{"id":35125,"date":"2021-09-20T21:10:12","date_gmt":"2021-09-20T21:10:12","guid":{"rendered":"https:\/\/encartes.mx\/?p=35125"},"modified":"2023-11-17T18:14:05","modified_gmt":"2023-11-18T00:14:05","slug":"bonfiglioli-danza-conquista-tlacoachistlahuaca-guerrero","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/encartes.mx\/fr\/bonfiglioli-danza-conquista-tlacoachistlahuaca-guerrero\/","title":{"rendered":"Images de la conqu\u00eate \u00e0 Tlacoachistlahuaca, Guerrero : une histoire parmi tant d'autres..."},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-heading\">R\u00e9sum\u00e9<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"abstract translation-block\">La danse qui fait l'objet des images pr\u00e9sent\u00e9es dans cet essai photographique dialogue avec de nombreuses histoires. Tout d\u00e9pend o\u00f9, quand et pour qui ces histoires sont dans\u00e9es. Pour les missionnaires du <span class=\"small-caps\">xvii<\/span> si\u00e8cle, qui en sont les premiers acteurs, cette danse \u00e9tait un moyen d'inculquer et de c\u00e9l\u00e9brer l'arriv\u00e9e de la nouvelle religion. Mais au <span class=\"small-caps\">xixe<\/span> si\u00e8cle, avec l'ind\u00e9pendance et plus tard avec la victoire de l'arm\u00e9e juariste sur les Fran\u00e7ais, cette vision des vainqueurs a chang\u00e9 de camp et avec elle les danses ont \u00e9galement chang\u00e9. Les instituteurs ruraux prennent la place des missionnaires et deviennent les protagonistes d'une nouvelle fa\u00e7on de penser et de pr\u00e9senter le pass\u00e9 ; les premi\u00e8res variantes pro-indig\u00e9nistes commencent \u00e0 occuper la sc\u00e8ne ou bien elles se m\u00e9langent ou coexistent avec les variantes pro-ispanistes.<\/p>\n\n\n\n<p>Gr\u00e2ce au travail d'un certain Casimiro Jim\u00e9nez, probablement originaire de l'\u00c9tat voisin d'Oaxaca, l'une de ces variantes proindig\u00e9nistes a commenc\u00e9 \u00e0 se r\u00e9pandre dans la r\u00e9gion mixteco-amuzgo de la Costa Chica du Guerrero, entre 1910 et 1915. Mes amis amuzgos aimaient reconstituer sa diffusion dans la r\u00e9gion, et c'est aujourd'hui l'histoire qu'ils racontent le plus volontiers. L'autre histoire, celle racont\u00e9e par la danse, les rend \u00e9galement fiers car malgr\u00e9 la d\u00e9faite, leurs anc\u00eatres brillent par leur bravoure et leur r\u00e9sistance. J'esp\u00e8re que le connaisseur et le sp\u00e9cialiste de ces sujets sauront appr\u00e9cier dans les photos que je pr\u00e9sente les \u00e9chos de ces histoires dont les protagonistes sont s\u00fbrement bien plus nombreux que ceux qui apparaissent \u00e0 l'\u00e9cran.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"abstract\">Mots cl\u00e9s : <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/fr\/tag\/amuzgos\/\" rel=\"tag\">amuzgos<\/a>, <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/fr\/tag\/antropologia-de-la-danza\/\" rel=\"tag\">anthropologie de la danse<\/a>, <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/fr\/tag\/antropologia-visual\/\" rel=\"tag\">anthropologie visuelle<\/a>, <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/fr\/tag\/historia-estructural\/\" rel=\"tag\">histoire structurelle<\/a><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"en-title wp-block-heading\"><span class=\"small-caps\">images de la conqu\u00eate \u00e0 tlacoachistlahuaca, Guerrero, une histoire parmi d'autres...<\/span><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"abstract en-text\">La danse qui a fait l'objet des images pr\u00e9sent\u00e9es dans cet essai photographique converse avec de nombreuses histoires. Tout d\u00e9pend o\u00f9, quand et pour qui ces histoires sont dans\u00e9es. Pour les missionnaires du XVIIe si\u00e8cle, ses premiers promoteurs, cette danse \u00e9tait un moyen d'inculquer et de c\u00e9l\u00e9brer l'arriv\u00e9e d'une nouvelle religion. Cependant, au 19\u00e8me si\u00e8cle, avec l'Ind\u00e9pendance et la victoire de l'arm\u00e9e de Juarez sur les Fran\u00e7ais, cette vision des vaincus a chang\u00e9 de camp et, avec elle, les danses ont \u00e9galement chang\u00e9. Les instituteurs ruraux ont pris la place des missionnaires, impulsant une nouvelle fa\u00e7on de penser et de pr\u00e9senter le pass\u00e9 ; les premi\u00e8res variantes pro-indig\u00e8nes ont commenc\u00e9 \u00e0 prendre le devant de la sc\u00e8ne ou se sont m\u00e9lang\u00e9es ou ont coexist\u00e9 avec les variantes pro-espagnoles.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"en-text\">Gr\u00e2ce \u00e0 un certain Casimiro Jim\u00e9nez, probablement originaire de l'\u00c9tat voisin d'Oaxaca, l'une de ces variantes pro-indig\u00e8nes a commenc\u00e9 \u00e0 se r\u00e9pandre dans la r\u00e9gion mixt\u00e8que-amuzgane de la Costa Chica de Guerrero, entre 1910 et 1915. Mes amis amuzganes aimaient reconstruire le processus de diffusion de leur culture, et c'est actuellement l'histoire qu'ils aiment le plus raconter. L'autre histoire, celle racont\u00e9e par la danse, les rend \u00e9galement fiers car, malgr\u00e9 leur d\u00e9faite, leurs anc\u00eatres brillent par leur bravoure et leur r\u00e9sistance. J'esp\u00e8re que les connaisseurs et les sp\u00e9cialistes de ces sujets pourront voir, dans les photos que je pr\u00e9sente, les \u00e9chos de ces histoires, avec certainement beaucoup plus de protagonistes que ceux qui apparaissent \u00e0 l'\u00e9cran.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"abstract en-text\">Mots-cl\u00e9s : anthropologie de la danse, anthropologie visuelle, histoire structurelle, amuzgos.