{"id":37061,"date":"2023-03-21T03:36:07","date_gmt":"2023-03-21T03:36:07","guid":{"rendered":"https:\/\/encartes.mx\/?p=37061"},"modified":"2024-04-24T09:55:09","modified_gmt":"2024-04-24T15:55:09","slug":"saumade-territorialidad-compartida-wixarika-antropologia-etnografia","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/encartes.mx\/fr\/saumade-territorialidad-compartida-wixarika-antropologia-etnografia\/","title":{"rendered":"La territorialit\u00e9 wix\u00e1rika, entre g\u00e9ographie sacr\u00e9e et recompositions contemporaines"},"content":{"rendered":"<p class=\"has-drop-cap abstract\">A l'heure o\u00f9 certains promoteurs de la mode perspectiviste, apr\u00e8s avoir donn\u00e9 une autorit\u00e9 ethnographique aux jaguars, voudraient faire la fusion entre les deux... <em>nouvelle \u00e8re<\/em> de l'anthropologue et du chaman, de l'anthropologie et du psych\u00e9d\u00e9lisme,<a class=\"anota\" id=\"anota2\" data-footnote=\"2\">2<\/a> La part rationaliste qui r\u00e9siste malgr\u00e9 tout \u00e9prouve une certaine consolation \u00e0 lire une monographie des Huichols du Mexique (wixaritari, wix\u00e1rika au singulier, ethnonyme vernaculaire) qui \u00e9chappe au pathos hallucinatoire. Partag\u00e9 entre l'anthropologie historique et l'ethnographie extensive, ce petit livre se concentre sur un probl\u00e8me sp\u00e9cifique afin de clarifier, plut\u00f4t que de confondre, la signification politique d'une culture chamanique et d'un complexe mythico-rituel bas\u00e9 sur un rapport cosmocentrique au territoire et la dialectique cons\u00e9quente de l'identit\u00e9 et de l'alt\u00e9rit\u00e9. Install\u00e9s dans la Sierra Madre Occidentale, les Huichols sont, avec les Tarahumaras (Rar\u00e1muri), l'une des deux ethnies qui ont plac\u00e9 les visions provoqu\u00e9es par le peyotl au centre de leur dispositif rituel, orchestr\u00e9 par de puissants chamans. On conna\u00eet la fascination que cette \"tribu d'artistes\", comme les appelait Robert M. Zingg dans les ann\u00e9es 1930, a pu provoquer chez les ethnologues qui les fr\u00e9quentaient, au point de les entra\u00eener parfois dans une exaltation psych\u00e9d\u00e9lique d\u00e9brid\u00e9e, faisant fi de toute rigueur scientifique. Ce fut le cas, par exemple, des v\u00e9ritables sp\u00e9cialistes des Huichol, Barbara Myerhoff et Peter T. Furst, qui favoris\u00e8rent aux d\u00e9pens des Wixaritari l'une des plus grandes escroqueries de l'histoire de la discipline : celle de Carlos Castaneda, en acceptant d'alimenter les pages qui allaient conduire le plagiaire sur la voie du succ\u00e8s \u00e9ditorial et, in fine, de la d\u00e9rive sectaire.<\/p>\n\n\n\n<p>Le livre d'H\u00e9ctor Medina Miranda s'inscrit heureusement dans la saine r\u00e9action \u00e9pist\u00e9mologique qui caract\u00e9rise une abondante ethnologie r\u00e9gionale contemporaine, d\u00e9sormais soucieuse de se d\u00e9marquer de la \"l\u00e9gende noire\" castanedista. Il \u00e9vite de consid\u00e9rer le symbolisme huichol, malgr\u00e9 ses ind\u00e9niables attributs esth\u00e9tiques, comme une essence captivante, mais plut\u00f4t comme un m\u00e9diateur des relations complexes entre les diff\u00e9rentes communaut\u00e9s wixaritari (d\u00e9finies par une identit\u00e9 territoriale fondamentalement instable) et le monde ext\u00e9rieur, celui des <em>teiwarixi<\/em> (singulier <em>teiwari<\/em>Les \"voisins\", c'est-\u00e0-dire les m\u00e9tis, les blancs, les ethnologues et \u00e9videmment les touristes).