un des meilleurs endroits de la g\u00e9ographie de l'Altiplano, avec de tr\u00e8s bonnes terres et de l'eau en abondance fournie par la confluence de deux rivi\u00e8res et d'une lagune. Il s'agissait sans aucun doute d'une zone propice aux vergers et \u00e0 l'\u00e9levage. La ville avait \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e dans un district aux fronti\u00e8res ambigu\u00ebs, reconnu comme le <em>Mairie de Pueblos Llanos<\/em>institu\u00e9 en 1549.<\/p>\n\n\n\n<p>Gerhard consid\u00e8re que le village de Santa Mar\u00eda de los Lagos \u00e9tait, \u00e0 l'origine, une congr\u00e9gation de pauvres bergers et agriculteurs qui devinrent prosp\u00e8res apr\u00e8s la paix avec les Chichimecas et dont la population se multiplia dans les ann\u00e9es qui suivirent (1996 [1982] : 139). Il pr\u00e9cise ensuite que San Juan de la Laguna est le premier village indien fond\u00e9 dans les environs vers 1570. La chronique de De la Mota y Escobar indique que, d\u00e8s la premi\u00e8re d\u00e9cennie du si\u00e8cle, San Juan de la Laguna est le premier village indien fond\u00e9 dans les environs vers 1570. <span class=\"small-caps\">xvii<\/span>Autour de la lagune, il y avait vingt colonies d'Indiens \"dont l'occupation est la p\u00eache, et il y a aussi une quantit\u00e9 d'herbe sur ses rives qu'ils appellent tule\" (1940 [1605] : 123). La production d'objets en tule a \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s importante pour ces populations, elle fait toujours partie de la tradition et est consid\u00e9r\u00e9e comme un \u00e9l\u00e9ment d'identit\u00e9. Il convient d'ajouter que le chroniqueur fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 l'excellente qualit\u00e9 des p\u00e2turages, qui a permis la cr\u00e9ation rapide d'\u00e9levages de b\u00e9tail. La cr\u00e9ation de la villa et des estancias a n\u00e9cessit\u00e9, comme dans d'autres endroits de la Nouvelle-Espagne, la concentration des Indiens dans des villages, et derri\u00e8re ce ph\u00e9nom\u00e8ne se cache l'avanc\u00e9e des Hispaniques sur les terres des Indiens.<\/p>\n\n\n\n<p>Celina Becerra (2008 : 115) affirme que l'ann\u00e9e 1606 peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme la date de la fondation de San Juan de la Laguna, lorsque l'oidor Juan Paz de Vallecillo - lors de sa visite - a r\u00e9pondu \u00e0 la demande de dotation en terres des indig\u00e8nes. Bien que le village exist\u00e2t d\u00e9j\u00e0 <em>de facto<\/em>n'avait pas ce caract\u00e8re et les avantages inh\u00e9rents. Becerra est parvenu \u00e0 cette conclusion apr\u00e8s avoir examin\u00e9 le compte rendu de la visite dudit oidor, publi\u00e9 par Jean-Pierre Berthe <em>et al<\/em>. avec la pal\u00e9ographie de Thomas Calvo, qui se lit comme suit :<\/p>\n\n\n\n<p class=\"verse\">\u00c9tant dans ladite ville, il s'est rendu trois fois, trois jours diff\u00e9rents, personnellement au village des Indiens de San Joan de la Laguna et les a visit\u00e9s et leur a donn\u00e9 des terres pour leur travail et leurs semailles, \u00e9tant donn\u00e9 qu'ils \u00e9taient \u00e0 c\u00f4t\u00e9 dudit village et adjacents \u00e0 celui-ci et qu'ils n'avaient rien \u00e0 semer ou \u00e0 cultiver, qu'il a apport\u00e9 avec sa convocation au p\u00e8re Alonso L\u00f3pez [de Espinar], eccl\u00e9siastique, et en sa pr\u00e9sence que depuis de nombreuses ann\u00e9es ils avaient \u00e9t\u00e9 abandonn\u00e9s et incultes par lui ou par les Indiens, \u00e0 qui il r\u00e9servait son droit soit pour elles, soit pour lui en donner d'autres qu'il pourrait demander ailleurs et sans pr\u00e9judice de son droit, ce dont les Indiens \u00e9taient tr\u00e8s contents et dans l'esprit de continuer cette population et de l'augmenter, qui se d\u00e9peuplait parce qu'ils n'avaient pas de terres pour leur agriculture et leur \u00e9levage et les terres n\u00e9cessaires pour ladite Villa de los Lagos et pour les \u00e9trangers et les passagers. <em>et al<\/em>., 2000: 81).<\/p>\n\n\n\n<p>Le fragment montre clairement que la dotation \u00e9tait plut\u00f4t un acte de restitution face \u00e0 une invasion qui avait sap\u00e9 leur capacit\u00e9 de subsistance. La restitution des terres a permis \u00e0 la ville d'augmenter sa population en 1669 (Becerra, 2008 : 116). Carlos G\u00f3mez Mata, chroniqueur de Lagos de Moreno, dans son livre <em>Lacs indiens<\/em>indique que le noyau primitif qui allait former la ville de San Juan de la Laguna existait d\u00e9j\u00e0 au d\u00e9but du si\u00e8cle. <span class=\"small-caps\">xvii<\/span> et qu'elle a re\u00e7u sa premi\u00e8re reconnaissance juridique en 1644 (2006 : 72).<a class=\"anota\" id=\"anota2\" data-footnote=\"2\">2<\/a> Il ajoute \u00e9galement qu'au fil des si\u00e8cles, les <span class=\"small-caps\">xvii<\/span> et <span class=\"small-caps\">xviii<\/span> ont \u00e9t\u00e9 consign\u00e9es dans divers documents qui sont aujourd'hui conserv\u00e9s dans les archives des actes publics de l'\u00c9tat de Jalisco. Ceux-ci confirment que les mesures ont \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9es en 1672, date qui correspond \u00e0 la fondation officielle de la ville de La Laguna, bien qu'elles aient d\u00e9j\u00e0 fait l'objet d'autres concessions et acquisitions ant\u00e9rieures de la part de leur confr\u00e9rie, reconnue en 1644 par le g\u00e9n\u00e9ral Crist\u00f3bal Torres. G\u00f3mez Mata estime que, par le biais de concessions et d'achats, la ville de San Juan a accumul\u00e9 plus de 2 000 hectares de terres en propri\u00e9t\u00e9 communale (G\u00f3mez Mata, 2012 : 72-73).<\/p>\n\n\n\n<p>Avec la cr\u00e9ation de cette ville, le principe de la s\u00e9paration r\u00e9sidentielle entre Indiens et Espagnols devient une r\u00e9alit\u00e9 et les conditions n\u00e9cessaires \u00e0 l'existence des deux r\u00e9publiques sont \u00e9tablies ; l'objectif \u00e9tait de promouvoir l'\u00e9vang\u00e9lisation et d'assurer la main-d'\u0153uvre de la zone urbaine, tout en int\u00e9grant les indig\u00e8nes dans l'\u00e9conomie hispanique. Il convient d'ajouter qu'en 1669, les indig\u00e8nes \u00e9taient majoritaires dans la r\u00e9gion et qu'en 1676, une nouvelle colonie indig\u00e8ne appel\u00e9e San Miguel de Buenavista, dont les fondateurs \u00e9taient originaires de La Laguna, a \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9e. Au cours des ann\u00e9es <span class=\"small-caps\">xviii<\/span>Au d\u00e9but du XXe si\u00e8cle, le m\u00e9tissage \u00e9tait notable et la population indig\u00e8ne se concentrait dans les villes de San Juan de la Laguna et Buenavista, bien que certains aient \u00e9galement \u00e9t\u00e9 recens\u00e9s dans les ranchs (Becerra, 2008 : 116-117, 121-126, 129).<\/p>\n\n\n\n<p>San Juan de la Laguna a \u00e9t\u00e9 la premi\u00e8re r\u00e9publique indienne \u00e0 proximit\u00e9 de la t\u00eate de Santa Mar\u00eda de los Lagos, qui a peut-\u00eatre attir\u00e9 de nombreux indig\u00e8nes de diff\u00e9rents groupes et langues, ce qui pourrait avoir provoqu\u00e9 la scission de certaines familles pour former Buenavista, selon l'hypoth\u00e8se de Becerra (2008 : 139). Ils ont \u00e9t\u00e9 reconnus comme ville autonome en 1691 sous le nom de San Miguel de Buenavista, malgr\u00e9 l'opposition des habitants de La Laguna. Ils entreprirent imm\u00e9diatement l'agrandissement et la reconstruction de leur \u00e9glise, ce qui leur assura l'autonomie et leur \u00e9vita d'\u00eatre soumis \u00e0 une autre ville.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 la m\u00eame \u00e9poque, un nouveau village a \u00e9t\u00e9 fond\u00e9 sur les terres adjacentes \u00e0 l'hacienda Santa Cruz de Moya et a \u00e9t\u00e9 baptis\u00e9 Limpia Concepci\u00f3n de Moya. Sa population pourrait \u00eatre compos\u00e9e d'Indiens travailleurs de la propri\u00e9t\u00e9 et d'Indiens sans terre des environs. Pour \u00eatre reconnus en tant que ville, ils avaient cr\u00e9\u00e9 une confr\u00e9rie d'invocation mariale et demand\u00e9 \u00e0 ce titre une caballer\u00eda de terres \u00e0 l'hacienda de Moya ; plus tard, en 1716, ils ont demand\u00e9 la concession de terres voisines qu'ils supposaient \u00eatre des realengas (Becerra, 2008 : 140-142). En ce qui concerne ces trois cas de fondation - La Laguna, Buenavista et Moya - Becerra consid\u00e8re qu'ils ne sont pas le produit de congr\u00e9gations forc\u00e9es au sens strict du terme, mais d'initiatives de la population indienne. Cependant, il convient de se demander si ces d\u00e9cisions n'\u00e9taient pas aussi une r\u00e9ponse d\u00e9fensive \u00e0 l'appropriation acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e de l'espace par les Cr\u00e9oles et les Espagnols, une initiative par laquelle les indig\u00e8nes tentaient de garantir la possession d'une partie de la terre pour leur subsistance. M\u00eame si de nombreux habitants du village n'\u00e9taient pas d'accord avec la reconnaissance de ces terres et se les disputaient, ils savaient tous que ces implantations leur permettraient de compter sur une main-d'\u0153uvre bon march\u00e9 dans les environs.<\/p>\n\n\n\n<p>Avant la fin du si\u00e8cle <span class=\"small-caps\">xviii<\/span>Chaque village indien poss\u00e9dait une cofrad\u00eda qui g\u00e9rait son propre b\u00e9tail pour l'entretien de ses temples et de ses activit\u00e9s religieuses. Elles \u00e9taient autonomes, mais n'\u00e9chappaient pas \u00e0 la surveillance \u00e9troite du cur\u00e9 sur les aum\u00f4nes et les biens de la cofrad\u00eda (voir Carbajal, 2023). Apparemment, celle de San Juan de la Laguna \u00e9tait la plus riche (Becerra, 2008 : 160). Au fil du temps, la croissance des troupeaux les a oblig\u00e9s \u00e0 acheter des terres pour les utiliser comme p\u00e2turages. De plus, la politique d'ouverture des p\u00e2turages exposait leurs terres \u00e0 l'occupation, ce qui entra\u00eenait une concurrence constante, dans laquelle les Indiens \u00e9taient perdants.<\/p>\n\n\n\n<p>Les travaux de Becerra (2008 : 393) indiquent que la croissance exponentielle de la population de La Laguna l'a contrainte \u00e0 s'\u00e9tendre, ce qui a conduit \u00e0 la scission et \u00e0 la fondation de Buenavista et de Moya. En principe, ces fondations ont \u00e9t\u00e9 per\u00e7ues favorablement par les habitants de la ville, mais leur croissance a g\u00e9n\u00e9r\u00e9 des conflits territoriaux pr\u00e9judiciables aux Indiens. L'exemple le plus significatif est sans doute la confrontation avec Jos\u00e9 Zerme\u00f1o de Anda au sujet de l'appropriation des terres royales. Dans un premier temps, ils les ont divis\u00e9es, mais le conflit a dur\u00e9 un demi-si\u00e8cle et ils ont fini par perdre une partie de leurs terres. C'est pourquoi, en 1757, le maire et les principaux de La Laguna demand\u00e8rent le bornage selon les limites \u00e9tablies dans leurs titres de propri\u00e9t\u00e9 datant de 1672. L'ann\u00e9e suivante, en 1758, ils intent\u00e8rent un proc\u00e8s \u00e0 Antonio Rinc\u00f3n Gallardo, aux Indiens de Buenavista et au conseil municipal pour faire reconna\u00eetre une demi-lieue par vent, mais le r\u00e9sultat ne fut pas celui escompt\u00e9. Ils n'ont pas obtenu les terres manquantes, mais ont plut\u00f4t perdu une partie des terres qu'ils poss\u00e9daient (Becerra, 2008 : 166).