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\"\/>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><a href=\"https:\/\/encartes.mx\/fr\/ensayos-fotograficos\/bonfiglioli-danza-conquista-tlacoachistlahuaca-guerrero-imagenes\/\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/archive.org\/download\/enc-8-multimedia\/bonfiglioli-tlacoachistlahuaca-img-14.jpg\" alt=\"\"\/><\/a><figcaption><a href=\"https:\/\/encartes.mx\/fr\/ensayos-fotograficos\/bonfiglioli-danza-conquista-tlacoachistlahuaca-guerrero-imagenes\/\">Cliquez pour voir le reportage photo <\/a><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"has-drop-cap abstract\">Dans les ann\u00e9es 1990, j'ai particip\u00e9 \u00e0 un projet de recherche collectif sur le genre des \"danses de conqu\u00eate\", dont j'ai tir\u00e9, outre un livre (J\u00e1uregui et Bonfiglioli, 1996), une \u00e9tude approfondie d'un cas particulier : celui de la danse de la conqu\u00eate du Mexique \u00e0 Tlacoachistlahuaca (Bonfiglioli, 2004), une commune m\u00e9tisse-amuzgo de la Costa Chica de Guerrero. Je cite ces deux \u00e9tudes car c'est d'elles que je m'inspirerai pour introduire et contextualiser les photos que je pr\u00e9senterai dans cet essai.<\/p>\n\n\n\n<p>La Danse de la Conqu\u00eate du Mexique partage avec d'autres danses du m\u00eame genre -voir les cas des Danses de la Conqu\u00eate du Guatemala, du P\u00e9rou, ou le cas de la Reconqu\u00eate de l'Espagne- la m\u00eame proposition argumentative et chor\u00e9graphique, c'est-\u00e0-dire \"la formation de deux groupes ou camps dont l'antagonisme est bas\u00e9 -\u00e0 travers la mise en sc\u00e8ne d'un combat- sur la conqu\u00eate, la r\u00e9cup\u00e9ration ou la d\u00e9fense d'un territoire\". A cela s'ajoute : 1) le caract\u00e8re ethnique et religieux des bellig\u00e9rants et 2) l'aspect \u00e9pico-militaire du conflit.<em>\"<\/em> (Bonfiglioli, 2004 : 14).<\/p>\n\n\n\n<p>Il a \u00e9t\u00e9 dit \u00e0 juste titre (Warman, 1968) que l'ant\u00e9c\u00e9dent le plus important dans la conformation des premiers mod\u00e8les novo-hispaniques \u00e9tait la danse des Maures et des Chr\u00e9tiens, dont le th\u00e8me le plus pertinent est la mise en sc\u00e8ne dans\u00e9e et dramatis\u00e9e de la reconqu\u00eate de l'Espagne. Les Espagnols l'ont introduite sur le continent am\u00e9ricain dans le but de c\u00e9l\u00e9brer et de magnifier la nouvelle conqu\u00eate \u00e0 des fins d'\u00e9vang\u00e9lisation (Ricard, 1932 ; Foster, 1962). Pour y parvenir, c'est-\u00e0-dire pour transformer cette danse en une danse de la conqu\u00eate du Mexique, il a fallu proc\u00e9der \u00e0 des substitutions de protagonistes et \u00e0 certaines adaptations de l'intrigue. L'organisation et la direction de ces mises en sc\u00e8ne \u00e9taient confi\u00e9es aux fr\u00e8res missionnaires qui, sur le territoire am\u00e9ricain, les enrichissaient d'\u00e9l\u00e9ments religieux, car il ne s'agissait pas seulement de mettre en sc\u00e8ne une conqu\u00eate militaire, mais aussi et surtout une supr\u00e9matie religieuse.<\/p>\n\n\n\n<p>L'exemple le plus connu de cette p\u00e9riode coloniale, et certainement le plus ancien, est le livret de la Danza de la Conquista, connu sous le nom de Codex Gracida et \u00e9crit, semble-t-il, par des fr\u00e8res dominicains dans les ann\u00e9es 1950 et 1960, \u00e0 l'\u00e9poque de la guerre froide. <span class=\"small-caps\">xviii<\/span>. Ce livret, qui fait r\u00e9f\u00e9rence au cas de Cuilapan, illustre les principales caract\u00e9ristiques des variantes coloniales, dont le th\u00e8me central est \"conqu\u00e9rir pour convertir\" et dont le r\u00e9cit est r\u00e9solument pro-espagnol. Tout ce qui concerne les Espagnols y est orient\u00e9 vers ce \"noble but\", la conversion. Par cons\u00e9quent, tous les \u00e9pisodes doivent \u00eatre lus dans cette optique. Cort\u00e9s est ici pr\u00e9sent\u00e9 comme un militaire au service d'une v\u00e9rit\u00e9 religieuse (la m\u00eame que celle profess\u00e9e par les fr\u00e8res qui ont organis\u00e9 ces repr\u00e9sentations). Son plan est lin\u00e9aire ; son action, d\u00e9termin\u00e9e, sans heurt et sans d\u00e9faite. Cependant, avant d'entrer en guerre contre les Mexicains, il tente de persuader son adversaire, Montezuma, par la gentillesse et des arguments convaincants. Dans cette tentative, il est aid\u00e9 par Malinche, qui trahit son mari Montezuma afin de rendre possible la conversion du peuple mexicain. La tentative \u00e9choue, Montezuma ne veut pas se convertir. Face \u00e0 l'obstination du chef mexicain, il ne reste plus \u00e0 Cort\u00e9s que l'option militaire. La guerre qui s'ensuit est br\u00e8ve. Montezuma se rend ; il demande pardon \u00e0 Cort\u00e9s, mais celui-ci l'envoie en prison pour que son ch\u00e2timent serve d'exemple.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce qui frappe dans ces variantes, c'est que les Espagnols sont pr\u00e9sent\u00e9s comme irr\u00e9prochables et vertueux. Leur sup\u00e9riorit\u00e9 est en r\u00e9alit\u00e9 la sup\u00e9riorit\u00e9 du vrai Dieu sur les faux dieux des Mexicains. On comprend que le but de cette version \u00e9tait de montrer, de mani\u00e8re \u00e9difiante, comment les Mexicains sont devenus catholiques. Le th\u00e8me de la conqu\u00eate territoriale est peu important et subordonn\u00e9 \u00e0 l'objectif religieux.