{"id":39047,"date":"2024-09-20T10:49:32","date_gmt":"2024-09-20T16:49:32","guid":{"rendered":"https:\/\/encartes.mx\/?p=39047"},"modified":"2024-09-25T14:10:11","modified_gmt":"2024-09-25T20:10:11","slug":"roush-metodos-visuales-nochemichoacan-desapariciones-duelo","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/encartes.mx\/fr\/roush-metodos-visuales-nochemichoacan-desapariciones-duelo\/","title":{"rendered":"De l'insomnie de Zamora. Ce dont on ne parle pas, mais ce que la nuit permet de montrer. Note m\u00e9thodologique"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-heading\">R\u00e9sum\u00e9<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"abstract\">Cet essai photographique est bas\u00e9 sur des images r\u00e9alis\u00e9es lors de promenades nocturnes \u00e0 Zamora, Michoac\u00e1n, entre 2020 et 2023, ann\u00e9es au cours desquelles Zamora a \u00e9t\u00e9 reconnue comme l'une des villes ayant les taux d'homicides et de disparitions les plus \u00e9lev\u00e9s au monde. Il s'agit d'interpr\u00e9ter les usages des autels domestiques et des c\u00e9notaphes en relation avec un silence relatif dans le langage public. En suivant les exemples de Zamorano (2022), Reyero (2007) et d'autres, de nombreuses images ont \u00e9t\u00e9 retourn\u00e9es, ouvrant ainsi la voie \u00e0 des conversations sur les \u00e9v\u00e9nements violents, le deuil, la peur et la stigmatisation des familles endeuill\u00e9es. La majeure partie du texte, r\u00e9partie entre les l\u00e9gendes, provient de textes envoy\u00e9s anonymement par des personnes ayant r\u00e9agi \u00e0 ces images.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"abstract\">Mots cl\u00e9s : <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/fr\/tag\/desapariciones\/\" rel=\"tag\">disparitions<\/a>, <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/fr\/tag\/duelo\/\" rel=\"tag\">duel<\/a>, <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/fr\/tag\/metodos-visuales\/\" rel=\"tag\">m\u00e9thodes visuelles<\/a>, <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/fr\/tag\/michoacan\/\" rel=\"tag\">Michoac\u00e1n<\/a>, <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/fr\/tag\/noche\/\" rel=\"tag\">nuit<\/a><\/p>\n\n\n\n<p class=\"en-title\"><span class=\"small-caps\">sur l'insomnie \u00e0 zamora : ce dont on ne parle pas, mais que la nuit laisse transpara\u00eetre. note m\u00e9thodologique<\/span><\/p>\n\n\n\n<p class=\"ent-text abstract\">Cet essai photographique pr\u00e9sente des moments captur\u00e9s lors de promenades nocturnes \u00e0 Zamora, Michoac\u00e1n, entre 2020 et 2023, ann\u00e9es au cours desquelles la ville a connu l'un des taux de meurtres et de disparitions les plus \u00e9lev\u00e9s au monde. Il explore l'utilisation d'autels domestiques et de c\u00e9notaphes face au silence relatif de la violence dans le langage public. \u00c0 l'instar de Zamorano (2022), Reyero (2007) et d'autres, des images imprim\u00e9es ont \u00e9t\u00e9 remises aux familles de leurs sujets ou aux gardiens des autels, ce qui a permis aux gens de discuter de la violence, du chagrin, de la peur et de la stigmatisation qui p\u00e8se sur les familles qui ont perdu des membres de leur famille. Les r\u00e9ponses envoy\u00e9es anonymement par t\u00e9l\u00e9phone sont partag\u00e9es dans les l\u00e9gendes et fournissent la majeure partie de la substance de l'interpr\u00e9tation.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"abstract\">Mots cl\u00e9s : m\u00e9thodes visuelles, nuit, Michoac\u00e1n, disparitions, deuil.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-dots\"\/>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"689\" src=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/resized2-novenar-1024x689.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-39008\" style=\"width:611px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/resized2-novenar-1024x689.jpg 1024w, https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/resized2-novenar-300x202.jpg 300w, https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/resized2-novenar-768x517.jpg 768w, https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/resized2-novenar-1600x1077.jpg 1600w, https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/resized2-novenar-2200x1480.jpg 2200w, https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/resized2-novenar-1536x1034.jpg 1536w, https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/resized2-novenar-2048x1378.jpg 