<\/p>\n\n\n\n<p>Parmi les villages indiens, San Juan de la Laguna avait la plus forte densit\u00e9 de population et de propri\u00e9t\u00e9, et ses terres \u00e9taient donc les plus convoit\u00e9es, bien qu'il n'ait pas \u00e9t\u00e9 le seul village de l'alcald\u00eda \u00e0 devoir utiliser une grande partie de ses forces et de ses ressources pour conserver les terres dont il avait besoin pour sa subsistance. Malheureusement, de nombreuses batailles semblent avoir \u00e9t\u00e9 perdues, mais la lutte continue. \u00c0 cet \u00e9gard, le commentaire de Becerra est tr\u00e8s significatif : \"Finalement, la R\u00e9publique indienne a pay\u00e9 le prix d'une situation qui a caract\u00e9ris\u00e9 la propri\u00e9t\u00e9 fonci\u00e8re dans toute la vice-royaut\u00e9 : la d\u00e9ficience et l'ambigu\u00eft\u00e9 des titres fonciers\" (Becerra, 2008 : 169).<\/p>\n\n\n\n<p>Dans la seconde moiti\u00e9 du si\u00e8cle <span class=\"small-caps\">xviii<\/span>La perte de territoire subie par La Laguna est tr\u00e8s importante et d\u00e9coule de l'ambigu\u00eft\u00e9 avec laquelle ses fronti\u00e8res ont \u00e9t\u00e9 \u00e9tablies, contrairement \u00e0 celles de ses voisins. La d\u00e9possession \u00e9tait \u00e9vidente et, \u00e9tant donn\u00e9 que la ville \u00e9tait entour\u00e9e d'autres propri\u00e9t\u00e9s, il n'y avait pas de terrain pour les d\u00e9dommager, de sorte que le commissaire a sugg\u00e9r\u00e9 que ce soit les voisins qui leur restituent au moins une partie de leurs terres. Cependant, cette proc\u00e9dure n'a pas atteint ses objectifs et n'a pas non plus emp\u00each\u00e9 les colons voisins de continuer \u00e0 p\u00e9n\u00e9trer sur les terres de la ville et \u00e0 s'en emparer, comme le prouvent les documents d'archives disponibles.<a class=\"anota\" id=\"anota3\" data-footnote=\"3\">3<\/a> Cette d\u00e9possession s'est poursuivie jusqu'\u00e0 aujourd'hui. Carlos G\u00f3mez dit :<\/p>\n\n\n\n<p class=\"verse\">Depuis la reconnaissance de sa base juridique au 20\u00e8me si\u00e8cle, il a \u00e9t\u00e9 <span class=\"small-caps\">xvii<\/span>jusqu'aux si\u00e8cles suivants <span class=\"small-caps\">xviii, xix<\/span> et <span class=\"small-caps\">xx<\/span>Les dirigeants de cette collectivit\u00e9 se sont distingu\u00e9s par leur pugnacit\u00e9 soutenue dans d'innombrables proc\u00e8s et proc\u00e9dures judiciaires, d'abord devant les tribunaux coloniaux de Nueva Galicia, puis devant les tribunaux de l'\u00c9tat de Jalisco et m\u00eame devant les tribunaux nationaux. Ce noyau \u00e9tait en d\u00e9saccord depuis longtemps parce qu'il n'\u00e9tait pas enti\u00e8rement dot\u00e9 des terres \u00e9tablies dans les ordonnances royales pour les villages indiens (G\u00f3mez, 2006 : 74).<\/p>\n\n\n\n<p>Il convient de souligner qu'apr\u00e8s des si\u00e8cles de d\u00e9possession historique, les habitants continuent de revendiquer les terres reconnues \u00e0 l'\u00e9poque vice-royale, car elles repr\u00e9sentent un principe d'unit\u00e9 entre les dix quartiers qui composent la ville. Bien qu'ils sachent qu'il n'est pas possible de les r\u00e9cup\u00e9rer dans leur int\u00e9gralit\u00e9, ils sont convaincus de l'importance de ces terres pour leur identit\u00e9, leur histoire et leur culture, et r\u00e9clament la conservation des ressources naturelles qui sont aujourd'hui en voie d'\u00e9puisement, car l'espace qu'ils ont habit\u00e9 pendant des g\u00e9n\u00e9rations est devenu plus aride et d\u00e9pourvu de v\u00e9g\u00e9tation.<\/p>\n\n\n\n<p>Les personnes interrog\u00e9es soulignent qu'au cours des si\u00e8cles de l'histoire de la <span class=\"small-caps\">xx<\/span> et <span class=\"small-caps\">xxi<\/span>Le processus de d\u00e9possession \u00e9tait li\u00e9 au refus du d\u00e9partement agraire de reconna\u00eetre le territoire vice-royal et \u00e0 la cr\u00e9ation ult\u00e9rieure d'un ejido et d'une communaut\u00e9 qui ne r\u00e9gularisaient qu'une petite partie des terres d'origine, ce qui a divis\u00e9 la population et g\u00e9n\u00e9r\u00e9 des affrontements internes. Aujourd'hui, les deux unit\u00e9s agraires ont \u00e9t\u00e9 converties en petites exploitations. Ils rappellent \u00e9galement qu'un certain nombre de militaires se sont install\u00e9s sur les terres du village au cours de la seconde moiti\u00e9 du si\u00e8cle dernier. La m\u00eame p\u00e9riode a vu l'introduction de l'industrie, qui s'est install\u00e9e sur les terres de San Juan avec l'autorisation des autorit\u00e9s municipales. Cette \u00e9tape a dur\u00e9 jusqu'\u00e0 aujourd'hui et se caract\u00e9rise par la prolif\u00e9ration d'usines et de moulins \u00e0 sucre sur l'ensemble du territoire, en particulier \u00e0 proximit\u00e9 du Libramiento Norte, l'actuel corridor industriel. Enfin, une troisi\u00e8me \u00e9tape, toujours en cours, a consist\u00e9 en la construction de lotissements priv\u00e9s et de logements sociaux. Ainsi, l'espace a \u00e9t\u00e9 occup\u00e9 par des agents ext\u00e9rieurs et une population venue de l'ext\u00e9rieur a \u00e9t\u00e9 introduite, rendant invisibles, ou du moins minimisant, les personnes d'origine. Cependant, ces familles qui s'identifient comme indig\u00e8nes partagent une s\u00e9rie de pratiques traditionnelles qui se sont renforc\u00e9es ces derni\u00e8res ann\u00e9es gr\u00e2ce au dialogue entre les jeunes leaders - souvent des femmes - et les anciens.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">L'invitation et la veill\u00e9e des arches<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"abstract\">Pour les villages indiens de Lagos de Moreno, la premi\u00e8re activit\u00e9 de l'ann\u00e9e est la Convite a la Fiesta de Los Arcos. Ainsi, le 1er janvier, un comit\u00e9 de Buenavista d\u00e9file dans les villages voisins, accompagn\u00e9 par la musique des fl\u00fbtes de roseau (\u00e0 six trous) et des tambours. Ils visitent les maisons des personnes de chaque quartier qui seront charg\u00e9es de monter l'arche avec laquelle ils se rendront en p\u00e8lerinage au temple de Candelaria. Ils les invitent \u00e0 y participer en leur offrant du tabac et des boissons distill\u00e9es, la tequila et le mezcal \u00e9tant les plus courants. Ce comit\u00e9, actuellement compos\u00e9 d'une vingtaine d'anciens et de connaisseurs de la tradition, est \u00e9galement charg\u00e9 d'acheter le pulque qui sera offert aux p\u00e8lerins le 24 janvier. Ils insistent pour couvrir le co\u00fbt de cette boisson avec leur propre argent, ce qui repr\u00e9sente une d\u00e9pense qui n'est pas toujours reconnue par leurs voisins. En outre, ils sont responsables de la collecte de fonds pour la f\u00eate du m\u00eame jour et du 2 f\u00e9vrier. L'argent r\u00e9colt\u00e9 est principalement consacr\u00e9 \u00e0 la musique et aux feux d'artifice.<a class=\"anota\" id=\"anota4\" data-footnote=\"4\">4<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>Le comit\u00e9 de convocation se d\u00e9place \u00e0 pied et visite d'abord Torrecillas, un quartier qui appartient \u00e0 Buenavista, mais qui construit \u00e9galement son arche pour le p\u00e8lerinage. Il se rend ensuite \u00e0 Rancho de la Virgen, El Lindero, Ladera Grande, El Callej\u00f3n, Ladera Chica, Moya, La Isla, El Baj\u00edo et, enfin, La Orilla del Agua. Tous ces quartiers, \u00e0 l'exception de Moya - qui est un village ind\u00e9pendant - et d'El Callej\u00f3n, sont des quartiers de San Juan Bautista de la Laguna. San Juan compte dix barrios, donc en plus de ceux mentionn\u00e9s ci-dessus, il y en a trois autres : T\u00fatano, Jaguey et La Placita. T\u00fatano et Jaguey n'ont pas l'habitude de faire des arcs, bien qu'ils participent \u00e0 la f\u00eate. Certains disent que c'est peut-\u00eatre \u00e0 cause de la distance ou parce qu'ils sont peu nombreux, mais il ne fait aucun doute qu'ils revendiquent leur appartenance \u00e0 la ville de San Juan. D'autres affirment qu'autrefois, ces quartiers faisaient partie du Rancho de la Virgen, raison pour laquelle ils sont encore repr\u00e9sent\u00e9s dans l'arc ici.<\/p>\n\n\n\n<p>La Placita, La Adelita ou El Pueblito est l'ancien centre du village indien de San Juan. C'est pourquoi elle n'est pas consid\u00e9r\u00e9e comme un quartier, mais plut\u00f4t comme le c\u0153ur du village, qui repr\u00e9sente tous les quartiers. C'est ici que se trouve l'\u00e9glise principale, devenue \u00e9glise paroissiale en 2005. On n'y construit g\u00e9n\u00e9ralement pas d'arche non plus, mais on y participe aux c\u00e9l\u00e9brations. El Callej\u00f3n - famili\u00e8rement appel\u00e9 El Calle - est un fragment de la rue Lucas Nolasco dans le quartier de Ladera Grande, mais il d\u00e9signe surtout un groupe de voisins qui y habitent et qui, ces derni\u00e8res ann\u00e9es, ont revendiqu\u00e9 leur ind\u00e9pendance pour construire leur propre arche et participer \u00e0 la f\u00eate de mani\u00e8re autonome. La r\u00e9partition des quartiers de San Juan Bautista de la Laguna est pr\u00e9sent\u00e9e dans la figure 1.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"image-slider\">\n                <div class=\"frame\">\n                    <div class=\"picture\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageGallery\">\n                        <figure itemprop=\"associatedMedia\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageObject\" class=\"slider-element\">\n                              <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/1_pueblos_y_barrios-scaled.jpg\" itemprop=\"contentUrl\" data-size=\"5064x3913\" data-index=\"0\" data-caption=\"Imagen 1: San Juan Bautista de la Laguna y sus barrios. Fuente: Elaboraci\u00f3n propia a partir de cartograf\u00edas etnoterritoriales del IIEG, ESRI, 2022. Edici\u00f3n: Jorge Alberto Cruz Barbosa.\" >\n                                <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/1_pueblos_y_barrios-scaled.jpg\" itemprop=\"thumbnail\">\n                                <i class=\"fa fa-expand expand\" aria-hidden=\"true\"><\/i>\n                            <\/a>\n                            <\/figure>                    <\/div>    \n                <\/div>\n                    <div class=\"caption\">Image 1 : San Juan Bautista de la Laguna et ses quartiers. Source : \u00c9laboration propre bas\u00e9e sur les cartographies ethno-territoriales de l'IIEG, ESRI, 2022. R\u00e9daction : Jorge Alberto Cruz Barbosa.