{"id":38612,"date":"2024-03-21T11:01:26","date_gmt":"2024-03-21T17:01:26","guid":{"rendered":"https:\/\/encartes.mx\/?p=38612"},"modified":"2024-03-21T11:01:26","modified_gmt":"2024-03-21T17:01:26","slug":"menendez-reflexiones-medicina-tradicional-violencias-mortalidades","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/encartes.mx\/fr\/menendez-reflexiones-medicina-tradicional-violencias-mortalidades\/","title":{"rendered":"M\u00e9decine traditionnelle : o\u00f9 sont la vie, la souffrance, la violence et la mortalit\u00e9 chez les peuples autochtones ?"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-heading\">R\u00e9sum\u00e9<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"abstract\">Ce texte d\u00e9crit et analyse les processus d'exclusion ou de secondarisation qui existent dans les \u00e9tudes locales sur la m\u00e9decine traditionnelle en ce qui concerne toute une s\u00e9rie de processus de sant\u00e9\/maladie\/soins\/pr\u00e9vention qui op\u00e8rent dans la vie des peuples indig\u00e8nes, en d\u00e9pit du fait que nombre d'entre eux sont inclus dans les usages et coutumes de ces peuples. Les principales exclusions examin\u00e9es concernent les processus \u00e9pid\u00e9miologiques, et en particulier la mortalit\u00e9 maternelle, ainsi que la violence rapproch\u00e9e, l'accouchement et les relations culturellement forc\u00e9es entre les enfants et les jeunes. Il est d\u00e9montr\u00e9 que ces \u00e9tudes excluent des processus qui font partie des cultures indig\u00e8nes et qui g\u00e9n\u00e8rent une vision partielle et d\u00e9form\u00e9e de leur vie, ce qui ne permet pas de comprendre la rationalit\u00e9 sociale, culturelle et \u00e9conomique actuelle de ces peuples.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"abstract\">Mots cl\u00e9s : <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/fr\/tag\/biomedicina\/\" rel=\"tag\">biom\u00e9decine<\/a>, <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/fr\/tag\/exclusiones\/\" rel=\"tag\">exclusions<\/a>, <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/fr\/tag\/medicina-tradicional\/\" rel=\"tag\">m\u00e9decine traditionnelle<\/a>, <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/fr\/tag\/metodologia\/\" rel=\"tag\">m\u00e9thodologie<\/a>, <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/fr\/tag\/transacciones\/\" rel=\"tag\">transactions<\/a><\/p>\n\n\n\n<p class=\"en-title\"><span class=\"small-caps\">m\u00e9decine traditionnelle : o\u00f9 sont les vies, les souffrances, la violence et les taux de mortalit\u00e9 des peuples indig\u00e8nes ?<\/span><\/p>\n\n\n\n<p class=\"en-texte abstract\">Cet article analyse l'exclusion et la mise \u00e0 l'\u00e9cart dont t\u00e9moignent les \u00e9tudes locales sur la m\u00e9decine traditionnelle et toute une s\u00e9rie de processus li\u00e9s \u00e0 la sant\u00e9, \u00e0 la maladie, aux soins de sant\u00e9 et \u00e0 la pr\u00e9vention dans la vie des peuples indig\u00e8nes, dont beaucoup font partie de leurs pratiques et de leurs coutumes. Les principales formes d'exclusion examin\u00e9es ici sont li\u00e9es \u00e0 la maladie, en particulier \u00e0 la mortalit\u00e9 maternelle, mais aussi \u00e0 la violence domestique, \u00e0 l'accouchement et au mariage forc\u00e9 des enfants et des adolescents. L'analyse met en lumi\u00e8re la mani\u00e8re dont les processus culturels autochtones sont exclus de ces \u00e9tudes sur la m\u00e9decine traditionnelle, ce qui cr\u00e9e une vision biais\u00e9e et d\u00e9form\u00e9e de la vie des peuples autochtones aujourd'hui et emp\u00eache de comprendre leur logique sociale, culturelle et \u00e9conomique.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"abstract\">Mots cl\u00e9s : m\u00e9decine traditionnelle, biom\u00e9decine, m\u00e9thodologie, transactions, exclusions.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-dots\"\/>\n\n\n\n<p class=\"has-drop-cap abstract\">Nous devons partir du principe que s'il est une chose qui caract\u00e9rise les \u00e9tudes sur la m\u00e9decine traditionnelle (<span class=\"small-caps\">mt<\/span>) sont les exclusions et les secondarisations d'aspects fondamentaux pour la compr\u00e9hension des processus de sant\u00e9\/maladie\/soins\/pr\u00e9vention (processus de soins de sant\u00e9). <span class=\"small-caps\">seap<\/span>) qui affectent les peuples dits originels. Parmi les principales, on peut citer l'exclusion des connaissances afro-mexicaines, la raret\u00e9 des \u00e9tudes sur les peuples originaires de l'Union europ\u00e9enne, l'absence d'\u00e9tudes sur les peuples originaires de l'Union europ\u00e9enne. <span class=\"small-caps\">mt<\/span> Les \u00e9tudes sur la mortalit\u00e9 et la morbidit\u00e9 sont peu nombreuses et ne concernent pas seulement la population non autochtone, mais aussi la population autochtone vivant dans les villes.<\/p>\n\n\n\n<p>L'exclusion de ces processus et d'autres encore g\u00e9n\u00e8re une vision d\u00e9form\u00e9e des processus d'\u00e9laboration des politiques. <span class=\"small-caps\">seap<\/span> qui op\u00e8rent chez les peuples autochtones, \u00e9tant donn\u00e9 qu'il s'agit d'\u00e9tudes dans lesquelles les <span class=\"small-caps\">mt<\/span> et non ce que fait la population autochtone avec ses probl\u00e8mes de sant\u00e9, y compris la <span class=\"small-caps\">mt<\/span>. Elles ne semblent pas s'int\u00e9resser \u00e0 la relation des maladies traditionnelles non seulement avec la mortalit\u00e9, mais aussi avec la souffrance de la mort des proches ; je ne connais pas d'\u00e9tudes qui analysent la normalisation sociale de la mort, en particulier celle des enfants, au sein des familles et des communaut\u00e9s. Je ne connais pas d'\u00e9tudes qui analysent la normalisation sociale de la mort, en particulier celle des enfants, au sein des familles et des communaut\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>Lorsque l'\u00e9tude de la <span class=\"small-caps\">mt<\/span> \u00c0 la fin des ann\u00e9es 1930, les peuples indig\u00e8nes, mais aussi une grande partie de la population mexicaine, \u00e9taient trait\u00e9s par des <span class=\"small-caps\">mt<\/span>; a <span class=\"small-caps\">mt<\/span> L'\u00e9tude de l'histoire de la culture indig\u00e8ne, qui s'est d\u00e9velopp\u00e9e au cours de la p\u00e9riode coloniale et qui comprend diverses formes de connaissances qui sont devenues partie int\u00e9grante des coutumes et des traditions des indig\u00e8nes et des non-indig\u00e8nes. C'est pourquoi je consid\u00e8re que l'un des principaux probl\u00e8mes des \u00e9tudes sur les <span class=\"small-caps\">mt<\/span> est l'exclusion de toute une s\u00e9rie de processus qui font pourtant partie de la vie des peuples autochtones depuis des d\u00e9cennies, voire des centaines d'ann\u00e9es. Il en r\u00e9sulte une image fauss\u00e9e des processus des peuples autochtones. <span class=\"small-caps\">seap<\/span> qui font partie de la vie des groupes autochtones.<\/p>\n\n\n\n<p>Je vais maintenant pr\u00e9senter et analyser deux domaines compl\u00e9mentaires dans lesquels j'ai observ\u00e9 des exclusions et des secondarisations - je me r\u00e9f\u00e8re au domaine \u00e9pid\u00e9miologique en g\u00e9n\u00e9ral, bien que je me concentre sur la violence - et ensuite aux processus li\u00e9s \u00e0 la grossesse, \u00e0 la mortalit\u00e9 maternelle et \u00e0 certaines sexualit\u00e9s.<a class=\"anota\" id=\"anota1\" data-footnote=\"1\">1<\/a><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Exclusions \u00e9pid\u00e9miologiques<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"abstract\">En principe, nous ne disposons pas d'\u00e9tudes sur la sant\u00e9 des peuples autochtones, sur ce qu'ils consid\u00e8rent comme la sant\u00e9, ainsi que sur le syst\u00e8me de sant\u00e9 qu'ils g\u00e9n\u00e8rent et utilisent ; nous disposons d'\u00e9tudes sur les cosmovisions des peuples d'origine, mais nous ne savons pas quelles cosmovisions \u00e9mergent en ce qui concerne les processus de sant\u00e9 et de soins de sant\u00e9. <span class=\"small-caps\">seap<\/span> dans la connaissance quotidienne des communaut\u00e9s. Bien que le concept de Buen Vivir ait \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9 au cours des derni\u00e8res d\u00e9cennies, il a \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9 essentiellement en termes id\u00e9ologiques, sans faire r\u00e9f\u00e9rence aux processus de d\u00e9veloppement durable. <span class=\"small-caps\">seap<\/span> qui op\u00e8rent r\u00e9ellement dans la vie quotidienne des familles et des communaut\u00e9s, qui semblent satur\u00e9es de connaissances biom\u00e9dicales, de pertes de vies et de souffrances.<\/p>\n\n\n\n<p>Deux aspects compl\u00e9mentaires caract\u00e9risent les peuples am\u00e9rindiens aujourd'hui : je veux parler de la croissance d\u00e9mographique remarquable et constante et de l'allongement de l'esp\u00e9rance de vie. Ces processus ne se sont pas produits lorsque la m\u00e9decine traditionnelle dominait ces peuples, mais plut\u00f4t lorsque les formes de prise en charge des maladies se sont diversifi\u00e9es, surtout \u00e0 partir des ann\u00e9es 1940 et 1950 et m\u00eame pendant le n\u00e9olib\u00e9ralisme. Je tiens \u00e0 souligner que la grande majorit\u00e9 de ceux qui \u00e9tudient les <span class=\"small-caps\">mt<\/span> et surtout ceux qui parlent de Buen Vivir et ceux qui se disent d\u00e9coloniaux et postcoloniaux ne d\u00e9crivent pas, n'analysent pas et n'expliquent pas ce qui s'est pass\u00e9 pour que la population indig\u00e8ne mexicaine augmente continuellement et ce, alors que le r\u00f4le de la population indig\u00e8ne est en train de diminuer. <span class=\"small-caps\">mt<\/span>Bien qu'ils continuent de constituer le secteur le plus marginalis\u00e9 et le plus exploit\u00e9 de la population, ils ne proposent pas d'explications sur les raisons pour lesquelles la population indig\u00e8ne du Mexique a presque doubl\u00e9 son esp\u00e9rance de vie entre 1930 et aujourd'hui. Ils n'expliquent pas pourquoi la population autochtone du Mexique a presque doubl\u00e9 son esp\u00e9rance de vie entre 1930 et aujourd'hui, ni pourquoi elle a r\u00e9duit la mortalit\u00e9 dans les diff\u00e9rents groupes d'\u00e2ge.<\/p>\n\n\n\n<p>Germ\u00e1n Freire conclut qu'en Am\u00e9rique latine, et au Venezuela en particulier, la population indig\u00e8ne augmente et la mortalit\u00e9 diminue pour un certain nombre de raisons, dont la plus importante est la suivante<\/p>\n\n\n\n<p class=\"verse\">[...] gr\u00e2ce \u00e0 l'essor, certes pr\u00e9caire, de la biom\u00e9decine. Une comparaison entre deux segments de la population Piaroa en 1992, l'un ayant acc\u00e8s et l'autre n'ayant pas acc\u00e8s au syst\u00e8me national de sant\u00e9 publique, a montr\u00e9 que la population ayant acc\u00e8s \u00e0 la biom\u00e9decine a augment\u00e9 65% plus rapidement que celle qui n'y avait pas acc\u00e8s [...] La premi\u00e8re avait une esp\u00e9rance de vie de 47 ans, et la seconde de 34 ans [...] La biom\u00e9decine est l'un des piliers fondamentaux du r\u00e9tablissement de la population indig\u00e8ne (Freire, 2007 : 14).<\/p>\n\n\n\n<p>Un certain nombre d'analystes ont fortement remis en question la biom\u00e9decine et ont soulign\u00e9 une grande partie de ses limites et de ses cons\u00e9quences n\u00e9gatives, en consid\u00e9rant express\u00e9ment ou en sugg\u00e9rant que la biom\u00e9decine n'est pas une science \u00e0 part enti\u00e8re et qu'elle n'a pas de raison d'\u00eatre. <span class=\"small-caps\">mt<\/span> est meilleure que la biom\u00e9decine \u00e0 plusieurs \u00e9gards. Ainsi, par exemple, Ren\u00e9 Dubos (1975) rappelle qu'en 1949 des \u00e9tudes avaient montr\u00e9 que les Otomi de la vall\u00e9e de Mezquital (Mexique) avaient un r\u00e9gime alimentaire plus ad\u00e9quat que la population des villes de l'Union europ\u00e9enne. <span class=\"small-caps\">\u00c9TATS-UNIS<\/span>Le groupe ne pr\u00e9sentait aucun signe de malnutrition. Il en conclut que la rupture du r\u00e9gime alimentaire a entra\u00een\u00e9 une malnutrition dans ce groupe ; mais ce que Dubos ne d\u00e9crit pas ou n'explique pas, c'est pourquoi, avant la rupture du r\u00e9gime alimentaire due \u00e0 l'acculturation, ce groupe avait des taux de mortalit\u00e9 si \u00e9lev\u00e9s, qui ont diminu\u00e9 au fur et \u00e0 mesure qu'il s'acculturait.<\/p>\n\n\n\n<p>Nous devons partir du principe que les coutumes et les pratiques, y compris les rituels culturels concernant les processus d'apprentissage de la langue et de la culture. <span class=\"small-caps\">seap<\/span> n'emp\u00eachent pas des taux de mortalit\u00e9 \u00e9lev\u00e9s, comme le souligne Victor Turner (1980) \u00e0 propos des groupes africains, \u00e9tant donn\u00e9 que<\/p>\n\n\n\n<p class=\"verse\">Le fait qu'un syst\u00e8me riche et \u00e9labor\u00e9 de croyances et de pratiques rituelles fournisse un ensemble d'explications sur la maladie et la mort, et donne aux gens le sentiment erron\u00e9 qu'ils disposent de moyens suffisants pour faire face \u00e0 la maladie, ne contribue en rien \u00e0 \u00e9lever le niveau de sant\u00e9 ou \u00e0 augmenter l'esp\u00e9rance de vie. Seules une meilleure hygi\u00e8ne, une alimentation plus \u00e9quilibr\u00e9e, une m\u00e9decine pr\u00e9ventive plus r\u00e9pandue et l'extension des possibilit\u00e9s d'hospitalisation peuvent d\u00e9truire l'\"archi-vilain\" qu'est la maladie et lib\u00e9rer l'Afrique de son ancienne domination (Turner, 1980 : 397-398).