2048w, https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/resized2-novenar-18x12.jpg 18w, https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/resized2-novenar-1200x808.jpg 1200w, https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/resized2-novenar-1980x1332.jpg 1980w, https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/resized2-novenar.jpg 2400w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><a href=\"https:\/\/encartes.mx\/fr\/ensayos-fotograficos\/roush-fotografias-noche-michoacan-desapariciones-duelo\/\">Cliquez ici pour acc\u00e9der au reportage photo<\/a><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"has-drop-cap abstract\">Ces photos ont \u00e9t\u00e9 prises lors de marches nocturnes, entre 2020 et 2023, dans la ville de Zamora, Michoac\u00e1n. Au cours de ces ann\u00e9es, certaines organisations ont d\u00e9sign\u00e9 cette ville comme la plus dangereuse du Mexique (Consejo Ciudadano para la Seguridad P\u00fablica y la Justicia Penal, 2022 ; Observatorio Regional Zamora, A.C., 2022 et 2023). Voici des observations sur la vie quotidienne (ou nocturne) de Zamora au cours de ces ann\u00e9es, bas\u00e9es sur la cr\u00e9ation d'un registre de milliers d'images et sur la d\u00e9finition progressive d'une enqu\u00eate sur le deuil bas\u00e9e sur des conversations, images en main, avec une grande vari\u00e9t\u00e9 de personnes \u00e9veill\u00e9es la nuit.<\/p>\n\n\n\n<p>En tant que New-Yorkaise vivant dans le Michoac\u00e1n, j'ai d'abord \u00e9t\u00e9 contrari\u00e9e par le fait que de nombreuses personnes me disaient que je ne devais pas marcher la nuit. Cependant, au fil du temps, j'ai fait ma propre lecture des nouvelles, sans doute avec un biais qui m'est propre : j'ai conclu que la plupart des fusillades se produisaient en plein jour et que les fusillades nocturnes ne se produisaient pas dans la rue. Depuis 2017, je suis revenu \u00e0 mon ancien passe-temps, la marche, avec un appareil photo \u00e0 la main, un Sony a6000, un tr\u00e9pied et une t\u00e9l\u00e9commande.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Dans les coulisses : la nuit, la mort et la peur<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"abstract\">Pendant la pand\u00e9mie de covid-19, j'ai march\u00e9 plus r\u00e9guli\u00e8rement pour ne pas me sentir isol\u00e9e. J'ai commenc\u00e9 par photographier des chats et d'autres animaux dans l'obscurit\u00e9, car les d\u00e9fis techniques sont similaires aux portraits d'enfants, et aucune autorisation n'est requise pour les photographier. J'ai regard\u00e9 avec plaisir l'arriv\u00e9e des lumi\u00e8res <span class=\"small-caps\">dirig\u00e9<\/span>Le nombre d'autels et de c\u00e9notaphes (sorte de pierre tombale o\u00f9 il n'y a pas d'enterrement, mais qui marque habituellement le lieu du d\u00e9c\u00e8s), tous deux en augmentation, non seulement pour le D\u00eda de la Muerte, mais aussi pour la d\u00e9coration des maisons et des jardins, a augment\u00e9. En outre, mon attention a \u00e9t\u00e9 attir\u00e9e par les nombreux autels et c\u00e9notaphes (sorte de pierre tombale o\u00f9 il n'y a pas d'enterrement, mais qui marque g\u00e9n\u00e9ralement le lieu du d\u00e9c\u00e8s), qui sont tous deux en augmentation constante, non seulement le jour de la mort et d'autres jours f\u00e9ri\u00e9s, mais aussi tout au long de l'ann\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Au fil du temps, j'ai commenc\u00e9 \u00e0 pr\u00e9f\u00e9rer certains quartiers de la zone centre-sud-est de Zamora : Infonavit Arboledas (<span class=\"small-caps\">i, ii<\/span> et <span class=\"small-caps\">iii<\/span>), Jacinto L\u00f3pez, La Lima et Jardines de Catedral, le quartier o\u00f9 j'habite. Leurs avantages sont multiples, malgr\u00e9 l'opinion de certaines personnes sur le conflit et les disparitions. Comme ils sont tr\u00e8s peupl\u00e9s, ils sont tr\u00e8s pratiques, car jusqu'\u00e0 minuit pass\u00e9, il y a beaucoup de monde dans les rues. Je pensais qu'il n'y aurait pas de bruit dans un endroit o\u00f9 des enfants jouent, car les mamans sont promptes \u00e0 entendre parler de bagarres. \u00c0 Jardines de Catedral, les appartements \u00e9taient \u00e0 l'origine des maisons qui ont \u00e9t\u00e9 subdivis\u00e9es en raison de la croissance des familles ou de l'arriv\u00e9e de nouvelles familles qui viennent travailler dans l'agro-industrie et doivent louer un appartement. De