<a class=\"anota\" id=\"anota3\" data-footnote=\"3\">3<\/a> Mais ce qui distingue l'approche de Medina Miranda - ainsi que celle d'autres auteurs, comme Cristina Aguilar Ros ou S\u00e9verine Durin - c'est un int\u00e9r\u00eat novateur pour les groupes huichols g\u00e9ographiquement d\u00e9centr\u00e9s par les processus migratoires, qui s'efforcent obstin\u00e9ment de maintenir le syst\u00e8me symbolique de leur culture, au milieu d'une vie sociale conditionn\u00e9e par le contact avec le monde ext\u00e9rieur. Durin et Aguilar Ros se sont int\u00e9ress\u00e9s aux Huichols devenus urbains et \u00e0 l'exploitation touristique des communaut\u00e9s,<a class=\"anota\" id=\"anota4\" data-footnote=\"4\">4<\/a> Medina Miranda se concentre sur le cas des communaut\u00e9s retardataires des hautes terres, dans les \u00c9tats de Durango et de Nayarit, mais en marge d'une aire g\u00e9ographique classiquement huichol, limit\u00e9e \u00e0 l'extr\u00eame nord de l'\u00c9tat de Jalisco, autour des trois communaut\u00e9s : San Andr\u00e9s Cohamiata (Tateikie), San Sebasti\u00e1n Teponahuastl\u00e1n (Huaut\u0268a) et Santa Catarina Cuexcomatitl\u00e1n (Tuapurie). Cependant, loin de constituer des unit\u00e9s urbaines homog\u00e8nes, ces trois communaut\u00e9s, plac\u00e9es sous la tutelle administrative de la municipalit\u00e9 m\u00e9tisse de Mezquitic, r\u00e9partissent leur habitat dans un village regroup\u00e9 autour de l'\u00e9glise, de la maison royale du gouvernement traditionnel, du centre c\u00e9r\u00e9moniel (<em>tukipa<\/em>), et les maisons affect\u00e9es aux diff\u00e9rents bureaux rituels et aux principaux hameaux (rancher\u00edas, <em>kiekari<\/em>) d\u00e9pendant de la communaut\u00e9, caract\u00e9ristique de l'habitat dispers\u00e9 de Wix\u00e1rika, propice aux effets de l'excision.<\/p>\n\n\n\n<p>Notre auteur entreprend de r\u00e9v\u00e9ler, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de ces communaut\u00e9s \"canoniques\" du Jalisco, l'\u00e9norme int\u00e9r\u00eat ethnographique des groupes beaucoup moins connus des \u00e9tats de Durango et Nayarit, des rancher\u00edas form\u00e9es par des familles d\u00e9plac\u00e9es, devenues au fil du temps de v\u00e9ritables villages, comme Bancos de Cal\u00edtique, Guadalupe Ocot\u00e1n, Santa Rosa, ou encore - cas particuli\u00e8rement remarquables \u00e0 nos yeux, nous y reviendrons - les nouvelles communaut\u00e9s recompos\u00e9es sur les rives du lac artificiel cr\u00e9\u00e9 par le barrage d'Aguamilpa, inaugur\u00e9 en 1993. Elle se d\u00e9marque ainsi d'un mainstream ethnographique qui tendrait \u00e0 maintenir, face au \"mestizaje\" stigmatisant de ces n\u00e9o-communaut\u00e9s, un id\u00e9al puriste par rapport \u00e0 celles de Jalisco, plus anciennes et donc consid\u00e9r\u00e9es comme les plus \"authentiques\" en termes de tradition.<\/p>\n\n\n\n<p>Avec m\u00e9thode, Medina Miranda reconstruit patiemment, \u00e0 partir de la documentation historique consult\u00e9e dans les biblioth\u00e8ques et les archives, les principes dynamiques qui ont op\u00e9r\u00e9 dans une sierra qui a fait l'objet, pendant la p\u00e9riode coloniale, de missions mini\u00e8res et d'\u00e9vang\u00e9lisation, dans un climat de violence dont la guerre du Mixt\u00f3n (1541) a \u00e9t\u00e9 le point culminant. L'auteur analyse la constitution progressive de la relation avec l'ethnie Wix\u00e1rika dans un territoire partag\u00e9, d'une certaine mani\u00e8re, avec d'autres groupes, g\u00e9n\u00e9ralement hostiles, comme les Coras, les Tepehuanes et les Mexicaneros (descendants nahua des auxiliaires tlaxcalans enr\u00f4l\u00e9s par l'arm\u00e9e espagnole pour r\u00e9primer la r\u00e9volte de 1541).