{"id":31830,"date":"2020-03-23T01:45:23","date_gmt":"2020-03-23T01:45:23","guid":{"rendered":"https:\/\/encartesantropologicos.mx\/?p=31830"},"modified":"2023-11-17T18:40:54","modified_gmt":"2023-11-18T00:40:54","slug":"grimaldo-transeunte-cultura-trayectos","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/encartes.mx\/fr\/grimaldo-transeunte-cultura-trayectos\/","title":{"rendered":"Vers un paradigme transitoire : l'approche de la culture \u00e0 travers les voyages quotidiens"},"content":{"rendered":"<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-1 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\"><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<p class=\"has-text-align-right has-small-font-size\">\"La conscience n'est qu'un incident de locomotion\".<br>Robert E. Park, <em>La ville et autres essais sur l'\u00e9cologie urbaine <\/em><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<p class=\"abstract translation-block\">&lt;Ce <em>dossier<\/em> vise \u00e0 discuter du r\u00f4le socioculturel du transit dans la configuration des sujets sociaux, des acteurs politiques, des lieux symboliques, des actions collectives et, en g\u00e9n\u00e9ral, de l'ordre social auquel nous nous inscrivons \u00e0 travers la pratique quotidienne du d\u00e9placement entre diff\u00e9rents points de l'espace g\u00e9ographique.<\/p>\n\n\n\n<p>Il y a sans doute quelque chose de fascinant dans le flux constant des corps humains sur diff\u00e9rentes routes. La somme de ces voyages vus du ciel est tr\u00e8s similaire aux merveilleux flux que l'on peut observer dans la nature : le sang, l'eau ou les esp\u00e8ces migratrices, par exemple. Il y a cependant une grande diff\u00e9rence : les ph\u00e9nom\u00e8nes de transit humain sont culturels et n\u00e9cessitent donc un exercice de r\u00e9flexion complexe pour comprendre leurs effets sur notre vie.<\/p>\n\n\n\n<p>Plusieurs auteurs ont abord\u00e9 le ph\u00e9nom\u00e8ne du transit comme une entit\u00e9 socioculturelle \u00e9minemment urbaine (Joseph, 1988 ; Garc\u00eda, Castellanos, Rosas, 1996 ; Aguilar, 2006 ; Delgado, 2007 ; Lind\u00f3n, 2014), mais leurs contributions n'ont pas encore fini de positionner cette pratique comme un protagoniste de l'ordre urbain. Bien qu'il soit de plus en plus courant de parler du transit en termes culturels, une plus grande valeur analytique est encore accord\u00e9e \u00e0 la pratique d'habiter les villes. La pr\u00e9\u00e9minence de la vision de l'habiter pour expliquer la vie urbaine est en grande partie responsable du fait qu'une partie des \u00e9tudes sociales consid\u00e8re le transit comme une activit\u00e9 fugace, passag\u00e8re, anonyme, d\u00e9pourvue de sens structurel et des vertus identitaires caract\u00e9ristiques de l'habiter.<\/p>\n\n\n\n<p>L'int\u00e9r\u00eat pour le r\u00f4le du transit dans la configuration culturelle des sujets qui pratiquent la ville ne doit pas \u00eatre assimil\u00e9 \u00e0 une conjoncture actuelle. Cette condition existe depuis la formation des villes (Careri, 2009). La diff\u00e9rence est qu'aujourd'hui, la condition transitoire est devenue plus pertinente pour comprendre la configuration des identit\u00e9s, des pratiques et des imaginaires urbains en raison de la recrudescence des formes de production capitalistes et des effets de s\u00e9gr\u00e9gation, d'usure \u00e9motionnelle, culturelle, environnementale et m\u00eame sanitaire qu'elles g\u00e9n\u00e8rent au sein de la population des villes.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Les transports en commun, une danse qui \u00e9voque l'urbain<\/h2>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-video\"><video controls src=\"https:\/\/archive.org\/download\/encartesvol3num5-multimedia\/El_transito_como_la_danza-Arturo_J_Martinez.mp4\"><\/video><figcaption>Vid\u00e9o : Arturo J. Mart\u00ednez.