nombreux m\u00e9nages abritent trois ou quatre g\u00e9n\u00e9rations. Souvent, les grands-parents \u00e9l\u00e8vent leurs petits-enfants parce que les parents \u00e9migrent aux \u00c9tats-Unis. Les rues \u00e9troites limitent la circulation, ce qui permet d'utiliser librement et en toute s\u00e9curit\u00e9 le trottoir et la rue pour cuisiner, se rencontrer et jouer avec les enfants. Le lotissement Infonavit Arboledas a \u00e9t\u00e9 con\u00e7u \u00e0 une \u00e9poque plus optimiste ; les maisons en duplex ont \u00e9t\u00e9 con\u00e7ues pour \u00eatre modifi\u00e9es en fonction des activit\u00e9s et ont \u00e9t\u00e9 construites entre une s\u00e9rie d'all\u00e9es sans voitures. \u00c0 Jacinto L\u00f3pez et La Lima, le d\u00e9tournement du fleuve Duero a permis d'am\u00e9nager des terrains autour de son ancien cours et a donn\u00e9 naissance \u00e0 des rues courbes et \u00e9troites, en contradiction avec le reste du trac\u00e9 urbain. Dans tous ces quartiers, la relative difficult\u00e9 de se d\u00e9placer en voiture r\u00e9duit les risques, principalement pour les passants, mais aussi pour ceux qui installent des autels et des chapelles sur les trottoirs. Visuellement, j'ai pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 tout cela, et aussi parce que les maisons sont constamment modifi\u00e9es et d\u00e9cor\u00e9es, et qu'elles font un usage original de mat\u00e9riaux recycl\u00e9s, contrairement \u00e0 l'uniformit\u00e9 des quartiers plus ais\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>Au cours de ces ann\u00e9es, beaucoup de gens sont morts \u00e0 Zamora, \u00e0 la fois \u00e0 cause de la pand\u00e9mie et de la violence. J'ai donc suppos\u00e9 que de nombreuses personnes \u00e9taient en deuil. J'ai \u00e9t\u00e9 troubl\u00e9e par l'attitude \"il ne se passe rien\". L'absence relative de rapports publics sur les disparitions \u00e0 Zamora (par opposition aux onglets qui jonchent les postes de Guadalajara) m'a amen\u00e9 \u00e0 penser que cette attitude \u00e9tait due \u00e0 la peur des repr\u00e9sailles. Il ne m'\u00e9tait pas encore venu \u00e0 l'esprit d'utiliser mes promenades photographiques nocturnes comme point de d\u00e9part d'une enqu\u00eate, et encore moins d'une enqu\u00eate sur le deuil public ou priv\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Le portrait : leur \u00e9change et le tissu de la confiance<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"abstract\">Cela a chang\u00e9 gr\u00e2ce \u00e0 la collaboration d'un ami qui tient un stand de hamburgers \u00e0 Colonia El Duero. Un ami l'a baptis\u00e9e \"La Metataxis\" parce qu'elle accumule les informations de tous les chauffeurs de taxi. Elle tient son stand jusqu'au petit matin. La nuit, elle est fr\u00e9quent\u00e9e par les chauffeurs de taxi, la police, les gardiens de nuit, le personnel des services de secours et d'urgence, ainsi que par de nombreuses personnes qui n'arrivent pas \u00e0 dormir pour diverses raisons. Ses comp\u00e9tences en mati\u00e8re de conversation sont similaires \u00e0 celles d'un <em>barman <\/em>ou barman, qui offre un service non explicite d'\u00e9coute empathique, mais dans un environnement familier, sans qu'il soit n\u00e9cessaire de consommer de l'alcool. Il conna\u00eet par c\u0153ur les noms, les pr\u00e9f\u00e9rences en mati\u00e8re de boissons, les g\u00e9n\u00e9alogies et m\u00eame les casiers judiciaires de tous ses clients.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce qui m'a attir\u00e9 dans son stand, ce sont ses lumi\u00e8res. <span class=\"small-caps\">dirig\u00e9<\/span> tr\u00e8s lumineux. Nous nous sommes vite rendu compte qu'elles \u00e9taient id\u00e9ales pour les portraits glamour. Nous \u00e9tions ravis d'apprendre les techniques et, avec le temps, nous avons r\u00e9alis\u00e9 que ce type de portrait int\u00e9ressait de nombreuses personnes \u00e0 Zamora. Elle a pris l'initiative de les offrir \u00e0 ses invit\u00e9s. Une chose qui aurait \u00e9t\u00e9 impensable pour moi seule, car la m\u00e9fiance est grande \u00e0 Zamora, et je suis partie d'une position critique vis-\u00e0-vis de mon propre regard en tant que repr\u00e9sentante de l'empire. J'ai appris \u00e0 offrir des portraits en l'imitant, puis \u00e0 entrem\u00ealer le petit art de les r\u00e9aliser (se concentrer, montrer, conna\u00eetre ses ins\u00e9curit\u00e9s, changer la pose) avec un discours moins orient\u00e9 vers un but pr\u00e9cis. Nous sommes devenues \"partenaires\" et, parall\u00e8lement \u00e0 mes autres p\u00e9r\u00e9grinations, nous avons r\u00e9alis\u00e9 et partag\u00e9 environ 500 portraits en trois ans. Elle g\u00e8re son partage par le biais d'un album Facebook.