<\/div><div class=\"image-analysis\"><\/div>                <div class=\"bullets\"><\/div>\n            <\/div>\n\n\n\n<p>Le village de Moya a \u00e9galement commenc\u00e9 \u00e0 construire son arche r\u00e9cemment et a rejoint la revendication d'unit\u00e9 et d'origine commune en 2013. En 2024, ils ont c\u00e9l\u00e9br\u00e9 leur douzi\u00e8me participation. Comme d'habitude, ils ont construit un grand arc bleu et blanc en l'honneur de l'Immacul\u00e9e Conception, patronne du village. C'est Alfredo Santos Mart\u00ednez qui a pris l'initiative de construire une arche. Lui-m\u00eame assure que le village a toujours \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent \u00e0 cette f\u00eate et rappelle que la famille Santos vend du pain dans le cadre de la c\u00e9l\u00e9bration depuis plus de trente ans. Il souligne \u00e9galement que, d\u00e8s son plus jeune \u00e2ge, il a ressenti le besoin de construire une arche et que, devenu adulte, il en a parl\u00e9 \u00e0 Mme Estela Valadez, une voisine de Buenavista. Elle en a discut\u00e9 avec les membres de la Commission du Convoi et l'a mis en contact avec Don Adolfo Rocha et Don Jos\u00e9 de Jes\u00fas Rocha, qui fait partie de ce groupe depuis 1985. Alfredo avait l'intention de consolider l'union de Moya avec les deux autres anciens villages indiens et y est parvenu ; en janvier 2013, la commission leur a rendu visite pour la premi\u00e8re fois afin de les inviter au p\u00e8lerinage.<a class=\"anota\" id=\"anota5\" data-footnote=\"5\">5<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>Au d\u00e9but, il s'agissait d'une famille \u00e9largie et d'autres familles amies qui ont particip\u00e9, mais l'ann\u00e9e suivante, d'autres se sont joints \u00e0 eux et ont propos\u00e9 de construire un deuxi\u00e8me arc, d\u00e9di\u00e9 au Seigneur de l'Assomption, \u00e9galement patron de la ville. Il a \u00e9t\u00e9 convenu que l'arc de l'Immacul\u00e9e Conception resterait toujours la propri\u00e9t\u00e9 de la famille Santos, en souvenir du fait qu'elle a \u00e9t\u00e9 la premi\u00e8re \u00e0 recevoir l'invitation, bien que d'autres familles l'aident.<a class=\"anota\" id=\"anota6\" data-footnote=\"6\">6<\/a> L'arc du Seigneur de l'Assomption changeait de mains chaque ann\u00e9e et portait les couleurs blanche et rouge.<a class=\"anota\" id=\"anota7\" data-footnote=\"7\">7<\/a> Par la suite, ils ont d\u00e9cid\u00e9 de r\u00e9aliser une petite arche pour les enfants, qui porte les couleurs qu'ils ont attribu\u00e9es aux trois villages : le jaune de Buenavista, le bleu de La Laguna et le vert de Moya.<a class=\"anota\" id=\"anota8\" data-footnote=\"8\">8<\/a> L'arc le plus grand, celui de l'Immacul\u00e9e Conception, est port\u00e9 par les hommes, celui correspondant au Seigneur de l'Assomption est plus l\u00e9ger et est port\u00e9 par les femmes. Le plus petit des trois est port\u00e9 par les enfants.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"image-slider\">\n                <div class=\"frame\">\n                    <div class=\"picture\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageGallery\">\n                        <figure itemprop=\"associatedMedia\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageObject\" class=\"slider-element\">\n                              <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/img_4306-scaled.jpg\" itemprop=\"contentUrl\" data-size=\"2799x3732\" data-index=\"0\" data-caption=\"Im\u00e1genes 2: Los arcos de Moya en proceso de elaboraci\u00f3n.\" >\n                                <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/img_4306-scaled.jpg\" itemprop=\"thumbnail\">\n                                <i class=\"fa fa-expand expand\" aria-hidden=\"true\"><\/i>\n                            <\/a>\n                            <\/figure><figure itemprop=\"associatedMedia\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageObject\" class=\"slider-element\">\n                              <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/2_4289-scaled.jpg\" itemprop=\"contentUrl\" data-size=\"2559x3413\" data-index=\"0\" data-caption=\"Im\u00e1genes 2: Los arcos de Moya en proceso de elaboraci\u00f3n.\" >\n                                <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/2_4289-scaled.jpg\" itemprop=\"thumbnail\">\n                                <i class=\"fa fa-expand expand\" aria-hidden=\"true\"><\/i>\n                            <\/a>\n                            <\/figure><figure itemprop=\"associatedMedia\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageObject\" class=\"slider-element\">\n                              <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/3_4291-scaled.jpg\" itemprop=\"contentUrl\" data-size=\"2456x3274\" data-index=\"0\" data-caption=\"Im\u00e1genes 2: Los arcos de Moya en proceso de elaboraci\u00f3n.\" >\n                                <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/3_4291-scaled.jpg\" itemprop=\"thumbnail\">\n                                <i class=\"fa fa-expand expand\" aria-hidden=\"true\"><\/i>\n                            <\/a>\n                            <\/figure>                    <\/div>    \n                <\/div>\n                    <div class=\"caption\">Image 2 : Les arcs de Moya en cours de r\u00e9alisation.<\/div><div class=\"image-analysis\"><\/div><div class=\"caption\">Image 2 : Les arcs de Moya en cours de r\u00e9alisation.<\/div><div class=\"image-analysis\"><\/div><div class=\"caption\">Image 2 : Les arcs de Moya en cours de r\u00e9alisation.<\/div><div class=\"image-analysis\"><\/div>                <div class=\"bullets\"><\/div>\n            <\/div>\n\n\n\n<p>Le cas de Moya est un bon exemple des sch\u00e9mas qui r\u00e9gissent la distribution des offices en g\u00e9n\u00e9ral et de la mani\u00e8re dont chaque groupe g\u00e9n\u00e8re un discours iconographique dans la construction de ses arcs en reproduisant une mystique particuli\u00e8re. Parfois, ces responsabilit\u00e9s restent dans une seule famille, parfois elles tournent dans le village ou le quartier. Les deux organisations sont possibles et sont combin\u00e9es dans le m\u00eame collectif. En outre, ils ont souvent une autre fa\u00e7on d'initier les enfants et les jeunes \u00e0 ces pratiques, ce qui est tr\u00e8s fructueux. Il convient de mentionner que, dans certaines \u00e9coles, les enseignants organisent la fabrication par les enfants de leurs propres arcs.<\/p>\n\n\n\n<p>L'origine de la f\u00eate remonte \u00e0 la fondation de Buenavista. Pour devenir une ville, il \u00e9tait n\u00e9cessaire de construire un temple au pr\u00e9alable, car c'\u00e9tait la base pour mesurer la terre en tant que ville ou propri\u00e9t\u00e9 l\u00e9gale \u00e0 l'\u00e9poque vice-royale (voir Castro Guti\u00e9rrez, 2016). On raconte que lorsque la Vierge de Candelaria est arriv\u00e9e pour la premi\u00e8re fois, tous les habitants de la ville de San Juan se sont rassembl\u00e9s pour l'escorter et la conduire \u00e0 sa nouvelle r\u00e9sidence dans le temple de Buenavista. Certains situent l'arriv\u00e9e de la vierge en 1692.<a class=\"anota\" id=\"anota9\" data-footnote=\"9\">9<\/a> D'autres affirment que les habitants de Buenavista \u00e9taient des travailleurs d'une hacienda de San Miguel, o\u00f9 ils avaient form\u00e9 une confr\u00e9rie dans les ann\u00e9es 1650 pour s'occuper de la vierge de cette unit\u00e9 de production. Plus tard, ils d\u00e9cid\u00e8rent de fonder un village et le propri\u00e9taire de l'hacienda leur fit cadeau de l'image.<a class=\"anota\" id=\"anota10\" data-footnote=\"10\">10<\/a> Les deux versions s'accordent sur le fait que le p\u00e8lerinage comm\u00e9more l'arriv\u00e9e du saint patron dans la ville, qu'\u00e0 l'arriv\u00e9e ils ont re\u00e7u du pulque en cadeau, et qu'ils ont oubli\u00e9 leurs diff\u00e9rends n\u00e9s de la scission et ont d\u00e9cid\u00e9 de r\u00e9p\u00e9ter ce p\u00e8lerinage chaque ann\u00e9e. Il convient ici de reproduire quelques mots de don Jes\u00fas Rocha :<\/p>\n\n\n\n<p class=\"verse\">Selon nos croyances, c'est ce que la Sainte Vierge a demand\u00e9 lorsqu'elle est arriv\u00e9e ici, dans la communaut\u00e9 du village de San Miguel Buenavista. C'est ce que celui qui l'a amen\u00e9e a expliqu\u00e9 aux anc\u00eatres. Il leur a dit qu'elle voulait \u00eatre re\u00e7ue avec des arcs, avec une fanfare, avec des danses,<a class=\"anota\" id=\"anota11\" data-footnote=\"11\">11<\/a> de la musique et beaucoup de monde. C'est alors que l'invitation a \u00e9t\u00e9 faite \u00e0 tous les quartiers, pour qu'il y ait du monde. Maintenant, sans vous mentir, vous verrez et vous vous rendrez compte demain qu'environ deux mille personnes viennent en p\u00e8lerinage, ce qui fait que le p\u00e8lerinage fait environ cinq cents m\u00e8tres de long [calcule la longueur du contingent] (Buenavista, 23 janvier 2024).<\/p>\n\n\n\n<p>Une troisi\u00e8me version de l'origine de la f\u00eate indique qu'un Indien du village de Moya avait l'habitude de demander l'aum\u00f4ne en portant une image de p\u00e8lerinage de la Vierge de Candelaria, en demandant de l'argent pour la construction du village et pour c\u00e9l\u00e9brer la f\u00eate de la Vierge de Candelaria. Cela se produisit \u00e0 partir de 1708, lorsque l'\u00e9v\u00eaque de Nueva Galicia, Nicol\u00e1s Carlos G\u00f3mez de Cervantes, les autorisa \u00e0 former une confr\u00e9rie. Ainsi, la Fiesta de los Arcos repr\u00e9senterait le retour du commissaire de la confr\u00e9rie pour collecter des fonds (G\u00f3mez Alonzo, n.d.).<\/p>\n\n\n\n<p>Comme je l'ai d\u00e9j\u00e0 mentionn\u00e9, le Comit\u00e9 du Convoi offre aux archers des cigares et des distillats. Autrefois, ils leur donnaient le tabac qu'ils cultivaient ou r\u00e9coltaient et qu'ils enveloppaient dans une feuille de ma\u00efs. Ils se souviennent que ce tabac \u00e9tait \"pri\u00e9\", que des pri\u00e8res \u00e9taient prononc\u00e9es pour qu'il remplisse efficacement sa fonction et qu'il contribue \u00e0 l'alliance entre les peuples. En retour, les responsables des arches re\u00e7oivent le comit\u00e9 avec de la nourriture et des boissons, se laissent divertir un instant et poursuivent leur chemin.<\/p>\n\n\n\n<p>Les activit\u00e9s reprennent le 23 janvier, lorsque les quartiers et les villages appellent leurs membres \u00e0 se rassembler, \u00e0 s'habiller et \u00e0 surveiller les arches. Certains convoquent les gens \u00e0 midi, mais la plupart se r\u00e9unissent le soir. Les gens se rendent au point de rencontre, qui est le domicile du responsable de l'arche, avec des draps, des couvertures, des tissus et des b\u00e2ches qui serviront \u00e0 habiller l'arche. Un secr\u00e9taire ou une secr\u00e9taire fera l'inventaire des v\u00eatements apport\u00e9s par chacun, afin de les restituer \u00e0 la fin de la c\u00e9l\u00e9bration. Les hommes se chargeront de fa\u00e7onner les structures des arcs pour pouvoir ensuite, avec l'aide des femmes, les habiller et les d\u00e9corer.