{"id":31247,"date":"2019-09-23T13:50:35","date_gmt":"2019-09-23T13:50:35","guid":{"rendered":"https:\/\/encartesantropologicos.mx\/wordpress\/?p=31247"},"modified":"2023-11-17T18:52:38","modified_gmt":"2023-11-18T00:52:38","slug":"reinvencion-vestimenta-ropa-indigena","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/encartes.mx\/fr\/reinvencion-vestimenta-ropa-indigena\/","title":{"rendered":"Du ch\u00e2le \u00e0 l'\u00e9charpe. La r\u00e9invention du v\u00eatement indig\u00e8ne"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-heading\">R\u00e9sum\u00e9<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"abstract translation-block\">&lt;L&#039;objectif de cet article est de d\u00e9crire et de comprendre l&#039;habillement actuel des femmes d&#039;une communaut\u00e9 zapot\u00e8que des vall\u00e9es centrales d&#039;Oaxaca, qui ont \u00e9t\u00e9 expropri\u00e9es de leurs v\u00eatements et go\u00fbts traditionnels au profit de sens et d&#039;une esth\u00e9tique qui servent de marqueurs de distinction sociale pour d&#039;autres groupes sociaux. Bien que cela se soit produit dans de nombreuses communaut\u00e9s indig\u00e8nes, nous savons peu de choses sur la mani\u00e8re dont les femmes productrices et utilisatrices ont fait face \u00e0 ce processus. L&#039;exemple de San Bartolom\u00e9 Quialana montre comment les femmes de cette communaut\u00e9, expropri\u00e9es de leurs v\u00eatements traditionnels, se sont appropri\u00e9 des v\u00eatements, des mat\u00e9riaux, des textures et des couleurs industrielles qui leur ont permis de r\u00e9inventer leurs v\u00eatements en fonction de leurs sens, de leur esth\u00e9tique et de leurs ressources. Il s&#039;agit d&#039;une communaut\u00e9 o\u00f9 la migration des hommes vers les \u00c9tats-Unis a \u00e9t\u00e9 associ\u00e9e et, dans une certaine mesure, a facilit\u00e9 la transition des femmes vers les nouveaux v\u00eatements.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"abstract\">Mots cl\u00e9s : <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/fr\/tag\/distincion\/\" rel=\"tag\">Distinction<\/a>, <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/fr\/tag\/expropiacion\/\" rel=\"tag\">expropriation<\/a>, <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/fr\/tag\/indumentaria\/\" rel=\"tag\">v\u00eatements<\/a>, <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/fr\/tag\/migracion\/\" rel=\"tag\">migration<\/a>, <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/fr\/tag\/reinvencion\/\" rel=\"tag\">r\u00e9invention<\/a>, <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/fr\/tag\/zapotecas\/\" rel=\"tag\">Zapot\u00e8ques<\/a><\/p>\n\n\n<p class=\"en-title\">Des ch\u00e2les Rebozo aux bandanas : la r\u00e9invention des v\u00eatements indig\u00e8nes<\/p>\n\n\n\n<p class=\"abstract en-text\">R\u00e9sum\u00e9 : L'objectif de cet article est de d\u00e9crire et de comprendre l'habillement actuel des femmes dans les communaut\u00e9s zapot\u00e8ques des vall\u00e9es centrales de l'Oaxaca, parmi des sujets qui ont vu leurs v\u00eatements et leurs go\u00fbts traditionnels expropri\u00e9s pour exploiter des significations et une esth\u00e9tique qui servent de marqueurs de distinction sociale parmi d'autres groupes sociaux. Bien que cela se soit produit dans de nombreuses communaut\u00e9s indig\u00e8nes, nous savons peu de choses sur la fa\u00e7on dont les femmes productrices et utilisatrices ont r\u00e9agi \u00e0 ce processus. L'exemple de San Bartolom\u00e9 Quialana t\u00e9moigne de la mani\u00e8re dont les femmes de cette communaut\u00e9, expropri\u00e9es de leurs v\u00eatements traditionnels, se sont appropri\u00e9 des v\u00eatements, des mat\u00e9riaux, des textures et des couleurs produits en masse, ce qui leur a permis de r\u00e9inventer leurs v\u00eatements en fonction de leurs propres significations, de leur esth\u00e9tique et de leurs ressources. Il s'agit d'une communaut\u00e9 o\u00f9 l'\u00e9migration des hommes vers les \u00c9tats-Unis a, dans une certaine mesure, \u00e9t\u00e9 associ\u00e9e \u00e0 la facilitation de la transition des femmes vers de nouveaux styles vestimentaires.