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"abstract\">La pratique du d\u00e9placement dans l'espace urbain est le moteur de la vie urbaine. Certains auteurs ont choisi de reconna\u00eetre l'espace public comme la caract\u00e9ristique principale des villes, mais semblent oublier que l'espace public n'obtient pas ses caract\u00e9ristiques de mani\u00e8re inh\u00e9rente, mais plut\u00f4t lorsque les gens quittent leurs lieux de r\u00e9sidence priv\u00e9s et intimes pour s'exposer et interagir avec les autres par le biais des transports quotidiens. L'espace public existe et se configure en relation avec le transit et gr\u00e2ce \u00e0 l'existence des passants. Ceci est illustr\u00e9 par le fait que la complexit\u00e9 de la culture urbaine augmente parall\u00e8lement \u00e0 l'apparition de nouvelles formes et technologies de d\u00e9placement. Les technologies de transport introduisent des variables qui modifient les dynamiques du temps et de l'espace qui ordonnent la vie des gens et le territoire urbain.<\/p>\n\n\n\n<p>C'est dans cette qualit\u00e9 du transit comme pratique de rencontre que r\u00e9side l'importance de son \u00e9tude par rapport \u00e0 la configuration sociale du passant. Il ressort de ce qui a \u00e9t\u00e9 dit jusqu'\u00e0 pr\u00e9sent que, dans les villes, le transit repr\u00e9sente plus que l'action physique de se d\u00e9placer entre deux points sur le plan terrestre. Ce qui rend les citadins urbains, c'est la configuration culturelle qu'ils acqui\u00e8rent en raison de la n\u00e9cessit\u00e9 de se d\u00e9placer sur un territoire changeant, par laquelle ils : 1) per\u00e7oivent divers b\u00e2timents, v\u00e9hicules et corps ; 2) interagissent avec des foules de personnes anonymes ; 3) assument des normes qui soutiennent des formes d'ordre situationnel ; 4) int\u00e9riorisent des symboles et des significations qui donnent un sens \u00e0 leurs pratiques en public ; et 5) acqui\u00e8rent des propri\u00e9t\u00e9s qui les distinguent au sein de groupes diversifi\u00e9s. <em>\u00c0 \u00eatre<\/em> dans la ville, c'est d'y transiter.<\/p>\n\n\n\n<p>La danse est une analogie qui permet de comprendre la mani\u00e8re dont les d\u00e9placements quotidiens des personnes dans la ville agissent sur la culture et vice versa. Manuel Delgado (2007) utilise cette m\u00e9taphore pour souligner que dans les espaces publics, dans les rues et sur les trottoirs des villes, les gens guident notre comportement selon des codes culturels \u00e9crits et lus au cours de nos d\u00e9placements. Il s'agit de pr\u00e9dispositions, d'ext\u00e9riorisations ou d'avertissements \u00e9mis par nos corps sous forme de chor\u00e9graphies. Une sorte de langage aux r\u00e9ciprocit\u00e9s d\u00e9multipli\u00e9es que l'image de la danse exprime parfaitement :<\/p>\n\n\n\n<p class=\"verse\">Le corps-\u00e9nergie-temps du danseur [passant] exprime toutes ses possibilit\u00e9s dans une activit\u00e9 quotidienne, dans des cadres urbains o\u00f9 les mots ont g\u00e9n\u00e9ralement peu de valeur, dans la relation entre des \u00e9trangers absolus ou partiels et o\u00f9 tout semble d\u00e9pendre d'\u00e9loquences superficielles, non pas au sens d'insignifiantes mais d'actes qui se d\u00e9roulent \u00e0 la surface, qui fonctionnent par glissement (Delgado, 2007 : 136).<\/p>\n\n\n\n<p>Ce type de glissement fournit un ordre qui est construit et reconstruit quotidiennement par les habitants de la ville. S'il s'agit d'un ordre fond\u00e9 sur des codes communs et institutionnalis\u00e9s, il comporte aussi une composante tr\u00e8s volatile, porteuse d'incertitude. Le passant s'attend \u00e0 ce que la chor\u00e9graphie change \u00e0 tout moment.