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans une autre variante, toujours de Cuilapan, datant de la premi\u00e8re moiti\u00e9 du si\u00e8cle <span class=\"small-caps\">xix<\/span> (McAfee, 1952), les \"ajustements historiques\" sont encore plus surprenants. Cort\u00e9s vante les vertus du christianisme et invite Montezuma \u00e0 se convertir. Les deux chefs \u00e9changent des paroles de paix et d'amour. Montezuma accepte \"de tout son c\u0153ur\" l'eau du bapt\u00eame. Une musique solennelle est jou\u00e9e pour c\u00e9l\u00e9brer cet acte de compr\u00e9hension et d'harmonie. Lorsque Cuauht\u00e9moc, l'autre chef mexicain, appara\u00eet sur sc\u00e8ne pour inciter son peuple \u00e0 combattre les Espagnols, Moctezuma et Cort\u00e9s lui r\u00e9pondent par des paroles de paix, l'invitant \u00e0 se convertir, mais Cuauht\u00e9moc d\u00e9clare la guerre. Au cours du combat qui s'ensuit, Cort\u00e9s invoque l'ap\u00f4tre Santiago, les anges et la Vierge Marie pour qu'ils interviennent dans la bataille afin de vaincre Cuauht\u00e9moc, qui, en plus de mourir, va en enfer. La danse s'ach\u00e8ve sur la joie de Moctezuma devant la victoire de la sainte foi.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\"\/>\n\n\n\n<p class=\"abstract\">Il arrive que l'histoire se retourne, et les danses aussi. Une fois l'ind\u00e9pendance obtenue en 1821, et consolid\u00e9e par la fin de l'intervention fran\u00e7aise en 1867, le pays a connu une r\u00e9\u00e9criture de l'histoire dans une optique nationaliste. Les repr\u00e9sentations de la conqu\u00eate du Mexique par la danse-th\u00e9\u00e2tre ont subi le m\u00eame sort et, \u00e0 la fin de ce si\u00e8cle et au d\u00e9but du suivant, la danse-th\u00e9\u00e2tre s'est impos\u00e9e comme un moyen d'expression de l'identit\u00e9 nationale. <span class=\"small-caps\">xx<\/span>\u00c0 cette \u00e9poque, les livrets de danse sont pass\u00e9s des mains des fr\u00e8res \u00e0 celles d'\u00e9ducateurs la\u00efcs, qui ont apport\u00e9 leurs propres modifications aux textes. C'est \u00e0 cette \u00e9poque que les variantes coloniales subissent une modification importante en fonction des nouveaux objectifs. Dans l'imaginaire populaire, la conception de la conqu\u00eate commence \u00e0 \u00eatre reformul\u00e9e comme le r\u00e9sultat d'une lutte entre les peuples indig\u00e8nes et les envahisseurs espagnols. Parall\u00e8lement, le pass\u00e9 pr\u00e9hispanique commence \u00e0 \u00eatre valoris\u00e9 dans l'enseignement public \u00e0 des fins nationalistes.<a class=\"anota\" id=\"anota1\" data-footnote=\"1\">1<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>L'axe principal des variantes de cette deuxi\u00e8me p\u00e9riode est la \"conqu\u00eate\". <em>contre<\/em> C'est pourquoi le conflit th\u00e9ologique a \u00e9t\u00e9 minimis\u00e9 et l'affrontement militaire amplifi\u00e9. Au sch\u00e9ma de base des danses des Maures et des Chr\u00e9tiens, plus riches en combats et en d\u00e9fis que les versions coloniales de la conqu\u00eate du Mexique, s'est superpos\u00e9e - jusqu'\u00e0 aujourd'hui - une r\u00e9affirmation extr\u00eame de la bravoure, de l'h\u00e9ro\u00efsme et de l'absence de capitulation des Mexicains.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans ces variantes, les personnages sont caract\u00e9ris\u00e9s par de nouvelles fins : Cort\u00e9s devient m\u00e9chant et Moctezuma devient bon ; ou Cort\u00e9s et Moctezuma deviennent m\u00e9chants et Cuauht\u00e9moc devient un h\u00e9ros patriotique qui sacrifie sa vie pour d\u00e9fendre son peuple et sa terre. Le th\u00e8me de la cupidit\u00e9 de Cort\u00e9s - son int\u00e9r\u00eat pour l'or de Moctezuma - appara\u00eet pour la premi\u00e8re fois et, dans certains cas, sa conduite est trompeuse et l\u00e2che. Dans le code de l'affrontement militaire, les succ\u00e8s des Mexicains se multiplient et le r\u00e9sultat final de l'affrontement est r\u00e9arrang\u00e9 dans une tonalit\u00e9 pro-indig\u00e9niste. R\u00e9trospectivement, il me semble que l'affrontement a \u00e9t\u00e9 r\u00e9solu de trois mani\u00e8res en faveur des Mexicains. La premi\u00e8re, la plus frappante, consiste \u00e0 attribuer la victoire aux Mexicains, comme si l'histoire de la Conqu\u00eate s'\u00e9tait achev\u00e9e avec l'\u00e9pisode de la Noche Triste, le seul exploit militaire des indig\u00e8nes sur les \u00e9trangers - la variante de Cuilapan rapport\u00e9e par Loubat au d\u00e9but du si\u00e8cle. <span class=\"small-caps\">xx-<\/span> (Loubat, 1902). La seconde, plus courante, consiste \u00e0 faire porter la responsabilit\u00e9 de la victoire espagnole sur les figures de certains \"tra\u00eetres\", principalement La Malinche, en laissant le m\u00e9rite et l'honneur de la r\u00e9sistance aux autres Mexicains - la variante Costa Chica, par exemple. La troisi\u00e8me voie - qui correspond \u00e0 une tendance actuelle de la danse oaxaquienne de la Pluma - consiste \u00e0 affaiblir la pr\u00e9sence et les performances du c\u00f4t\u00e9 espagnol au point de dispara\u00eetre litt\u00e9ralement de la sc\u00e8ne, et par contraste, par \"gr\u00e2ce esth\u00e9tique\", \u00e0 renforcer les performances du c\u00f4t\u00e9 mexicain.