<\/p>\n\n\n\n<p>Du \"projet\" de devenir des portraitistes glamour ont \u00e9merg\u00e9 des th\u00e8mes qui ont d\u00e9fini le pr\u00e9sent essai photographique comme une enqu\u00eate sur le deuil et la nuit. Tout d'abord, sous ce pr\u00e9texte, en \u00e9tant pr\u00e9sente \u00e0 certains moments, j'ai pu me rendre compte que les d\u00eeneurs des commerces du soir avaient l'habitude d'annoncer de mauvaises nouvelles \u00e0 mon amie. Ils partageaient ce qu'ils avaient vu \u00e0 l'h\u00f4pital, ce qu'ils avaient entendu \u00e0 la radio de la police. Face \u00e0 l'\u00e9touffement du journalisme dans la r\u00e9gion, les \"ragots\" deviennent la principale source d'information pour ceux qui cherchent \u00e0 comprendre les conflits. Les chauffeurs de taxi, les policiers, les secouristes et d'autres ont souvent acc\u00e8s aux donn\u00e9es brutes. Le rythme de travail plus lent apr\u00e8s minuit, ainsi que la confiance entre les habitu\u00e9s des d\u00eeners, cr\u00e9ent de bonnes conditions pour une sorte de \"tertulia\" ou, mieux dit, un atelier d'analyse discontinue de la guerre. Pourquoi les gens ne parlent-ils pas beaucoup de la \"tuerie\" \u00e9vidente ? Comment les m\u00e8res des victimes la vivent-elles ? Pourquoi s'isolent-elles souvent ? La nuit est-elle plus dangereuse que le jour ? Il existe des espaces discursifs o\u00f9 se construisent des r\u00e9cits sur les personnes r\u00e9duites au silence. Comme le proposent Jacques Galinier et Aurore Becquelin (2016), la \"nocturnit\u00e9\" peut \u00eatre un \u00e9l\u00e9ment cl\u00e9 dans la constitution de pratiques alternatives.<\/p>\n\n\n\n<p>Deuxi\u00e8mement, la \"tertulia de los desvelados\" est devenue ma communaut\u00e9 d'interpr\u00e9tation, o\u00f9 j'ai emmen\u00e9 mes autres photos de rue pour qu'elles me donnent un contexte, des interpr\u00e9tations et des indications sur leurs propres go\u00fbts esth\u00e9tiques.<\/p>\n\n\n\n<p>Troisi\u00e8mement, les portraits que nous avons r\u00e9alis\u00e9s ont pris une nouvelle signification apr\u00e8s la mort des personnes photographi\u00e9es. Nous avons \u00e9t\u00e9 surpris par la rapidit\u00e9 avec laquelle cela s'est produit. Des proches nous ont remerci\u00e9s pour des photos qui se sont av\u00e9r\u00e9es \u00eatre les seules \"d\u00e9centes\" disponibles pour les fun\u00e9railles et les autels. Avec les portraits imprim\u00e9s, nous sommes entr\u00e9s dans de nouvelles relations d'\u00e9change de cadeaux qui ont r\u00e9duit la distance sociale et la m\u00e9fiance. Par la suite, j'ai \u00e9t\u00e9 invit\u00e9e dans des maisons o\u00f9 je n'aurais jamais p\u00e9n\u00e9tr\u00e9 et j'ai pu entendre des histoires qui ont intensifi\u00e9 le sentiment d'impuissance, tout en m'incitant \u00e0 pr\u00eater davantage attention aux d\u00e9tails des autels et des c\u00e9notaphes que je photographiais.<\/p>\n\n\n\n<p>C'est pourquoi j'ai d\u00e9cid\u00e9 de tenter un projet photographique plus investigateur, dans l'espoir de pouvoir dire quelque chose sur la mani\u00e8re dont la violence et le silence sont v\u00e9cus \u00e0 Zamora. Suivant les recommandations de ma coll\u00e8gue Gabriela Zamorano et les exemples d'Alejandra Reyero (2007) et d'autres, j'ai choisi de distribuer des tirages photographiques d'autels et de portraits avec l'intention qu'ils soient utiles affectivement pour les personnes endeuill\u00e9es, car il s'agissait principalement de m\u00e8res, et qu'ils servent ensuite de d\u00e9clencheurs pour les r\u00e9cits. Les visites effectu\u00e9es la veille de la f\u00eate des morts ont suscit\u00e9 la confiance et l'empathie des membres de la famille les plus m\u00e9fiants, \u00e0 qui il peut sembler normal de remettre des photos uniquement pour les autels. Au cours des deux derni\u00e8res ann\u00e9es (2022-2023), en remettant les photos, j'ai d\u00e9couvert que de nombreuses m\u00e8res s'isolent de leurs voisins en raison de la stigmatisation dont elles font l'objet parce qu'elles \"n'ont pas bien \u00e9lev\u00e9 leurs enfants\", et je me demande ce que les voisins stigmatisants gagnent \u00e0 le dire. Je rencontre \u00e9galement des foyers o\u00f9 les belles-m\u00e8res et les belles-filles \u00e9l\u00e8vent des enfants issus de partenaires multiples, des familles qui ont \u00e9t\u00e9 reconstruites et r\u00e9unies \u00e0 la suite de tant de pertes.