<\/p>\n\n\n\n<p>Les exclusions \u00e9pid\u00e9miologiques relatives \u00e0 la mortalit\u00e9, \u00e0 la morbidit\u00e9 et \u00e0 la faim dans les groupes indig\u00e8nes conduisent \u00e0 nier ou \u00e0 dissimuler les d\u00e9ficiences les plus graves de ces groupes, \u00e9tant donn\u00e9 que, selon diff\u00e9rents analystes et institutions de sant\u00e9, les peuples indig\u00e8nes ont \u00e9t\u00e9 caract\u00e9ris\u00e9s, dans le pass\u00e9 et \u00e0 l'heure actuelle, par les taux de mortalit\u00e9 les plus \u00e9lev\u00e9s et l'esp\u00e9rance de vie la plus faible, ainsi que par le fait qu'ils meurent en grande partie de \"causes \u00e9vitables\". Cette situation a \u00e9t\u00e9 reconnue \u00e0 plusieurs reprises par le secteur de la sant\u00e9 et les sp\u00e9cialistes (Aguirre Beltr\u00e1n, 1986 ; Hern\u00e1ndez Bringas, 2007 ; Page, 2002). En d'autres termes, les groupes pr\u00e9sentant les conditions de sant\u00e9 les plus graves et les plus mortelles ne font l'objet d'aucune \u00e9tude et\/ou information \u00e9pid\u00e9miologique. Ces lacunes concernent non seulement les affections traditionnelles, mais aussi les affections allopathiques, bien que ces derni\u00e8res ann\u00e9es - comme nous le verrons plus loin - certains groupes d'anthropologues aient produit d'importantes informations \u00e9pid\u00e9miologiques, en particulier sur les femmes, notamment sur la mortalit\u00e9 maternelle, la violence de genre et les maladies sexuellement transmissibles, ainsi que sur les maladies sexuellement transmissibles, en particulier les maladies sexuellement transmissibles. <span class=\"small-caps\">vih<\/span>-SIDA.<\/p>\n\n\n\n<p>Recherche sur <span class=\"small-caps\">mt<\/span> Les maladies et, dans une moindre mesure, les d\u00e9c\u00e8s reconnus par les groupes autochtones et leurs gu\u00e9risseurs ont \u00e9t\u00e9 \u00e9tudi\u00e9s, \u00e0 l'exclusion, jusqu'\u00e0 tr\u00e8s r\u00e9cemment, des maladies et des d\u00e9c\u00e8s d\u00e9finis par la biom\u00e9decine, bien que les principales causes de mortalit\u00e9 soient les maladies infectieuses et contagieuses, auxquelles s'ajoutent d\u00e9sormais les maladies d\u00e9g\u00e9n\u00e9ratives chroniques telles que le diab\u00e8te sucr\u00e9 2 et les maladies cardio-vasculaires. Bien que ces causes aient \u00e9t\u00e9 attribu\u00e9es par les peuples d'origine, du moins en partie, \u00e0 des maladies et processus traditionnels tels que la peur, l'envie ou la sorcellerie, ce qui n'a pas \u00e9t\u00e9 d\u00e9crit ou analys\u00e9 ethnographiquement, c'est l'efficacit\u00e9 des traitements traditionnels de ces affections pour pr\u00e9venir ou r\u00e9duire les taux de mortalit\u00e9 \u00e9lev\u00e9s. Nous disposons, par exemple, d'\u00e9tudes qui d\u00e9montrent le potentiel de gu\u00e9rison des plantes m\u00e9dicinales, mais pas leur utilisation en relation avec les mortalit\u00e9s dominantes dans les communaut\u00e9s d'origine.<\/p>\n\n\n\n<p>Cependant, ces lacunes \u00e9pid\u00e9miologiques se retrouvent dans tous les courants th\u00e9oriques\/id\u00e9ologiques, ce qui m\u00e9rite une explication \u00e9tant donn\u00e9 les fortes diff\u00e9rences qui existent entre eux. En principe, je pense que ces similitudes sont dues au fait que les diff\u00e9rents courants omettent ces donn\u00e9es ou les traitent de mani\u00e8re superficielle afin de ne pas contribuer \u00e0 la stigmatisation des peuples indig\u00e8nes. Ce sont les m\u00eames raisons pour lesquelles l'analyse des processus de <span class=\"small-caps\">seap<\/span> qui contribuent \u00e0 confirmer les st\u00e9r\u00e9otypes racistes \u00e0 l'\u00e9gard de la population indig\u00e8ne, comme les fentes labiales ou d'autres malformations cong\u00e9nitales. Les infanticides ne sont pas non plus \u00e9tudi\u00e9s, bien que certains d'entre eux se r\u00e9f\u00e8rent \u00e0 des causes traditionnelles, comme la mort d'un enfant par sorcellerie (F\u00e1bregas et Nuttini, 1993 ; Pe\u00f1a, 2006).<\/p>\n\n\n\n<p>Certains analystes, notamment Carlos Zolla (1994a), reconnaissent que plusieurs des maladies traditionnelles sont mortelles, ainsi que les principales causes de d\u00e9c\u00e8s selon les tradipraticiens interrog\u00e9s, dont la malnutrition. Depuis le d\u00e9but des \u00e9tudes sur les <span class=\"small-caps\">mt<\/span> L'existence de la malnutrition et des maladies associ\u00e9es chez les peuples indig\u00e8nes a \u00e9t\u00e9 reconnue (Aguirre Beltr\u00e1n, 1986), l'expression la plus connue en termes anthropologiques \u00e9tant le texte de Guillermo Bonfil (1962) sur la faim dans une communaut\u00e9 yucat\u00e8que, o\u00f9 les axes explicatifs se situent dans les conditions \u00e9conomiques\/politiques dans lesquelles vivent les indig\u00e8nes du Yucat\u00e1n. Bien que cette situation ait perdur\u00e9 jusqu'\u00e0 aujourd'hui dans la plupart des peuples originaires, il existe peu d'\u00e9tudes anthropologiques comme celles d'Arnaiz ou d'Ysunza, malgr\u00e9 le fait que ces derni\u00e8res ann\u00e9es, des institutions sp\u00e9cifiques et les m\u00e9dias ont soulign\u00e9 cette situation \u00e0 maintes reprises. Ainsi, en 2003, l'Unicef a d\u00e9clar\u00e9 que 70% des enfants indig\u00e8nes souffraient de malnutrition (Rom\u00e1n, 2003), tandis qu'en 2021, le Conseil national d'\u00e9valuation de la politique de d\u00e9veloppement social (Consejo Nacional de Evaluaci\u00f3n de la Pol\u00edtica de Desarrollo Social (<span class=\"small-caps\">coneval)<\/span> reconna\u00eet que 30% des populations autochtones souffrent de la faim. En outre, au cours des derni\u00e8res d\u00e9cennies, des probl\u00e8mes tels que le surpoids et l'ob\u00e9sit\u00e9 se sont ajout\u00e9s \u00e0 la faim, en grande partie \u00e0 cause de la consommation de malbouffe (Enciso, 2018). Cette question est peu \u00e9tudi\u00e9e par les socio-anthropologues, car il s'agit d'un probl\u00e8me structurel des populations autochtones, qui met en \u00e9vidence l'inclusion de styles alimentaires n\u00e9gatifs g\u00e9n\u00e9r\u00e9s par l'acculturation. De m\u00eame, cette situation de malnutrition contraste avec la reconnaissance anthropologique de l'existence d'un r\u00e9gime alimentaire indig\u00e8ne qui serait nutritif et bon march\u00e9, mais qui fonctionne de moins en moins, et sur lequel nous n'avons pas d'\u00e9tudes. Toutefois, il convient de rappeler qu'\u00e0 l'\u00e9poque o\u00f9 le r\u00e9gime traditionnel positif dominait, les indig\u00e8nes avaient des taux de mortalit\u00e9 plus \u00e9lev\u00e9s qu'aujourd'hui.<a class=\"anota\" id=\"anota2\" data-footnote=\"2\">2<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>Cependant, cette situation sanitaire n'est pas propre aux peuples indig\u00e8nes mexicains, mais, comme le soulignent Marcia Inhorn et Peter Brown (1990), les maladies infectieuses sont la cause la plus importante de souffrance et de d\u00e9c\u00e8s dans les soci\u00e9t\u00e9s traditionnelles \u00e9tudi\u00e9es par les anthropologues. Cela est d\u00fb en grande partie au fait que les peuples indig\u00e8nes sont caract\u00e9ris\u00e9s par la pauvret\u00e9 ou l'extr\u00eame pauvret\u00e9, le manque d'infrastructures sanitaires de base et la marginalisation sociale.<\/p>\n\n\n\n<p>Les \u00e9tudes de <span class=\"small-caps\">mt<\/span> se caract\u00e9risent par l'exclusion de toute une s\u00e9rie de processus de <span class=\"small-caps\">seap<\/span>\u00e0 commencer par les allopathes, qui, selon nos \u00e9tudes, \u00e9taient d\u00e9j\u00e0 reconnus au moins dans les communaut\u00e9s yucat\u00e8ques depuis les ann\u00e9es 1920 (Men\u00e9ndez, 2018). Alors que l'essentiel des \u00e9tudes sur les <span class=\"small-caps\">mt<\/span> ont \u00e9t\u00e9 les processus de <span class=\"small-caps\">seap<\/span> traditionnels, il ne fait aucun doute, comme l'a conclu Gracia Imberton, que les<\/p>\n\n\n\n<p class=\"verse\">Une tendance tr\u00e8s marqu\u00e9e des \u00e9tudes anthropologiques sur les maladies dans le monde indig\u00e8ne a \u00e9t\u00e9 de mettre en \u00e9vidence les aspects consid\u00e9r\u00e9s comme faisant partie de la cosmovision, tels que le chulel et les naguals mayas, qui ont occup\u00e9 une place privil\u00e9gi\u00e9e dans cette perspective. La pr\u00e9occupation pour les \"\u00e2mes\" indig\u00e8nes, constante depuis l'arriv\u00e9e des Europ\u00e9ens sur le continent am\u00e9ricain, a orient\u00e9 le regard anthropologique vers ce sujet au d\u00e9triment des autres (Imberton, 2002:15).<\/p>\n\n\n\n<p>Mais non seulement certaines maladies traditionnelles sont peu ou tr\u00e8s peu \u00e9tudi\u00e9es, mais aussi certains gu\u00e9risseurs traditionnels, notamment les rebouteux et les serpentistes, alors qu'ils traitent des probl\u00e8mes fr\u00e9quents comme les fractures et les douleurs ou les morsures de serpents et de scorpions.<\/p>\n\n\n\n<p>Un aspect fondamental de la sant\u00e9 qui a \u00e9t\u00e9 peu \u00e9tudi\u00e9, sauf au Yucat\u00e1n, est celui des conditions d'hygi\u00e8ne d\u00e9crites et analys\u00e9es par de nombreux auteurs pour la p\u00e9ninsule (Steggerda, 1965 ; Ram\u00edrez, 1980), certains experts en sant\u00e9 - non anthropologues - reconnaissant que la raret\u00e9 des d\u00e9c\u00e8s dus au typhus au Yucat\u00e1n, qui \u00e9tait l'une des maladies les plus meurtri\u00e8res du Mexique, \u00e9tait due aux conditions d'hygi\u00e8ne de sa population.<\/p>\n\n\n\n<p>Un troisi\u00e8me aspect presque totalement exclu par les anthropologues est l'\u00e9tude des maladies g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par les activit\u00e9s professionnelles dans des soci\u00e9t\u00e9s comme celle du Yucat\u00e8que, o\u00f9 nous avons pu v\u00e9rifier qu'elles sont fr\u00e9quentes. On n'\u00e9tudie pas non plus les handicaps qui touchent aussi bien les femmes que les hommes et qui sont dus \u00e0 des causes g\u00e9n\u00e9tiques ou contract\u00e9s dans la vie quotidienne. Il existe \u00e9galement tr\u00e8s peu d'\u00e9tudes sur le blanchiment de la peau et l'application de la chirurgie plastique pour modifier les traits du visage indig\u00e8ne, mais cela se produit principalement chez les m\u00e9tis.<\/p>\n\n\n\n<p>Un autre des principaux processus sous-\u00e9tudi\u00e9s est la maladie mentale, puisque l'attitude dominante consiste \u00e0 nier son existence chez les peuples indig\u00e8nes ou \u00e0 reconna\u00eetre sa pr\u00e9sence, mais sans l'\u00e9tudier, en soutenant explicitement ou tacitement que, si elle existe, elle est beaucoup moins grave et moins importante que dans les soci\u00e9t\u00e9s d\u00e9velopp\u00e9es. Comme le souligne Natera, chercheur \u00e0 l'Institut national de psychiatrie : \" Bien que la sant\u00e9 mentale soit d'une importance vitale dans les populations autochtones, c'est un probl\u00e8me qui re\u00e7oit peu d'attention, tout comme l'abus d'alcool et ses cons\u00e9quences \" (communication personnelle, 2018). Dans le <em>Dictionnaire<\/em> de <span class=\"small-caps\">mt<\/span>Carlos Zolla (1994b, t. <span class=\"small-caps\">ii<\/span>548) consid\u00e8re que la folie chez les peuples indig\u00e8nes se r\u00e9f\u00e8re \u00e0 des troubles des facult\u00e9s mentales qui s'expriment par des comportements \u00e9tranges qui rendent impossible la relation des individus avec les sujets de leur groupe social et qui sont g\u00e9n\u00e9ralement attribu\u00e9s \u00e0 l'introduction d'\u00eatres surnaturels dans le corps ou aux effets de la sorcellerie. Cet auteur souligne que certains peuples (Totonac, Huastec, Jacaltec) reconnaissent des formes de folie comme une maladie ; tandis que G\u00fc\u00e9mez (2019, communication personnelle) souligne qu'il n'existe pas de maladies traditionnelles au Yucat\u00e1n qui se r\u00e9f\u00e8rent \u00e0 la folie, bien qu'il y ait des mots mayas familiers qui se r\u00e9f\u00e8rent \u00e0 la perte de la raison.<\/p>\n\n\n\n<p>Au cours des derni\u00e8res d\u00e9cennies, des \u00e9tudes ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9es sur les \"nerfs\", l'\u00e9pilepsie ou la folie qui auraient \u00e9t\u00e9 provoqu\u00e9s par la peur ou la col\u00e8re (Castaldo, 2002 ; Gallardo, 2002). Ils ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 d\u00e9tect\u00e9s dans les cliniques rurales de l'Institut mexicain de s\u00e9curit\u00e9 sociale (<span class=\"small-caps\">imss<\/span>) des processus d\u00e9pressifs et anxieux, en particulier chez les femmes. Mais plusieurs des principaux sp\u00e9cialistes comme Barrag\u00e1n, Campos, G\u00fc\u00e9mez ou Villaflor (communications personnelles) reconnaissent que les maladies mentales sont peu ou pas \u00e9tudi\u00e9es dans les peuples d'origine. Cette question n'ignore pas que les gu\u00e9risseurs traditionnels, au moins dans certaines communaut\u00e9s, traitent des personnes souffrant de d\u00e9pression nerveuse, d'anxi\u00e9t\u00e9, de d\u00e9pression, d'insomnie.<\/p>\n\n\n\n<p>En outre, bien que le Yucatan ait historiquement les taux de suicide les plus \u00e9lev\u00e9s du Mexique, document\u00e9s depuis au moins la fin du 20\u00e8me si\u00e8cle, il a \u00e9galement les taux de suicide les plus \u00e9lev\u00e9s du pays. <span class=\"small-caps\">xix<\/span>Dans le cas des groupes indig\u00e8nes du Chiapas, ou du fait qu'en 2020 il y a eu une vague de suicides chez les adolescents indig\u00e8nes du Chiapas et que le suicide en g\u00e9n\u00e9ral et surtout chez les jeunes a augment\u00e9 notablement entre 1970 et aujourd'hui dans le pays, nous ne disposons pas d'\u00e9tudes sur le suicide dans les groupes indig\u00e8nes. Il est int\u00e9ressant de noter que si, pour les peuples indig\u00e8nes d'Am\u00e9rique du Sud, nous disposons d'une compilation de douze \u00e9tudes sur le suicide (Campo et Aparicio, 2017), pour le Mexique, nous n'avons pratiquement pas d'\u00e9tudes de ce type.