<\/p>\n\n\n\n<p>Dans ce processus, l'auteur consid\u00e8re le r\u00f4le des autorit\u00e9s civiles et religieuses hispaniques puis mexicaines, les oppositions internes et territorialis\u00e9es entre paysans indiens - loin d'une suppos\u00e9e homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 sociologique -, les tendances structurelles aux rivalit\u00e9s de voisinage et aux scissions communautaires. Parmi ces groupes, d'abord confondus sans discernement par les autorit\u00e9s coloniales sous le terme g\u00e9n\u00e9rique p\u00e9joratif de Chichimecas (\"barbares\") d'origine nahua, il semble \u00e9galement difficile de reconna\u00eetre les Huichol (exonyme hispanique), si ce n'est \u00e0 travers les diff\u00e9rentes appellations, toutes aussi incertaines les unes que les autres, utilis\u00e9es par les chroniqueurs au cours des si\u00e8cles de la colonisation espagnole du Mexique. <span class=\"small-caps\">xvii<\/span> et <span class=\"small-caps\">xviii<\/span>comme les Guachichiles, Vizuritas, Guisares, Bisoritas, Hueitzolmes, Huitzoles ou G\u00fcicholes (p. 54). Cependant, c'est dans un document de 1745 que l'on trouve l'une des premi\u00e8res mentions de la communaut\u00e9 de San Andr\u00e9s Cohamiata. Bien que celle-ci soit consid\u00e9r\u00e9e aujourd'hui comme l'une des trois plus \"authentiquement indiennes\", le simple fait qu'elle ait \u00e9t\u00e9 fond\u00e9e par des franciscains indique qu'elle est le r\u00e9sultat d'un regroupement autoritaire de familles qu'ils entendaient, comme dans d'autres lieux, s\u00e9dentariser et, selon la fameuse expression coloniale, \"pacifier\". Medina Miranda conclut \u00e0 juste titre que \"du point de vue indig\u00e8ne, la r\u00e9gion de Wix\u00e1rika n'est pas consid\u00e9r\u00e9e comme une zone exclusive et homog\u00e8ne, mais comme le produit et le contenant de relations sociales avec diff\u00e9rentes alt\u00e9rit\u00e9s\" (p. 56).<\/p>\n\n\n\n<p class=\" translation-block\">Malgr\u00e9 une base symbolique remarquablement consensuelle et un cosmocentrisme obsessionnel que l'on retrouve aujourd'hui dans chacune des communaut\u00e9s, la culture wix\u00e1rika se caract\u00e9rise, tant dans la sociologie que dans les mythes et les rites, par un rapport tr\u00e8s ambigu \u00e0 l'alt\u00e9rit\u00e9, \u00e0 commencer par celle des <em>teiwarixi<\/em>, les \"voisins\", les colons, les envahisseurs, les usurpateurs, qui sont aussi des personnages dont le pouvoir de transformation confine \u00e0 la dimension divine : \"La transformation, \u00e9crit Medina Miranda avec justesse, fait partie, in\u00e9luctablement, de la tradition (p. 63). Ainsi, l'\u0153uvre missionnaire a provoqu\u00e9, comme l'ethnographie des Huichols ne manque pas de le d\u00e9montrer, un d\u00e9ploiement de projections sp\u00e9culaires de figures chr\u00e9tiennes, int\u00e9gr\u00e9es dans un dispositif rituel propice au \"<em>bricolage<\/em> intellectuel l\u00e9vi-straussien\". Nous trouvons ici des indices passionnants pour aborder la complexit\u00e9 de l'un des rituels les plus \u00e9tudi\u00e9s par les ethnographes, la c\u00e9l\u00e9bration de la Semaine Sainte, qui incorpore un Saint Christ <em>Teiwari<\/em> (\"Saint Christ le voisin\"), divis\u00e9 en deux figures crucifi\u00e9es : Tatata (m\u00e2le) et Tanana (femelle), selon la cosmologie dualiste m\u00e9soam\u00e9ricaine classique, auxquels ils d\u00e9dient - ainsi qu'\u00e0 d'autres divinit\u00e9s semi-chr\u00e9tiennes (le saint patron) et semi-indig\u00e8nes (les p\u00e8res mythiques) - le sang de plusieurs dizaines de t\u00eates de bovins. En ce qui concerne cet animal d'origine coloniale, que les Huichols ont int\u00e9gr\u00e9 \u00e0 la fois dans leur \u00e9conomie et dans leur syst\u00e8me symbolique, il faut noter que, dans d'autres publications, Medina Miranda partage avec l'auteur de ces lignes le souci de mettre en \u00e9vidence son importance cardinale, g\u00e9n\u00e9ralement sous-estim\u00e9e par les auteurs attach\u00e9s \u00e0 la pr\u00e9servation, dans l'ethnographie des Wixaritari, d'une pr\u00e9tendue puret\u00e9 traditionnelle imperm\u00e9able aux influences <em>teiwarixi<\/em>.