<\/p>\n\n\n\n<p>La structure des arcs est bas\u00e9e sur une poutre avec deux fourches qui leur permettent de reposer sur le sol comme des jambes. Elles forment un cadre rectangulaire sur lequel on fixe une toile, un canevas, une nappe ou un \u00e9dredon avec une image religieuse ou repr\u00e9sentative du collectif qui construit l'artefact. Aux angles sup\u00e9rieurs du rectangle, ils fixent trois b\u00e2tons courbes formant des arcs concentriques. Les branches du m\u00fbrier sont souvent utilis\u00e9es pour leur souplesse. Du centre de la base au sommet des arcs, ils attachent une fine tige ou un long roseau qui se termine en forme de croix au point le plus haut. \u00c0 l'endroit o\u00f9 la tige converge avec le poteau sup\u00e9rieur de la charpente, six roseaux rayonnent au-dessus des arcs, trois du c\u00f4t\u00e9 droit de la croix et trois du c\u00f4t\u00e9 oppos\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"image-slider\">\n                <div class=\"frame\">\n                    <div class=\"picture\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageGallery\">\n                        <figure itemprop=\"associatedMedia\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageObject\" class=\"slider-element\">\n                              <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/img_4260-scaled.jpg\" itemprop=\"contentUrl\" data-size=\"4032x3024\" data-index=\"0\" data-caption=\"Im\u00e1genes 3: Armando la estructura del arco.\" >\n                                <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/img_4260-scaled.jpg\" itemprop=\"thumbnail\">\n                                <i class=\"fa fa-expand expand\" aria-hidden=\"true\"><\/i>\n                            <\/a>\n                            <\/figure><figure itemprop=\"associatedMedia\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageObject\" class=\"slider-element\">\n                              <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/2_4272-scaled.jpg\" itemprop=\"contentUrl\" data-size=\"3668x2751\" data-index=\"0\" data-caption=\"Im\u00e1genes 3: Armando la estructura del arco.\" >\n                                <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/2_4272-scaled.jpg\" itemprop=\"thumbnail\">\n                                <i class=\"fa fa-expand expand\" aria-hidden=\"true\"><\/i>\n                            <\/a>\n                            <\/figure><figure itemprop=\"associatedMedia\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageObject\" class=\"slider-element\">\n                              <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/img_8514-scaled.jpg\" itemprop=\"contentUrl\" data-size=\"5208x3476\" data-index=\"0\" data-caption=\"Im\u00e1genes 3: Armando la estructura del arco.\" >\n                                <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/img_8514-scaled.jpg\" itemprop=\"thumbnail\">\n                                <i class=\"fa fa-expand expand\" aria-hidden=\"true\"><\/i>\n                            <\/a>\n                            <\/figure>                    <\/div>    \n                <\/div>\n                    <div class=\"caption\">Image 3 : Assemblage de la structure de l'arche.<\/div><div class=\"image-analysis\"><\/div><div class=\"caption\">Image 3 : Assemblage de la structure de l'arche.<\/div><div class=\"image-analysis\"><\/div><div class=\"caption\">Image 3 : Assemblage de la structure de l'arche.<\/div><div class=\"image-analysis\"><\/div>                <div class=\"bullets\"><\/div>\n            <\/div>\n\n\n\n<p>Une fois la structure pr\u00eate, ils proc\u00e8dent \u00e0 \"l'habillage de l'arche\". Il s'agit d'enrouler et de nouer des tissus sur le bois et les roseaux, afin d'\u00e9viter qu'ils ne soient expos\u00e9s. Presque tout est mis en place en l'attachant avec des ixtle ou des cordes de diff\u00e9rents types. Au centre de la plus grande arche, on place un petit parapluie form\u00e9 d'un demi-cercle de b\u00e2tons ou d'autres mat\u00e9riaux, qui servira \u00e0 prot\u00e9ger le petit tableau de la Vierge de Candelaria que chacun doit porter. Des oranges, des cloches de vaches ou des clochettes et des fleurs sont attach\u00e9es \u00e0 la structure recouverte de tissu. Comme je l'ai d\u00e9j\u00e0 mentionn\u00e9, une image identifiant le groupe qui a construit l'arche est plac\u00e9e sur le cadre. Les roseaux qui partent du sommet de l'arche sont orn\u00e9s de banni\u00e8res ou de drapeaux \u00e0 leurs extr\u00e9mit\u00e9s. Il existe plusieurs interpr\u00e9tations de ces drapeaux. Certains disent qu'il y a six drapeaux parce que chacun d'entre eux correspond aux quartiers de San Juan qui ont particip\u00e9 au p\u00e8lerinage depuis le d\u00e9but.<a class=\"anota\" id=\"anota12\" data-footnote=\"12\">12<\/a><\/p>\n\n\n\n<div class=\"image-slider\">\n                <div class=\"frame\">\n                    <div class=\"picture\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageGallery\">\n                        <figure itemprop=\"associatedMedia\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageObject\" class=\"slider-element\">\n                              <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/img_8513-scaled.jpg\" itemprop=\"contentUrl\" data-size=\"4788x3192\" data-index=\"0\" data-caption=\"Im\u00e1genes 4: Vistiendo al arco.\" >\n                                <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/img_8513-scaled.jpg\" itemprop=\"thumbnail\">\n                                <i class=\"fa fa-expand expand\" aria-hidden=\"true\"><\/i>\n                            <\/a>\n                            <\/figure><figure itemprop=\"associatedMedia\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageObject\" class=\"slider-element\">\n                              <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/2_4280-scaled.jpg\" itemprop=\"contentUrl\" data-size=\"3724x2793\" data-index=\"0\" data-caption=\"Im\u00e1genes 4: Vistiendo al arco.\" >\n                                <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/2_4280-scaled.jpg\" itemprop=\"thumbnail\">\n                                <i class=\"fa fa-expand expand\" aria-hidden=\"true\"><\/i>\n                            <\/a>\n                            <\/figure><figure itemprop=\"associatedMedia\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageObject\" class=\"slider-element\">\n                              <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/3_4285-scaled.jpg\" itemprop=\"contentUrl\" data-size=\"4032x3024\" data-index=\"0\" data-caption=\"Im\u00e1genes 4: Vistiendo al arco.\" >\n                                <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/3_4285-scaled.jpg\" itemprop=\"thumbnail\">\n                                <i class=\"fa fa-expand expand\" aria-hidden=\"true\"><\/i>\n                            <\/a>\n                            <\/figure><figure itemprop=\"associatedMedia\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageObject\" class=\"slider-element\">\n                              <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/4_4293-scaled.jpg\" itemprop=\"contentUrl\" data-size=\"4032x3024\" data-index=\"0\" data-caption=\"Im\u00e1genes 4: Vistiendo al arco.\" >\n                                <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/4_4293-scaled.jpg\" itemprop=\"thumbnail\">\n                                <i class=\"fa fa-expand expand\" aria-hidden=\"true\"><\/i>\n                            <\/a>\n                            <\/figure>                    <\/div>    \n                <\/div>\n                    <div class=\"caption\">Image 4 : Habillage de l'arc.<\/div><div class=\"image-analysis\"><\/div><div class=\"caption\">Image 4 : Habillage de l'arc.<\/div><div class=\"image-analysis\"><\/div><div class=\"caption\">Image 4 : Habillage de l'arc.<\/div><div class=\"image-analysis\"><\/div><div class=\"caption\">Image 4 : Habillage de l'arc.<\/div><div class=\"image-analysis\"><\/div>                <div class=\"bullets\"><\/div>\n            <\/div>\n\n\n\n<p>D'autres disent que les six drapeaux et la croix centrale repr\u00e9sentent \" les sept douleurs de la vierge \" (G\u00f3mez Alonzo, n.d. : 11). Enfin, d'un c\u00f4t\u00e9 des fourches, \u00e0 l'int\u00e9rieur de la structure, on place horizontalement deux traverses parall\u00e8les qui serviront \u00e0 former les plates-formes avec lesquelles l'arc sera port\u00e9 sur les \u00e9paules. Il convient de mentionner que certaines pi\u00e8ces en bois ou en roseau sont parfois remplac\u00e9es par des pi\u00e8ces en m\u00e9tal, plus stables et plus durables, mais la forme de l'arc reste inchang\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>La construction de l'arche occupe les gens jusque tard dans la nuit. Pendant que les hommes travaillent sur la structure, les femmes s'affairent \u00e0 pr\u00e9parer la nourriture pour tous ceux qui viennent les aider. Des cuisini\u00e8res avec des casseroles de plats festifs invitent les curieux avec leurs fum\u00e9es. \u00c0 El Lindero, elles pr\u00e9parent du pozole, \u00e0 Buenavista, de la birria et \u00e0 La Orilla del Agua, des tamales. Partout, ils offrent des boissons chaudes (th\u00e9 \u00e0 la cannelle, punch ou caf\u00e9) et la musique de fond encourage les gens. Parfois, ils partagent quelques verres d'alcools distill\u00e9s. Cette congr\u00e9gation pr\u00e9c\u00e9dente de travail collaboratif et de pr\u00e9ambule festif est connue sous le nom de \"velar el arco\" (surveiller l'arc). Le matin, en remerciement de l'aide apport\u00e9e, le propri\u00e9taire responsable de l'arche et les familles qui l'assistent offrent le petit-d\u00e9jeuner \u00e0 toutes les personnes pr\u00e9sentes. Ils servent traditionnellement du menudo, bien qu'ils ne soient pas ferm\u00e9s \u00e0 toute innovation. Apr\u00e8s avoir partag\u00e9 le repas, ils se pr\u00e9parent \u00e0 se rendre au point de d\u00e9part du p\u00e8lerinage.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Le p\u00e8lerinage des arches<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"abstract\">Le point de rencontre se trouve \u00e0 Cuesta Blanca, une colonie situ\u00e9e \u00e0 proximit\u00e9 de l'ancienne porte de la ville de Santa Mar\u00eda de Los Lagos, l\u00e0 o\u00f9 se terminait le territoire de Santa Mar\u00eda de Los Lagos et o\u00f9 commen\u00e7ait celui de San Juan Bautista de la Laguna. Certains appellent cet endroit \"La Puerta Blanca\" (la porte blanche). C'est l\u00e0 que se termine le Camino Real de Tierra Adentro, une route consid\u00e9r\u00e9e comme un patrimoine culturel mondial par l'UNESCO. <span class=\"small-caps\">unesco<\/span>- a \u00e9t\u00e9 tronqu\u00e9e par la rue Democracia,<a class=\"anota\" id=\"anota13\" data-footnote=\"13\">13<\/a> ainsi qu'\u00e0 travers le centre historique de Lagos de Moreno. Les gens disent qu'autrefois, le voyage commen\u00e7ait de l'autre c\u00f4t\u00e9 de la rue Democracia, o\u00f9 se trouvait \u00e0 l'origine la porte, mais qu'il s'est peu \u00e0 peu d\u00e9plac\u00e9 vers le nord. D'abord vers l'h\u00f4tel Cuesta Real, puis vers le temple de la Sagrada Familia, r\u00e9cemment construit.