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">La violence fait partie de la culture<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"abstract\">Tout un courant a mis en \u00e9vidence le r\u00f4le de la violence syst\u00e9matique dans la gen\u00e8se des maladies mentales ou \u00e9motionnelles (Far\u00edas, 1999 ; Fr\u00edas, 2021), et le Mexique est une soci\u00e9t\u00e9 qui, au moins depuis la conqu\u00eate europ\u00e9enne, se caract\u00e9rise par la pr\u00e9dominance de la violence syst\u00e9matique au niveau national et parmi les peuples d'origine. Le d\u00e9ni de la maladie mentale chez les peuples opprim\u00e9s et colonis\u00e9s est en grande partie li\u00e9 \u00e0 l'hypoth\u00e8se \u00e9volutionniste g\u00e9n\u00e9r\u00e9e au 20e si\u00e8cle. <span class=\"small-caps\">xix<\/span>Ce postulat a \u00e9t\u00e9 remis en cause \u00e0 plusieurs reprises, notamment dans les ann\u00e9es 50, 60 et 70, par des \u00e9tudes sur la situation coloniale, reconnaissant ces maladies comme un produit, au moins partiel, de la domination et de l'exploitation coloniales, comme l'ont soutenu Balandier, Bastide et Fanon, mais qui ne nous a pas \u00e9t\u00e9 appliqu\u00e9. Je consid\u00e8re donc que ce d\u00e9ni et cette secondarisation sont largement li\u00e9s au fait que la maladie mentale est pens\u00e9e comme une autre stigmatisation possible des peuples autochtones.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais la violence n'est pas seulement ignor\u00e9e en tant que cause de maladie mentale ou de souffrance \u00e9motionnelle, elle n'est souvent pas \u00e9tudi\u00e9e en tant que violence, malgr\u00e9 son existence notoire et son augmentation possible. Elle n'est pas \u00e9tudi\u00e9e en ce qui concerne les femmes, mais surtout en ce qui concerne les hommes, malgr\u00e9 le fait qu'au niveau national, plus de 90% des homicides sont commis par des hommes sur des hommes et que le Mexique a l'un des taux d'homicide les plus \u00e9lev\u00e9s ; rappelons que l'Am\u00e9rique latine est la r\u00e9gion du monde o\u00f9 le taux d'homicide est le plus \u00e9lev\u00e9. En outre, les quelques \u00e9tudes sur la masculinit\u00e9 parmi les peuples indig\u00e8nes du Mexique, comme celle de Mart\u00edn de la Cruz (2010), n'incluent pas le r\u00f4le de la violence dans les relations homme\/homme et homme\/femme, bien qu'il s'agisse d'une des caract\u00e9ristiques culturelles d'un grand nombre de peuples indig\u00e8nes et, bien s\u00fbr, non indig\u00e8nes.<\/p>\n\n\n\n<p>La r\u00e9cup\u00e9ration de cette question s'est produite exclusivement en ce qui concerne les femmes, en grande partie gr\u00e2ce au d\u00e9veloppement de perspectives f\u00e9ministes. Il a \u00e9t\u00e9 document\u00e9 qu'entre 2012 et 2018, les homicides de femmes parlant une langue indig\u00e8ne ont augment\u00e9 de plus de 154%, passant de 79 \u00e0 122 ; en outre, dans 98% dans les communaut\u00e9s indig\u00e8nes des \u00c9tats de Mexico, Morelos, Veracruz, San Luis Potos\u00ed et Mexico, les agressions contre les femmes sont en hausse (Xantomila, 2020). Certaines \u00e9tudes concluent que \"[...] les formes les plus graves de violence sexuelle, comme le viol et les tentatives de viol, sont plus fr\u00e9quentes chez les femmes qui parlent une langue indig\u00e8ne\" (Fr\u00edas, 2021a : 381 ; Cacique, 2021).<\/p>\n\n\n\n<p>Il a \u00e9t\u00e9 constat\u00e9 que la plupart de ces violences sont perp\u00e9tr\u00e9es par des membres de la famille, ce qui est document\u00e9 non seulement dans la recherche socio-anthropologique, mais aussi dans les t\u00e9moignages biographiques, comme le cas de la femme indig\u00e8ne zapot\u00e8que Odila Romero, qui raconte comment elle a \u00e9t\u00e9 tripot\u00e9e et p\u00e9n\u00e9tr\u00e9e sexuellement par ses oncles avant l'\u00e2ge de onze ans (Blackwell, 2009). Dans les communaut\u00e9s des diff\u00e9rents groupes ethniques mexicains, il a \u00e9t\u00e9 constat\u00e9 que la violence \u00e0 l'\u00e9gard des femmes est culturellement l\u00e9gitim\u00e9e, y compris par le <span class=\"small-caps\">mt<\/span>Par exemple, certaines maladies traditionnelles telles que la peur ou la bile seraient g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par cette violence et donc gu\u00e9ries, mais sans modifier la normalit\u00e9 culturelle de la violence. Cette violence intrafamiliale se produit dans les communaut\u00e9s o\u00f9 la domination masculine est absolue et une grande partie de cette violence est extr\u00eame et conduit m\u00eame \u00e0 la mort de la femme. La violence continue dans de nombreuses situations diff\u00e9rentes remplirait le r\u00f4le symbolique de montrer qui d\u00e9tient le pouvoir non seulement dans les relations entre les sexes, mais aussi dans la communaut\u00e9 et la culture.<\/p>\n\n\n\n<p>Malgr\u00e9 ces reconnaissances, des sp\u00e9cialistes comme Sonia Fr\u00edas concluent que cette violence \u00e0 l'\u00e9gard des femmes a \u00e9t\u00e9 peu \u00e9tudi\u00e9e, car \"elle a \u00e9t\u00e9 rendue invisible tant par un large secteur du monde universitaire que par diff\u00e9rents organismes gouvernementaux\" (2021 : 433), outre le fait que \"En fait, il existe peu d'\u00e9tudes qui ont abord\u00e9 l'ampleur de la violence de genre subie par les femmes et les filles indig\u00e8nes ; et lorsqu'elles l'ont fait, elles se sont concentr\u00e9es sur le probl\u00e8me de la violence entre partenaires intimes\" (Fr\u00edas, 2021a : 18). Berrio, Castro, De Keizer, Gamlin, Minero, N\u00fa\u00f1ez, Ravelo, Sierra et moi-m\u00eame avons confirm\u00e9 cette perception lors de communications personnelles r\u00e9alis\u00e9es en 2021 ; ils soulignent \u00e9galement que l'Instituto Nacional Indigenista n'a pas soulev\u00e9 cette question au cours de sa phase d'int\u00e9gration, ni au cours de sa p\u00e9riode de participation (Mu\u00f1iz et Corona, 1996).<\/p>\n\n\n\n<p>Guillermo N\u00fa\u00f1ez, une autorit\u00e9 en mati\u00e8re d'\u00e9tudes de genre, consid\u00e8re qu'\"il n'y a presque rien d'\u00e9crit sur la violence de genre dans les contextes indig\u00e8nes ; il rappelle qu'il existe quelques vieilles th\u00e8ses qui pr\u00e9sentent des visions mythologis\u00e9es, o\u00f9 tout est beau\". Dans ses \u00e9tudes sur les Yaqui, elle documente l'h\u00e9g\u00e9monie masculine et souligne que les intellectuels indig\u00e8nes ne parlent pas des in\u00e9galit\u00e9s de genre ou de la violence, selon eux,<\/p>\n\n\n\n<p class=\"verse\">Bien que nous comprenions qu'il s'agit d'une question importante, c'est une question d\u00e9licate, parce que si un \u00e9l\u00e9ment de la structure familiale Yaqui, de la femme et de l'homme, bouge... Uuff, il y a un risque que tout s'\u00e9croule. Les intellectuels militants indig\u00e8nes n'abordent pas la question de la violence \u00e0 l'\u00e9gard des femmes, car ils estiment qu'en le faisant, ils contribuent encore plus \u00e0 la stigmatisation des populations indig\u00e8nes (communication personnelle, 29\/07\/2021).<\/p>\n\n\n\n<p>De son c\u00f4t\u00e9, Jennie Gamlin note que la majorit\u00e9 des femmes <em>wixaritari<\/em> ont v\u00e9cu et\/ou continuent de vivre des relations violentes au sein de la famille :<\/p>\n\n\n\n<p class=\"verse\">Les conversations que j'ai eues font \u00e9tat d'une violence extr\u00eame qui peut conduire \u00e0 la mort. Ces femmes subissent la violence de leur p\u00e8re, de leur m\u00e8re, de leur fr\u00e8re et de leur mari. Je n'ai pas \u00e9crit sur ce sujet, car il m'est tr\u00e8s difficile de parler ouvertement de la violence domestique avec la communaut\u00e9. Cependant, j'en parle dans certains textes (Gamlin, 2020). La litt\u00e9rature sur les Huichols n'aborde pas ce sujet ; elle s'est concentr\u00e9e sur les processus religieux et artistiques. Je n'ai pas connaissance d'un seul texte sur la violence sexiste chez les Huichols (communication personnelle, 03\/03\/2021).<\/p>\n\n\n\n<p>Bien que la violence \u00e0 l'\u00e9gard des femmes et, dans une moindre mesure, la violence \u00e0 l'\u00e9gard des femmes autochtones, ait \u00e9t\u00e9 d\u00e9nonc\u00e9e avec insistance au cours des derni\u00e8res d\u00e9cennies, nous observons que la plupart de ces rapports sont domin\u00e9s par des interpr\u00e9tations qui reconnaissent l'existence de la violence, mais qui, dans le m\u00eame temps, \u00e9vitent d'inclure certains aspects et proposent des interpr\u00e9tations qui les excluent et en valident d'autres. Selon Mu\u00f1iz et Corona, la violence \u00e0 l'\u00e9gard des femmes dans les contextes indig\u00e8nes est largement occult\u00e9e \"[...] par le discours de la pr\u00e9servation culturelle. Ainsi, tout type de violence physique ou mentale \u00e0 l'encontre des femmes indig\u00e8nes est expliqu\u00e9 par leurs coutumes et traditions ancestrales\" (1996 : 42).<\/p>\n\n\n\n<p>Ce qui ressort clairement des quelques ethnographies, c'est que la violence de genre est g\u00e9n\u00e9r\u00e9e et prot\u00e9g\u00e9e par la culture des peuples indig\u00e8nes, car au lieu de d\u00e9crire et d'analyser les usages et les coutumes violents, de nombreuses \u00e9tudes, y compris certaines \u00e9tudes f\u00e9ministes, renvoient les explications \u00e0 des processus \"externes\". De telle sorte que la violence est renvoy\u00e9e \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 m\u00e9tisse, \u00e0 la situation coloniale, au racisme, \u00e0 l'exploitation des femmes par les Blancs, \u00e0 la violence anti-f\u00e9minine des caciques, \u00e0 la violence du crime organis\u00e9 et m\u00eame \u00e0 la violence militaire, mais sans d\u00e9crire sp\u00e9cifiquement la violence au sein de la famille. Et si je ne nie pas le r\u00f4le important jou\u00e9 par les violences \u00e9num\u00e9r\u00e9es ci-dessus, le c\u0153ur de la violence \u00e0 l'\u00e9gard des femmes est la violence intrafamiliale et intracommunautaire.<\/p>\n\n\n\n<p>Je souligne que nous avons tr\u00e8s peu d'\u00e9tudes sur les homicides en g\u00e9n\u00e9ral, et les rares qui existent ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9es par des anthropologues \u00e9trangers. Par ailleurs, il est g\u00e9n\u00e9ralement admis que la sorcellerie peut provoquer la mort d'enfants mais aussi d'adultes, mais \u00e0 quelques exceptions pr\u00e8s (Pe\u00f1a, 2006), nous ne disposons pas d'\u00e9tudes locales sur l'infanticide, bien qu'il fasse partie des coutumes et des traditions. De plus, au niveau national, les homicides d'enfants ont augment\u00e9 ces derni\u00e8res ann\u00e9es et sont commis presque exclusivement par les proches de la victime (Hern\u00e1ndez Bringa, 2007). Ainsi, la plupart des violences physiques et \u00e9motionnelles, ainsi que les homicides, se produisent entre membres de la famille et proches parents. En d'autres termes, la grande majorit\u00e9 des actes de violence ne sont pas perp\u00e9tr\u00e9s contre les sujets et les groupes qui les exploitent et les racialisent, mais contre des membres de leur communaut\u00e9 ou des communaut\u00e9s indig\u00e8nes voisines.<\/p>\n\n\n\n<p>Il me semble important de mentionner que les anthropologues ne d\u00e9crivent ni n'analysent les meurtres en entreprise, exprim\u00e9s surtout par la vengeance du sang, bien qu'ils aient \u00e9t\u00e9 signal\u00e9s par des auteurs \u00e9trangers et reconnus, mais non \u00e9tudi\u00e9s, par les sp\u00e9cialistes mexicains. Or, comme je l'ai signal\u00e9 (Men\u00e9ndez, 2012) explicitement et implicitement, les anthropologues locaux et latino-am\u00e9ricains, en g\u00e9n\u00e9ral, ont tendance \u00e0 consid\u00e9rer que la violence et surtout les homicides ne font pas partie de la culture, ce qui se manifeste au-del\u00e0 des mots par la raret\u00e9 de ce type d'\u00e9tudes locales. Cependant, la violence et les homicides ont \u00e9t\u00e9 reconnus et \u00e9tudi\u00e9s au Mexique par des anthropologues \u00e9trangers depuis au moins 1940, lorsque Ruth Bunzell a publi\u00e9 son texte sur les Chamulas, suivi par Carmen Viqueira et \u00c1ngel Palerm (1954) sur les Totonacas, et dans les d\u00e9cennies suivantes par Henry Favre (1964), Lola Romanucci-Ross (1973), Veronique Flanet (1977, 1986), James Greenberg (1989), sur divers groupes.<\/p>\n\n\n\n<p>Les sp\u00e9cialistes mexicains connaissent la violence homicide dans les communaut\u00e9s qu'ils \u00e9tudient, mais tr\u00e8s peu l'\u00e9tudient ; Jaime Page, l'un des meilleurs sp\u00e9cialistes des processus d'homicide au Mexique. <span class=\"small-caps\">seap<\/span> (communication personnelle, 2021), n'a pas connaissance d'\u00e9tudes sur les homicides au sein des groupes indig\u00e8nes du Chiapas et conclut que dans certaines municipalit\u00e9s, il s'agit d'un sujet tabou. De Keizer (communication personnelle, 2021), l'un des principaux sp\u00e9cialistes de la violence masculine, ignore quant \u00e0 lui l'existence d'\u00e9tudes sur les homicides et autres formes de violence dans les groupes ethniques, \u00e0 l'exception du travail de Zuanilda Mendoza (2013) sur les Triquis, qui constitue pour moi la principale contribution ethnographique de l'anthropologie mexicaine \u00e0 la description et \u00e0 l'analyse de la violence au sein d'un peuple indig\u00e8ne o\u00f9 la violence fait structurellement partie de la vie quotidienne.<\/p>\n\n\n\n<p>Selon Jane Collier (2009), la violence domestique est structurelle dans les groupes ethniques et, bien que des changements soient intervenus, cette violence continue d'exister en tant qu'\u00e9l\u00e9ment normalis\u00e9 des relations entre les hommes et les femmes, l\u00e9gitim\u00e9 par la communaut\u00e9. C'est en grande partie \u00e0 cause de cette normalisation culturelle que les femmes et les enfants ne signalent pas les agressions, car m\u00eame certaines femmes consid\u00e8rent qu'il est normal d'\u00eatre agress\u00e9es. De plus, les autorit\u00e9s communautaires soutiennent les agresseurs et secondent ou rejettent les quelques demandes formul\u00e9es par les femmes. \"Parmi les femmes, il existe une m\u00e9fiance \u00e0 l'\u00e9gard de la justice pour porter plainte, car [...] les autorit\u00e9s sont masculines et ont tendance \u00e0 favoriser leurs semblables\" (D'Aubeterre, 2003 : 54).