<a class=\"anota\" id=\"anota2\" data-footnote=\"2\">2<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>Il est l\u00e9gitime de se demander si, au c\u0153ur de ces repr\u00e9sentations de la conqu\u00eate du Mexique, qui s'obstinent \u00e0 montrer une victoire imaginaire des indig\u00e8nes et d'autres \"d\u00e9formations\" des faits historiques, il n'y a pas un sentiment sous-jacent d'impuissance. <em>pens\u00e9e sauvage<\/em> La vision indig\u00e8ne de l'histoire n'est pas vraiment na\u00efve, mais de penser que cette histoire est l'objet d'une \"re-pr\u00e9sentation\". En r\u00e9alit\u00e9, ce n'est pas la vision indig\u00e8ne de l'histoire qui est na\u00efve, mais le fait de penser que l'histoire est l'objet d'une \"re-pr\u00e9sentation\". Ce que l'on peut affirmer \u00e0 partir de nos exemples, et en paraphrasant Turner (1981 : 10-11) et les premiers L\u00e9vi-Strauss,<a class=\"anota\" id=\"anota3\" data-footnote=\"3\">3<\/a> est que la Conqu\u00eate du Mexique a servi d\u00e8s le d\u00e9but de r\u00e9f\u00e9rent flottant pour inspirer, dans la plupart des cas, le cadre discursif des processus rituels, mais aussi pour penser les \u00e9v\u00e9nements et les personnages dans une nouvelle condition. Dans cette perspective, les correspondances entre l'\u00e9v\u00e9nement historique suppos\u00e9 et sa mise en sc\u00e8ne peuvent devenir sans importance. C'est comme si la m\u00e9moire indig\u00e8ne, au lieu de se concentrer sur la description et l'interpr\u00e9tation des \u00e9v\u00e9nements, s'attachait \u00e0 mettre en \u00e9vidence d'autres questions, de nature plus affective que descriptive : le sentiment de r\u00e9sistance, de permanence, par exemple, un aspect de grande importance dans les variantes de la Danza de la Pluma (Danse de la Plume) des <span class=\"small-caps\">xx<\/span>. Apr\u00e8s tout, si nous parlons d'histoire, nous ne devons pas oublier que les Espagnols victorieux du 20e si\u00e8cle ont \u00e9t\u00e9 les premiers \u00e0 se rendre compte de l'ampleur de la t\u00e2che. <span class=\"small-caps\">xvi<\/span> Les deux arm\u00e9es ont \u00e9t\u00e9 vaincues 300 ans plus tard, lors de la guerre d'ind\u00e9pendance, et une autre arm\u00e9e \u00e9trang\u00e8re, fran\u00e7aise cette fois, a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 vaincue 50 ans plus tard, lors de la p\u00e9riode connue sous le nom d'intervention fran\u00e7aise, par le premier et unique pr\u00e9sident mexicain d'origine autochtone. Je veux parler de Benito Ju\u00e1rez, Zapot\u00e8que et Oaxacan, comme les peuples indig\u00e8nes qui, en d'autres temps et d'autres mani\u00e8res, ont chass\u00e9 les Espagnols de leurs propres repr\u00e9sentations.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\"\/>\n\n\n\n<p class=\"abstract\">Apr\u00e8s cette br\u00e8ve et dense <em>excursus<\/em> Apr\u00e8s cette histoire structurelle, j'aimerais maintenant aborder l'histoire locale de la variante de la Danza de la Conquista de M\u00e9xico qui est dans\u00e9e \u00e0 Tlacoachistlahuaca. J'ai trouv\u00e9 passionnant de faire participer la famille Ignacio, en particulier les fr\u00e8res Pedro (\u2020), Andr\u00e9s (\u2020) et Nico, originaires de la r\u00e9gion, \u00e0 mes recherches sur la danse. Les deux premiers (<span class=\"small-caps\">qpd<\/span>) \u00e9taient \u00e0 l'\u00e9poque des fusiliers de profession, et le troisi\u00e8me, Nico, \u00e9tait un compatriote. Mais le plus important est que tous les trois \u00e9taient des \"hommes de go\u00fbt\".<a class=\"anota\" id=\"anota4\" data-footnote=\"4\">4<\/a> La danse de la Conqu\u00eate et d'autres qui sont organis\u00e9es dans le village ou qui sont demand\u00e9es aux villages voisins. Pedro, l'a\u00een\u00e9, \u00e9tait une personne qui occupait tous les postes, un grand organisateur. Il a \u00e9t\u00e9 membre du groupe de tatamandones du village pendant de nombreuses ann\u00e9es.<a class=\"anota\" id=\"anota5\" data-footnote=\"5\">5<\/a> J'ai eu de nombreuses conversations avec lui au cours de mes six ou sept s\u00e9jours \u00e0 Tlacoachistlahuaca. Et aussi avec Andr\u00e9s et Nico. Andr\u00e9s \u00e9tait danseur et, \u00e0 l'\u00e9poque, professeur de Danza de la Conquista ; avec lui, j'ai parl\u00e9 de cette danse, de la profession de professeur, de la danse en tant que promesse. De Nico - ex-danseur, mascarero - je me souviens de son affection pour la Danza de los Tlaminques. Lorsqu'il parlait de cette danse, ses yeux s'illuminaient. Lors d'un de mes s\u00e9jours - je me souviens qu'il s'agissait d'un carnaval - il a invit\u00e9 le tigre de Cozoyoapan \u00e0 participer \u00e0 la f\u00eate. Un grand \u00e9v\u00e9nement que nous avons \u00e9voqu\u00e9 dans une interview que j'ai r\u00e9alis\u00e9e avec les fr\u00e8res Ignacio.<a class=\"anota\" id=\"anota6\" data-footnote=\"6\">6<\/a> J'ai eu une belle relation, affectivement intense, avec les trois fr\u00e8res. Je leur suis profond\u00e9ment reconnaissant pour le \"gusto\" qu'ils m'ont donn\u00e9. Mais des trois, c'est avec Pedro que j'ai eu la relation la plus intense. Je ne me souviens pas de la raison pour laquelle il m'a attir\u00e9 la premi\u00e8re fois. Mais j'ai commenc\u00e9 \u00e0 le fr\u00e9quenter parce qu'il \u00e9tait heureux de parler de \"traditions\", et moi plus que lui. Pendant une certaine p\u00e9riode au moins, nous nous sommes vus presque tous les jours. Au d\u00e9but, il ne comprenait pas toujours les choses. Je venais de la Sierra Tarahumara, terre de silences. Et ici, non, les conversations <em>sont sortis en masse<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-video\"><video controls src=\"https:\/\/archive.org\/download\/enc-8-multimedia\/bonfiglioli-tlacoachistlahuaca-vid-1.mp4\"><\/video><figcaption>Vid\u00e9o 1 : Interview des fr\u00e8res Ignacio. Images : Pacho Lane. <\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>L'histoire que je vais raconter maintenant est tir\u00e9e de mes entretiens avec don Pedro Ignacio. Elle a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e dans mon livre <em>L'\u00e9pop\u00e9e de Cuauht\u00e9moc \u00e0 Tlacoachistlahuaca<\/em> (2004). Mais je pense qu'il vaut la peine de le citer \u00e0 nouveau.