<\/p>\n\n\n\n<p>En marchant dans la ville, nous sommes des sortes de somnambules susceptibles de se r\u00e9veiller brusquement. En ce qui concerne cette id\u00e9e, Delgado (<em>idem<\/em>) ajoute que \"les trottoirs, espaces urbains par excellence, doivent donc \u00eatre consid\u00e9r\u00e9s comme le terrain d'une culture dynamique et instable, constamment \u00e9labor\u00e9e et retravaill\u00e9e par les pratiques et les discours de leurs usagers\".<\/p>\n\n\n\n<p>En ce qui concerne ces manifestations, Henri Lefebvre a \u00e9tabli une distinction entre la ville et l'urbain comme deux \u00e9l\u00e9ments qui se construisent l'un l'autre. La ville est consid\u00e9r\u00e9e comme un site ou un terrain contenant un ensemble d'infrastructures o\u00f9 vit une population importante ; l'urbain est consid\u00e9r\u00e9 comme l'ensemble des pratiques qui la traversent : \"le travail perp\u00e9tuel des habitants, eux-m\u00eames mobiles et mobilis\u00e9s par et pour ce travail\" (Lefebvre, 1972 : 70-71).<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Le transit comme voie m\u00e9thodologique alternative<\/h2>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-video\"><video controls src=\"https:\/\/archive.org\/download\/encartesvol3num5-multimedia\/grimaldo_christian-introduccion_dossier-video_2.mp4\"><\/video><figcaption>Vid\u00e9o : Christian O. Grimaldo-Rodr\u00edguez.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"abstract\">Des auteurs tels que Sheller et Urry (2006) affirment que les sciences sociales ont non seulement ignor\u00e9 le r\u00f4le du mouvement dans l'\u00e9tude de l'ordre social, mais l'ont \u00e9galement banalis\u00e9. Bien qu'il y ait eu une augmentation de l'analyse spatiale des ph\u00e9nom\u00e8nes sociaux, \u00e9vidente dans l'augmentation des perspectives qui analysent le paysage ou le territoire, un paradigme s\u00e9dentaire pour l'analyse de la r\u00e9alit\u00e9 continue \u00e0 pr\u00e9dominer. Face \u00e0 cette situation, ils proposent un paradigme de la mobilit\u00e9 qui devrait \u00eatre appliqu\u00e9 non seulement aux questions de mondialisation ou de d\u00e9territorialisation des \u00c9tats-nations, des identit\u00e9s et des appartenances, comme on l'a pr\u00e9tendu, mais aussi \u00e0 la question de savoir quels sont les sujets et les objets appropri\u00e9s \u00e0 l'int\u00e9r\u00eat de la recherche sociale. Cela signifie que nous sommes confront\u00e9s au processus de reconnaissance des sujets politico-culturels qui sont devant nous mais que nous brouillons parce que nous les consid\u00e9rons comme peu pertinents sur le plan social, ou parce que nos propres techniques de recherche les rendent invisibles.<\/p>\n\n\n\n<p>En termes de techniques de recherche, B\u00fcscher et Urry (2009) font la distinction entre celles qui visent \u00e0 analyser le mouvement et celles dans lesquelles le chercheur est en mouvement. Parmi les premi\u00e8res, on trouve par exemple l'entretien semi-structur\u00e9, le groupe de discussion, l'histoire de vie, les sources documentaires et la description de lieux, tandis que les secondes comprennent la d\u00e9rive, l'observation participante, l'ethnographie mobile et l'entretien en mouvement.<sup><a class=\"anota\" id=\"anota1\" data-footnote=\"1\">1<\/a><\/sup><\/p>\n\n\n\n<p>Le paradigme transitoire implique le d\u00e9veloppement non seulement de nouvelles questions de recherche, mais aussi de th\u00e9orisations et de m\u00e9thodologies alternatives adapt\u00e9es \u00e0 la probl\u00e9matisation du transit et \u00e0 la reconnaissance des agences qui en d\u00e9coulent. Dans ce contexte, les \u00e9tudes qui font partie de cette <em>dossier<\/em> deviennent pertinentes pour comprendre certains ph\u00e9nom\u00e8nes mobiles et expressions urbaines. Nous devons adapter nos regards analytiques \u00e0 la logique du transit et il est urgent de nourrir notre curiosit\u00e9 avec les exp\u00e9riences, les probl\u00e8mes, les techniques et les conclusions de ceux qui ont appris \u00e0 observer la permanence et les transformations des soci\u00e9t\u00e9s. <em>\u00e0 <\/em>et <em>de <\/em>transit.