<\/p>\n\n\n\n<p>Le Camino Real est un chemin de terre, pav\u00e9 par fragments, que la mairie a baptis\u00e9 rue Presidentes et qui se dirige vers le nord-ouest, marquant la division des quartiers de La Ladera Grande et de La Ladera Chica, o\u00f9 il a re\u00e7u le nom de rue Chichimecas. Elle traverse ensuite la voie ferr\u00e9e et le Libramiento Norte qui m\u00e8ne \u00e0 San Luis Potos\u00ed et, \u00e0 partir de l\u00e0, elle reprend son ancien titre en pr\u00e9cisant sa prochaine destination : Camino Real de Zacatecas. De l\u00e0, il continue dans la m\u00eame direction en tra\u00e7ant une ligne droite qui longe le c\u00f4t\u00e9 ouest de ce qui \u00e9tait autrefois la lagune qui a donn\u00e9 son nom \u00e0 San Juan Bautista et qui m\u00e8ne \u00e0 la ville de Buenavista,<a class=\"anota\" id=\"anota14\" data-footnote=\"14\">14<\/a> destination de tous les p\u00e8lerins qui se sont rassembl\u00e9s \u00e0 l'autre bout de la route.<\/p>\n\n\n\n<p>Le rendez-vous \u00e9tait fix\u00e9 \u00e0 onze heures du matin, heure \u00e0 laquelle les arcs ont commenc\u00e9 \u00e0 arriver et les contingents \u00e0 prendre place. Les h\u00f4tes de Buenavista ouvrent toujours la marche, suivis par ceux de Ladera Chica, Torrecillas, Rancho de la Virgen et La Orilla del Agua. Derri\u00e8re ces derniers, le p\u00e8lerinage de l'image de la Vierge de Candelaria, qui avait \u00e9t\u00e9 amen\u00e9e jusqu'ici par le cur\u00e9 de La Laguna et un groupe d'hommes de Buenavista dans une camionnette rouge. L'image de la Vierge a \u00e9t\u00e9 suivie par El Lindero, El Callej\u00f3n, La Isla, El Baj\u00edo et Moya, la derni\u00e8re \u00e0 se joindre au p\u00e8lerinage. Au d\u00e9part, il avait \u00e9t\u00e9 dit que Ladera Grande ne participerait pas, car elle avait \u00e9t\u00e9 sanctionn\u00e9e pour avoir provoqu\u00e9 une rixe l'ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente, mais l'arche \u00e9tait pr\u00e9sente et a effectu\u00e9 le p\u00e8lerinage derri\u00e8re El Lindero.<a class=\"anota\" id=\"anota15\" data-footnote=\"15\">15<\/a> Derri\u00e8re eux d\u00e9filent des charros \u00e0 cheval, jeunes et vieux, hommes et femmes, certains avec leurs enfants. Ce sont des cavaliers qui vivent principalement \u00e0 Torrecillas et Buenavista.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"image-slider\">\n                <div class=\"frame\">\n                    <div class=\"picture\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageGallery\">\n                        <figure itemprop=\"associatedMedia\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageObject\" class=\"slider-element\">\n                              <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/img_8625-scaled.jpg\" itemprop=\"contentUrl\" data-size=\"4309x2872\" data-index=\"0\" data-caption=\"Im\u00e1genes 5: En el punto de partida.\" >\n                                <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/img_8625-scaled.jpg\" itemprop=\"thumbnail\">\n                                <i class=\"fa fa-expand expand\" aria-hidden=\"true\"><\/i>\n                            <\/a>\n                            <\/figure><figure itemprop=\"associatedMedia\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageObject\" class=\"slider-element\">\n                              <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/2_8621-scaled-e1741562891508.jpg\" itemprop=\"contentUrl\" data-size=\"2966x4449\" data-index=\"0\" data-caption=\"Im\u00e1genes 5: En el punto de partida.\" >\n                                <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/2_8621-scaled-e1741562891508.jpg\" itemprop=\"thumbnail\">\n                                <i class=\"fa fa-expand expand\" aria-hidden=\"true\"><\/i>\n                            <\/a>\n                            <\/figure><figure itemprop=\"associatedMedia\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageObject\" class=\"slider-element\">\n                              <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/3_8617-scaled.jpg\" itemprop=\"contentUrl\" data-size=\"4875x3250\" data-index=\"0\" data-caption=\"Im\u00e1genes 5: En el punto de partida.\" >\n                                <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/3_8617-scaled.jpg\" itemprop=\"thumbnail\">\n                                <i class=\"fa fa-expand expand\" aria-hidden=\"true\"><\/i>\n                            <\/a>\n                            <\/figure><figure itemprop=\"associatedMedia\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageObject\" class=\"slider-element\">\n                              <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/4_8616-scaled.jpg\" itemprop=\"contentUrl\" data-size=\"4799x3199\" data-index=\"0\" data-caption=\"Im\u00e1genes 5: En el punto de partida.\" >\n                                <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/4_8616-scaled.jpg\" itemprop=\"thumbnail\">\n                                <i class=\"fa fa-expand expand\" aria-hidden=\"true\"><\/i>\n                            <\/a>\n                            <\/figure><figure itemprop=\"associatedMedia\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageObject\" class=\"slider-element\">\n                              <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/5_8578-scaled.jpg\" itemprop=\"contentUrl\" data-size=\"4700x3133\" data-index=\"0\" data-caption=\"Im\u00e1genes 5: En el punto de partida.\" >\n                                <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/5_8578-scaled.jpg\" itemprop=\"thumbnail\">\n                                <i class=\"fa fa-expand expand\" aria-hidden=\"true\"><\/i>\n                            <\/a>\n                            <\/figure>                    <\/div>    \n                <\/div>\n                    <div class=\"caption\">Images 5 : Au point de d\u00e9part.<\/div><div class=\"image-analysis\"><\/div><div class=\"caption\">Images 5 : Au point de d\u00e9part.<\/div><div class=\"image-analysis\"><\/div><div class=\"caption\">Images 5 : Au point de d\u00e9part.<\/div><div class=\"image-analysis\"><\/div><div class=\"caption\">Images 5 : Au point de d\u00e9part.<\/div><div class=\"image-analysis\"><\/div><div class=\"caption\">Images 5 : Au point de d\u00e9part.<\/div><div class=\"image-analysis\"><\/div>                <div class=\"bullets\"><\/div>\n            <\/div>\n\n\n\n<p>Les arches n\u00e9cessitent quatre porteurs qui portent les extr\u00e9mit\u00e9s des plates-formes sur leurs \u00e9paules. \u00c0 la partie la plus haute de l'arche, ils attachent deux cordes, l'une tombant de l'avant et l'autre de l'arri\u00e8re. \u00c0 chaque extr\u00e9mit\u00e9, une personne aide \u00e0 \u00e9quilibrer l'arche, \u00e0 emp\u00eacher le vent de la renverser et \u00e0 franchir les obstacles. En outre, ils doivent s'adjoindre les services d'un garrotero, un p\u00e8lerin qui porte un long roseau avec lequel il soul\u00e8ve les c\u00e2bles qui pendent des poteaux et permet aux structures de passer. Il convient de rappeler que chaque groupe transporte g\u00e9n\u00e9ralement plus d'une arche et une \u00e9quipe qui accompagne et aide les cargadores en cas de besoin. Certains quartiers louent les services d'une fanfare qui jouera exclusivement pour eux et animera tout le parcours, d'autres fanfares sont incluses dans le p\u00e8lerinage et offrent leurs services \u00e0 l'heure ou \u00e0 la chanson.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-video\"><video controls src=\"https:\/\/archive.org\/download\/8-el-regreso-a-casa\/MVI_0046.mp4\"><\/video><\/figure>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<div class=\"image-slider\">\n                <div class=\"frame\">\n                    <div class=\"picture\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageGallery\">\n                        <figure itemprop=\"associatedMedia\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageObject\" class=\"slider-element\">\n                              <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/img_4325-scaled.jpg\" itemprop=\"contentUrl\" data-size=\"3883x2912\" data-index=\"0\" data-caption=\"Im\u00e1genes 6: En el trayecto.\" >\n                                <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/img_4325-scaled.jpg\" itemprop=\"thumbnail\">\n                                <i class=\"fa fa-expand expand\" aria-hidden=\"true\"><\/i>\n                            <\/a>\n                            <\/figure><figure itemprop=\"associatedMedia\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageObject\" class=\"slider-element\">\n                              <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/2_4329-scaled.jpg\" itemprop=\"contentUrl\" data-size=\"2765x3687\" data-index=\"0\" data-caption=\"Im\u00e1genes 6: En el trayecto.\" >\n                                <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/2_4329-scaled.jpg\" itemprop=\"thumbnail\">\n                                <i class=\"fa fa-expand expand\" aria-hidden=\"true\"><\/i>\n                            <\/a>\n                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             <\/a>\n                            <\/figure><figure itemprop=\"associatedMedia\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageObject\" class=\"slider-element\">\n                              <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/6_8672-scaled.jpg\" itemprop=\"contentUrl\" data-size=\"3931x2620\" data-index=\"0\" data-caption=\"Im\u00e1genes 6: En el trayecto.\" >\n                                <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/6_8672-scaled.jpg\" itemprop=\"thumbnail\">\n                                <i class=\"fa fa-expand expand\" aria-hidden=\"true\"><\/i>\n                            <\/a>\n                            <\/figure>                    <\/div>    \n                <\/div>\n                    <div class=\"caption\">Image 6 : En route.<\/div><div class=\"image-analysis\"><\/div><div class=\"caption\">Image 6 : En route.<\/div><div class=\"image-analysis\"><\/div><div class=\"caption\">Image 6 : En route.<\/div><div class=\"image-analysis\"><\/div><div class=\"caption\">Image 6 : En route.<\/div><div class=\"image-analysis\"><\/div><div class=\"caption\">Image 6 : En route.<\/div><div class=\"image-analysis\"><\/div><div class=\"caption\">Image 6 : En route.