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\"\/>\n\n\n\n<p class=\"abstract\">Auparavant\", raconte don Pedro Ignacio Feliciano (\u2020), un ancien indig\u00e8ne de Tlacoachistlahuaca, curieux et passionn\u00e9, \"\u00e0 Tlacoachistlahuaca, on ne dansait que les Doce Pares\", mais dans d'autres villages voisins, comme Acatepec, Ometepec ou Xochistlahuaca, la Danza de la Conquista \u00e9tait enracin\u00e9e. Soudain, une personne \"de go\u00fbt\" a invent\u00e9 quelque chose de nouveau. C'est ce qui est arriv\u00e9 \u00e0 Amancio Reyes en 1949, le maire qui a invit\u00e9 pour la premi\u00e8re fois un professeur d'Acatepec \u00e0 ex\u00e9cuter la danse \u00e0 Tlacoachistlahuaca. Don Pedro me raconte que dans les ann\u00e9es 1940, il y avait un \u00e9change de \"promesses\" entre les fid\u00e8les d'Acatepec et ceux de Tlacoachistlahuaca : lors des f\u00eates patronales respectives, les fid\u00e8les se rendaient mutuellement visite \u00e0 des fins religieuses.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"verse\">\u00c0 l'\u00e9poque\", dit Don Pedro, \"il y avait beaucoup de musique d'ici et ils venaient aussi. Mais maintenant, \u00e0 la fin de la journ\u00e9e, nous avons pens\u00e9 \u00e0 inviter les danseurs de l\u00e0-bas. Le professeur m'a dit : \u00e9coutez, don Pedro, je vais enseigner la danse et je ne vais pas faire payer un centime, je vais le faire en raison d'une promesse faite \u00e0 la Vierge. La seule chose que nous voulons, c'est que vous veniez le jour de la r\u00e9p\u00e9tition. Mais ce qu'ils voulaient, c'\u00e9tait que nous apportions la boisson parce qu'ils savaient qu'il y a une usine ici [d'aguardiente] et que nous apporterions le d\u00eener une fois la bataille termin\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Au bout d'un certain temps, les Tlacoache\u00f1os ont voulu avoir leur propre <br>danse :<\/p>\n\n\n\n<p class=\"verse\">Nous avons d\u00fb partir, mais \u00e0 la fin, je lui ai dit [aux directeurs de Tlacoachistlahuaca] : \"H\u00e9, qu'est-ce que nous cherchons \u00e0 d\u00e9penser, qu'est-ce que nous faisons l\u00e0-bas, nous ferions mieux d'organiser la danse ici\". Ce professeur est venu deux fois. Les mayordomos ont pay\u00e9 pour qu'il vienne enseigner la danse ici.<\/p>\n\n\n\n<p>Don Pedro pr\u00e9cise \u00e9galement que la danse d'Acatepec a continu\u00e9 \u00e0 se rendre \u00e0 Tlacoachistlahuaca alors que les habitants du village avaient d\u00e9j\u00e0 mis en place leur propre repr\u00e9sentation de la Conqu\u00eate. Ainsi, deux groupes de la Conqu\u00eate se produisaient simultan\u00e9ment \u00e0 quelques m\u00e8tres l'un de l'autre, sous la supervision du ma\u00eetre d'Acatepec. Cependant, quelques ann\u00e9es apr\u00e8s l'introduction de la danse \u00e0 Tlacoachistlahuaca, la coutume des visites a \u00e9t\u00e9 abandonn\u00e9e. \u00c0 cet \u00e9gard, Gildardo D\u00edaz, professeur de danse dans cette ville, propose une autre interpr\u00e9tation :<\/p>\n\n\n\n<p class=\"verse\">Je vais vous dire la v\u00e9rit\u00e9. Ici, les gens ont beaucoup de go\u00fbt, ils sont \u00e9l\u00e9gants, ils aiment bien s'habiller, et ceux d'Acatepec ne voulaient pas venir parce qu'ils s'habillaient tr\u00e8s mal ; je peux vous dire que parfois, quand ils venaient sur la route, ils apportaient leurs v\u00eatements dans leur sac et l\u00e0, sur la route, ils s'habillaient et ne mettaient pas beaucoup d'\u00e9clat sur leurs v\u00eatements. Et [par rapport \u00e0 eux] la danse ici ressortait toujours [mieux]. Ils voyaient le luxe et, bien s\u00fbr, ici, sans vouloir le dire, les gens sont un peu plus civilis\u00e9s. Il se trouve [en outre] qu'ici, ils ont dans\u00e9 uniquement avec une bonne race, des m\u00e9tis, tout le monde s'exprimait bien et parmi eux - les danseurs d'Acatepec - il y avait des gens qui \u00e9chouaient dans leurs relations, en termes de costume, en termes de discours, alors il d\u00e9pendait aussi d'eux qu'ils ne... de peur qu'ils ne se moquent d'eux. C'est l'une des principales raisons pour lesquelles ceux d'Acatepec ne venaient plus. Et ceux de Tlacoachistlahuaca ne venaient pas, alors ils n'y allaient pas. C'\u00e9tait la raison, il n'y avait rien d'autre, et beaucoup d'entre eux l'ont dit.<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s avoir compris comment la danse avait \u00e9t\u00e9 introduite \u00e0 Tlacoachistlahuaca, j'ai essay\u00e9 de reconstituer avec don Pedro les vicissitudes de la danse dans une r\u00e9gion plus vaste, et je me suis vite rendu compte que tous les chemins menaient \u00e0 Acatepec, la ville que tout le monde d\u00e9signait comme le lieu de ses d\u00e9buts. Je n'ai pas non plus compris qui \u00e9tait le professeur qui avait enseign\u00e9 la danse pour la premi\u00e8re fois \u00e0 Tlacoachistlahuaca. Arnulfo, Rodolfo... don Pedro ne se souvenait plus tr\u00e8s bien. Ce qu'il avait en t\u00eate, c'\u00e9tait le lieu d'origine, Acatepec, et m\u00eame le nom de celui qui, \u00e0 l'\u00e9poque, \u00e9tait le ma\u00eetre de tous les ma\u00eetres, c'est-\u00e0-dire l'initiateur de la danse \u00e0 Acatepec m\u00eame. Il s'appelait Casimiro. Il avait \u00e9galement rencontr\u00e9 une fois le fr\u00e8re de la personne qui avait introduit la danse \u00e0 Tlacoachistlahuaca,<em> \"<\/em>un certain Bartolo quelque chose ou quelque chose d'autre<em>\", <\/em>qui, selon lui, vivait encore l\u00e0, dans ce village. Quand j'ai entendu cela, j'ai demand\u00e9 \u00e0 Don Pedro :<em> \"<\/em>ne m'accompagnerez-vous pas \u00e0 la recherche de cet homme ?