<\/p>\n\n\n\n<p>Je maintiens un contact irr\u00e9gulier avec une douzaine de m\u00e9nages, certains par Facebook ou WhatsApp, d'autres seulement lorsque je passe dans leur rue et que, par hasard, je les rencontre. Parmi ceux que je connais, aucun n'est int\u00e9ress\u00e9 \u00e0 contacter les organisations de femmes chercheuses pr\u00e9sentes \u00e0 Zamora.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">\u00c0 propos de l'essai photographique<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"abstract\">La premi\u00e8re s\u00e9lection de moins de cent images a \u00e9t\u00e9 difficile, mais elle a \u00e9t\u00e9 dict\u00e9e par deux crit\u00e8res (bien que je m'en sois rendu compte des mois plus tard). Tout d'abord, j'ai \u00e9limin\u00e9 toutes les photos qui n'avaient pas de sujet central clair, en privil\u00e9giant les contenus qui se cadrent \"tout seuls\". Par exemple, un autel vu de face implique son propre int\u00e9rieur et son propre ext\u00e9rieur : c'est quelque chose de pr\u00e9cadr\u00e9 par la personne qui le place. Les portraits - puisque les mod\u00e8les et moi partageons des notions qui proviennent de photos de personnages historiques et de magazines de mode - font de m\u00eame. La plupart des images ici sont tr\u00e8s remarquables, traitant clairement de pratiques d\u00e9votionnelles largement reconnues ou de formes de sociabilit\u00e9 nocturne, et sont tr\u00e8s conventionnelles dans leur composition, malgr\u00e9 mon go\u00fbt personnel pour l'\"obtus\" dans la photographie (voir Kernaghan et Zamorano, 2022, en dialogue avec Barthes, 1986). Je suppose que j'int\u00e9riorise des conventions de d\u00e9nonciation sociale qui exigent ce type de d\u00e9limitation des lectures possibles. Dans un second filtre, j'ai privil\u00e9gi\u00e9 les images qui avaient suscit\u00e9 des commentaires de la part de personnes de Zamora qui \u00e9taient au courant de mon objectif.<\/p>\n\n\n\n<p>Les l\u00e9gendes, pour la plupart, sont des textes qui m'ont \u00e9t\u00e9 envoy\u00e9s par six personnes ayant un penchant pour la critique sociale - aucune d'entre elles, \u00e0 ma connaissance, n'est un parent d'une personne disparue - en r\u00e9ponse \u00e0 la s\u00e9lection pr\u00e9liminaire des photographies. Deux des interlocuteurs anonymes ont choisi sur quelle photo placer leur texte. L'extrait d'un article de Rihan Yeh (2022), qui probl\u00e9matise le transfert des peurs d'un objet coupable mais innommable (les personnes violentes \u00e0 Zamora) \u00e0 un objet nommable (dans ce cas, les arbres), constitue une exception aux textes anonymes. L'engagement de les garder anonymes a \u00e9t\u00e9 pris dans l'espoir de faciliter la circulation d'opinions bas\u00e9es sur des connaissances plus approfondies que les miennes, en r\u00e9duisant le risque de cons\u00e9quences pour les exprimer. Il ne s'agit donc pas d'un travail parfaitement collaboratif ; enfin, l'arc narratif est le fait d'un auteur-photographe ext\u00e9rieur, bien que tr\u00e8s influenc\u00e9 par les textes et la situation.<\/p>\n\n\n\n<p>Je ne pr\u00e9tends pas que les photographies elles-m\u00eames constituent un argument sur la logique sociale du silence ou sur le deuil \u00e0 notre \u00e9poque. Cet essai, qui combine quelques textes et une s\u00e9lection tr\u00e8s subjective de photographies, m'aide \u00e0 poser des questions moins simplistes en vue d'une recherche ult\u00e9rieure. L'interpr\u00e9tation implicite de cette s\u00e9lection, l'arrangement de courts textes donn\u00e9s et de mes propres photographies, nous dit que la nuit donne du pouvoir \u00e0 la bougie et, en m\u00eame temps, \u00e0 l'autel illumin\u00e9, en tant que geste public. La nuit permet aux lumi\u00e8res d'\u00eatre plus visibles - en fait, elles organisent l'obscurit\u00e9 d'un lieu - et d'acqu\u00e9rir une force perlocutoire (Austin, 2018), une performativit\u00e9 qu'elles ne poss\u00e8dent pas le jour.