<a class=\"anota\" id=\"anota5\" data-footnote=\"5\" target=\"_self\">5<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>A cet \u00e9gard, Medina Miranda propose une ex\u00e9g\u00e8se des anciens mythes huichols, dans laquelle il montre combien ces derniers se sont nourris du christianisme pour l'absorber, le \"cannibaliser\", si l'on veut bien faire une concession \u00e0 la mode perspectiviste. Dans les textes des premiers chroniqueurs religieux de la sierra, comme Alfonso de la Mota y Escobar (1940 [1605]) et d'autres plus r\u00e9cents (Tello 1891 [1653]), il trouve la trace d'une l\u00e9gende indig\u00e8ne de g\u00e9ants morts en essayant d'\u00e9chapper au d\u00e9luge universel. Il pense qu'il peut s'agir d'une mythologie partag\u00e9e des origines du contact, o\u00f9 la r\u00e9f\u00e9rence biblique ne fait que renforcer une histoire indig\u00e8ne des origines. Ici, les anc\u00eatres g\u00e9ants \u00e9mergent de la mer et du d\u00e9luge caus\u00e9 par la grand-m\u00e8re de la croissance (<em>Tatutsi Nakawe<\/em>) pour former les torrents de montagne, c'est-\u00e0-dire les chemins de p\u00e8lerinage originels (p. 59 et suivantes). Ces cours d'eau, qui coulent dans les gorges profondes d'un paysage d'une beaut\u00e9 aride, apparaissent comme des marqueurs territoriaux autour desquels les communaut\u00e9s se forment et se distinguent. Ainsi, la confluence des trois grands fleuves : le fleuve Jes\u00fas Mar\u00eda (associ\u00e9 aux Coras), le fleuve Grande de Santiago (li\u00e9 aux \"blancs\", <em>teiwari<\/em>La rivi\u00e8re Chapalagana (du lac sacr\u00e9 de Chapala, de la rivi\u00e8re Lerma, qui prend sa source dans l'Altiplano de l'\u00c9tat de Mexico) et la rivi\u00e8re Chapalagana (correspondant aux Huichol) forment, pour les indig\u00e8nes, un lieu sacr\u00e9. Dans la mythologie huichol (p. 78-80), les rivi\u00e8res c\u00e9l\u00e8brent le mariage polyandre des deux groupes indig\u00e8nes ennemis et de la belle femme blanche, un \u00eatre multidimensionnel qui est, \u00e0 son tour, un objet fantastique de d\u00e9sir sexuel, la Vierge de Guadalupe, embl\u00e8me du Mexique m\u00e9tis, et Tanana, le Christ f\u00e9minin dont le sang sacrificiel, une fois coagul\u00e9, produit de l'argent, une substance <em>teiwari<\/em> qui est devenue vitale, notamment pour le maintien d'un appareil rituel \u00e0 tendance somptuaire.<meta http-equiv=\"content-type\" content=\"text\/html; charset=utf-8\"><a class=\"anota\" id=\"anota6\" data-footnote=\"6\">6<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>Le serpent \u00e0 plumes est l'indicateur mythologique du choc des alt\u00e9rit\u00e9s dans cette g\u00e9ographie partag\u00e9e (p. 76), un \u00eatre hybride dont la nature transformatrice, \u00e0 l'instar des anc\u00eatres g\u00e9ants dont il est issu, synth\u00e9tise et adapte les apports exog\u00e8nes facilement mall\u00e9ables du christianisme. Cependant, dans sa brillante analyse d'un territoire dont la dimension mythologique est syst\u00e9matiquement renforc\u00e9e par le rapport fondamental des Wixaritari \u00e0 l'alt\u00e9rit\u00e9 blanche, on peut regretter que Medina Miranda ne d\u00e9veloppe pas davantage l'\u00e9tude de cas du barrage hydro\u00e9lectrique d'Aguamilpa, construit par l'\u00c9tat f\u00e9d\u00e9ral pr\u00e9cis\u00e9ment au confluent des trois rivi\u00e8res sacr\u00e9es, o\u00f9 se trouvent les oratoires et les d\u00e9p\u00f4ts d'offrandes qui ont \u00e9t\u00e9 in\u00e9vitablement inond\u00e9s. Autour de ce grand plan d'eau, situ\u00e9 sur le territoire de Tepic (\u00c9tat de Nayarit), des communaut\u00e9s se sont install\u00e9es, vivant de la p\u00eache et d\u00e9veloppant un tourisme rural et ethnique, connu sous le nom d'\"\u00e9cotourisme\", associ\u00e9 \u00e0 la vente du c\u00e9l\u00e8bre