<\/p>\n\n\n\n<p>Bien que les revues f\u00e9ministes mexicaines fassent r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la violence contre les femmes en g\u00e9n\u00e9ral et les groupes indig\u00e8nes en particulier depuis au moins les ann\u00e9es 1970, le premier travail syst\u00e9matique sur la violence contre les femmes dans les groupes indig\u00e8nes mexicains a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9 par Soledad Gonz\u00e1lez, bien que concentr\u00e9 sur Cuetzalan (Puebla) (Gonz\u00e1lez, 1998, 2004, 2009 ; voir \u00e9galement Mej\u00eda et Mora, 2005). Mais c'est la th\u00e8se de Graciela Freyermuth qui, en 2000, a approfondi sur le plan ethnographique la violence anti-f\u00e9minine dans une r\u00e9gion du Chiapas.<\/p>\n\n\n\n<p>Je crois que la dissimulation de ces processus par une grande partie de la production anthropologique, plut\u00f4t que de couvrir le probl\u00e8me, limite ou emp\u00eache la possibilit\u00e9 de r\u00e9duire et, si possible, d'\u00e9radiquer la violence. Il faut partir du principe que cette violence indig\u00e8ne fait partie des conditions dominantes de la violence dans la soci\u00e9t\u00e9 mexicaine et qu'elle acquiert des caract\u00e9ristiques particuli\u00e8res chez les peuples indig\u00e8nes. En outre, cette violence - au niveau national et particulier - peut \u00eatre li\u00e9e \u00e0 des processus susceptibles de l'accro\u00eetre, tels que les programmes de planification familiale promus depuis les ann\u00e9es 1970 et 1980, la perte de statut social et \u00e9conomique de l'homme, \u00e9tant donn\u00e9 qu'il est de moins en moins l'unique pourvoyeur du groupe familial ; l'inclusion des femmes dans le processus de travail, le processus migratoire masculin qui laisse les femmes seules pendant des mois ou des ann\u00e9es, m\u00eame si elles sont contr\u00f4l\u00e9es par le groupe familial. Je pense que ces formes de violence doivent \u00eatre mises en \u00e9vidence dans toute leur importance afin que nous les prenions en compte, au lieu de les marginaliser et de les nier.<\/p>\n\n\n\n<p>Sur le plan \u00e9pid\u00e9miologique, une situation particuli\u00e8re est le manque d'\u00e9tudes sur les maladies qui, malgr\u00e9 leur impact sur leur vie, sont inconnues des peuples indig\u00e8nes, car elles ne font l'objet que de quelques \u00e9tudes sp\u00e9cifiques. C'est le cas de l'\u00e9tude d'Horacia Fajardo sur les Huicholes, qui souligne que \"des patients de diff\u00e9rents \u00e2ges pr\u00e9sentant des signes \u00e9vidents de maladies nutritionnelles telles que l'an\u00e9mie, l'avitaminose ou une faiblesse extr\u00eame due au manque de nourriture, n'\u00e9taient pas class\u00e9s comme malades par \"el costumbre\"\" (2007 : 141 ; voir \u00e9galement Cort\u00e9s, 2015). Des \u00e9tudes m\u00e9dicales et \u00e9cologiques, mais aussi anthropologiques (P\u00e9rez Camargo, 2020 ; Valdez Tah, 2015), ont montr\u00e9 que la population et les gu\u00e9risseurs traditionnels ne connaissent pas la maladie de Chagas au Yucat\u00e1n. Nous avons \u00e9galement le cas de la <span class=\"small-caps\">vih<\/span>-Le SIDA qui, bien qu'\u00e9tant une cause importante de mortalit\u00e9 parmi la population indig\u00e8ne (Freyermuth, 2017), est tr\u00e8s peu \u00e9tudi\u00e9. Patricia Ponce conclut que \"les chercheurs en sciences sociales manquent clairement d'int\u00e9r\u00eat pour le d\u00e9veloppement de la recherche sur les conceptions, valeurs et pratiques sexuelles, les identit\u00e9s de genre, la diversit\u00e9 des genres, l'homophobie, l'homo\u00e9rotisme, la stigmatisation, la discrimination et la discrimination sexuelle\". <span class=\"small-caps\">vih<\/span>\/(Ponce, 2008 : 1 ; voir aussi Ponce, 2011 ; N\u00fa\u00f1ez, 2011 ; Mu\u00f1oz, 2022, 2023).<\/p>\n\n\n\n<p>Si la recherche sur le genre et les processus sexosp\u00e9cifiques s'est d\u00e9velopp\u00e9e au cours des derni\u00e8res ann\u00e9es, elle n'a pas encore \u00e9t\u00e9 men\u00e9e \u00e0 bien. <span class=\"small-caps\">seap<\/span>Dans le cas des peuples autochtones, l'accent a \u00e9t\u00e9 mis sur les femmes, notamment par le biais d'\u00e9tudes sur la mortalit\u00e9 maternelle, mais il n'existe pratiquement aucune \u00e9tude sur le genre masculin et sur les gays, les lesbiennes et les transgenres dans les communaut\u00e9s autochtones, \u00e0 quelques exceptions pr\u00e8s. Dans le cas des hommes, ce manque est important car, selon Freyermuth (2017), avec des donn\u00e9es allant jusqu'\u00e0 2014, les taux de mortalit\u00e9 des hommes autochtones sont deux fois plus \u00e9lev\u00e9s que ceux des femmes, et dans les municipalit\u00e9s o\u00f9 il y a 70% et plus de population autochtone, les diff\u00e9rences sont encore plus grandes. Nous ne disposons pas de donn\u00e9es sur le sexe qui tombe le plus souvent malade, bien qu'il soit rapport\u00e9 que les femmes sont plus susceptibles de rechercher des soins m\u00e9dicaux que les hommes. <span class=\"small-caps\">mt<\/span> et avec la biom\u00e9decine, mais sans d\u00e9veloppement ethnographique pr\u00e9cis. Il en va de m\u00eame pour l'autogestion des conditions au niveau familial, qui est suppos\u00e9e relever de la responsabilit\u00e9 des femmes, mais il existe peu de travaux ethnographiques (Cortez, 2015).<\/p>\n\n\n\n<p>D'un point de vue \u00e9pid\u00e9miologique, il faut reconna\u00eetre que depuis les recherches de Berrio, Freyermuth, Mu\u00f1oz et Sesia, un important courant d'\u00e9tudes \u00e9pid\u00e9miologiques sur les peuples natifs du Chiapas, d'Oaxaca et de Guerrero a \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9, ce qui a permis d'avoir une vision de plus en plus pr\u00e9cise de leur mortalit\u00e9 et de leur morbidit\u00e9. Ponce a g\u00e9n\u00e9r\u00e9 ce type d'\u00e9tudes, mais uniquement en r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la population indig\u00e8ne du Chiapas, de l'Oaxaca et du Guerrero. <span class=\"small-caps\">vih<\/span>-SIDA et surtout \u00e0 Veracruz. La plupart de ces \u00e9tudes se concentrent sur la m\u00e9decine allopathique et n'incluent pas la m\u00e9decine traditionnelle dans le parcours du patient.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Mortalit\u00e9 maternelle, accouchement, mariages et sexualit\u00e9s<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"abstract\">Il existe toute une s\u00e9rie de processus \u00e9pid\u00e9miologiques qui ont \u00e0 voir directement et indirectement avec la grossesse, l'accouchement et la puerp\u00e9ralit\u00e9, qui montrent \u00e9galement des exclusions ou des productions r\u00e9duites, sauf dans les cas des groupes coordonn\u00e9s par Freyermuth et Paola Sesia au Chiapas et \u00e0 Oaxaca, respectivement, qui ont r\u00e9v\u00e9l\u00e9 les taux \u00e9lev\u00e9s de mortalit\u00e9 maternelle dans les zones indig\u00e8nes, ainsi que leur diminution progressive, bien qu'ils maintiennent des diff\u00e9rences notoires par rapport \u00e0 la moyenne nationale. D\u00e8s 2001, le minist\u00e8re de la sant\u00e9 soulignait que les femmes indig\u00e8nes risquaient de mourir de causes maternelles trois fois plus que les femmes non indig\u00e8nes, et c'est toujours le cas en 2011 (Freyermuth et Luna, 2014). En outre, 87% des femmes d\u00e9c\u00e9d\u00e9es sur les hauts plateaux du Chiapas entre 1989 et 1993 n'avaient pas re\u00e7u d'attention m\u00e9dicale (Freyermuth et Meneses, 2006 : 6). Freyermuth et Arguello (2018) montrent cette situation en 1990 et en 2015, car malgr\u00e9 une diminution de la mortalit\u00e9 maternelle au Chiapas et \u00e0 Oaxaca, le taux de mortalit\u00e9 des femmes indig\u00e8nes reste beaucoup plus \u00e9lev\u00e9 que celui des femmes non indig\u00e8nes.<\/p>\n\n\n\n<p>Les taux de mortalit\u00e9 maternelle les plus \u00e9lev\u00e9s ont \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9s lorsque les soins d'accouchement \u00e9taient domin\u00e9s par la m\u00e9decine traditionnelle et peuvent \u00eatre corr\u00e9l\u00e9s, du moins en partie, \u00e0 une augmentation des soins biom\u00e9dicaux, en plus de la violence obst\u00e9trique et du fait que ces soins \u00e9taient contest\u00e9s par la population autochtone. Comme le montrent Sesia et Freyermuth (2017), malgr\u00e9 les taux \u00e9lev\u00e9s de mortalit\u00e9 maternelle enregistr\u00e9s entre 2004 et 2007 dans l'\u00c9tat d'Oaxaca, nous devons supposer que ces taux sont encore plus \u00e9lev\u00e9s, \u00e9tant donn\u00e9 le niveau \u00e9lev\u00e9 de sous-d\u00e9claration dans les zones indig\u00e8nes, que l'auteur estime entre 40% et 50%. Elle souligne que 75% des d\u00e9c\u00e8s dans les zones indig\u00e8nes se sont produits \u00e0 domicile ; en outre : \"44% des femmes des municipalit\u00e9s indig\u00e8nes d\u00e9c\u00e9d\u00e9es de mortalit\u00e9 maternelle ont accouch\u00e9 seules ou ont \u00e9t\u00e9 assist\u00e9es par un membre de leur famille [...] 33% ont \u00e9t\u00e9 assist\u00e9es par des sages-femmes empiriques, et seulement 21% ont b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 de soins m\u00e9dicaux dispens\u00e9s par du personnel de sant\u00e9 qualifi\u00e9\" (Sesia et Freyermuth, 2017 : 232). Mais, en outre, 60% de la mortalit\u00e9 infantile en 2013 se situait dans les zones indig\u00e8nes (<em>La Jornada<\/em>, 20\/08\/2014). Au vu de ces chiffres, l'auteur va jusqu'\u00e0 remettre en cause dans un pr\u00e9c\u00e9dent ouvrage : \" l'image parfois romantique qui existe surtout dans une certaine litt\u00e9rature anthropologique en ce qui concerne l'importance culturelle et m\u00e9dicale des th\u00e9rapeutes traditionnels dans les communaut\u00e9s indig\u00e8nes \" (Sesia <em>et al,<\/em> 2007: 27).<\/p>\n\n\n\n<p>Le taux \u00e9lev\u00e9 de mortalit\u00e9 maternelle et infantile dans les r\u00e9gions indig\u00e8nes a \u00e9t\u00e9 r\u00e9guli\u00e8rement document\u00e9 par l'Organisation panam\u00e9ricaine de la sant\u00e9 dans le cadre de recherches sur la sant\u00e9 des Am\u00e9riques, mais aussi de recherches anthropologiques men\u00e9es dans plusieurs pays d'Am\u00e9rique latine. Dans le cas de la Bolivie, non seulement la mortalit\u00e9 maternelle est \u00e9lev\u00e9e, mais \"[...] pour chaque femme qui meurt de causes attribuables \u00e0 la grossesse, \u00e0 l'accouchement et \u00e0 la puerp\u00e9ralit\u00e9, une trentaine survivent avec une sant\u00e9 sexuelle et reproductive gravement compromise. Les orphelins survivants souffrent \u00e9galement de probl\u00e8mes de sant\u00e9, de croissance et de d\u00e9veloppement qui sont bien document\u00e9s dans diff\u00e9rentes recherches\" (Uriburu, 2006 : 173). Je pr\u00e9cise qu'au Mexique, nous ne disposons pas de ce type de recherche, ni d'\u00e9tudes sur le syndrome d'alcoolisme f\u0153tal, qui peut \u00eatre tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9 au Mexique en raison de la forte consommation d'alcool des femmes indig\u00e8nes, qui se traduit en partie par des taux de mortalit\u00e9 \u00e9lev\u00e9s dus \u00e0 la cirrhose du foie.<\/p>\n\n\n\n<p>Bien que les sages-femmes empiriques soient le type d'accoucheur traditionnel le plus \u00e9tudi\u00e9 au Mexique, la plupart de ces \u00e9tudes ne d\u00e9crivent ni n'analysent la mortalit\u00e9 \u00e9ventuelle pendant la grossesse, l'accouchement et la puerp\u00e9ralit\u00e9 trait\u00e9s par les sages-femmes. Les principaux sp\u00e9cialistes (Berrio, Castro, Freyermuth, Salas, Sesia) n'ont pas connaissance d'\u00e9tudes sur la mortalit\u00e9 lors d'accouchements r\u00e9alis\u00e9s par des sages-femmes (communication personnelle, 2020\/2021) ; tandis que Jaime Page (communication personnelle, 2018) note que les sages-femmes et autres gu\u00e9risseurs traditionnels avec lesquels il s'est entretenu affirment que les patientes ne meurent jamais. Pour Berrio, la mortalit\u00e9 de la m\u00e8re et de l'enfant lors de l'accouchement avec des sages-femmes est un sujet tabou ; lors de mes entretiens avec au moins quatre sp\u00e9cialistes, je n'ai pas obtenu d'informations sur la mortalit\u00e9 lors de l'accouchement, bien qu'ils aient eu des exp\u00e9riences directes de la mort. Ces exp\u00e9riences concernent non seulement la mortalit\u00e9 maternelle, mais aussi la mortalit\u00e9 n\u00e9onatale. Il est \u00e9vident que cette mortalit\u00e9 n'est pas signal\u00e9e, car elle peut donner lieu \u00e0 des situations juridiques ; mais, en outre, cette omission est due \u00e0 la pr\u00e9dominance de points de vue qui tentent d'\u00e9viter la discrimination raciste en mythifiant largement la r\u00e9alit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>La mortalit\u00e9 maternelle et la mortalit\u00e9 n\u00e9onatale ont diminu\u00e9 pour un certain nombre de raisons, notamment la mise en \u0153uvre syst\u00e9matique du programme de planification familiale (<span class=\"small-caps\">pf<\/span>) qui a entra\u00een\u00e9 une diminution sensible du nombre de naissances et, par cons\u00e9quent, du nombre d'accouchements. Bien que ce programme ait d'abord moins fonctionn\u00e9 dans les zones indig\u00e8nes et qu'il ait \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9 par la population et par de nombreuses sages-femmes, il s'est progressivement impos\u00e9 et exclut d\u00e9sormais les sages-femmes de l'accouchement. L'une des principales techniques de <span class=\"small-caps\">pf<\/span> a \u00e9t\u00e9 la st\u00e9rilisation des femmes, qui a \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s peu \u00e9tudi\u00e9e par l'anthropologie mexicaine, y compris l'anthropologie f\u00e9ministe (Men\u00e9ndez, 2009).