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans un article qui m'a accompagn\u00e9, Isaac Vargas (2020) \u00e9voque l'exposition publique de photographies artisanales de disparus \u00e0 Guadalajara :<\/p>\n\n\n\n<p class=\"verse\">...maintenir \u00e0 la surface des regards suspendus qui sont l\u00e0 \u00e0 essayer d'\u00e9tablir un contact visuel avec ceux qui passent dans les rues de la ville. Concr\u00e9tiser un processus d'identification des disparus de la ville... Les voir. Se voir les uns les autres. Les consid\u00e9rer comme des \u00e9gaux : des personnes avec des histoires et des r\u00eaves. Leur pr\u00e9sence nous dit en quelque sorte : \"tu pourrais \u00eatre le prochain\". Mais comme nous l'avons vu, la cr\u00e9ation de publics \u00e0 qui d\u00e9noncer et qui, \u00e0 leur tour, deviennent des d\u00e9nonciateurs, n'est pas une t\u00e2che facile. Il y a l'indiff\u00e9rence, parfois l'\u00e9tonnement et la peur dans le contexte des disparitions dans le cadre de la lutte contre la criminalit\u00e9, ainsi qu'une lutte acharn\u00e9e de la part des jetons pour attirer l'attention des passants parmi les objets et les \u00e9v\u00e9nements qui se d\u00e9roulent dans l'environnement urbain.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans la recherche de Vargas, les m\u00e8res chercheuses prennent des portraits informels dans l'intimit\u00e9 de leur maison, des portraits qui ont \"quelque chose\" dans leur expression qui les individualise et les s\u00e9pare des images en s\u00e9rie publi\u00e9es par le gouvernement de Jalisco. Ils les exposent autant que possible \u00e0 la vue du public et interrompent ainsi l'effet d'une \"statistique de plus\" dans le paysage urbain. Il s'agit d'un projet tr\u00e8s conscient qui int\u00e8gre les id\u00e9es de la soci\u00e9t\u00e9 civile et de l'opinion publique dans une extension de l'assistance spirituelle. \u00c0 Zamora, les campagnes qui collent des jetons de recherche utilisent le m\u00eame langage de d\u00e9nonciation et d'appel aux droits de l'homme que les campagnes similaires men\u00e9es dans d'autres villes de la r\u00e9publique. Comme l'\u00e9crit \"An\u00f3nima\" dans une l\u00e9gende (Image 1), ils sont prompts \u00e0 les d\u00e9molir. Mais j'ai l'impression que, pour la plupart des familles de disparus, l'appel aux valeurs civiles n'a pas beaucoup d'\u00e9cho. Je soup\u00e7onne que beaucoup d'entre elles se renseignent dans des espaces et \u00e0 travers des r\u00e9seaux que je remarque \u00e0 peine.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"image-slider\">\n                <div class=\"frame\">\n                    <div class=\"picture\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageGallery\">\n                        <figure itemprop=\"associatedMedia\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageObject\" class=\"slider-element\">\n                              <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/resized34-orilla.jpg\" itemprop=\"contentUrl\" data-size=\"1600x2400\" data-index=\"0\" data-caption=\"Imagen 2\" >\n                                <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/resized34-orilla.jpg\" itemprop=\"thumbnail\">\n                                <i class=\"fa fa-expand expand\" aria-hidden=\"true\"><\/i>\n                            <\/a>\n                            <\/figure>                    <\/div>    \n                <\/div>\n                    <div class=\"caption\">Image 2<\/div><div class=\"image-analysis\"><\/div>                <div class=\"bullets\"><\/div>\n            <\/div>\n\n\n\n<p>Les altarcitos et les c\u00e9notaphes de Zamora, quant \u00e0 eux, peuvent \u00e9galement \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9s comme une \"mise au grand jour\" d'une perte intime, \u00e0 la vue de connaissances et d'\u00e9trangers. La lecture habituelle des autels est qu'ils guident l'\u00e2me du d\u00e9funt (comme c'est le cas le jour des morts) et qu'ils offrent un lieu et un moment pour se souvenir ensemble des membres de la famille. Contrairement aux jetons de recherche, la relation projet\u00e9e avec les \u00e9trangers n'est pas verbalement probl\u00e9matis\u00e9e. Selon le passant, s'ils r\u00e9ussissent \u00e0 attirer l'attention, ils ont le potentiel de d\u00e9stabiliser, voire de revendiquer une reconnaissance tacite de ce que \"personne\" ne veut dire. Je peux les lire comme une sorte de demande de reconnaissance, mais jusqu'\u00e0 aujourd'hui, je n'ai entendu personne \u00e0 Zamora l'exprimer en ces termes. En raison des lieux o\u00f9 elles se trouvent, les passants qui les verront seront rarement des \u00e9trangers. La plupart de ceux qui les verront seront des voisins, d'autres m\u00e8res qui veulent croire que cela ne peut pas leur arriver, et de jeunes amis de ceux qui sont tomb\u00e9s au combat qui peuvent savoir quelque chose. Sans vouloir donner une interpr\u00e9tation unique \u00e0 ces pratiques - car une partie de l'attrait du visuel est qu'il accueille des repr\u00e9sentations multiples - je souligne la recomposition du paysage du quartier par les constellations de bougies. On se prom\u00e8ne de lanterne en lanterne.