artisanat huichol et au maintien de la c\u00e9l\u00e9bration de leurs rites. Mais comme le lac re\u00e7oit de la rivi\u00e8re Lerma (\"la belle femme blanche\") toute la pollution agricole et industrielle des agglom\u00e9rations urbaines qu'elle traverse depuis Mexico, ces communaut\u00e9s recompos\u00e9es sont confront\u00e9es \u00e0 une grave crise environnementale. Ce dernier fait important n'est pas mentionn\u00e9 par Medina Miranda, alors que l'on peut imaginer combien une analyse anthropologique de cette question lui aurait permis de renforcer sa d\u00e9fense des communaut\u00e9s huichol marginalis\u00e9es de Nayarit et Durango, mais il y pensera probablement pour ses futures publications.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans une perspective dynamique, Medina Miranda met en \u00e9vidence, \u00e0 travers des donn\u00e9es historiques et ethnographiques, le caract\u00e8re structurel de l'habitat dispers\u00e9, des migrations saisonni\u00e8res et des contacts. Il s'oppose \u00e0 la fois \u00e0 l'id\u00e9alisme puriste et anhistorique de Peter Furst, \u00e0 la rigidit\u00e9 des districts administratifs auxquels Phil Weigand (1992) et son disciple V\u00edctor T\u00e9llez (2011) rattachent les communaut\u00e9s huichol selon une inspiration conservatrice, et \u00e0 la projection du concept l\u00e9vi-straussien de \"maison\" vers le centre communautaire et c\u00e9r\u00e9moniel (<em>tukipa<\/em>) de Johannes Neurath (2000). Pour Medina Miranda (p. 138), les <em>tukipa<\/em> est une personne morale qui n'impose pas d'unit\u00e9 territoriale, dans un syst\u00e8me de parent\u00e9 bilat\u00e9rale qui permet aux individus de choisir \u00e0 qui ils veulent s'associer. <em>tukipa<\/em> pr\u00e9f\u00e8rent adh\u00e9rer (p. 147).<\/p>\n\n\n\n<p>Il r\u00e9fute \u00e9galement l'analyse de Paul Liffman (2012) qui, impact\u00e9 par le pouvoir de la <em>mara'akate<\/em> (chamans) et en raison du caract\u00e8re tyrannique du syst\u00e8me rituel dont ils sont les garants, il voit dans les centres c\u00e9r\u00e9moniels une structure \u00e9tatique miniaturis\u00e9e, \"\u00e9tat mythique, \u00e9tat sacrificiel\", <em>l'\u00e9tat d'ombre indien<\/em>\" (Liffman, 2012 : 148). En ce sens, Medina Miranda pr\u00e9f\u00e8re rejoindre Neurath, qui d\u00e9c\u00e8le dans le mod\u00e8le politique huichol un exemple de \" soci\u00e9t\u00e9 contre l'\u00c9tat \". En effet, la <em>mara'akate<\/em> les plus influents (<em>kawiterutsixi<\/em>Les \"omniscients\"), qui se r\u00e9unissent annuellement en conseil pour renouveler les tiges dirigeantes et nommer les nouveaux titulaires des postes gouvernementaux traditionnels, suivent un principe particuli\u00e8rement arbitraire que nous appellerions \"onirocratie\" : ils \u00e9changent leurs r\u00eaves pour prendre leurs d\u00e9cisions. Ce qui a conduit Denis Lemaistre (2003 : 204) \u00e0 parler de \"manipulation politique des r\u00eaves\". Mais les \"gouvernants\" ainsi d\u00e9sign\u00e9s, qui portent des titres h\u00e9rit\u00e9s de l'administration coloniale (gouverneur, procureur, lieutenant, topil, juge, etc.), exercent un pouvoir essentiellement symbolique, d'ordre rituel, sans autre force coercitive que celle qu'ils subissent eux-m\u00eames de la part de la soci\u00e9t\u00e9 : l'obligation de s'endetter jusqu'\u00e0 la ruine pour remplir dignement leurs fonctions pendant une ann\u00e9e enti\u00e8re en offrant de nombreux sacrifices, banquets, p\u00e8lerinages et autres cadeaux rituels. Cette voie d'analyse nous semble personnellement plus pertinente, au regard de cette conception particuli\u00e8re de la politique des habitants de San Andr\u00e9s Cohamiata Tateikie, o\u00f9 j'ai pu constater la profondeur de la c\u00e9l\u00e8bre th\u00e8se de Pierre Clastres (1974), malgr\u00e9 toutes les critiques, souvent justifi\u00e9es, qu'il a pu recevoir par ailleurs pour son id\u00e9alisme.