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Le transport en commun en tant qu'acte politico-culturel<\/h2>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-video\"><video controls src=\"https:\/\/archive.org\/download\/encartesvol3num5-multimedia\/grimaldo_christian-introduccion_dossier-video_3.mp4\"><\/video><figcaption>Vid\u00e9o : Christian O. Grimaldo-Rodr\u00edguez.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"abstract\">Si nous consid\u00e9rons le v\u00e9hicule et le voyage comme des expressions politiques et structurantes de la vie urbaine, dans lesquelles op\u00e8rent diverses formes d'institutionnalisation civique et morale qui fa\u00e7onnent les sujets en tant qu'acteurs appartenant \u00e0 diff\u00e9rentes communaut\u00e9s, et pas seulement comme un dispositif de transfert, nous comprendrons que l'accent tragique des positions qui supposent que le transit est un ph\u00e9nom\u00e8ne d\u00e9structurant est erron\u00e9. Il est vrai que les villes modernes sont structur\u00e9es par des r\u00e9seaux complexes de routes et que, dans de nombreux cas, l'urbanisme contemporain a tendance \u00e0 relier les gens plut\u00f4t qu'\u00e0 les rencontrer, mais l'exp\u00e9rience ethnographique montre que le transit n'annule pas la rencontre, mais la reconfigure.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans l'acte de voyager, nous pouvons identifier certaines manifestations dans lesquelles le pouvoir, les normes et leurs corr\u00e9lats coercitifs agissent sur ceux d'entre nous qui se d\u00e9placent dans les villes. Jour apr\u00e8s jour, nous assumons une s\u00e9rie de mani\u00e8res st\u00e9r\u00e9otyp\u00e9es d'agir, de penser et de sentir tout au long de nos d\u00e9placements, que ce soit pour des raisons de s\u00e9curit\u00e9, de tradition, de plaisir ou de normativit\u00e9 ; selon Wright (2014), \"la notion de culture et de fait social doit \u00eatre accompagn\u00e9e de celle de citoyennet\u00e9, puisque nous consid\u00e9rons que dans chaque geste routier, aussi minime soit-il, nous mettons en \u0153uvre de mani\u00e8re performative notre statut de citoyen\".<\/p>\n\n\n\n<p>Les passants font des choses, ils ne sont pas des pi\u00e8ces inertes transport\u00e9es le long des avenues comme s'il s'agissait d'un groupe de production. Les passants ressentent, imaginent, nomment, se souviennent, interpellent ; ils s'associent, s'opposent, se d\u00e9fendent, se plaignent et admirent. Cela signifie, en bref, que les passants sont des agents de la vie urbaine et donc des acteurs politiques.<\/p>\n\n\n\n<p>En accord avec des conceptualisations telles que celles de Michel de Certeau (2010), nous pouvons d\u00e9sormais parler du passant comme d'une cat\u00e9gorie d'usagers qui pratiquent ou utilisent l'espace urbain fabriqu\u00e9 (mat\u00e9riellement, socialement et symboliquement), alors qu'auparavant la cat\u00e9gorie de l'habitant pr\u00e9dominait. S'il n'est pas possible d'affirmer qu'une cat\u00e9gorie annule ou remplace l'autre, il est n\u00e9cessaire d'analyser la mani\u00e8re dont les deux interagissent et la mani\u00e8re dont les deux cat\u00e9gories s'influencent mutuellement. <em>les mani\u00e8res d'\u00eatre<\/em> dans la ville qui trouvent leur origine dans la pr\u00e9dominance du statut du passant en tant qu'usager de l'espace public. Il convient de pr\u00e9ciser qu'aucun des traits culturels du transit ne provient du transit lui-m\u00eame. Je veux dire que le transit s'articule avec l'habiter, le consommer, le communiquer. Le transport en commun n'est pas une source primordiale de sociabilit\u00e9, mais fait partie d'une constellation de sociabilit\u00e9 urbaine qui se renforce et se constitue dans la vie quotidienne.