<\/p>\n\n\n\n<p>Comme l'\u00e9crit l'interlocuteur de l'image 2, il est imp\u00e9ratif de ne pas permettre qu'il devienne normal de quitter le lieu d'un meurtre sans geste visible : \"Ma m\u00e8re m'a dit qu'elle se sentait malheureuse que le gar\u00e7on [inconnu] n'ait pas de croix et qu'elle lui en avait fabriqu\u00e9 une avec des morceaux de bois qu'elle avait trouv\u00e9s dans la cour\".<\/p>\n\n\n\n<div class=\"image-slider\">\n                <div class=\"frame\">\n                    <div class=\"picture\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageGallery\">\n                        <figure itemprop=\"associatedMedia\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageObject\" class=\"slider-element\">\n                              <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/resized34-orilla.jpg\" itemprop=\"contentUrl\" data-size=\"1600x2400\" data-index=\"0\" data-caption=\"Imagen 2\" >\n                                <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/resized34-orilla.jpg\" itemprop=\"thumbnail\">\n                                <i class=\"fa fa-expand expand\" aria-hidden=\"true\"><\/i>\n                            <\/a>\n                            <\/figure>                    <\/div>    \n                <\/div>\n                    <div class=\"caption\">Image 2<\/div><div class=\"image-analysis\"><\/div>                <div class=\"bullets\"><\/div>\n            <\/div>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Bibliographie<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Austin, John Langshaw (2018 [1962]). <em>C\u00f3mo hacer cosas con las palabras.<\/em> Buenos Aires: Paid\u00f3s.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Barthes, Roland (1986). <em>Lo obvio y lo obtuso: im\u00e1genes, gestos, voces<\/em> (C. Fern\u00e1ndez Medrano, trad.). Barcelona: Paid\u00f3s Ib\u00e9rica.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Consejo Ciudadano para la Seguridad P\u00fablica y la Justicia Penal (2022). \u201cRanking 2021 de las 50 ciudades m\u00e1s violentas del mundo\u201d https:\/\/geoenlace.net\/seguridadjusticiaypaz\/webpage\/archivos Consultado: agosto de 2023.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Galinier, Jacques y Aurore Monod Becquelin (coords.) (2016). <em>Las cosas de la noche. Una mirada diferente. <\/em>M\u00e9xico: <span class=\"small-caps\">cemca<\/span>, Centro de Estudios Mexicanos y Centroamericanos<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Kernaghan, Richard y Gabriela Zamorano Villarreal (2022). \u201c\u2018Obtuso es el sentido: visualidad y pr\u00e1ctica etnogr\u00e1fica\u201d, <em>Encartes, <\/em>vol. 5 n\u00fam. 9, pp. 1-27. https:\/\/doi.org\/10.29340\/en.v5n9.274<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Observatorio Regional Zamora, A.C. (2023). <em>Reporte sobre incidencia delictiva. Primer trimestre 2023. www.orz.org.mx <\/em>Consultado: julio de 2023.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Reyero, Alejandra (2007). \u201cLa fotograf\u00eda etnogr\u00e1fica como soporte o disparador de memoria. Una experiencia de la mirada\u201d, <em>Revista Chilena de Antropolog\u00eda Visual, <\/em>n\u00fam. 9, pp. 37-71.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Vargas Gonz\u00e1lez, Isaac (2020). \u201cMiradas suspendidas. Las fotos de los desaparecidos en Jalisco\u201d, <em>Encartes, <\/em>vol. 3, n\u00fam. 6, pp. 188-205. https:\/\/doi.org\/10.29340\/en.v3n6.130<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Yeh, Rihan (2022). \u201cThe Border as War in Three Ecological Images\u201d, en Editors\u2019 Forum: <em>Ecologies of War<\/em>, n\u00famero tem\u00e1tico en <em>Cultural Anthropology<\/em>. Enero. https:\/\/culanth.org\/fieldsights\/series\/ecologies -of-war<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Zamorano Villareal, Gabriela (2022). \u201cRemendar la imagen: subjetividades y anhelos en los archivos fotogr\u00e1ficos de Michoac\u00e1n, M\u00e9xico\u201d, <em>Encartes<\/em>, vol. 5, n\u00fam. 9, pp. 116-143. https:\/\/doi.org\/10.29340\/en. v5n9.260<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-dots\"\/>\n\n\n\n<p class=\"abstract\">A <em>Laura Roush<\/em> aime marcher la nuit et, pendant la pand\u00e9mie, elle a commenc\u00e9 \u00e0 documenter certains aspects de la nuit \u00e0 Zamora, dans le Michoac\u00e1n, o\u00f9 elle vit. Elle est titulaire d'un doctorat en anthropologie de la New School for Social Research et enseigne \u00e0 El Colegio de Michoac\u00e1n.