<\/p>\n\n\n\n<p>La structure segmentaire de la soci\u00e9t\u00e9 wix\u00e1rika, fond\u00e9e sur une dynamique de conflits avec les \u00e9leveurs m\u00e9tis \"envahisseurs\" et entre les Huichol eux-m\u00eames (outre les rivalit\u00e9s traditionnelles, certains se convertissent au protestantisme, refusant d'accomplir les rites traditionnels et les devoirs correspondants ; ils sont exclus et reforment des communaut\u00e9s ailleurs), n'est pas seulement une r\u00e9miniscence des <em>La soci\u00e9t\u00e9 contre l'\u00c9tat<\/em> La r\u00e9f\u00e9rence reprise par Medina Miranda - et au champ des \u00e9tudes am\u00e9ricanistes - mais aussi, au-del\u00e0, aux monographies classiques d'Edward Evans-Pritchard sur les Nuer (1940) et d'Edmund Ronald Leach sur les Kachin de Birmanie (1954). Ici, en l'occurrence, le syst\u00e8me du centre c\u00e9r\u00e9moniel et du gouvernement traditionnel, ainsi que celui des d\u00e9l\u00e9gations administratives civiques organisant le travail dans l'int\u00e9r\u00eat g\u00e9n\u00e9ral, dont les titulaires jouent le r\u00f4le de m\u00e9diateurs qui tentent r\u00e9guli\u00e8rement de d\u00e9samorcer les conflits sans pouvoir exercer de contr\u00f4le sur un secteur territorial donn\u00e9 (p. 148), facilitent les revendications d'autonomie.<\/p>\n\n\n\n<p>Medina Miranda parle \u00e0 cet \u00e9gard de \"multiterritorialit\u00e9 wix\u00e1rika\" (p. 152), qui renvoie simultan\u00e9ment \u00e0 une \"g\u00e9ographie sacr\u00e9e\" universellement reconnue, qui sous-tend la cardinalit\u00e9 huichol d\u00e9crite par tous les ethnographes, depuis l'explorateur norv\u00e9gien Carl Lumholtz jusqu'\u00e0 aujourd'hui,<a class=\"anota\" id=\"anota7\" data-footnote=\"7\">7<\/a> et l'espace communautaire qui peut \u00eatre recompos\u00e9 par des scissions, m\u00eame \u00e0 l'int\u00e9rieur des villes ou des cit\u00e9s m\u00e9tisses. Comme il l'observe avec acuit\u00e9, la pression exerc\u00e9e sur les communaut\u00e9s r\u00e9centes, les grandes rancher\u00edas qui se sont dot\u00e9es de leurs propres <em>tukipa<\/em> L'opposition entre les populations autochtones et leur gouvernement traditionnel, dans le but de gagner en ind\u00e9pendance par rapport \u00e0 la communaut\u00e9 dont elles sont issues, cr\u00e9e parfois de graves probl\u00e8mes pour ces derni\u00e8res, en particulier lorsque leur territoire perd un site sacr\u00e9 ou un centre c\u00e9r\u00e9moniel important. Le cas le plus frappant \u00e0 cet \u00e9gard est celui de Santa Rosa (Nayarit) et de son annexe Santa B\u00e1rbara, o\u00f9 l'on trouve un site sacr\u00e9 ou un centre c\u00e9r\u00e9moniel important. <em>tukipa<\/em> consid\u00e9r\u00e9 comme l'un des cinq temples originels, qui d\u00e9pendaient, jusqu'\u00e0 la scission, de la communaut\u00e9 \"canonique\" de San Andr\u00e9s Cohamiata (Tateikie) (pp. 163, 165). Cette communaut\u00e9 de San Andr\u00e9s Cohamiata (Tateikie) <em>tukipa<\/em> s'appelle Tatutsi Witse Teiwari (\"Grand-p\u00e8re Faucon Voisin\"), et l'on ne peut ici que regretter que Medina Miranda se contente de nous mettre l'eau \u00e0 la bouche en n'approfondissant pas son analyse, car cette d\u00e9signation, qui combine dans la nomenclature classique de la parent\u00e9 des \u00eatres sacr\u00e9s, l'oiseau de proie et l'in\u00e9vitable voisin blanc m\u00e9tis, contient en elle-m\u00eame tous les paradoxes d'un univers huichol d'une nature extensive et englobante. Mais, une fois de plus, il semble \u00e9vident que ce livre en appelle d'autres, comme l'approche d'une soci\u00e9t\u00e9 qui s'est distingu\u00e9e ethnographiquement par son originalit\u00e9 et dont les recherches m\u00e9ritent d'\u00eatre prolong\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"small-caps\">Bibliographie<\/span><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Durin, S\u00e9verine y Alejandra Aguilar Ros (2008). \u201cRegios en b\u00fasqueda de ra\u00edces y Wixaritari ecultur\u00edsticos\u201d, en S\u00e9verine Durin (dir.). <em>Entre luces y sombras. Miradas sobre los ind\u00edgenas en el \u00c1rea Metropolitana de Monterrey<\/em>. M\u00e9xico: <span class=\"small-caps\">ciesas\/cdi<\/span>, pp. 255-297.