<\/div><div class=\"image-analysis\"><\/div>                <div class=\"bullets\"><\/div>\n            <\/div>\n\n\n\n<p>La marche est longue, surtout pour ceux qui portent les arcs, et la lumi\u00e8re intense du soleil ne la facilite pas. Le voyage est lent et solennel. Les explosions de p\u00e9tards sont constantes depuis la nuit de la veill\u00e9e et accompagnent chaque \u00e9tape du p\u00e8lerinage. La musique des fanfares \u00e9gaie les gens et, \u00e0 la fin, les fait rompre avec le formalisme et invite les porteurs \u00e0 danser. Les fanfares sont compos\u00e9es de tarola, tambora, g\u00fciro m\u00e9tallique, clarinette, trompettes, trombones et tuba. Ils jouent une musique entra\u00eenante, sur laquelle les jeunes porteurs sautent en faisant tourner l'archet. Les anciens d\u00e9sapprouvent cette fa\u00e7on de rompre la solennit\u00e9, non seulement parce qu'elle nuit \u00e0 la gravit\u00e9 de l'acte, mais aussi parce que les arcs se brisent souvent et que les images de la vierge se retrouvent par terre. Apparemment, la danse de l'arc est une pratique nouvelle, mais elle est l\u00e0 pour durer, malgr\u00e9 les vives critiques dont elle fait l'objet.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 Buenavista, le sonneur de cloches attendait attentivement dans le clocher de l'\u00e9glise et les gens se rassemblaient sur la place avant, o\u00f9 \u00e9taient install\u00e9s des stands de nourriture et des jeux pour enfants. Lorsqu'ils atteignirent la ville, les cloches commenc\u00e8rent \u00e0 sonner, les arcs ouvrirent la voie \u00e0 la vierge dans la rue d'entr\u00e9e et trembl\u00e8rent lorsqu'elle passa devant eux. Les porteurs de la sainte patronne la d\u00e9posent sur un autel qu'ils ont improvis\u00e9 devant l'\u00e9glise. Les gens criaient des vivas en son honneur et applaudissaient avec enthousiasme, les pr\u00eatres encourageaient ces manifestations festives et les invitaient \u00e0 chanter un hymne en hommage \u00e0 Santa Mar\u00eda. \u00c0 la fin du bref air, les arcs ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9s, un par un, devant l'autel. L\u00e0, les cargadores s'inclinaient l\u00e9g\u00e8rement en signe de r\u00e9v\u00e9rence, d\u00e9couvraient leur t\u00eate et s'agenouillaient devant la Vierge. Les charros ne descendaient pas de cheval et ne s'agenouillaient pas, ils enlevaient seulement leur chapeau. L'horloge sonnait alors quatre heures de l'apr\u00e8s-midi, cinq heures s'\u00e9taient \u00e9coul\u00e9es depuis le rassemblement au point de d\u00e9part, mais le p\u00e8lerinage avait commenc\u00e9 vers une heure.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"image-slider\">\n                <div class=\"frame\">\n                    <div class=\"picture\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageGallery\">\n                        <figure itemprop=\"associatedMedia\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageObject\" class=\"slider-element\">\n                              <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/img_8703-scaled.jpg\" itemprop=\"contentUrl\" data-size=\"5184x3456\" data-index=\"0\" data-caption=\"Im\u00e1genes 7: La celebraci\u00f3n en Buenavista.\" >\n                                <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/img_8703-scaled.jpg\" itemprop=\"thumbnail\">\n                                <i 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href=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/3_8726-scaled.jpg\" itemprop=\"contentUrl\" data-size=\"3828x2552\" data-index=\"0\" data-caption=\"Im\u00e1genes 7: La celebraci\u00f3n en Buenavista.\" >\n                                <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/3_8726-scaled.jpg\" itemprop=\"thumbnail\">\n                                <i class=\"fa fa-expand expand\" aria-hidden=\"true\"><\/i>\n                            <\/a>\n                            <\/figure><figure itemprop=\"associatedMedia\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageObject\" class=\"slider-element\">\n                              <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/4_8747-scaled.jpg\" itemprop=\"contentUrl\" data-size=\"5184x3456\" data-index=\"0\" data-caption=\"Im\u00e1genes 7: La celebraci\u00f3n en Buenavista.\" >\n                                <img decoding=\"async\" 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itemprop=\"associatedMedia\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageObject\" class=\"slider-element\">\n                              <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/6_8770-scaled.jpg\" itemprop=\"contentUrl\" data-size=\"3542x2361\" data-index=\"0\" data-caption=\"Im\u00e1genes 7: La celebraci\u00f3n en Buenavista.\" >\n                                <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/6_8770-scaled.jpg\" itemprop=\"thumbnail\">\n                                <i class=\"fa fa-expand expand\" aria-hidden=\"true\"><\/i>\n                            <\/a>\n                            <\/figure>                    <\/div>    \n                <\/div>\n                    <div class=\"caption\">Image 7 : La c\u00e9l\u00e9bration \u00e0 Buenavista.<\/div><div class=\"image-analysis\"><\/div><div class=\"caption\">Image 7 : La c\u00e9l\u00e9bration \u00e0 Buenavista.<\/div><div class=\"image-analysis\"><\/div><div class=\"caption\">Image 7 : La c\u00e9l\u00e9bration \u00e0 Buenavista.<\/div><div class=\"image-analysis\"><\/div><div class=\"caption\">Image 7 : La c\u00e9l\u00e9bration \u00e0 Buenavista.<\/div><div class=\"image-analysis\"><\/div><div class=\"caption\">Image 7 : La c\u00e9l\u00e9bration \u00e0 Buenavista.<\/div><div class=\"image-analysis\"><\/div><div class=\"caption\">Image 7 : La c\u00e9l\u00e9bration \u00e0 Buenavista.<\/div><div class=\"image-analysis\"><\/div>                <div class=\"bullets\"><\/div>\n            <\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n <iframe loading=\"lazy\" title=\"H\u00e9ctor Medina | La f\u00eate \u00e0 Buenavista. Clip 1 | vol. 8, no. 15\" width=\"580\" height=\"326\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/55ZXOXAQgvQ?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"H\u00e9ctor Medina | La f\u00eate \u00e0 Buenavista. Clip 2 | vol. 8, no. 15\" width=\"580\" height=\"326\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/evhK99wsFes?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s avoir pass\u00e9 l'autel, chacun des arcs a pris place sur le p\u00e9rim\u00e8tre de la place. Pour cela, ils ont suivi le m\u00eame ordre de parcours et ont d\u00e9fil\u00e9 \u00e0 tour de r\u00f4le pour rentrer chez eux. Chaque groupe savait tr\u00e8s bien quelle \u00e9tait sa place. Puis la messe a commenc\u00e9, offici\u00e9e par le cur\u00e9 de La Laguna et son auxiliaire. Elle s'est termin\u00e9e par une b\u00e9n\u00e9diction pour toutes les familles des villages : \"A ces familles qui ont tant besoin de la b\u00e9n\u00e9diction de Dieu\" et qui sont \"d\u00e9sint\u00e9gr\u00e9es et incompl\u00e8tes \u00e0 cause des disparus\". Il n'y a pas de place pour en parler, mais la situation de violence qui les afflige est bien connue. Ensuite, le cur\u00e9 a pris l'image de la Vierge dans ses mains et l'a port\u00e9e \u00e0 l'endroit o\u00f9 se trouvait chacun des arcs. L\u00e0, il a plac\u00e9 la statuette au-dessus de sa t\u00eate et les groupes se sont inclin\u00e9s. C'est ainsi que s'est achev\u00e9e la participation des pr\u00eatres.<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s la messe et la b\u00e9n\u00e9diction, le comit\u00e9 Buenavista a offert vingt litres de pulque et un paquet de cigares \u00e0 chaque groupe. Jes\u00fas Rocha, l'un des responsables de ce cadeau, a d\u00e9clar\u00e9 : \"C'est notre tradition et beaucoup de gens l'appellent La Fiesta del Pulque. Pour nous, c'est une source de fiert\u00e9 que nos anc\u00eatres nous aient l\u00e9gu\u00e9 ce joyau, n'est-ce pas, car nous le perp\u00e9tuons [...]\".<em>sic<\/em>Nous secourons jusqu'\u00e0 ce que Dieu nous donne cong\u00e9. Des familles de Buenavista se r\u00e9unissent \u00e9galement pour offrir gratuitement de la nourriture aux visiteurs. Le plat traditionnel de cette f\u00eate est la mole avec du riz, qui peut \u00eatre pr\u00e9par\u00e9 avec de la dinde ou du poulet, bien que le premier soit de moins en moins fr\u00e9quent.<a class=\"anota\" id=\"anota16\" data-footnote=\"16\">16<\/a> Le plat est accompagn\u00e9 de tortillas de ma\u00efs et de feuilles d'orejona ou de laitue romaine, toutes deux utilis\u00e9es comme cuill\u00e8res, car il n'est pas courant d'utiliser des couverts pour manger du mole. Les habitants de Buenavista consid\u00e8rent ces cadeaux comme une fa\u00e7on de rendre la pareille aux gestes d'hospitalit\u00e9 qui ont commenc\u00e9 avec le convite et qui, en ce qui concerne Buenavista, trouvent leur expression ultime dans l'adieu des arcs.<\/p>\n\n\n\n<p>La convivialit\u00e9 \u00e0 Buenavista a dur\u00e9 quelques heures, pendant lesquelles les gens ont dans\u00e9 au son de la musique de la fanfare et bu du pulque avec bonheur. Les visiteurs savent qu'ils doivent partir avant la nuit pour rentrer \u00e0 pied. Les arches dansent alors avec plus de fr\u00e9quence et d'\u00e9nergie. Dans le village, une loi s\u00e8che a \u00e9t\u00e9 impos\u00e9e, aucune boisson alcoolis\u00e9e n'est vendue, seul le pulque est cens\u00e9 \u00eatre autoris\u00e9, mais beaucoup se sont approvisionn\u00e9s \u00e0 l'avance. Chaque archer doit \u00eatre cong\u00e9di\u00e9 individuellement et est conduit hors du village par les h\u00f4tes et la fanfare. C'est le dernier geste de r\u00e9ciprocit\u00e9 de Buenavista pendant la f\u00eate. Ensuite, tout le monde prendra le chemin du retour. Pendant ce temps, les villageois se pr\u00e9parent \u00e0 une danse qui durera jusqu'au petit matin.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 La Laguna et \u00e0 Moya, les p\u00e8lerins seront accueillis par des familles et des amis qui leur offriront le d\u00eener. Apr\u00e8s avoir repris des forces, ils devront d\u00e9shabiller les arches. Tout le monde participe \u00e0 l'enl\u00e8vement des tissus et \u00e0 leur d\u00e9montage. Liste en main, le secr\u00e9taire rendra les v\u00eatements \u00e0 leurs propri\u00e9taires. C'est \u00e0 ce moment-l\u00e0 qu'est g\u00e9n\u00e9ralement d\u00e9sign\u00e9e la personne qui sera responsable de l'arche l'ann\u00e9e suivante. Le nouveau responsable re\u00e7oit des mains de la personne sortante le tableau de la Vierge de Candelaria, qui se trouvait au centre de l'arc. Par cet acte, le transfert de l'engagement est consomm\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-video\"><video controls src=\"https:\/\/archive.org\/download\/8-el-regreso-a-casa\/8-el-regreso-a-casa.mp4\"><\/video><figcaption class=\"wp-element-caption\">Image 8 : Le retour \u00e0 la maison.