<em>\" <\/em>Le lendemain, nous \u00e9tions \u00e0 Acatepec, un village Nahua-Mestizo situ\u00e9 \u00e0 20 minutes en taxi d'Ometepec.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Acatepec, 1995<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"abstract\">Nous sommes ensuite arriv\u00e9s dans la maison de Bartolo de la Cruz, une personne au comportement chaleureux et amical, aimable jusque dans ses yeux. Ils en vinrent rapidement \u00e0 se rem\u00e9morer ce qui les avait r\u00e9unis un demi-si\u00e8cle auparavant. J'ai remarqu\u00e9 dans les yeux de l'un et de l'autre comment ces souvenirs s'\u00e9coulaient \"\u00e0 la vol\u00e9e\" et avec une nostalgie voil\u00e9e :<\/p>\n\n\n\n<p class=\"verse\">\u00c0 l'\u00e9poque, nous \u00e9tions plus jeunes. Lorsque la danse a \u00e9t\u00e9 apport\u00e9e \u00e0 Tlacoachistlahuaca\", dit Bartolo, \"ils la voulaient tellement... Et les gens l'ont aim\u00e9e qu'ils sont all\u00e9s \u00e0 Tlacoachistlahuaca le 8 d\u00e9cembre... Et ensuite, ils sont venus de plus en plus nombreux pour demander la danse....<\/p>\n\n\n\n<p>Don Pedro acquies\u00e7a, laissant entendre qu'il faisait partie des Tlacoache\u00f1os qui s'\u00e9taient rendus \u00e0 Acatepec pour demander la pr\u00e9sence de la danse.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"verse\">La personne qui a lanc\u00e9 la Danza de la Conquista \u00e0 Acatepec \u00e9tait Casimiro Jim\u00e9nez. Cet homme n'\u00e9tait pas d'ici. Il venait de l\u00e0-bas, de ce c\u00f4t\u00e9 de la colline, de Guadalupe, de Huixtepec. Lorsque cet homme a commenc\u00e9 cette danse, nous ne la connaissions pas dans la r\u00e9gion. C'est ici que la Danza de la Conquista a \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9e par cet homme l\u00e0-bas. Et maintenant, on dit que c'est un homme d'Ometepec qui a racont\u00e9 toute l'histoire. Cet homme, aujourd'hui d\u00e9c\u00e9d\u00e9, s'appelait Efr\u00e9n Sandoval. Et cet homme a fini de d\u00e9velopper l'histoire de la Conqu\u00eate... cet homme lui a donn\u00e9 les relations dont le d\u00e9funt Casimiro avait besoin. Casimiro \u00e9tait le professeur de mon fr\u00e8re Adolfo. Il a commenc\u00e9 \u00e0 danser quand il \u00e9tait enfant, d'abord en tant que Negrito, avec l'amorce la plus simple. C'est l\u00e0 qu'il a commenc\u00e9, et en dansant et en dansant, il a continu\u00e9 \u00e0 changer d'amorce et d'amorce jusqu'\u00e0 ce qu'il devienne le g\u00e9n\u00e9ral Cort\u00e9s. Et c'est l\u00e0 qu'il a compris. C'est lui qui nous a tous appris. Ici, \u00e0 Azoy\u00fa, San Luis Acatl\u00e1n, Cuajinicuilapa, il \u00e9tait tr\u00e8s pr\u00e9sent. Il travaillait avec feu Fidel Ruiz... Un jour, presque devant tout le monde, Casimiro et Adolfo se sont mis d'accord avec ce Fidel, ils ont accept\u00e9 de travailler ensemble. Ensuite, mon fr\u00e8re Adolfo a transmis l'histoire \u00e0 mon fr\u00e8re Chico [Francisco de la Cruz]. Ensuite, ce fut mon tour. J'ai aussi vu que... [c'est-\u00e0-dire que, parce qu'Adolfo \u00e9tait vieux, il ne pouvait plus enseigner]. Fr\u00e8re, je lui ai dit, passe-moi l'histoire ou vends-la-moi, voyons si nous pouvons faire quelque chose nous-m\u00eames\", a-t-il dit. Oui, j'ai dit. Quand nous aurons du travail, nous vous donnerons quelque chose \u00e0 manger. Vas-y, alors, et donne-moi toutes les relations. Je les ai \u00e9crites, comme je sais le faire [\u00e9crire], j'ai tout \u00e9crit. Ensuite, j'ai eu un petit travail et j'ai donn\u00e9 25 000 \u00e0 mon fr\u00e8re ; puis mon neveu, qui a commenc\u00e9 \u00e0 travailler avec moi, lui a donn\u00e9 50 000 et il \u00e9tait content. Et puis quand il y a un autre d\u00e9m\u00e9nagement, on vous donne plus et c'est comme \u00e7a qu'il m'a rendu responsable de tout. J'ai donc toutes les relations et l'augmentation des relations qui m'ont \u00e9t\u00e9 donn\u00e9es par un professeur d'Ometepec appel\u00e9 Pedro Rodriguez.....<\/p>\n\n\n\n<p>Bartolo dit ne pas conna\u00eetre la date des d\u00e9buts, mais gr\u00e2ce \u00e0 un recoupement des \u00e9v\u00e9nements, il est possible d'estimer, avec une bonne approximation, que l'introduction de la danse \u00e0 Acatepec a pu avoir lieu entre 1910 et 1915. De l\u00e0, la danse a \u00e9t\u00e9 transf\u00e9r\u00e9e, avec quelques modifications, \u00e0 la ville voisine d'Ometepec, par Efr\u00e9n Sandoval, et \u00e0 la ville de Xochistlahuaca, \u00e0 majorit\u00e9 amuzgo, par le maestro Victoriano L\u00f3pez. Selon Agadeo Polanco, ancien ma\u00eetre de danse \u00e0 Xochistlahuaca :<\/p>\n\n\n\n<p class=\"verse\">Victoriano l'a beaucoup modifi\u00e9e, du moins en ce qui concerne les costumes, les chansons, la trahison de Montezuma et d'autres choses encore. D'abord, les Mexicains s'habillaient comme les Espagnols, tous avec la m\u00eame veste. Avec une veste et un chapeau, de couleurs diff\u00e9rentes. Ils se distinguaient par le chapeau. Parce que les Mexicains portaient tous des couronnes et les Espagnols des chapeaux. Je crois que le se\u00f1or Victoriano a vu \u00e7a dans un livre.<\/p>\n\n\n\n<p>Lorsque la danse et le professeur de danse d'Acatepec ont cess\u00e9 de se rendre \u00e0 Tlacoachistlahuaca - en 1951 - le professeur de danse de Xochistlahuaca, Victoriano L\u00f3pez (Amuzgo), a \u00e9t\u00e9 invit\u00e9 \u00e0 enseigner la danse aux Tlacoache\u00f1os. Et en 1954, Tlacoachistlahuaca eut son propre professeur de danse : Gildardo D\u00edaz.