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Clastres, Pierre (1974). <em>La soci\u00e9t\u00e9 contre l\u2019\u00c9tat. Recherches d\u2019anthropologie politique.<\/em> Par\u00eds: \u00c9ditions de Minuit.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Evans-Pritchard, Edward Evan (1940). <em>The Nuer. A Description of the Modes of Livelihood and Political Institutions of a Nilotic People<\/em>. Oxford: Clarendon Press.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Leach, Edmund R. (1954). <em>Political Systems of Highland Burma. A Study of Kachin Social Structure<\/em>. Londres: London School of Economics and Political Science\/G. Bell and Sons.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Lemaistre, Denis (2003). <em>Le chamane et son chant. Relations ethnographiques d\u2019une exp\u00e9rience parmi les Huicholes du Mexique<\/em>. Par\u00eds: L\u2019Harmattan.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Liffman, Paul (2012). <em>La territorialidad wix\u00e1rika y el espacio nacional. Reinvindicaci\u00f3n ind\u00edgena en el occidente de M\u00e9xico<\/em>. Zamora: Colmich<span class=\"small-caps\">\/ciesas<\/span>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Mar\u00edn Garc\u00eda, Jorge Luis (2014). \u201cTransformaci\u00f3n de la imagen de los wixaritari (huicholes) en el imaginario <em>teiwari<\/em> (mestizo, for\u00e1neo)\u201d, <em>Campos<\/em>, 15 (2), pp. 121-146. https:\/\/doi.org\/10.5380\/campos.v15i2.50444<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Medina Miranda, H\u00e9ctor (2006). \u201cEl ancestro transgresor: la figura del charro en la mitolog\u00eda de los huicholes de Durango\u201d, en \u00c1ngel B. Espina Barrio (dir.). <em>Conocimiento local, comunicaci\u00f3n e interculturalidad. Antropolog\u00eda en Castilla y Le\u00f3n e Iberoam\u00e9rica<\/em>, <span class=\"small-caps\">ix<\/span>. Pernambuco: Fundaci\u00f3n Joaquim\/Editorial Massangana\/Instituto de Investigaciones Antropolo\u0301gicas de Castilla y Leo\u0301n, pp. 271-276.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Mota y Escobar, Alonso de la (1940 [1605]). <em>Descripci\u00f3n geogr\u00e1fica de los reinos de Nueva Galicia<\/em>. M\u00e9xico: Editorial Pedro Robredo.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Neurath, Johannes (2000). \u201cLa maison de L\u00e9vi-Strauss y la Casa Grande wix\u00e1rika\u201d, <em>Journal de la Soci\u00e9t\u00e9 des Am\u00e9ricanistes<\/em>, 86, pp. 113-127. https:\/\/doi.org\/10.3406\/jsa.2000.1809<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">T\u00e9llez, V\u00edctor (2011). <em>Xatsitsarie. Territorio, gobierno local y ritual en una comunidad huichola<\/em>. Zamora: Colmich.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Tello, Antonio (1891 [1653]). <em>Libro segundo de la cr\u00f3nica miscel\u00e1nea, en que se trata de la conquista espiritual y temporal de la Santa Provincia de Xalisco en el Nuevo Reino de la Galicia y Nueva Vizcaya y descubrimiento del Nuevo M\u00e9xico<\/em>. Guadalajara: Imprenta de la Rep\u00fablica Literaria de C. L. de Guevara y Ca.