<\/p>\n\n\n\n<p>Cependant, il existe tr\u00e8s peu de recherches sur le r\u00f4le et les r\u00e9actions des hommes face \u00e0 l'application de la <span class=\"small-caps\">pf<\/span> Comme nous l'avons vu, certaines r\u00e9actions violentes sont rapport\u00e9es, mais sans qu'aucun d\u00e9veloppement ethnographique ne vienne les \u00e9tayer. Si le machisme et le pouvoir des hommes sur leurs femmes sont aussi forts qu'on le dit, que s'est-il pass\u00e9 pour qu'ils acceptent l'application de techniques contraceptives, m\u00eame d\u00e9finitives, \u00e0 leurs femmes ? Il est important de se poser cette question, d'autant plus que, selon le proverbe mexicain, pour les hommes : \"la femme est toujours charg\u00e9e comme un fusil, et derri\u00e8re la porte\". L'anthropologie f\u00e9ministe en particulier a mis l'accent sur le fort r\u00e9gime patriarcal dominant dans les peuples originels, mais elle ne d\u00e9crit pas, n'analyse pas et n'explique pas comment, malgr\u00e9 ce r\u00e9gime patriarcal, l'homme a pu s'approprier la femme. <span class=\"small-caps\">pf,<\/span> y compris les st\u00e9rilisations. Selon Berrio, Haro, N\u00fa\u00f1ez et Sesia, il n'existe aucune \u00e9tude ethnographique sur la r\u00e9action des hommes \u00e0 la st\u00e9rilisation. <span class=\"small-caps\">pf<\/span>.<\/p>\n\n\n\n<p>L'un des probl\u00e8mes les plus aigus auxquels sont confront\u00e9s les peuples autochtones et, bien entendu, pas seulement eux, concerne les mariages d'enfants, qui font partie des coutumes et des pratiques (Nations unies \/ Nations unies\/...).<span class=\"small-caps\">cepal<\/span> 2021). Les filles sont mari\u00e9es entre 9 et 14 ans, voire plus jeunes dans certains cas (Ju\u00e1rez, 2016). Selon la <span class=\"small-caps\">onu<\/span>Selon l'UNICEF, au Mexique, une femme sur cinq se marie en tant que fille (Ju\u00e1rez, 2016a) ; selon l'UNICEF, c'est dans les groupes indig\u00e8nes d'Am\u00e9rique latine que ces mariages sont les plus fr\u00e9quents, constituant la seule r\u00e9gion o\u00f9 le mariage d'enfants ne diminue pas (Poy Solano, 2018). Ces mariages reposent sur des usages et des coutumes, c'est-\u00e0-dire qu'ils sont justifi\u00e9s par les cultures indig\u00e8nes, de sorte que les femmes qui tentent d'\u00e9viter le mariage forc\u00e9 s'exposent, au moins dans les communaut\u00e9s de l'\u00c9tat de Guerrero, \u00e0 \u00eatre priv\u00e9es de libert\u00e9 par la famille de leur conjoint, \u00e0 se voir retirer leurs enfants, voire \u00e0 \u00eatre emprisonn\u00e9es, comme l'a r\u00e9cemment d\u00e9clar\u00e9 Abel Barrera, d\u00e9fenseur reconnu des peuples indig\u00e8nes (Xantomila, 2023). C'est le cas d'une jeune fille de 14 ans qui a refus\u00e9 d'\u00e9pouser un autre gar\u00e7on, mariage qui avait \u00e9t\u00e9 arrang\u00e9 par sa famille, qui recevrait 200 000 pesos mexicains lorsqu'elle se marierait, mais parce qu'elle a refus\u00e9 le mariage, elle a \u00e9t\u00e9 emprisonn\u00e9e par la police communautaire (Guerrero, 2021).<\/p>\n\n\n\n<p>Ces processus se produisent au moins dans les groupes indig\u00e8nes du Chiapas, du Michoac\u00e1n, d'Oaxaca, de San Luis Potos\u00ed et de Veracruz (Bellato et Miranda, 2016 ; Garc\u00eda G\u00f3mez, 2017 ; Camacho, 2017), o\u00f9, ces derni\u00e8res ann\u00e9es, des documents journalistiques ont fait \u00e9tat du refus des filles de se marier, ce qui a eu des cons\u00e9quences n\u00e9gatives pour elles. Dans certains contextes, les us et coutumes peuvent rev\u00eatir des caract\u00e9ristiques particuli\u00e8res, comme dans le cas d'une jeune fille indig\u00e8ne de 16 ans dans une communaut\u00e9 de Veracruz, o\u00f9 les autorit\u00e9s communales ont tent\u00e9 de la marier \u00e0 l'homme qui l'avait viol\u00e9e (Bellato et Miranda, 2016 ; Garc\u00eda G\u00f3mez, 2017 ; Camacho, 2017 ; Camacho, 2017).<em>Refoma<\/em>, 26\/12\/2019). Nous devons supposer qu'il existe dans cette violence des structures de r\u00e9ciprocit\u00e9 qui articulent les homicides avec les besoins de la communaut\u00e9. Selon Mendoza (2013), une femme triqui l'a inform\u00e9e qu'un homme avait tu\u00e9 son mari et que les autorit\u00e9s communales avaient propos\u00e9 au meurtrier de l'\u00e9pouser pour qu'il prenne soin de la famille. Ou encore, dans d'autres cas, les autorit\u00e9s communales non seulement n'arr\u00eatent pas le violeur, mais se contentent de lui infliger une amende, comme cela s'est produit dans une communaut\u00e9 du Chiapas (Henr\u00edquez, 2003). Par ailleurs, dans la vall\u00e9e de Mezquital, deux m\u00e9decins accus\u00e9s d'avoir viol\u00e9 une mineure n'ont eu qu'\u00e0 payer une amende de 35 000 pesos \u00e0 la famille de la jeune fille (Camacho, 2003). Dans une large mesure, en raison des coutumes et des traditions, les <span class=\"small-caps\">un\/eeclac<\/span> (2021) estiment qu'il y a une forte sous-d\u00e9claration des cas parce qu'ils sont cach\u00e9s par la communaut\u00e9, mais aussi par ceux qui \u00e9tudient ces faits. La base de ces usages et coutumes est la vente de la fille \u00e0 des sujets g\u00e9n\u00e9ralement adultes qui paient une dot, presque toujours en argent de nos jours, puisque, jusqu'\u00e0 il y a quelques ann\u00e9es, ce qui \u00e9tait pay\u00e9 correspondait aux boissons et aux repas li\u00e9s au mariage.<\/p>\n\n\n\n<p>Comme dans les autres domaines d'\u00e9tude mentionn\u00e9s, nous ne disposons pas d'ethnographies de ces usages et coutumes, \u00e9tant donn\u00e9 que, bien que cette situation ait \u00e9t\u00e9 soulev\u00e9e depuis les ann\u00e9es 1980 par des organisations sociales \u00e0 orientation f\u00e9ministe, les textes anthropologiques sont rares, malgr\u00e9 le fait que des activistes indig\u00e8nes, tels que l'avocat Abel Barrera, aient d\u00e9nonc\u00e9 et demand\u00e9 l'intervention du gouvernement pour \u00e9liminer les ventes de mariages. Cependant, les visions indig\u00e9nistes continuent de dominer, omettant ou cachant les usages et coutumes n\u00e9gatifs culturellement normalis\u00e9s, de sorte que pour les hommes et aussi pour la plupart des femmes, la violence fait partie de leur normalit\u00e9 culturelle : \"Nous devons lutter pour que l'indig\u00e9nisme rende conscient le droit de remettre en question sa propre culture et de changer les pratiques contraires aux droits de l'homme des groupes indiens, en particulier des femmes, surtout en ce qui concerne la violence domestique. Il suppose que tout ce qui est traditionnel n'est pas bon ou con\u00e7oit l'ancestral comme idyllique et d\u00e9sirable\" (Mu\u00f1iz et Corona, 1996 : 58).<\/p>\n\n\n\n<p>J'insiste sur le fait que ces processus ne se produisent pas uniquement chez les peuples indig\u00e8nes, mais qu'ils font partie d'autres secteurs sociaux, et que c'est chez les peuples indig\u00e8nes qu'ils sont culturellement l\u00e9gitim\u00e9s. Le Mexique, selon l'Organisation de coop\u00e9ration et de d\u00e9veloppement \u00e9conomiques (<span class=\"small-caps\">ocde<\/span>), est le pays o\u00f9 le taux d'abus sexuels sur les enfants et les adolescents est le plus \u00e9lev\u00e9 au monde (G\u00f3mez, 2023) ; les filles autochtones constituent 45% des mineurs victimes de la traite (Largner, 2018) ; en outre, les abus sexuels commis par des enseignants et des fonctionnaires dans les \u00e9coles primaires et secondaires de Quer\u00e9taro sont la principale plainte enregistr\u00e9e par la Commission nationale des droits de l'homme dans le secteur autochtone (Ch\u00e1vez, 2004). C'est l'ensemble de ces processus qu'il convient de prendre en compte au niveau national, latino-am\u00e9ricain et, surtout, au niveau des communaut\u00e9s indig\u00e8nes.<\/p>\n\n\n\n<p>Ces probl\u00e8mes sont \u00e9troitement li\u00e9s \u00e0 la question des grossesses chez les adolescentes, que l'on ne trouve pas seulement dans les zones indig\u00e8nes, mais qui y sont plus nombreuses. Une grande partie de ces grossesses sont li\u00e9es \u00e0 la violence de genre ; au Mexique, 11 000 filles tombent enceintes chaque ann\u00e9e \u00e0 la suite de violences sexuelles commises principalement au sein de la famille, selon la directrice de l'Institut national de la femme (Mart\u00ednez, 2019) ; <em>La Jornada<\/em>, 2019). En 2015 et 2016, plus de 1 000 jeunes filles \u00e2g\u00e9es de 10 \u00e0 14 ans tomb\u00e9es enceintes \u00e9taient pour la plupart le fruit d'un viol et \"forc\u00e9es de poursuivre leur grossesse\" (<em>La Jornada<\/em>, 2017). Le responsable du Conseil national de la population (Conapo) a estim\u00e9 que, pendant le confinement g\u00e9n\u00e9r\u00e9 par la pand\u00e9mie, les grossesses chez les adolescentes auraient augment\u00e9 de 30%. Selon Gabriela Rodr\u00edguez, 27,5% des abus sont g\u00e9n\u00e9r\u00e9s par des oncles, 15% par un autre parent, 13% par une personne connue, 9,3% par un fr\u00e8re et 6,6% par le p\u00e8re (Rodr\u00edguez, 2021). Ce processus est plus fr\u00e9quent dans les r\u00e9gions marginalis\u00e9es du Chiapas, du Tabasco, de Coahuila et de Guerrero, en particulier dans les r\u00e9gions \u00e0 pr\u00e9dominance indig\u00e8ne, car il fait partie des us et coutumes (Rodr\u00edguez, 2021, 2021a, 2023).<\/p>\n\n\n\n<p>La sexualit\u00e9 est l'un des domaines les plus n\u00e9glig\u00e9s des \u00e9tudes sur les droits de l'homme. <span class=\"small-caps\">mt<\/span>La sexualit\u00e9 des femmes, des hommes et des autres genres est pratiquement ignor\u00e9e. Il n'y a pas d'\u00e9tudes sur l'\u00e9rotisme, la diversit\u00e9 sexuelle, les orgasmes, la masturbation ou la dysfonction \u00e9rectile, bien que, par exemple, il ait \u00e9t\u00e9 avanc\u00e9 que l'anorgasmie (incapacit\u00e9 \u00e0 \u00e9prouver des orgasmes) touche 40% des femmes urbaines et 80% des femmes rurales, ce qui serait un produit de la r\u00e9pression sexuelle f\u00e9minine (Hern\u00e1ndez, 2005).Il n'existe pas non plus d'\u00e9tudes sur l'avortement, bien que paradoxalement nous disposions d'\u00e9tudes sur les techniques d'avortement dans les groupes indig\u00e8nes mexicains ; nous manquons \u00e9galement d'\u00e9tudes sur l'infertilit\u00e9 et, en particulier, sur la st\u00e9rilit\u00e9 par sexe, puisque les rares donn\u00e9es dont nous disposons indiquent que l'infertilit\u00e9 est attribu\u00e9e aux femmes en tant que communaut\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Il s'agit d'un processus important en soi, mais qui a \u00e9t\u00e9 renforc\u00e9 par la diffusion de la <span class=\"small-caps\">vih<\/span>-Selon Guillermo N\u00fa\u00f1ez, peu ou pas de travail a \u00e9t\u00e9 fait au Mexique, et encore moins parmi les peuples indig\u00e8nes (2009 : 8). Selon N\u00fa\u00f1ez, cette absence \"d\u00e9coule du fait que l'homosexualit\u00e9 ou toute dissidence parmi les peuples indig\u00e8nes n'existe pas ou n'est pas sp\u00e9cifique \u00e0 leur soci\u00e9t\u00e9, mais plut\u00f4t une expression d\u00e9cadente qui est le produit d'une influence \"ext\u00e9rieure\"\" (2009 : 14). Plusieurs analystes, notamment Patricia Ponce, affirment que la bisexualit\u00e9 masculine a pour cons\u00e9quence la transmission de l'image de l'homme. <span class=\"small-caps\">vih<\/span>-Le sida transmis par les hommes \u00e0 leurs femmes.<\/p>\n\n\n\n<p>Tous les processus analys\u00e9s ici expriment des caract\u00e9ristiques fondamentales des cultures des peuples indig\u00e8nes, mais surtout une seule : la subordination sociale, culturelle, politique et sexuelle des femmes non seulement aux hommes, mais aussi \u00e0 leur communaut\u00e9 et \u00e0 leur culture. Bien que ces derni\u00e8res ann\u00e9es, certaines femmes aient acc\u00e9d\u00e9 \u00e0 des postes politiques au niveau de la communaut\u00e9, de l'\u00c9tat et du pays, ces progr\u00e8s restent minimes, car les communaut\u00e9s continuent de d\u00e9velopper des strat\u00e9gies visant \u00e0 les exclure du pouvoir politique. Bien que les revendications des femmes contre la violence et la subordination soient de plus en plus nombreuses, la plupart des analystes reconnaissent que les femmes continuent d'\u00eatre subordonn\u00e9es aux hommes, \u00e0 la famille de leur mari, \u00e0 leur communaut\u00e9 et \u00e0 leur culture. L'assembl\u00e9e de San Bartolo Coyotepec (Oaxaca) a \u00e9lu Rutilio Pedro Aguilar comme pr\u00e9sident municipal, qui a d\u00e9clar\u00e9 persona non grata les femmes qui ont manifest\u00e9 pour le respect de leurs droits \u00e9lectoraux politiques. Il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cid\u00e9 que les femmes ne pouvaient \u00eatre ni conseill\u00e8res ni pr\u00e9sidentes municipales. Cette d\u00e9cision a \u00e9t\u00e9 prise lors d'une assembl\u00e9e r\u00e9unissant 900 personnes, en majorit\u00e9 des femmes ; cependant, l'assujettissement est tel que, lorsque les femmes elles-m\u00eames ont \u00e9t\u00e9 nomm\u00e9es, la t\u00eate baiss\u00e9e, elles ont demand\u00e9 \u00e0 ne pas \u00eatre incluses au motif qu'elles ne pouvaient pas remplir le r\u00f4le de conseill\u00e8re (P\u00e9rez, 2014).<\/p>\n\n\n\n<p>Bien que l'anthropologie f\u00e9ministe ait soulev\u00e9 plusieurs des processus \u00e9num\u00e9r\u00e9s ci-dessus, il existe une tendance dans les courants anthropologiques ou les orientations politiques et id\u00e9ologiques \u00e0 ne pas analyser ces processus. C'est le cas non seulement de l'indig\u00e9nisme nationaliste, largement exprim\u00e9 par le gouvernement actuel, mais aussi des courants post-coloniaux et d\u00e9coloniaux, ainsi que de certains secteurs de l'Arm\u00e9e zapatiste de lib\u00e9ration nationale (EZLN).<span class=\"small-caps\">ezln<\/span>) qui placent le c\u0153ur de la violence \u00e0 l'\u00e9gard des femmes dans le \"capitalisme machiste\" occidental, ce qui exprime un m\u00e9canicisme id\u00e9ologique qui n'a pas grand-chose \u00e0 voir avec ce qui se passe dans la r\u00e9alit\u00e9. Il ne fait aucun doute que des violences de toutes sortes \u00e0 l'encontre des femmes ont lieu dans diff\u00e9rents pays capitalistes \"occidentaux\", mais ce n'est pas dans ces pays que se produisent les formes les plus fr\u00e9quentes, les plus cruelles et les plus meurtri\u00e8res de violence \u00e0 l'encontre des femmes, mais plut\u00f4t dans des pays capitalistes non occidentaux tels que l'Afghanistan, l'Iran ou l'Arabie saoudite. C'est dans ces soci\u00e9t\u00e9s que les femmes peuvent \u00eatre lapid\u00e9es pour adult\u00e8re, o\u00f9 les proverbes disent qu'une vache vaut plus qu'une femme, o\u00f9 les femmes n'ont pas le droit de danser ou de chanter en public. Ainsi, tant que nous continuerons \u00e0 jouer \u00e0 des jeux id\u00e9ologiques, \u00e0 omettre\/cacher les processus \u00e9num\u00e9r\u00e9s ci-dessus et \u00e0 les interpr\u00e9ter de mani\u00e8re biais\u00e9e, non seulement nous ne parviendrons pas \u00e0 interpr\u00e9ter et \u00e0 mobiliser la r\u00e9alit\u00e9, mais nous continuerons \u00e0 contribuer \u00e0 la persistance de cette violence, de cette humiliation et de cette souffrance.