<\/p>\n\n\n\n<p>Don Lalo a r\u00e9ussi \u00e0 poss\u00e9der un r\u00e9pertoire de relations (cuaderno de la danza) alors qu'il n'avait que treize ans ; \u00e0 quinze ans, il a enseign\u00e9 la danse pour la premi\u00e8re fois dans le village amuzgo de Huehuet\u00f3noc. \u00c0 ce propos, il dit :<\/p>\n\n\n\n<p class=\"verse\">C'est moi qui ai tout r\u00e9pandu ici. Au d\u00e9but, pus, c'\u00e9tait \u00e0 Huehuet\u00f3noc ; la deuxi\u00e8me ann\u00e9e, c'\u00e9tait mon tour ici [nous parlons de 1954, quand don Lalo avait 16 ans]. Cette ann\u00e9e-l\u00e0, Adolfo de la Cruz - le professeur d'Acatepec qui a lanc\u00e9 la danse \u00e0 Tlacoachistlahuaca - devait venir, et qui sait pourquoi, mais il a \u00e9chou\u00e9 ; les gens \u00e9taient d\u00e9j\u00e0 rassembl\u00e9s et l'intendant d\u00e9pensait d\u00e9j\u00e0 de l'argent ; alors ils ont dit : nous avons vu que Lalo peut le faire ; au moins, s'il y a un \u00e9chec, il est tr\u00e8s petit, nous allons essayer de le faire enseigner ici, parce que nous avons vu que la danse \u00e0 Huehuet\u00f3noc s'est tr\u00e8s bien d\u00e9roul\u00e9e, alors nous devons lui donner la pr\u00e9f\u00e9rence. Ils m'ont donc cherch\u00e9 et c'est \u00e0 ce moment-l\u00e0 que la danse s'est bien d\u00e9roul\u00e9e. Je suis donc rest\u00e9 et chaque ann\u00e9e, j'ai enseign\u00e9.....<\/p>\n\n\n\n<p>C'est gr\u00e2ce \u00e0 Gildardo D\u00edaz, Andr\u00e9s Feliciano - un autre professeur de danse \u00e0 Tlacoachistlahuaca - Filiberto Carmelo de Jes\u00fas, Victoriano Agust\u00edn et Agadeo Polanco, professeurs de Xochistlahuaca, que la danse s'est r\u00e9pandue dans les petits villages de la r\u00e9gion de la Monta\u00f1a. Tous ces professeurs ont jou\u00e9 le m\u00eame r\u00f4le que Casimiro Jim\u00e9nez, les fr\u00e8res de la Cruz et d'autres dans les plaines c\u00f4ti\u00e8res. Tous, ainsi que d'autres professeurs qui les ont remplac\u00e9s de nos jours et d'autres personnes \"de go\u00fbt\", ont \u00e9t\u00e9 les protagonistes de cette diffusion.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\"\/>\n\n\n\n<p class=\"abstract\">Aujourd'hui, la danse est solidement ancr\u00e9e dans des dizaines de villages m\u00e9tis, amuzgos et mixt\u00e8ques de la c\u00f4te et des hauts plateaux, fruit d'un mariage miraculeux entre \"go\u00fbt, promesse et n\u00e9cessit\u00e9\". \u00catre professeur de danse \u00e0 cette \u00e9poque et dans cette r\u00e9gion \u00e9tait sans doute une fa\u00e7on de \"gagner un peu d'argent\", mais aussi d'offrir du travail au Saint Patron pour que le peuple puisse briller le jour de sa f\u00eate. Depuis le d\u00e9but, tous les danseurs, musiciens, mayordomos, tatamandones indig\u00e8nes et autres collaborateurs y ont contribu\u00e9, chacun payant les frais ou fournissant du travail \u00e0 sa mani\u00e8re. \u00c0 tout cela, il faut ajouter qu'\u00e0 l'heure o\u00f9 tout se diffuse sur les r\u00e9seaux sociaux, la danse ne pouvait pas \u00e9chapper \u00e0 cette dynamique. En tapant simplement les mots \"Danza de la Conquista de M\u00e9xico\" dans le moteur de recherche de notre t\u00e9l\u00e9phone, la quantit\u00e9 d'images, de vid\u00e9os et d'informations \u00e0 notre disposition devient absolument impensable, surtout en s'imaginant m\u00e9lancoliquement, assis \u00e0 la table de don Pedro et don Bartolo dans la maison de ce dernier, \u00e9voquant et reconstruisant peu \u00e0 peu le moment o\u00f9 tout a commenc\u00e9. Assis devant mon ordinateur, je peux sauter en quelques minutes<em> clics<\/em> d'Ometepec \u00e0 Igualapa, \u00e0 Cochoapa, Xochistlahuaca, Cozoyoapan, Tlacoachistlahuaca, San Pedro Amuzgo et d'autres endroits. Mais la facilit\u00e9 et la rapidit\u00e9 de ce type d'\u00e9vocations - leur hyper-disponibilit\u00e9 - ont un prix : il me semble que le plus important est l'aplatissement de la temporalit\u00e9-territorialit\u00e9 ; la perte de cette intensit\u00e9 historique que les r\u00e9cits pr\u00e9sent\u00e9s ci-dessus se proposent de recr\u00e9er : le r\u00e9cit de la conversion, de la r\u00e9sistance, de la permanence. Le go\u00fbt comme moteur d'enracinement et de diffusion. Les photos que je pr\u00e9sente ci-dessous sont impr\u00e9gn\u00e9es de cette intensit\u00e9 exp\u00e9rientielle. J'esp\u00e8re qu'elles pourront \u00eatre vues sous cet angle.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Bibliographie<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Bonfiglioli, Carlo (2004). La epopeya de Cuauht\u00e9moc en Tlacoachistlahuaca. Un estudio de contexto, texto y sistema en la antropolog\u00eda de la danza. M\u00e9xico: Universidad Aut\u00f3noma Metropolitana.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Foster, George, M. (1962). Cultura y conquista. La herencia espa\u00f1ola de Am\u00e9rica. Xalapa: Universidad Veracruzana.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Garc\u00eda, Rosario (1995). Danza de la Pluma o de la Conquista en Zaachila, Oaxaca [tesis de maestr\u00eda]. M\u00e9xico: Escuela Nacional de Danza Folkl\u00f3rica \/ Instituto Nacional de Bellas Artes \/ Consejo Nacional para la Cultura y las Artes.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">J\u00e1uregui, Jes\u00fas y Carlo Bonfiglioli (coord.) (1996). Las danzas de conquista <span class=\"small-caps\">i<\/span>. M\u00e9xico contempor\u00e1neo. M\u00e9xico: Consejo Nacional para la Cultura y las Artes \/ Fondo de Cultura Econ\u00f3mica.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Loubat, Joseph-Florimond duque de (1902). \u201cLetra de la Danza de la Pluma de Moctezuma y Hern\u00e1n Cort\u00e9s con los capitanes y reyes que intervinieron en la Conquista de M\u00e9xico\u201d. Congr\u00e8s International des Am\u00e9ricanistes, n\u00fam. 1, pp. 221-261.