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Saumade, Fr\u00e9d\u00e9ric (2009). \u201cTaureau, cerf, ma\u00efs, peyotl : le quadrant de la culture wix\u00e1rika (huichol)\u201d, <em>L\u2019Homme<\/em>, 189, pp. 191-228. https:\/\/doi.org\/10.4000\/lhomme.22035<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">\u2014 (2013). \u201cDe la sangre al oro: la transubstanciaci\u00f3n del cristianismo y del capitalismo en la comida ritual de la Semana Santa huichol (M\u00e9xico)\u201d, <em>Am\u00e9rique Latine Histoire et M\u00e9moire. Les Cahiers <span class=\"small-caps\">alhim<\/span><\/em> [en l\u00ednea], 25 (Actas de la Mesa redonda <em>Del altar al fog\u00f3n: comida ritual ind\u00edgena<\/em>, Aline H\u00e9mond y Leopoldo Trejo [dirs.], 54 Congr\u00e8s International des Am\u00e9ricanistes [Viena, Austria, 15-20 de julio de 2012]). https:\/\/doi.org\/10.4000\/alhim.4618<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">\u2014 (2013) \u201cToro, venado, ma\u00edz, peyote: el cuadrante de la cultura wixarika\u201d, <em>La Revista de el Colegio de San Luis<\/em>, <span class=\"small-caps\">iii<\/span>, 5, pp. 16-54. (versi\u00f3n revisada en espa\u00f1ol).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Weigand, Phil (1992). <em>Ensayos sobre el Gran Nayar: entre coras, huicholes y tepehuanos.<\/em> M\u00e9xico: Centro de Estudios Mexicanos y Centroamericanos\/Instituto Nacional Indigenista\/Colmich.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-text-color has-background has-accent-background-color has-accent-color is-style-dots\"\/>\n\n\n\n<p class=\"abstract\"><em>Fr\u00e9d\u00e9ric Saumade<\/em> est professeur d'anthropologie sociale \u00e0 l'universit\u00e9 d'Aix-Marseille et membre de l'Institut d'ethnologie m\u00e9diterran\u00e9enne, europ\u00e9enne et comparative (<span class=\"small-caps\">idemec<\/span>) d'Aix-en-Provence. Ses recherches portent sur le taureau et les pratiques taurines et d'\u00e9levage en Camargue, en Espagne, au Portugal, au Mexique et aux \u00c9tats-Unis, ainsi que sur les rites et repr\u00e9sentations taurines chez diverses populations am\u00e9rindiennes. Au Mexique, il a effectu\u00e9 un travail de terrain aupr\u00e8s des Nahua-Mestizos, des Otomi et des Huichol (<em>wixaritari<\/em>), et a publi\u00e9 plusieurs articles en espagnol sur le sujet. Il est l'auteur d'une douzaine d'ouvrages, dont deux sur le continent am\u00e9ricain (Mexique et Californie), <em>Ma\u00e7atl<\/em>. <em>Les transformations des jeux taurins au Mexique<\/em> (Bordeaux : Presses Universitaires de Bordeaux, 2008) et <em>Cowboys, clowns et toreros. L'Am\u00e9rique r\u00e9versible<\/em> (Paris : Berg International, 2014, avec la collaboration de Jean-Baptiste Maudet). Il a \u00e9galement publi\u00e9 des travaux sur l'\u00e9pist\u00e9mologie et l'histoire de l'anthropologie, ainsi que sur la percussion et la culture mat\u00e9rielle dans la musique m\u00e9tisse et indig\u00e8ne aux \u00c9tats-Unis, son domaine d'\u00e9tude actuel.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>A l'heure o\u00f9 certains promoteurs de la mode perspectiviste, apr\u00e8s avoir donn\u00e9 une autorit\u00e9 ethnographique aux jaguars, voudraient r\u00e9aliser la fusion new age de l'anthropologue et du chaman, de l'anthropologie et du psych\u00e9d\u00e9lisme, la part rationaliste de nous qui r\u00e9siste, malgr\u00e9 tout, trouve un certain r\u00e9confort dans [...].<\/p>","protected":false},"author":4,"featured_media":37076,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[10],"tags":[],"coauthors":[551],"class_list":["post-37061","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-10","personas-saumade-frederic","numeros-1038"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v22.2 - https:\/\/yoast.com\/wordpress\/plugins\/seo\/ -->\n<title>La territorialidad wix\u00e1rika &#8211; 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