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Bibliographie<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Aguirre Bertr\u00e1n, Gonzalo (1986). <em>Antropolog\u00eda m\u00e9dica<\/em>. M\u00e9xico: Centro de Investigaciones y Estudios Superiores en Antropolog\u00eda Social.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Bellato, Liliana y Carlos Miranda (2016). <em>Diagn\u00f3stico de la violencia contra las mujeres por razones de g\u00e9nero en el estado de Chiapas. Elementos para su conocimiento e intervenci\u00f3n en la acci\u00f3n institucional<\/em>. M\u00e9xico: Consorcio de Organizaciones por la Vida y Libertad de las Mujeres y Ni\u00f1os.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Blackwell, Maylei (2009). \u201cMujer rebelde: testimonio de Odila Romero Hern\u00e1ndez\u201d, <em>Desacatos,<\/em> n\u00fam. 31, pp. 147-156.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Bonfil, Guillermo (1962). <em>Diagn\u00f3stico sobre el hambre en Sudzal, Yucat\u00e1n<\/em>. M\u00e9xico: <span class=\"small-caps\">inah<\/span>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Bunzel, Ruth (1940). \u201cThe Role of Alcoholism in Two Central American Cultures\u201d, <em>Psychiatry,<\/em> n\u00fam. 3, pp. 361-387.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Casique, Irene (2021). \u201cPrevalencia y factores asociados a las violencias de pareja contra las mujeres hablantes de lenguas ind\u00edgenas en M\u00e9xico\u201d, en Sonia Fr\u00edas (ed.). <em>Violencias de g\u00e9nero en contra de mujeres y ni\u00f1as ind\u00edgenas en M\u00e9xico en contextos p\u00fablicos, privados e institucionales<\/em>. M\u00e9xico: Centro Regional de Investigaciones Multidisciplinarias, <span class=\"small-caps\">unam<\/span>,pp. 39-86.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Camacho, Carlos (2003). \u201cInd\u00edgenas del Mezquital retienen a dos m\u00e9dicos acusados de violaci\u00f3n\u201d, <em>La Jornada, <\/em>https:\/\/www.jornada.com.mx\/2003\/05\/16\/037n2est.php?origen=estados.php&amp;fly= Consultado el 25 de enero de 2024.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Camacho, Fernando (2017). \u201cMatrimonios de ni\u00f1os con adultos por dinero, pr\u00e1ctica a\u00fan com\u00fan en estados\u201d, <em>La Jornada, <\/em> https:\/\/www.jornada.com.mx\/2017\/04\/30\/sociedad\/030n1soc Consultado el 25 de enero de 2024.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Campo, Lorena y Miguel Aparicio (coords.) (2017). <em>Etnograf\u00edas del suicidio en Am\u00e9rica del Sur<\/em>. Quito: Universidad Polit\u00e9cnica Salesiana.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Castaldo, Miriam (2002). \u201cLa locura: perfil, an\u00e1lisis e interpretaci\u00f3n en Santa Mar\u00eda de la Encarnaci\u00f3n Xoyatla, Puebla\u201d. M\u00e9xico: <span class=\"small-caps\">unam<\/span>, Tesis de Maestr\u00eda en Antropolog\u00eda.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Chavez, Mariana (2004). \u201cAbuso sexual en primarias queretanas, principal denuncia de ind\u00edgenas: <span class=\"small-caps\">cedh<\/span>\u201d. <em>La Jornada, <\/em>https:\/\/www.jornada.com.mx\/2004\/01\/23\/032n3est.php?origen=estados.php&amp;fly= Consultado el 25 de enero de 2024.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Collier, Jane (2009). \u201cComentario\u201d, <em>Desacatos<\/em>, n\u00fam. 31, pp. 89-96.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Cortez, Renata (2015). \u201cMuertes en ni\u00f1os de cinco a\u00f1os: desigualdad \u00e9tnica, econ\u00f3mica y de g\u00e9nero como condicionantes de la autoatenci\u00f3n entre familias zoques de Chiapas\u201d. M\u00e9xico: <span class=\"small-caps\">ciesas<\/span>, tesis de doctorado en Antropolog\u00eda Social.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">D\u2019Aubeterre, Mar\u00eda Eugenia (2003). \u201cViolencia sexual hacia las mujeres en Cuetzalan, Puebla\u201d, en Soledad Gonz\u00e1lez (coord.). <em>Salud y derechos reproductivos en zonas ind\u00edgenas de M\u00e9xico<\/em>. M\u00e9xico: El Colegio de M\u00e9xico, pp. 53-55.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">De la Cruz, Mart\u00edn (2010). <em>Hacerse hombres cabales. Masculinidad entre tojolabales<\/em>. Tuxtla Guti\u00e9rrez: Universidad de Ciencias y Artes de Chiapas.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Dubos, Ren\u00e9 (1975). <em>El espejismo de la salud: utop\u00edas, progreso y cambio biol\u00f3gico<\/em>. M\u00e9xico: <span class=\"small-caps\">fce<\/span>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Enciso, Ang\u00e9lica (2018). \u201cSufren hambre 30% de ind\u00edgenas: Coneval; la incidencia nacional es de 19%\u201d. <em>La Jornada, <\/em>https:\/\/www.jornada.com.mx\/2018\/10\/17\/sociedad\/037n2soc Consultado el 16 de enero de 2024.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Erasmus, Charles (1963). <em>El hombre asume el control.<\/em> <em>Desarrollo cultural y programas de ayuda t\u00e9cnica<\/em>. Buenos Aires: Bibliogr\u00e1fica Omeba.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Fabrega, Horacio y Hugo Nuttini (1993). \u201cWitchcraft Explained Childhood Tragedies in Tlaxcala and Their Medical Sequelae\u201d, <em>Social Science &amp; Medicine<\/em>, 36(6), pp. 793-805.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Fajardo, Horacia (2007). <em>Comer y dar de comer a los dioses. Terap\u00e9uticas en encuentro, conocimiento, proyectos y nutrici\u00f3n en la Sierra Huichola<\/em>. San Luis Potos\u00ed: El Colegio de San Luis\/Universidad de Guadalajara.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Far\u00edas, Pablo (1999). \u201cSalud mental, marginaci\u00f3n y poblaci\u00f3n ind\u00edgena en Am\u00e9rica Latina\u201d, en Mario Bronfman y Roberto Castro (coords.). <em>Salud, cambio social y pol\u00edtico. Perspectivas desde Am\u00e9rica Latina<\/em>. M\u00e9xico: Instituto Nacional de Salud\/<span class=\"small-caps\">edamex<\/span>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Favre, Henri (1964). \u201cNotas sobre el homicidio entre los chamula\u201d, <em>Estudios de Cultura Maya<\/em>, n\u00fam. 4, pp. 305-322.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Flanet, Veronique (1977). <em>Vivir\u00e9 si dios quiere: un estudio de la violencia en la Mixteca de la costa<\/em>. M\u00e9xico: Instituto Nacional Indigenista.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">\u2014 (1986). <em>La madre muerte.Violencia en M\u00e9xico<\/em>. M\u00e9xico: <span class=\"small-caps\">fce.<\/span><\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Freire, Germ\u00e1n (2007). \u201cIntroducci\u00f3n\u201d, en Germ\u00e1n Freire y Aim\u00e9 Tillett (eds.). <em>Salud ind\u00edgena en Venezuela<\/em>, vol. 2. M\u00e9rida: Direcci\u00f3n de Salud Ind\u00edgena, pp. 11-17.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Freyermuth, Mar\u00eda Graciela (2000). \u201cMorir en Chenalh\u00f3, g\u00e9nero, etnia y generaci\u00f3n: factores constitutivos del riesgo durante la maternidad\u201d. Tesis de doctorado. M\u00e9xico: <span class=\"small-caps\">unam<\/span>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">\u2014 (2017). \u201cMortalidad en poblaciones ind\u00edgenas desde los determinantes sociales y violencia estructural\u201d, en Mar\u00eda Graciela Freyermuth (coord.). <em>El derecho a la protecci\u00f3n de la salud en las mujeres ind\u00edgenas en M\u00e9xico. An\u00e1lisis nacional y de casos desde una perspectiva de Derechos Humanos<\/em>. M\u00e9xico: <span class=\"small-caps\">ciesas<\/span>\/Comisi\u00f3n Nacional de Derechos Humanos,pp. 23-50<em>.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">\u2014 y Sergio Meneses (2006). \u201cMuerte sin fin. Experiencias sobre la lucha contra la mortalidad materna en Chiapas, M\u00e9xico\u201d, en <em>Exclusi\u00f3n y derecho a la salud. La funci\u00f3n de los profesionales de la salud<\/em>. Conferencia <span class=\"small-caps\">ifhhro\/edhucasalud<\/span> (Educaci\u00f3n en Derechos Humanos con Aplicaci\u00f3n en Salud-Edhucasalud y Federaci\u00f3n Internacional de Organizaciones de Derecho Humanos y Salud<span class=\"small-caps\">\/ifhhro)<\/span>, pp. 61-78.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">\u2014 y Marisol Luna (2014). \u201cMuerte materna y muertes evitables en exceso. Propuesta metodol\u00f3gica para evaluar la pol\u00edtica p\u00fablica en salud\u201d, en <em>Realidad, Datos y Espacio,<\/em> vol. 5, n\u00fam. 3, pp. 44-61.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">\u2014 y Hilda Arguello (2018). \u201cMaternal Mortality of Indigenous Women in Mexico: An Analysis from the Perspective of Human Rights\u201d, en D. Schwartz (ed.). <em>Maternal Death and Pregnancy-Related Morbidity Among Indigenous Women of Mexico and Central America<\/em>. Global Maternal and Child Health. Springer, Cham. https:\/\/doi.org\/10.1007\/978-3-319-71538-4_20<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Fr\u00edas, Sonia (ed.) (2021). <em>Violencia de g\u00e9nero en contra de mujeres y ni\u00f1as ind\u00edgenas en M\u00e9xico en contextos p\u00fablicos, privados e institucionales<\/em>. Cuernavaca: <span class=\"small-caps\">unam\/crim<\/span>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">\u2014 (2021a). \u201cViolencia sexual en contra de las mujeres y ni\u00f1os ind\u00edgenas. Limitaciones y alcances de la <span class=\"small-caps\">endireh<\/span> 2016\u201d, en Sonia Fr\u00edas (ed.) .<em>Violencias de g\u00e9nero en contra de mujeres y ni\u00f1as ind\u00edgenas en M\u00e9xico en contextos p\u00fablicos, privados e institucionales<\/em>. M\u00e9xico: Centro Regional de Investigaciones Multidisciplinarias, <span class=\"small-caps\">unam<\/span>, pp. 353-388.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Friedrich, Paul (1991). <em>Los pr\u00edncipes de Naranja<\/em>. M\u00e9xico: Grijalbo.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Gallardo, Juan (2002). <em>Medicina tradicional p\u2019urhepecha<\/em>. Zamora: El Colegio de Michoac\u00e1n.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Gamlin, Jennie (2020). \u201cYou See, We Women, We Can\u2019t Talk, We Can\u2019t Have an Opinion\u201d. The Coloniality of Gender and Childbirth Practices in Indigenous <em>Wixarika<\/em> Families\u201d, <em>Social Science &amp; Medicine<\/em>, vol. 252, pp. 1-8.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Garc\u00eda G\u00f3mez, Martha Elena (2017). \u201cMatrimonio infantil en M\u00e9xico: discriminaci\u00f3n de g\u00e9nero\u201d, <em>Pluralidad y Consenso<\/em> 7(31), pp. 134-147.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Gonz\u00e1lez, Soledad (1998). \u201cLa violencia dom\u00e9stica y sus repercusiones en la salud reproductiva en una zona ind\u00edgena\u201d, en Asociaci\u00f3n Mexicana de Poblaci\u00f3n. <em>Los silencios de la salud reproductiva: violencia, sexualidad y derechos reproductivos<\/em>. M\u00e9xico: El Colegio de M\u00e9xico, pp. 17-54.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">\u2014 (2004). \u201cLa violencia conyugal y la salud de las mujeres desde la perspectiva tradicional en una zona ind\u00edgena\u201d, en Marta Torres (comp.). <em>Violencia contra las mujeres en contextos urbanos y rurales<\/em>. M\u00e9xico: El Colegio de M\u00e9xico, pp. 153-194.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">\u2014 (2009). \u201cViolencia contra las mujeres, derechos y ciudadan\u00eda en contextos rurales e ind\u00edgenas de M\u00e9xico\u201d, <em>Convergencia<\/em>, 16(50), pp. 165-185.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">G\u00f3mez Mena, Carolina (2023). \u201cM\u00e9xico, primer lugar del mundo en abuso infantil, se\u00f1ala la <span class=\"small-caps\">ocde<\/span>\u201d, <em>La Jornada, <\/em>https:\/\/www.jornada.com.mx\/2023\/03\/11\/politica\/011n1pol Consultado el 22 de enero de 2023.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Guerrero, Jes\u00fas (2021). \u201cRescatan a ni\u00f1a que fue encarcelada por rehusarse a casarse\u201d, <em>Reforma, <\/em>https:\/\/www.reforma.com\/rescatan-a-nina-que-fue-encarcelada-por-rehusarse-a-casarse\/ar2303239 Consultado el 25 de enero de 2024.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Greenberg, James (1989). <em>Blood Ties and Violence in Rural M\u00e9xico<\/em>. Tucson: University Arizona Press.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Henr\u00edquez, Elio (2003). \u201cPor dos mil pesos liberan al violador de una mujer tzotzil en comunidad chiapaneca\u201d, <em>La Jornada<\/em>, https:\/\/www.jornada.com.mx\/2003\/12\/02\/031n2est.php?origen=estados.php&amp;fly= Consultado el 25 de enero de 2024.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Hern\u00e1ndez Bringas, H\u00e9ctor (coord.) (2007). <em>Los indios de M\u00e9xico en el siglo <span class=\"small-caps\">xxi<\/span><\/em>. M\u00e9xico: <span class=\"small-caps\">unam\/crim<\/span>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Hern\u00e1ndez, Lindsay (2005). \u201cPadecen anorgasmia 80% de mexicanas en el sector rural\u201d, <em>La Jornada<\/em>, https:\/\/www.jornada.com.mx\/2005\/09\/08\/index.php?section=ciencias&amp;article=a02n1cie Consultado el 16 de enero de 2024.