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>La c\u00e9l\u00e9bration des arcs se termine ainsi, mais ce n'est que le d\u00e9but du novenario qui se terminera le 2 f\u00e9vrier par la Fiesta de la Luz ou Fiesta de las Candelas, la f\u00eate patronale en l'honneur de la Virgen de la Candelaria, patronne de Buenavista. Il s'agit sans aucun doute d'un jour important pour les habitants de La Laguna et de Moya, mais pour tous, le moment est particuli\u00e8rement significatif lorsqu'ils assemblent les arcs, se rendent en p\u00e8lerinage, partagent des pulques et se souviennent de la r\u00e9conciliation qui a mis fin \u00e0 l'affrontement provoqu\u00e9 par la fragmentation de la ville d'origine.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Remarques finales : se r\u00e9approprier le pass\u00e9 indig\u00e8ne<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"abstract\">Les personnes interrog\u00e9es lors du festival ont insist\u00e9 sur le fait que porter les arcs sur leurs \u00e9paules est un travail difficile et p\u00e9nible, mais elles ont assur\u00e9 qu'il est support\u00e9 gr\u00e2ce au sentiment d'enracinement, \u00e0 la fiert\u00e9 de l'identit\u00e9, \u00e0 l'affection pour la tradition et \u00e0 \"la force qui caract\u00e9rise les hommes qui se consacrent, depuis des g\u00e9n\u00e9rations, \u00e0 la fabrication des briques\".<a class=\"anota\" id=\"anota17\" data-footnote=\"17\">17<\/a> Cette derni\u00e8re phrase met en \u00e9vidence le r\u00f4le pr\u00e9dominant que les hommes ont jou\u00e9 dans la reproduction de cette f\u00eate, qui a r\u00e9cemment \u00e9t\u00e9 renforc\u00e9e par la participation enthousiaste des femmes et des enfants. Il semble qu'il n'y a pas si longtemps, les femmes accompagnaient les hommes et jouaient un r\u00f4le secondaire. Elles disent qu'elles allaient les surveiller, s'assurer qu'ils ne se battaient pas, qu'ils ne leur faisaient pas de mal et qu'ils rentraient chez eux sains et saufs, car les incidents li\u00e9s \u00e0 la consommation excessive d'alcool \u00e9taient tr\u00e8s fr\u00e9quents. Son intervention semble avoir consid\u00e9rablement r\u00e9duit ces incidents.<\/p>\n\n\n\n<p>En outre, ils sont convaincus que \"la f\u00eate est la force\", une phrase qui a donn\u00e9 son titre \u00e0 l'une des rares descriptions de la Fiesta de los Arcos (Facio, 2021). Ils pensent que ce rituel est une fa\u00e7on de lutter pour la revendication de leur identit\u00e9 en tant que peuples indig\u00e8nes, pour le respect de leurs droits et la d\u00e9fense de leur territoire. La construction des arcs et la f\u00eate sont per\u00e7ues comme un acte de r\u00e9sistance (voir Facio, 2021 ; Guzm\u00e1n, 2024).<\/p>\n\n\n\n<div class=\"image-slider\">\n                <div class=\"frame\">\n                    <div class=\"picture\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageGallery\">\n                        <figure itemprop=\"associatedMedia\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageObject\" class=\"slider-element\">\n                              <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/img_4357-scaled.jpg\" itemprop=\"contentUrl\" data-size=\"4032x3024\" data-index=\"0\" data-caption=\"Im\u00e1genes 9. Murales y pintas con consignas locales.\" >\n                                <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/img_4357-scaled.jpg\" itemprop=\"thumbnail\">\n                                <i class=\"fa fa-expand expand\" aria-hidden=\"true\"><\/i>\n                            <\/a>\n                            <\/figure><figure itemprop=\"associatedMedia\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageObject\" class=\"slider-element\">\n                              <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/2_8469-scaled.jpg\" itemprop=\"contentUrl\" data-size=\"2941x1960\" data-index=\"0\" data-caption=\"Im\u00e1genes 9. Murales y pintas con consignas locales.\" >\n                                <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/2_8469-scaled.jpg\" itemprop=\"thumbnail\">\n                                <i class=\"fa fa-expand expand\" aria-hidden=\"true\"><\/i>\n                            <\/a>\n                            <\/figure><figure itemprop=\"associatedMedia\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageObject\" class=\"slider-element\">\n                              <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/3_8471-scaled.jpg\" itemprop=\"contentUrl\" data-size=\"3488x2325\" data-index=\"0\" data-caption=\"Im\u00e1genes 9. Murales y pintas con consignas locales.\" >\n                                <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/3_8471-scaled.jpg\" itemprop=\"thumbnail\">\n                                <i class=\"fa fa-expand expand\" aria-hidden=\"true\"><\/i>\n                            <\/a>\n                            <\/figure><figure itemprop=\"associatedMedia\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageObject\" class=\"slider-element\">\n                              <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/4_8472-scaled.jpg\" itemprop=\"contentUrl\" data-size=\"3498x2332\" data-index=\"0\" data-caption=\"Im\u00e1genes 9. Murales y pintas con consignas locales.\" >\n                                <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/4_8472-scaled.jpg\" itemprop=\"thumbnail\">\n                                <i class=\"fa fa-expand expand\" aria-hidden=\"true\"><\/i>\n                            <\/a>\n                            <\/figure>                    <\/div>    \n                <\/div>\n                    <div class=\"caption\">Images 9. peintures murales et graffitis avec des slogans locaux.<\/div><div class=\"image-analysis\"><\/div><div class=\"caption\">Images 9. peintures murales et graffitis avec des slogans locaux.<\/div><div class=\"image-analysis\"><\/div><div class=\"caption\">Images 9. peintures murales et graffitis avec des slogans locaux.<\/div><div class=\"image-analysis\"><\/div><div class=\"caption\">Images 9. peintures murales et graffitis avec des slogans locaux.<\/div><div class=\"image-analysis\"><\/div>                <div class=\"bullets\"><\/div>\n            <\/div>\n\n\n\n<p>La lutte pour le territoire a repris de plus belle suite aux mobilisations qui ont d\u00e9but\u00e9 en 2018 pour emp\u00eacher la construction d'un gazoduc par l'entreprise Gas Natural sur les terres de San Juan de la Laguna. Les plaignants ont soulign\u00e9 que ce projet ne disposait pas d'une autorisation de changement d'affectation des terres, ni d'\u00e9tudes d'impact environnemental, social et sur les risques, qu'il n'y avait pas eu de consultation avec les indig\u00e8nes sur le projet, ses objectifs et ses b\u00e9n\u00e9ficiaires, entre autres. Ils souhaitent qu'un dialogue soit \u00e9tabli et que leur droit \u00e0 la consultation en tant que peuple autochtone soit respect\u00e9. Le 13 mai 2019, une manifestation de protestation a \u00e9t\u00e9 organis\u00e9e contre les travaux, qui a \u00e9t\u00e9 r\u00e9prim\u00e9e, ce qui a aggrav\u00e9 la situation. Cinq personnes ont \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9es par les autorit\u00e9s municipales et les habitants de San Juan se sont mobilis\u00e9s et ont investi la pr\u00e9sidence de la municipalit\u00e9 pour exiger leur lib\u00e9ration. La r\u00e9pression s'est poursuivie pendant un certain temps et plusieurs activistes affirment avoir re\u00e7u la visite de personnes du bureau du procureur de Jalisco pour effectuer des perquisitions dans une attitude mena\u00e7ante. Aujourd'hui, le campement o\u00f9 ils se sont install\u00e9s pour emp\u00eacher les travaux de construction reste un point de rencontre important.<\/p>\n\n\n\n<p>L'Institut d'information statistique et de g\u00e9ographie (<span class=\"small-caps\">iieg)<\/span> a calcul\u00e9, dans une \u00e9tude de cartographie ethno-territoriale et sociale, que le village de La Laguna couvrait \u00e0 terme une superficie de 4 847 hectares.<a class=\"anota\" id=\"anota18\" data-footnote=\"18\">18<\/a> Ces terres ont \u00e9t\u00e9 converties en petites propri\u00e9t\u00e9s et, r\u00e9cemment, La Laguna a \u00e9t\u00e9 divis\u00e9e en colonies de la ville de Lagos de Moreno, un sch\u00e9ma territorial qui se superpose au syst\u00e8me traditionnel dans lequel la ville de San Juan de la Laguna se con\u00e7oit comme un espace d'interaction socioculturelle entre les dix quartiers qui la composent et qui sont r\u00e9partis sur le territoire qu'ils ont acquis par des concessions et des achats au cours de la p\u00e9riode vice-royale. Il en va de m\u00eame pour Buenavista et Moya. \u00c0 leur tour, les trois villages forment une unit\u00e9, fond\u00e9e sur leur pass\u00e9 commun, leurs traditions et d'importants liens de parent\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"image-slider\">\n                <div class=\"frame\">\n                    <div class=\"picture\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageGallery\">\n                        <figure itemprop=\"associatedMedia\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageObject\" class=\"slider-element\">\n                              <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/10_territorio_virerinal_y_colonias-scaled.jpg\" itemprop=\"contentUrl\" data-size=\"4606x3559\" data-index=\"0\" data-caption=\"Ilustraci\u00f3n 10: Mapa barrios y colonias Fuente: Elaboraci\u00f3n propia a partir de cartograf\u00edas etnoterritoriales del IIEG, ESRI, 2022. Edici\u00f3n: Jorge Alberto Cruz Barbosa.\" >\n                                <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/10_territorio_virerinal_y_colonias-scaled.jpg\" itemprop=\"thumbnail\">\n                                <i class=\"fa fa-expand expand\" aria-hidden=\"true\"><\/i>\n                            <\/a>\n                            <\/figure>                    <\/div>    \n                <\/div>\n                    <div class=\"caption\">Illustration 10 : Carte des quartiers et des colonies Source : \u00c9laboration propre bas\u00e9e sur les cartographies ethno-territoriales de l'IIEG, ESRI, 2022. \u00c9dit\u00e9 par Jorge Alberto Cruz Barbosa.