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Quatre changements vers le paradigme du spectateur<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"abstract\">Les articles pr\u00e9sent\u00e9s dans ce num\u00e9ro correspondent \u00e0 l'int\u00e9r\u00eat de situer la perspective du et sur le transit sur la base de diff\u00e9rents ph\u00e9nom\u00e8nes d'\u00e9tude. Dans les quatre cas, il s'agit d'efforts pour probl\u00e9matiser le r\u00f4le jou\u00e9 par le d\u00e9placement dans la conception et l'organisation de la vie urbaine, en consid\u00e9rant ses aspects politico-culturels et en pr\u00e9sentant des m\u00e9thodologies articul\u00e9es \u00e0 la logique mobile, de l'audiovisuel \u00e0 l'(auto)ethnographique et au discursif.<\/p>\n\n\n\n<p>Le premier article s'appuie sur les \u00e9tudes sensorielles (Howes, 2014) pour probl\u00e9matiser le r\u00f4le des sens dans la configuration sociale de la rue et l'exp\u00e9rience psychosociale de la circulation. Pour ce faire, Miguel \u00c1ngel Aguilar pr\u00e9sente une strat\u00e9gie m\u00e9thodologique qui implique un travail ethnographique guid\u00e9 par des visites et des entretiens approfondis avec une personne aveugle \u00e0 Mexico. L'auteur nous montre ainsi la construction de l'ordre sensoriel qui privil\u00e9gie certains stimuli pour g\u00e9n\u00e9rer des strat\u00e9gies d'orientation et d'interaction dans la ville, qui \u00e0 leur tour sont au c\u0153ur de la configuration de la rue. <em>\u00eatre <\/em>urbain.<\/p>\n\n\n\n<p>Le second ouvrage s'inscrit dans ce que Pablo Wright appelle l'\"anthropologie routi\u00e8re\" ; il s'agit d'une proposition th\u00e9orico-conceptuelle pour la compr\u00e9hension du trafic qui, selon les termes de l'auteur, relie les approches de l'\"anthropologie routi\u00e8re\" \u00e0 celles de l'\"anthropologie de la route\". <em>performance<\/em>Wright utilise la prox\u00e9mique, la ph\u00e9nom\u00e9nologie et l'\u00e9conomie politique de la culture pour comprendre la gen\u00e8se de nos corps en tant que \"corps de la route\". Afin de nourrir sa r\u00e9flexion, Wright commence par un exercice auto-ethnographique, comparant diverses exp\u00e9riences dans ce qu'il reconna\u00eet comme des \"cultures routi\u00e8res\" en Angleterre, aux \u00c9tats-Unis, en Uruguay et en Argentine, ainsi que les liens que leurs cultures et ordres \u00e9tatiques respectifs tendent \u00e0 \u00e9tablir entre les corps, les rues et les trottoirs afin de maintenir un ordre social.<\/p>\n\n\n\n<p>La troisi\u00e8me proposition d\u00e9coule d'un exercice audiovisuel r\u00e9alis\u00e9 par Lirba Cano et H\u00e9ctor Robledo, membres du collectif Caracol Urbano. Il s'agit d'une analyse du r\u00f4le de la m\u00e9thodologie de recherche audiovisuelle dans l'articulation des relations de collaboration entre les acteurs impliqu\u00e9s dans la lutte pour la construction d'un service de transport public d\u00e9cent dans la zone m\u00e9tropolitaine de Guadalajara. Le texte de Cano et Robledo pr\u00e9sente la particularit\u00e9 de n'\u00eatre qu'une des faces de leur proposition ; c'est pourquoi il est accompagn\u00e9 de son autre face : le film documentaire. <em>El Hombre-Cami\u00f3n<\/em> (Caracol Urbano, 2013). Le mat\u00e9riel audiovisuel d\u00e9crit le cadre politique, \u00e9conomique et culturel complexe qui soutient le mod\u00e8le de service de transport public \u00e0 Guadalajara, tandis que le texte est une m\u00e9moire de ce qui a donn\u00e9 du sens \u00e0 son \u00e9laboration et de la mani\u00e8re dont le mat\u00e9riel audiovisuel a \u00e9t\u00e9 imbriqu\u00e9 dans la lutte des op\u00e9rateurs de transport public et des usagers pour l'am\u00e9lioration du service. Il est conseill\u00e9 de revoir ce travail sous ses deux facettes pour mieux comprendre sa proposition.