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Imberton, Gracia (2002). <em>La verg\u00fcenza: enfermedad y conflicto en una comunidad ch\u2019ol<\/em>. San Crist\u00f3bal de las Casas: <span class=\"small-caps\">unam<\/span>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Inhorn, Marcia y Peter Brown (1990). \u201cAnthropology of Infectious Disease\u201d, <em>Annual Review of Anthropology,<\/em> vol. 19, pp. 89-117.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Ju\u00e1rez, Blanca (2016). \u201cUna de cada cinco mujeres en M\u00e9xico se casa siendo ni\u00f1a, advierte <span class=\"small-caps\">onu<\/span>\u201d, <em>La Jornada, <\/em>https:\/\/www.jornada.com.mx\/2016\/12\/30\/sociedad\/029n2soc Consultado el 16 de enero de 2024.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">\u2014 (2016a). \u201cV\u00edctimas de \u2018pr\u00e1cticas nocivas\u2019, m\u00e1s de 23 mil ni\u00f1as son madres\u201d, <em>La Jornada<\/em>, https:\/\/www.jornada.com.mx\/2016\/01\/17\/sociedad\/031n1soc Consultado el 25 de enero de 2024.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Largner, Ana (2018). \u201cSon ni\u00f1as ind\u00edgenas 45% de las menores v\u00edctimas de trata\u201d, <em>La Jornada <\/em>https:\/\/www.jornada.com.mx\/2018\/10\/05\/politica\/016n3pol Consultado el 22 de enero de 2024.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\"><em>La Jornada<\/em> (2017). \u201cMil menores de edad fueron forzadas a continuar su embarazo en Veracruz\u201d https:\/\/www.jornada.com.mx\/2017\/09\/21\/sociedad\/035n1soc Consultado el 25 de enero de 2024.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\"><em>\u2014 <\/em>(2019). \u201cEmbarazo adolescente: negaci\u00f3n de derechos\u201d https:\/\/www.jornada.com.mx\/2019\/12\/20\/opinion\/002a1edi Consultado el 25 de enero de 2024.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Mendoza, Zuanilda (2013). <em>Violencia en San Juan Copala, Oaxaca. Narraciones de muerte y sufrimiento<\/em>. M\u00e9xico: Seminario Permanente de Antropolog\u00eda M\u00e9dica.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Mej\u00eda, Susana y Aurelia Mora (2005). \u201cViolencia de g\u00e9nero en zonas ind\u00edgenas: la experiencia de trabajo de la Casa de la Mujer Ind\u00edgena de Cuetzalan, Puebla\u201d, <em>Memoria Puebla. Reuni\u00f3n Internacional de Atenci\u00f3n y Prevenci\u00f3n de la Violencia hacia las Mujeres: un enfoque interdisciplinario<\/em>. M\u00e9xico: Instituto Nacional de las Mujeres, pp. 305-314.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Men\u00e9ndez, Eduardo (2009). \u201cDe racismos, esterilizaciones y algunos otros olvidos de la antropolog\u00eda y epidemiolog\u00eda mexicanas\u201d, <em>Salud Colectiva,<\/em> 5(2), pp. 155-179.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">\u2014 (2012). \u201cViolencias en M\u00e9xico: las explicaciones y las ausencias\u201d, <em>Alteridades<\/em>, 22(43), pp. 177-192.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">\u2014 (2018).<em> Poder, estratificaci\u00f3n social y salud<\/em>. Tarragona: Universitat Rovira i Virgili.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Mart\u00ednez, Fabiola (2019). \u201cVioladas por familiares, 34 ni\u00f1as quedan embarazadas cada d\u00eda\u201d, <em>La Jornada<\/em>, https:\/\/www.jornada.com.mx\/2019\/10\/04\/sociedad\/035n2soc Consultado el 25 de enero de 2024.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Mu\u00f1oz Mart\u00ednez, Rub\u00e9n (2022). \u201cEl <span class=\"small-caps\">vih<\/span> en los pueblos ind\u00edgenas de Oaxaca, M\u00e9xico: de la inmunidad \u00e9tnica a la vulnerabilidad estructural\u201d, <em>Revista Mexicana de Ciencias Pol\u00edticas y Sociales<\/em>, 67(245), pp. 197-229.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">\u2014 (2023). <em>Pueblos ind\u00edgenas ante la epidemia del <span class=\"small-caps\">vih<\/span>. Pol\u00edtica, cultura y pr\u00e1ctica de la salud en Chiapas y Oaxaca<\/em>. M\u00e9xico: <span class=\"small-caps\">ciesas<\/span>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Mu\u00f1iz, Elsa y Adriana Corona (1996). \u201cIndigenismo y g\u00e9nero: violencia dom\u00e9stica\u201d. <em>Nueva Antropolog\u00eda, <\/em>15(49), pp. 41-58.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Naciones Unidas\/<span class=\"small-caps\">cepal<\/span> (2021). <em>Los matrimonios y uniones infantiles tempranos y forzados<\/em>. Santiago de Chile: <span class=\"small-caps\">cepal<\/span>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">N\u00fa\u00f1ez, Guillermo (2009). <em>Vidas vulnerables. Hombres ind\u00edgenas, diversidad sexual y <\/em><span class=\"small-caps\">vih<\/span><em>-sida<\/em>. M\u00e9xico: Edamex\/<span class=\"small-caps\">ciad<\/span>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">\u2014 (2011). \u201cHombres ind\u00edgenas, diversidad sexual y vulnerabilidad al <span class=\"small-caps\">vih<\/span>-sida: una exploraci\u00f3n sobre las dificultades acad\u00e9micas para estudiar un tema emergente en la Antropolog\u00eda\u201d, <em>Desacatos, <\/em>n\u00fam. 35, pp. 13-28.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Page, Jaime (2002). <em>Pol\u00edtica sanitaria dirigida a los pueblos ind\u00edgenas de M\u00e9xico y Chiapas, 1875\/1995<\/em>. M\u00e9xico: <span class=\"small-caps\">unam\/uach<\/span>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Pe\u00f1a, Patricia (2006). \u201cMortalidad infantil y brujer\u00eda. El caso de la etnia mazahua\u201d. Tesis de doctorado. Tarragona: Universitat Rovira iVirgili.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">P\u00e9rez, Gilberto (2020). \u201cLa enfermedad que mata en 20 a\u00f1os, M\u00e9xico\u201d. Tesis de maestr\u00eda en Antropolog\u00eda Social. Ciudad de M\u00e9xico: <span class=\"small-caps\">ciesas<\/span>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">P\u00e9rez, Jorge (2014). \u201cEligen alcalde en Coyotepec, Oaxaca; mujeres, excluidas\u201d, <em>La Jornada<\/em>, https:\/\/www.jornada.com.mx\/2014\/04\/13\/estados\/027n3est Consultado el 25 de enero de 2024.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Ponce, Patricia (2008). \u201cRompiendo el silencio y construyendo puentes hacia una cultura de prevenci\u00f3n y atenci\u00f3n del <span class=\"small-caps\">vih<\/span>-sida y otras<span class=\"small-caps\"> its<\/span> en los pueblos ind\u00edgenas\u201d, <em>Ichan Tecolotl<\/em>, n\u00fam. 214, pp. 1-4.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">\u2014 (2011). \u201cPueblos indios y <span class=\"small-caps\">vih-<\/span>sida: nuevas miradas epidemiol\u00f3gicas, socioculturales y pol\u00edticas p\u00fablicas\u201d, en Patricia Ponce y Guillermo N\u00fa\u00f1ez (coords.) (2011). <em>El <span class=\"small-caps\">vih<\/span> y los pueblos ind\u00edgenas<\/em>. M\u00e9xico: Comisi\u00f3n Nacional de Derechos Humanos, pp. 7-22.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Poy Solano, Laura (2018). \u201c<span class=\"small-caps\">al<\/span> y el Caribe, \u00fanica regi\u00f3n donde el matrimonio infantil no disminuye, <em>La Jornada<\/em>, https:\/\/www.jornada.com.mx\/2018\/04\/14\/sociedad\/032n1soc Consultado el 16 de enero de 2024.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Ram\u00edrez, Martha (1980). \u201cDin\u00e1mica y conceptos sobre enfermedad y salud en Ticul, Yucat\u00e1n\u201d. Tesis de licenciatura en Antropolog\u00eda Social. M\u00e9xico: <span class=\"small-caps\">enah<\/span>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Rodr\u00edguez, Gabriela (2021). \u201cMaternidad de adolescentes ind\u00edgenas\u201d, <em>La Jornada<\/em>, https:\/\/www.jornada.com.mx\/2021\/08\/27\/opinion\/ 019a2pol#:~:text=La%20Jornada%3A%20Maternidad%20de%20adolescentes%20ind\u00edgenas&amp;text=ost\u00f3%2050%20a\u00f1os%20a%20la,tasa%20es%20de%2067.9%20nacimientos Consultado el 16 de enero de 2024<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">\u2014 (2021a). \u201cComo marionetas rotas\u201d, <em>La Jornada<\/em>, https:\/\/www.jornada.com.mx\/notas\/2021\/10\/22\/politica\/como-marionetas-rotas-20211022\/ Consultado el 16 de enero de 2024<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">\u2014 (2023). \u201cPor el bien de todas, \u00a1primero las ni\u00f1as!\u201d, <em>La Jornada<\/em>,https:\/\/www.jornada.com.mx\/notas\/2023\/03\/10\/politica\/por-el-bien-de-todas-primero-las-ninas\/ Consultado el 16 de enero de 2024.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Rom\u00e1n, Jos\u00e9 Antonio (2003). \u201cUnicef: 70% de los ni\u00f1os ind\u00edgenas padece desnutrici\u00f3n\u201d, <em>La Jornada<\/em>, https:\/\/www.jornada.com.mx\/2003\/ 11\/21\/045n1soc.php?printver=1&amp;fly= Consultado el 16 de enero de 2024.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Romanucci-Ross, Lola (1973). <em>Conflict, Violence, and Morality in a Mexican village<\/em>. Palo Alto: National Press.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Sesia, Paola, Adriana Zentella, Karla Ruiz y Claudia Ch\u00e1vez (2007). \u201cViolencia y mortalidad materna en contextos ind\u00edgenas de Oaxaca: una mirada etnogr\u00e1fica\u201d, <em>G\u00e9nEroos<\/em>, 4(1), pp. 53-83.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">\u2014 y Graciela Freyermuth (2017). \u201cQuince a\u00f1os de investigaci\u00f3n en la prevenci\u00f3n y la reducci\u00f3n de la muerte materna en Oaxaca\u201d, en Graciela Freyermuth (coord.). <em>Salud y mortalidad materna en M\u00e9xico<\/em>. M\u00e9xico: <span class=\"small-caps\">ciesas<\/span>, pp. 202-251.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">\u2014 (2018). \u201cLa muerte materna en M\u00e9xico desde finales del siglo <span class=\"small-caps\">xix<\/span> hasta 1990. De muertes inevitables a muertes prevenibles\u201d. Ciudad de M\u00e9xico: <span class=\"small-caps\">ciesas<\/span>, ponencia presentada en el Seminario Permanente de Antropolog\u00eda M\u00e9dica.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Steggerda, Morris (1965). \u201cRasgos personales y actividades diarias de los mayas de Yucat\u00e1n\u201d, <em>Enciclopedia Yucatanense,<\/em> vol.6, pp. 93-131.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Turner,&nbsp;V\u00edctor (1980).&nbsp;<em>La selva de los s\u00edmbolos: aspectos del ritual ndembu<\/em>.&nbsp;Madrid:&nbsp;Siglo <span class=\"small-caps\">xxi<\/span>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Uriburu, Graciela (2006). \u201cMortalidad materna en Bolivia. \u00bfQu\u00e9 hacer para evitar tantas muertes de mujeres\u201d, en Gerardo Fern\u00e1ndez (coord.). <em>Salud e interculturalidad en Am\u00e9rica Latina<\/em>. Quito: Abya-Yala, pp. 173-186.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Valdez Tah, Alba (2015). \u201cPr\u00e1cticas y representaciones sociales asociadas a la transmisi\u00f3n vectorial de la enfermedad de Chagas en zonas ind\u00edgenas Calakmul\u201d. Tesis de doctorado en Ecolog\u00eda y Desarrollo Sustentable. Tapachula: <span class=\"small-caps\">ecosur<\/span>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Viqueira, Carmen y \u00c1ngel Palerm (1954). \u201cAlcoholismo, brujer\u00eda y homicidio en dos comunidades rurales de M\u00e9xico\u201d, <em>Am\u00e9rica Ind\u00edgena,<\/em> vol.14(1), pp. 7-36.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Xantomila, Jessica (2020). \u201cSuben homicidios de mujeres de habla ind\u00edgena 154% en seis a\u00f1os\u201d, <em>La Jornada<\/em>, https:\/\/www.jornada.com.mx\/2020 \/12\/21\/politica\/011n2pol Consultado el 16 de enero de 2024.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">\u2014 (2023). \u201cQuienes se salen de matrimonios forzados sufren nueva violencia, denuncia el centro Tlachinollan\u201d, <em>La Jornada<\/em>, https:\/\/www.jornada.com.mx\/2023\/03\/06\/politica\/012n2pol Consultado el 25 de enero de 2024.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Zolla, Carlos (dir.) (1994a). <em>La medicina tradicional de los pueblos ind\u00edgenas<\/em>. M\u00e9xico: Instituto Nacional Indigenista, 3 vols.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">\u2014 (1994b). <em>Diccionario enciclop\u00e9dico de la medicina tradicional<\/em>. M\u00e9xico: Instituto Nacional Indigenista, 2 vols.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-dots\"\/>\n\n\n\n<p class=\"abstract\"><em>Eduardo L. Men\u00e9ndez<\/em> est titulaire d'un dipl\u00f4me en sciences anthropologiques (Universidad de Buenos Aires) ; d'un master en sant\u00e9 publique (Escuela Salud P\u00fablica de M\u00e9xico) ; d'un doctorat en anthropologie (Universidad de Buenos Aires). Doctorats <em>honoris causa<\/em> par l'Universitat Rovira i Virgili ; par l'Universidad Nacional de Rosario et par l'Universidad Nacional de Lan\u00fas. Professeur\/chercheur \u00e9m\u00e9rite au <span class=\"small-caps\">ciesas<\/span>. Il a men\u00e9 des recherches approfondies dans le domaine de l'anthropologie m\u00e9dicale qui ont donn\u00e9 lieu \u00e0 la publication de 32 livres et cahiers, 119 articles et 108 chapitres de livres. Parmi ses ouvrages, on peut citer les suivants : <em>La partie ni\u00e9e de la culture. Relativisme, diff\u00e9rences et racisme<\/em> (2002); <em>Des sujets, des savoirs et des structures. Une introduction \u00e0 l'approche relationnelle dans l'\u00e9tude de la sant\u00e9 collective.<\/em> (2009); <em>Pouvoir, stratification sociale et maladie. Analyse des conditions sociales et \u00e9conomiques de la maladie au Yucatan.<\/em> (2021); <em>Mourir d'alcool. Connaissance et h\u00e9g\u00e9monie m\u00e9dicale<\/em> (2020).