<\/div><div class=\"image-analysis\"><\/div>                <div class=\"bullets\"><\/div>\n            <\/div>\n\n\n\n<p>Sur ces terres, principalement \u00e0 proximit\u00e9 de la lagune, d'importantes concessions ont \u00e9t\u00e9 accord\u00e9es \u00e0 des industries qui ont notablement affect\u00e9 l'\u00e9cosyst\u00e8me, \u00e9puisant et contaminant l'eau. En outre, le vieux village a favoris\u00e9 l'introduction de nouveaux habitants, dans le but de diluer le profil autochtone de la population. Leurs terres ne sont plus reconnues comme propri\u00e9t\u00e9 communale et leurs autorit\u00e9s traditionnelles ne sont plus consid\u00e9r\u00e9es comme des m\u00e9diateurs dans la politique municipale ou nationale. Cela brouille leur existence en tant que peuples indig\u00e8nes, les rendant invisibles en tant que soci\u00e9t\u00e9s et sujets de droit, affirment-ils. \u00c0 cet \u00e9gard, la Commission nationale des droits de l'homme a \u00e9mis une recommandation sur l'affaire pour \"violation des droits \u00e0 la l\u00e9galit\u00e9 et \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 juridique, \u00e0 la manifestation pacifique, \u00e0 la libert\u00e9 personnelle, aux droits des peuples indig\u00e8nes et des communaut\u00e9s autochtones, ainsi qu'au d\u00e9veloppement, au patrimoine culturel et \u00e0 un environnement sain et \u00e9quilibr\u00e9, des habitants de San Juan Bautista de la Laguna, dans la municipalit\u00e9 de Lagos de Moreno\".<a class=\"anota\" id=\"anota19\" data-footnote=\"19\">19<\/a> La premi\u00e8re recommandation est que les habitants de San Juan de la Laguna soient inscrits au registre des communaut\u00e9s et localit\u00e9s indig\u00e8nes de l'\u00c9tat. Elle mentionne ensuite la r\u00e9paration des dommages subis par la communaut\u00e9 indig\u00e8ne, la suspension des licences accord\u00e9es \u00e0 diverses entreprises sans consultation, la restauration de l'\u00e9cosyst\u00e8me et la d\u00e9claration de cette zone en tant que r\u00e9serve \u00e9cologique, entre autres. La reconnaissance du peuple autochtone et de ses droits territoriaux est au c\u0153ur de cette recommandation.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce qui est certain, c'est que la s\u00e9paration r\u00e9sidentielle entre la r\u00e9publique des Indiens et la r\u00e9publique des Espagnols, destin\u00e9e \u00e0 favoriser l'\u00e9vang\u00e9lisation et \u00e0 assurer la main-d'\u0153uvre de la ville, est toujours en vigueur. Dans les villages d'origine, il y a les briquetiers et les ma\u00e7ons qui construisent encore la ville. Viennent ensuite les plombiers, les \u00e9lectriciens, les m\u00e9caniciens et autres corps de m\u00e9tier. Il y a aussi les aides domestiques, les employ\u00e9s de restaurants, d'h\u00f4tels, de bars et d'autres secteurs des services. Ils sont aussi fr\u00e9quemment employ\u00e9s comme ouvriers dans l'industrie locale, qui affecte souvent l'environnement dans lequel ils vivent et avec les strat\u00e9gies de production de laquelle ils sont souvent en d\u00e9saccord.<\/p>\n\n\n\n<p>La transformation de l'environnement, due \u00e0 la surexploitation, a entra\u00een\u00e9 le d\u00e9placement des activit\u00e9s agricoles, pla\u00e7ant les habitants d'origine dans les couches les plus basses de l'\u00e9conomie locale, un niveau auquel sont venus s'ajouter de nombreux \u00e9trangers qui ont \u00e9t\u00e9 introduits dans leur espace par l'achat de terrains et la construction de logements sociaux. Nombre d'entre eux sont des ouvriers \u00e9trangers qui travaillent dans les industries qui se sont install\u00e9es \u00e0 proximit\u00e9 du corridor industriel du Libramiento Norte.<\/p>\n\n\n\n<p>Cela n'a pas emp\u00each\u00e9 les familles des peuples originels de continuer \u00e0 se r\u00e9clamer des descendants de ceux qui constituaient l'ancienne r\u00e9publique des Indiens, m\u00eame si on leur dit qu'ils ne sont plus que des colonies de la capitale municipale. Ainsi, alors que les peuples originels contemporains sont ni\u00e9s, les peuples du pass\u00e9 qui ont habit\u00e9 ces terres sont revendiqu\u00e9s dans le discours officiel. R\u00e9cemment, ce paradoxe a connu une expression monumentale. En f\u00e9vrier 2024, le conseil municipal a inaugur\u00e9 une sculpture en l'honneur de Xiconaqui et Custique, des chefs indig\u00e8nes de la r\u00e9gion qui se sont oppos\u00e9s \u00e0 l'occupation europ\u00e9enne au XXe si\u00e8cle. <span class=\"small-caps\">xvi<\/span>dont les \"tribus originelles\" sont repr\u00e9sent\u00e9es sur les armoiries de la ville par deux monticules surmont\u00e9s d'un fanion symbolisant le triomphe de la couronne espagnole. Sur la bordure qui entoure les armoiries, on peut lire l'inscription \"<em>Adversus populos Xiconaqui et Custique fortitudo<\/em>\"qu'ils traduisent par \"Fortaleza contra los pueblos adversos de Xiconaqui y Custique\" (Forteresse contre les peuples adverses de Xiconaqui et Custique). Revendication d'un pass\u00e9 indig\u00e8ne ou r\u00e9duction de celui-ci ?<\/p>\n\n\n\n<p>Il faut ajouter qu'en avril 2024, \u00e0 l'initiative du peuple, le monument a commenc\u00e9 \u00e0 \u00eatre entour\u00e9 des cartes de recherche des personnes disparues dans la commune, et est d\u00e9sormais consid\u00e9r\u00e9 comme la \"Glorieta de los Desaparecidos\" (rond-point des disparus). R\u00e9signation d'un pass\u00e9 qui ne semble pas \u00eatre pr\u00e9sent pour certains. Pour leur part, les familles issues des soci\u00e9t\u00e9s indig\u00e8nes qui composaient les villages situ\u00e9s au nord de la ville de Santa Mar\u00eda de los Lagos ne consid\u00e8rent pas la sculpture publique comme un hommage, mais plut\u00f4t comme un gaspillage inutile de ressources publiques pour \u00e9viter de s'attaquer aux v\u00e9ritables probl\u00e8mes de ces populations. Leurs revendications n'impliquent pas la reconnaissance de la propri\u00e9t\u00e9 de l'espace qu'ils occupent depuis la fondation des villages, mais le respect de l'environnement dans lequel ils ont v\u00e9cu, la possibilit\u00e9 de prendre des d\u00e9cisions face \u00e0 la surexploitation, mais surtout le droit d'\u00eatre reconnus en tant que peuples indig\u00e8nes et de conserver leur identit\u00e9. C'est la lutte qu'ils m\u00e8nent dans la reproduction tenace de leur vie traditionnelle, dans laquelle les arches sont le pass\u00e9, le pr\u00e9sent et l'avenir.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Bibliographie<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Aguilar Alcaide, Jos\u00e9 Fernando (2004). La hacienda Ci\u00e9nega de Mata de los Rinc\u00f3n Gallardo: un modelo excepcional de latifundio novohispano durante los siglos <span class=\"small-caps\">xvii<\/span> et <span class=\"small-caps\">xviii<\/span>. Guadalajara: UdeG\/<span class=\"small-caps\">csic<\/span>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Becerra Jim\u00e9nez, Celina (2008). Gobierno, justicia e instituciones en la Nueva Galicia. La alcald\u00eda mayor de Santa Mar\u00eda de los Lagos 1563-1750. Guadalajara: UdeG.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Berthe, Jean-Pierre, Thomas Calvo y \u00c1gueda Jim\u00e9nez Pelayo (2000). Sociedad en construcci\u00f3n. La Nueva Galicia seg\u00fan las visitas de oidores (1606-1616). Guadalajara: UdeG\/<span class=\"small-caps\">cemca<\/span>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Carbajal L\u00f3pez, David (ed.) (2023). Dos iglesias de Lagos hacia 1729: La Parroquia y Moya. Guadalajara: Amate.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Castro Guti\u00e9rrez, Felipe (2016). \u201cLos ires y devenires del fundo legal de los pueblos indios\u201d, en Mar\u00eda del Pilar Mart\u00ednez L\u00f3pez Cano (coord.). De la historia econ\u00f3mica a la historia social y cultural. M\u00e9xico: <span class=\"small-caps\">iih-unam<\/span>, pp. 69-104.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">F\u00e1bregas, Andr\u00e9s (1986). La formaci\u00f3n hist\u00f3rica de una regi\u00f3n: Los Altos de Jalisco. M\u00e9xico: <span class=\"small-caps\">ciesas<\/span>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Facio, Lilith (2021). La fiesta hace la fuerza. La Fiesta de los Arcos como pr\u00e1ctica de comunalidad en el pueblo ind\u00edgena de San Juan de la Laguna. Puebla: Gobierno del Estado de Jalisco\/<span class=\"small-caps\">pacmyc<\/span>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Gerhard, Peter (1996 [1982]). La frontera norte de la Nueva Espa\u00f1a. M\u00e9xico: <span class=\"small-caps\">iih-unam<\/span>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">G\u00f3mez Alonso, Jos\u00e9 Israel (s. f.). Historia de San Miguel de Buenavista: 331 a\u00f1os de su fundaci\u00f3n. Lagos de Moreno: Ayuntamiento de Lagos de Moreno\/H. Junta Patri\u00f3tica Pedro Moreno\/Archivo Hist\u00f3rico de Lagos de Moreno.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">G\u00f3mez Mata, Carlos (2006). Lagos indio. Lagos de Moreno: UdeG.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Guzm\u00e1n Orozco, Carmen (2024) \u201cEl trabajo de las mujeres en la defensa del territorio en el pueblo ind\u00edgena chichimeca de San Juan Bautista de la Laguna y su movimiento de resistencia. Una lectura desde el g\u00e9nero, las relaciones de g\u00e9nero y lo com\u00fan\u201d. Tesis de la Maestr\u00eda en Desarrollo Rural. M\u00e9xico: <span class=\"small-caps\">uam<\/span>-Xochimilco.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Mota y Escobar, Alonso de la (1940 [1605]). <em>Descripci\u00f3n geogr\u00e1fica de los reinos de Nueva Galicia, Nueva Vizcaya y Nuevo Le\u00f3n<\/em>. M\u00e9xico: Editorial Pedro Robredo.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<p class=\"abstract\"><em>H\u00e9ctor Medina Miranda <\/em>est professeur de recherche \u00e0 <span class=\"small-caps\">ciesas<\/span> West et membre du syst\u00e8me national des chercheurs.<span class=\"small-caps\">,<\/span> niveau <span class=\"small-caps\">ii<\/span>. Il est titulaire d'un doctorat en anthropologie de l'universit\u00e9 de Salamanque, d'une ma\u00eetrise dans la m\u00eame discipline, avec une sp\u00e9cialisation en ethnologie, de l'universit\u00e9 de Salamanque, et d'une ma\u00eetrise en anthropologie, avec une sp\u00e9cialisation en ethnologie, de l'universit\u00e9 de Barcelone. <span class=\"small-caps\">unam<\/span>Dipl\u00f4me d'anthropologie sociale \u00e0 l'universit\u00e9 de <span class=\"small-caps\">enah<\/span>. Il a men\u00e9 des recherches sur l'organisation sociale, les rituels et la mythologie. <em>wixaritari<\/em>. Ces derni\u00e8res ann\u00e9es, ses \u00e9tudes se sont concentr\u00e9es sur l'analyse des territorialit\u00e9s de ces peuples d'un point de vue anthropologique et historique, et il s'est aventur\u00e9 dans l'\u00e9tude d'autres soci\u00e9t\u00e9s indig\u00e8nes de Jalisco. Il a \u00e9galement d\u00e9velopp\u00e9 des projets sur les st\u00e9r\u00e9otypes li\u00e9s au b\u00e9tail en Espagne et au Mexique, ainsi que sur les rituels de tauromachie et les traditions li\u00e9es au b\u00e9tail des deux c\u00f4t\u00e9s de l'Atlantique.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>R\u00e9sum\u00e9 L'article d\u00e9crit le rituel ex\u00e9cut\u00e9 par les trois anciens villages indiens de Lagos de Moreno (Jalisco, Mexique) dans lequel ils renouvellent une alliance de longue date et revendiquent leur histoire commune et leur origine en tant que soci\u00e9t\u00e9s indig\u00e8nes. 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