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Cet essai photographique est bas\u00e9 sur des images r\u00e9alis\u00e9es lors de promenades nocturnes \u00e0 Zamora, Michoac\u00e1n, entre 2020 et 2023, ann\u00e9es au cours desquelles Zamora a \u00e9t\u00e9 reconnue comme l'une des villes ayant les taux d'homicides et de disparitions les plus \u00e9lev\u00e9s au monde. Il s'agit d'interpr\u00e9ter les usages des autels domestiques et des c\u00e9notaphes en relation avec un silence relatif dans le langage public. En suivant les exemples de Zamorano (2022), Reyero (2007) et d'autres, de nombreuses images ont \u00e9t\u00e9 retourn\u00e9es, ouvrant ainsi la voie \u00e0 des conversations sur les \u00e9v\u00e9nements violents, le deuil, la peur et la stigmatisation des familles endeuill\u00e9es. La majeure partie du texte, r\u00e9partie entre les l\u00e9gendes, provient de textes envoy\u00e9s anonymement par des personnes ayant r\u00e9agi \u00e0 ces images.<\/p>","protected":false},"author":4,"featured_media":39026,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[11],"tags":[1325,1328,1326,1324,1327],"coauthors":[551],"class_list":["post-39047","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-11","tag-desapariciones","tag-duelo","tag-metodos-visuales","tag-michoacan","tag-noche","personas-roush-laura","numeros-1267"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v22.2 - https:\/\/yoast.com\/wordpress\/plugins\/seo\/ -->\n<title>Nota metodol\u00f3gica: Del insomnio zamorano &#8211; Encartes<\/title>\n<meta name=\"description\" content=\"Este ensayo fotogr\u00e1fico parte de im\u00e1genes hechas durante caminatas nocturnas en Zamora, Michoac\u00e1n, entre 2020 y 2023.\" \/>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/encartes.mx\/fr\/roush-metodos-visuales-nochemichoacan-desapariciones-duelo\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Nota metodol\u00f3gica: Del insomnio zamorano &#8211; Encartes\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Este ensayo fotogr\u00e1fico parte de im\u00e1genes hechas durante caminatas nocturnas en Zamora, Michoac\u00e1n, entre 2020 y 2023.\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/encartes.mx\/fr\/roush-metodos-visuales-nochemichoacan-desapariciones-duelo\/\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"Encartes\" \/>\n<meta property=\"article:published_time\" content=\"2024-09-20T16:49:32+00:00\" \/>\n<meta property=\"article:modified_time\" content=\"2024-09-25T20:10:11+00:00\" \/>\n<meta property=\"og:image\" content=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/resized20-seefoo.jpg\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:width\" content=\"1600\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:height\" content=\"2400\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:type\" content=\"image\/jpeg\" \/>\n<meta name=\"author\" content=\"Arthur Ventura\" \/>\n<meta name=\"twitter:card\" content=\"summary_large_image\" \/>\n<meta name=\"twitter:label1\" content=\"\u00c9crit par\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data1\" content=\"Arthur Ventura\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:label2\" content=\"Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data2\" content=\"15 minutes\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:label3\" content=\"Written by\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data3\" content=\"Arthur Ventura\" \/>\n<script type=\"application\/ld+json\" class=\"yoast-schema-graph\">{\"@context\":\"https:\/\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"Article\",\"@id\":\"https:\/\/encartes.mx\/roush-metodos-visuales-nochemichoacan-desapariciones-duelo\/#article\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\/\/encartes.mx\/roush-metodos-visuales-nochemichoacan-desapariciones-duelo\/\"},\"author\":{\"name\":\"Arthur Ventura\",\"@id\":\"https:\/\/encartes.mx\/#\/schema\/person\/97215bba1729028a4169cab07f8e58ef\"},\"headline\":\"Del insomnio zamorano. 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