<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ce texte d\u00e9crit et analyse les processus d'exclusion ou de secondarisation qui existent dans les \u00e9tudes locales sur la m\u00e9decine traditionnelle en ce qui concerne toute une s\u00e9rie de processus de sant\u00e9\/maladie\/soins\/pr\u00e9vention qui op\u00e8rent dans la vie des peuples indig\u00e8nes, en d\u00e9pit du fait que nombre d'entre eux sont inclus dans les usages et coutumes de ces peuples. Les principales exclusions examin\u00e9es concernent les processus \u00e9pid\u00e9miologiques, et en particulier la mortalit\u00e9 maternelle, ainsi que la violence rapproch\u00e9e, l'accouchement et les relations culturellement forc\u00e9es entre les enfants et les jeunes. Il est d\u00e9montr\u00e9 que ces \u00e9tudes excluent des processus qui font partie des cultures indig\u00e8nes et qui g\u00e9n\u00e8rent une vision partielle et d\u00e9form\u00e9e de leur vie, ce qui ne permet pas de comprendre la rationalit\u00e9 sociale, culturelle et \u00e9conomique actuelle de ces peuples.<\/p>","protected":false},"author":4,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[9],"tags":[1224,1225,1223,292,1222],"coauthors":[551],"class_list":["post-38612","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-9","tag-biomedicina","tag-exclusiones","tag-medicina-tradicional","tag-metodologia","tag-transacciones","personas-menendez-l-eduardo","numeros-1187"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v22.2 - https:\/\/yoast.com\/wordpress\/plugins\/seo\/ -->\n<title>La medicina tradicional en los pueblos originarios &#8211; Encartes<\/title>\n<meta name=\"description\" content=\"En este texto se analizan los procesos de exclusi\u00f3n o secundarizaci\u00f3n que existen en los estudios locales de la medicina tradicional.\" \/>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/encartes.mx\/fr\/menendez-reflexiones-medicina-tradicional-violencias-mortalidades\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"La medicina tradicional en los pueblos originarios &#8211; Encartes\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"En este texto se analizan los procesos de exclusi\u00f3n o secundarizaci\u00f3n que existen en los estudios locales de la medicina tradicional.\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/encartes.mx\/fr\/menendez-reflexiones-medicina-tradicional-violencias-mortalidades\/\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"Encartes\" \/>\n<meta property=\"article:published_time\" content=\"2024-03-21T17:01:26+00:00\" \/>\n<meta name=\"author\" content=\"Arthur Ventura\" \/>\n<meta name=\"twitter:card\" content=\"summary_large_image\" \/>\n<meta name=\"twitter:label1\" content=\"\u00c9crit par\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data1\" content=\"Arthur Ventura\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:label2\" content=\"Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data2\" content=\"46 minutes\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:label3\" content=\"Written by\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data3\" content=\"Arthur Ventura\" \/>\n<script type=\"application\/ld+json\" class=\"yoast-schema-graph\">{\"@context\":\"https:\/\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"Article\",\"@id\":\"https:\/\/encartes.mx\/menendez-reflexiones-medicina-tradicional-violencias-mortalidades\/#article\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\/\/encartes.mx\/menendez-reflexiones-medicina-tradicional-violencias-mortalidades\/\"},\"author\":{\"name\":\"Arthur Ventura\",\"@id\":\"https:\/\/encartes.mx\/#\/schema\/person\/97215bba1729028a4169cab07f8e58ef\"},\"headline\":\"Medicina tradicional: \u00bfD\u00f3nde est\u00e1n la vida, los sufrimientos, las violencias y las mortalidades en los pueblos originarios?\",\"datePublished\":\"2024-03-21T17:01:26+00:00\",\"dateModified\":\"2024-03-21T17:01:26+00:00\",\"mainEntityOfPage\":{\"@id\":\"https:\/\/encartes.mx\/menendez-reflexiones-medicina-tradicional-violencias-mortalidades\/\"},\"wordCount\":11413,\"commentCount\":0,\"publisher\":{\"@id\":\"https:\/\/encartes.mx\/#organization\"},\"keywords\":[\"biomedicina\",\"exclusiones\",\"medicina tradicional\",\"metodolog\u00eda\",\"transacciones\"],\"articleSection\":[\"Realidades socioculturales\"],\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"CommentAction\",\"name\":\"Comment\",\"target\":[\"https:\/\/encartes.mx\/menendez-reflexiones-medicina-tradicional-violencias-mortalidades\/#respond\"]}]},{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"https:\/\/encartes.mx\/menendez-reflexiones-medicina-tradicional-violencias-mortalidades\/\",\"url\":\"https:\/\/encartes.mx\/menendez-reflexiones-medicina-tradicional-violencias-mortalidades\/\",\"name\":\"La medicina tradicional en los pueblos originarios &#8211; Encartes\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\/\/encartes.mx\/#website\"},\"datePublished\":\"2024-03-21T17:01:26+00:00\",\"dateModified\":\"2024-03-21T17:01:26+00:00\",\"description\":\"En este texto se analizan los procesos de exclusi\u00f3n o secundarizaci\u00f3n que existen en los estudios locales de la medicina tradicional.\",\"breadcrumb\":{\"@id\":\"https:\/\/encartes.mx\/menendez-reflexiones-medicina-tradicional-violencias-mortalidades\/#breadcrumb\"},\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"ReadAction\",\"target\":[\"https:\/\/encartes.mx\/menendez-reflexiones-medicina-tradicional-violencias-mortalidades\/\"]}]},{\"@type\":\"BreadcrumbList\",\"@id\":\"https:\/\/encartes.mx\/menendez-reflexiones-medicina-tradicional-violencias-mortalidades\/#breadcrumb\",\"itemListElement\":[{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":1,\"name\":\"Home\",\"item\":\"https:\/\/encartes.mx\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":2,\"name\":\"Medicina tradicional: \u00bfD\u00f3nde est\u00e1n la vida, los sufrimientos, las violencias y las mortalidades en los pueblos originarios?\"}]},{\"@type\":\"WebSite\",\"@id\":\"https:\/\/encartes.mx\/#website\",\"url\":\"https:\/\/encartes.mx\/\",\"name\":\"Encartes\",\"description\":\"Revista digital multimedia\",\"publisher\":{\"@id\":\"https:\/\/encartes.mx\/#organization\"},\"potentialAction\":[{\"@type\":\"SearchAction\",\"target\":{\"@type\":\"EntryPoint\",\"urlTemplate\":\"https:\/\/encartes.mx\/?s={search_term_string}\"},\"query-input\":\"required name=search_term_string\"}],\"inLanguage\":\"fr-FR\"},{\"@type\":\"Organization\",\"@id\":\"https:\/\/encartes.mx\/#organization\",\"name\":\"Encartes Antropol\u00f3gicos\",\"url\":\"https:\/\/encartes.mx\/\",\"logo\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"@id\":\"https:\/\/encartes.mx\/#\/schema\/logo\/image\/\",\"url\":\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/Logo-04.png\",\"contentUrl\":\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/Logo-04.png\",\"width\":338,\"height\":306,\"caption\":\"Encartes Antropol\u00f3gicos\"},\"image\":{\"@id\":\"https:\/\/encartes.mx\/#\/schema\/logo\/image\/\"}},{\"@type\":\"Person\",\"@id\":\"https:\/\/encartes.mx\/#\/schema\/person\/97215bba1729028a4169cab07f8e58ef\",\"name\":\"Arthur Ventura\",\"image\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"@id\":\"https:\/\/encartes.mx\/#\/schema\/person\/image\/8a45818ea77a67a00c058d294424a6f6\",\"url\":\"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/e8ff614b2fa0d91ff6c65f328a272c53?s=96&d=identicon&r=g\",\"contentUrl\":\"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/e8ff614b2fa0d91ff6c65f328a272c53?s=96&d=identicon&r=g\",\"caption\":\"Arthur Ventura\"}}]}<\/script>\n<!-- \/ Yoast SEO plugin. -->","yoast_head_json":{"title":"La medicina tradicional en los pueblos originarios &#8211; Encartes","description":"En este texto se analizan los procesos de exclusi\u00f3n o secundarizaci\u00f3n que existen en los estudios locales de la medicina tradicional.","robots":{"index":"index","follow":"follow","max-snippet":"max-snippet:-1","max-image-preview":"max-image-preview:large","max-video-preview":"max-video-preview:-1"},"canonical":"https:\/\/encartes.mx\/fr\/menendez-reflexiones-medicina-tradicional-violencias-mortalidades\/","og_locale":"fr_FR","og_type":"article","og_title":"La medicina tradicional en los pueblos originarios &#8211; Encartes","og_description":"En este texto se analizan los procesos de exclusi\u00f3n o secundarizaci\u00f3n que existen en los estudios locales de la medicina tradicional.","og_url":"https:\/\/encartes.mx\/fr\/menendez-reflexiones-medicina-tradicional-violencias-mortalidades\/","og_site_name":"Encartes","article_published_time":"2024-03-21T17:01:26+00:00","author":"Arthur Ventura","twitter_card":"summary_large_image","twitter_misc":{"\u00c9crit par":"Arthur Ventura","Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e":"46 minutes","Written by":"Arthur Ventura"},"schema":{"@context":"https:\/\/schema.org","@graph":[{"@type":"Article","@id":"https:\/\/encartes.mx\/menendez-reflexiones-medicina-tradicional-violencias-mortalidades\/#article","isPartOf":{"@id":"https:\/\/encartes.mx\/menendez-reflexiones-medicina-tradicional-violencias-mortalidades\/"},"author":{"name":"Arthur Ventura","@id":"https:\/\/encartes.mx\/#\/schema\/person\/97215bba1729028a4169cab07f8e58ef"},"headline":"Medicina tradicional: \u00bfD\u00f3nde est\u00e1n la vida, los sufrimientos, las violencias y las mortalidades en los pueblos originarios?","datePublished":"2024-03-21T17:01:26+00:00","dateModified":"2024-03-21T17:01:26+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https:\/\/encartes.mx\/menendez-reflexiones-medicina-tradicional-violencias-mortalidades\/"},"wordCount":11413,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https:\/\/encartes.mx\/#organization"},"keywords":["biomedicina","exclusiones","medicina tradicional","metodolog\u00eda","transacciones"],"articleSection":["Realidades socioculturales"],"inLanguage":"fr-FR","potentialAction":[{"@type":"CommentAction","name":"Comment","target":["https:\/\/encartes.mx\/menendez-reflexiones-medicina-tradicional-violencias-mortalidades\/#respond"]}]},{"@type":"WebPage","@id":"https:\/\/encartes.mx\/menendez-reflexiones-medicina-tradicional-violencias-mortalidades\/","url":"https:\/\/encartes.mx\/menendez-reflexiones-medicina-tradicional-violencias-mortalidades\/","name":"La medicina tradicional en los pueblos originarios &#8211; Encartes","isPartOf":{"@id":"https:\/\/encartes.mx\/#website"},"datePublished":"2024-03-21T17:01:26+00:00","dateModified":"2024-03-21T17:01:26+00:00","description":"En este texto se analizan los procesos de exclusi\u00f3n o secundarizaci\u00f3n que existen en los estudios locales de la medicina tradicional.","breadcrumb":{"@id":"https:\/\/encartes.mx\/menendez-reflexiones-medicina-tradicional-violencias-mortalidades\/#breadcrumb"},"inLanguage":"fr-FR","potentialAction":[{"@type":"ReadAction","target":["https:\/\/encartes.mx\/menendez-reflexiones-medicina-tradicional-violencias-mortalidades\/"]}]},{"@type":"BreadcrumbList","@id":"https:\/\/encartes.mx\/menendez-reflexiones-medicina-tradicional-violencias-mortalidades\/#breadcrumb","itemListElement":[{"@type":"ListItem","position":1,"name":"Home","item":"https:\/\/encartes.mx\/"},{"@type":"ListItem","position":2,"name":"Medicina tradicional: \u00bfD\u00f3nde est\u00e1n la vida, los sufrimientos, las violencias y las mortalidades en los pueblos originarios?"}]},{"@type":"WebSite","@id":"https:\/\/encartes.mx\/#website","url":"https:\/\/encartes.mx\/","name":"Encartes","description":"Revista digital multimedia","publisher":{"@id":"https:\/\/encartes.mx\/#organization"},"potentialAction":[{"@type":"SearchAction","target":{"@type":"EntryPoint","urlTemplate":"https:\/\/encartes.mx\/?s={search_term_string}"},"query-input":"required name=search_term_string"}],"inLanguage":"fr-FR"},{"@type":"Organization","@id":"https:\/\/encartes.mx\/#organization","name":"Encartes Antropol\u00f3gicos","url":"https:\/\/encartes.mx\/","logo":{"@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https:\/\/encartes.mx\/#\/schema\/logo\/image\/","url":"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/Logo-04.png","contentUrl":"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/Logo-04.png","width":338,"height":306,"caption":"Encartes Antropol\u00f3gicos"},"image":{"@id":"https:\/\/encartes.mx\/#\/schema\/logo\/image\/"}},{"@type":"Person","@id":"https:\/\/encartes.mx\/#\/schema\/person\/97215bba1729028a4169cab07f8e58ef","name":"Arthur Ventura","image":{"@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https:\/\/encartes.mx\/#\/schema\/person\/image\/8a45818ea77a67a00c058d294424a6f6","url":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/e8ff614b2fa0d91ff6c65f328a272c53?s=96&d=identicon&r=g","contentUrl":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/e8ff614b2fa0d91ff6c65f328a272c53?s=96&d=identicon&r=g","caption":"Arthur Ventura"}}]}},"jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_featured_media_url":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/encartes.mx\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/38612","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/encartes.mx\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/encartes.mx\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/encartes.mx\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/encartes.mx\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=38612"}],"version-history":[{"count":9,"href":"https:\/\/encartes.mx\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/38612\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":38745,"href":"https:\/\/encartes.mx\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/38612\/revisions\/38745"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/encartes.mx\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=38612"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/encartes.mx\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=38612"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/encartes.mx\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=38612"},{"taxonomy":"author","embeddable":true,"href":"https:\/\/encartes.mx\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/coauthors?post=38612"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}