<\/p>\n\n\n\n<p>Enfin, la proposition de Christian O. Grimaldo-Rodr\u00edguez se concentre sur l'\u00e9tude de la g\u00e9ographie morale de la r\u00e9gion m\u00e9tropolitaine de Guadalajara en analysant les strat\u00e9gies publicitaires plac\u00e9es \u00e0 la vue des usagers des transports publics lors de leurs d\u00e9placements quotidiens. Ce travail met \u00e0 profit les m\u00e9thodologies mobiles susmentionn\u00e9es et les m\u00e9thodologies appliqu\u00e9es \u00e0 l'observation en transit pour probl\u00e9matiser le r\u00f4le socialement structurant des strat\u00e9gies de communication du march\u00e9 et leur traduction en paysages et en corps moralis\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>Ces quatre travaux s'ajoutent \u00e0 ceux d'autres sp\u00e9cialistes qui ont port\u00e9 un regard critique sur le transit afin de comprendre tous les aspects qui nous ont \u00e9t\u00e9 cach\u00e9s jusqu'\u00e0 pr\u00e9sent en raison du postulat qu'il s'agit d'un ph\u00e9nom\u00e8ne banal, voire pernicieux pour la p\u00e9rennit\u00e9 des cultures. Leur regard nous montre que, dans l'apparente insignifiance des d\u00e9placements quotidiens, il y a un univers culturel qui bouge pourtant.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Bibliographie<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Aguilar, Miguel (2006). \u201cRecorridos e itinerarios urbanos: de la mirada a las pr\u00e1cticas\u201d, en Patricia Ram\u00edrez y Miguel Aguilar (coord). <em>Pensar y habitar la ciudad. Afectividad, memoria y significado en el espacio urbano contempor\u00e1neo<\/em>, pp. 131-144<em>. <\/em>Madrid: Anthropos.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Aguilar, Miguel (2013). \u201cCiudad de interacciones: el cuerpo y sus narrativas en el metro de la ciudad de M\u00e9xico\u201d, en Miguel Aguilar y Paula Soto (coord.), <em>Cuerpos, espacios y emociones. Aproximaciones desde las ciencias sociales<\/em>, pp. 85-110<em>.<\/em> M\u00e9xico: Porr\u00faa\/Universidad Aut\u00f3noma Metropolitana-Iztapalapa.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">B\u00fcscher, Monika y John Urry (2009). \u201cMobile Methods and the Empirical\u201d, en <em>European Journal of Social Theory<\/em>, vol. 12, n\u00fam. 1, pp. 99-116. https:\/\/doi.org\/10.1177\/1368431008099642<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Caracol urbano (<span class=\"small-caps\">pap<\/span> Centro de Servicios e Investigaciones Psicosociales, 2013). <em>El Hombre-Cami\u00f3n <\/em>(archivo de video). Recuperado de https:\/\/youtu.be\/TcTJceGy8SM, consultado el 20 de febrero de 2020.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Careri, Francesco (2009). <em>Walkscapes.<\/em> <em>El andar como pr\u00e1ctica est\u00e9tica<\/em>. Barcelona: Gustavo Gili.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Certeau, Michel de (2010). <em>La invenci\u00f3n de lo cotidiano<\/em>. <em>Artes de hace<\/em>r. M\u00e9xico y Guadalajara: Universidad Iberoamericana\/<span class=\"small-caps\">iteso<\/span>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Delgado, Manuel (2007). <em>Sociedades movedizas<\/em>. Barcelona: Anagrama.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Garc\u00eda, N\u00e9stor, A. Castellanos y A. Rosas (1996). <em>La ciudad de los viajeros<\/em>. M\u00e9xico: <span class=\"small-caps\">uam<\/span>\/Grijalbo.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Grimaldo-Rodr\u00edguez, Christian (2018). \u201cLa metodolog\u00eda es movimiento. 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