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">McAfee, Byron (1952). \u201cDanza de la Gran Conquista\u201d. Tlalocan. A Journal of Source Materials on the Native Cultures of Mexico, vol. 3, n\u00fam. 3, <br>pp. 246-273. https:\/\/doi.org\/10.19130\/iifl.tlalocan.1952.373<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Ricard, Robert (1932). \u201cContribution a l\u2019\u00e9tude des f\u00eates de Moros y Cristianos au Mexique\u201d. Journal de la Soci\u00e9t\u00e9 des Am\u00e9ricanistes, vol. 24, n\u00fam. 1, pp. 51-84. https:\/\/doi.org\/10.3406\/jsa.1932.1844<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Turner, Victor (1981) [1976]. \u201cPr\u00f3logo\u201d, en Ronald L. Grimes, S\u00edmbolo y conquista. Rituales y teatro en Santa Fe, Nuevo Mexico. M\u00e9xico: Fondo de Cultura Econ\u00f3mica, pp. 9-11.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Val Juli\u00e1n, Carmen (1985). Vies posthumes de Moctezuma II [tesis de doctorado]. 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M\u00e9xico: Escuela Nacional de Antropolog\u00eda e Historia.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\"\/>\n\n\n\n<p class=\"abstract\"><em>Carlo Bonfiglioli<\/em> Il a fait ses \u00e9tudes de premier cycle \u00e0 l'\u00c9cole nationale d'anthropologie et d'histoire (1993) et ses \u00e9tudes de ma\u00eetrise (1995) et de doctorat \u00e0 l'Universit\u00e9 autonome m\u00e9tropolitaine (1998). Il est l'auteur de deux ouvrages individuels -<em>Pharisiens et matachines dans la Sierra Tarahumara<\/em>, 1995 y <em>L'\u00e9pop\u00e9e de Cuauht\u00e9moc \u00e0 Tlacoachistlahuaca<\/em>2004-, coordinateur de six livres collectifs -<em>Danses de conqu\u00eate au Mexique contemporain<\/em> (1996); <em>Les routes du nord-ouest<\/em>vol. 1 (2008), vol. 2 (2008), vol. 3 (2011) ; <em>R\u00e9flexivit\u00e9 et alt\u00e9rit\u00e9. \u00c9tudes de cas au Mexique et au Br\u00e9sil<\/em>vol. 1 (2019) et vol. 2 (en cours) - et auteur de plus de 50 articles scientifiques. Il a enseign\u00e9 plusieurs cours et supervis\u00e9 des th\u00e8ses dans le cadre du programme de troisi\u00e8me cycle d'anthropologie et d'\u00e9tudes m\u00e9soam\u00e9ricaines \u00e0 l'Universit\u00e9 de S\u00e3o Paulo. <span class=\"small-caps\">unam<\/span>. Il a coordonn\u00e9 deux projets interinstitutionnels et interdisciplinaires : le premier sur une perspective syst\u00e9mique du nord-ouest du Mexique et le second sur les ontologies indig\u00e8nes am\u00e9ricaines. Son domaine de recherche actuel vise \u00e0 \u00e9laborer une \"th\u00e9orie Rar\u00e1muri du chamanisme\". Il a re\u00e7u \u00e0 deux reprises le prix Bernardino Sahag\u00fan (1994 et 1999).&nbsp;<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La danse qui fait l'objet des images pr\u00e9sent\u00e9es dans cet essai photographique dialogue avec de nombreuses histoires. Tout d\u00e9pend o\u00f9, quand et pour qui ces histoires sont dans\u00e9es. Pour les missionnaires du XVIIe si\u00e8cle, les premiers promoteurs, cette danse \u00e9tait un moyen d'inculquer et de c\u00e9l\u00e9brer l'arriv\u00e9e de la nouvelle religion. Mais au 19\u00e8me si\u00e8cle, avec l'ind\u00e9pendance et plus tard avec la victoire de l'arm\u00e9e juariste sur les Fran\u00e7ais, la vision des vainqueurs a chang\u00e9 de camp et avec elle les danses ont chang\u00e9 aussi. Les instituteurs ruraux prennent la place des missionnaires et deviennent les protagonistes d'une nouvelle fa\u00e7on de penser et de pr\u00e9senter le pass\u00e9 ; les premi\u00e8res variantes pro-indig\u00e9nistes commencent \u00e0 occuper la sc\u00e8ne ou bien elles se m\u00e9langent ou coexistent avec les variantes pro-ispanistes.<br \/>\nGr\u00e2ce au travail d'un certain Casimiro Jim\u00e9nez, probablement originaire de l'\u00c9tat voisin d'Oaxaca, l'une de ces variantes proindig\u00e9nistes a commenc\u00e9 \u00e0 se r\u00e9pandre dans la r\u00e9gion mixteco-amuzgo de la Costa Chica du Guerrero, entre 1910 et 1915. Mes amis amuzgos aimaient reconstituer sa diffusion dans la r\u00e9gion, et c'est aujourd'hui l'histoire qu'ils racontent le plus volontiers. L'autre histoire, celle racont\u00e9e par la danse, les rend \u00e9galement fiers car malgr\u00e9 la d\u00e9faite, leurs anc\u00eatres brillent par leur bravoure et leur r\u00e9sistance. J'esp\u00e8re que le connaisseur et le sp\u00e9cialiste de ces sujets sauront appr\u00e9cier dans les photos que je pr\u00e9sente les \u00e9chos de ces histoires dont les protagonistes sont s\u00fbrement bien plus nombreux que ceux qui apparaissent \u00e0 l'\u00e9cran.<\/p>","protected":false},"author":4,"featured_media":35146,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[11],"tags":[856,855,296,854],"coauthors":[551],"class_list":["post-35125","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-11","tag-amuzgos","tag-antropologia-de-la-danza","tag-antropologia-visual","tag-historia-estructural","personas-bonfiglioli-carlo","numeros-793"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v22.2 - https:\/\/yoast.com\/wordpress\/plugins\/seo\/ -->\n<title>Danza de Conquista en Tlacoachistlahuaca, Guerrero &#8211; Encartes<\/title>\n<meta name=\"description\" content=\"La Danza de Conquista de M\u00e9xico en Tlacoachistlahuaca, presentada en este ensayo fotogr\u00e1fico dialoga con muchas historias.\" \/>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/encartes.mx\/fr\/bonfiglioli-danza-conquista-tlacoachistlahuaca-guerrero\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Danza de Conquista en Tlacoachistlahuaca, Guerrero &#8211; 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