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"abstract en-text\">Mots-cl\u00e9s : Distinction, expropriation, r\u00e9invention, habillement, \u00e9migration, peuple zapot\u00e8que.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\"\/>\n\n\n\n<p class=\"abstract\"><em><span class=\"dropcap\">E<\/span>ans un magasin d'artisanat de bonne qualit\u00e9 de la ville d'Oaxaca, deux touristes \u00e9trangers ont demand\u00e9 au vendeur de leur expliquer le \"symbolisme\" des motifs de certains napperons qu'ils avaient aim\u00e9s. Ils ont \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s contrari\u00e9s lorsque le vendeur leur a r\u00e9pondu qu'il n'en savait rien et que les artisanes qui les avaient fabriqu\u00e9s n'avaient rien dit \u00e0 ce sujet non plus. Les touristes n'ont pas compris et ont failli annuler l'achat. Pour eux, l'artisanat indig\u00e8ne devait n\u00e9cessairement avoir un \"symbolisme\". Ces objets, comme les objets individuels, qui sont con\u00e7us et fabriqu\u00e9s pour les go\u00fbts et les usages des touristes, ne font pas partie du r\u00e9pertoire des objets utilis\u00e9s dans les maisons des artisanes.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Sur certains \u00e9tals du march\u00e9 dominical de Tlacolula, \u00e0 Oaxaca, on vend des \u00e9charpes ou mascadas de deux tailles, de couleurs diff\u00e9rentes et intenses, tr\u00e8s diff\u00e9rentes des ch\u00e2les et des \u00e9charpes que l'on identifie aux v\u00eatements des femmes zapot\u00e8ques des vall\u00e9es centrales de Oaxaca. Les foulards rappellent les mantilles espagnoles ou les ch\u00e2les russes port\u00e9s il y a plusieurs d\u00e9cennies. Certains stands vendent \u00e9galement des chemisiers, des robes et des jupes, pour adultes et enfants, fabriqu\u00e9s \u00e0 partir du tissu des pa\u00f1oletas. Les habitants de la micror\u00e9gion ont identifi\u00e9 sans h\u00e9sitation les pa\u00f1oletas et les v\u00eatements qui en sont faits \u00e0 San Bartolom\u00e9 Quialana, une petite communaut\u00e9 zapot\u00e8que des Valles Centrales. <\/em><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Introduction<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"abstract\">L'objectif de cet article est de d\u00e9crire et d'analyser l'utilisation de foulards et de v\u00eatements dans le cadre d'un processus de lutte et de red\u00e9finition de l'identit\u00e9 des femmes de San Bartolom\u00e9, o\u00f9 les mat\u00e9riaux et les produits industriels jouent un r\u00f4le central.<\/p>\n\n\n\n<p>Il s'agit d'un ph\u00e9nom\u00e8ne large et g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9 : les v\u00eatements traditionnels indig\u00e8nes, en particulier ceux des femmes, ont \u00e9t\u00e9 remodel\u00e9s par l'esth\u00e9tique, les significations - et les prix - urbains et touristiques, de sorte que les significations, les usages et les go\u00fbts de leurs v\u00eatements et accessoires ont \u00e9t\u00e9 expropri\u00e9s des producteurs. Dans ce processus, les femmes de San Bartolom\u00e9 Quialana ont r\u00e9invent\u00e9 leur fa\u00e7on de s'habiller en s'appropriant des produits et des mat\u00e9riaux industriels qu'elles ont redessin\u00e9s en fonction de leurs go\u00fbts, de leurs significations, de leurs conditions de vie et des changements qui les ont affect\u00e9es au cours des derni\u00e8res ann\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>Les informations sont bas\u00e9es sur des visites, des observations, des conversations et des entretiens avec des femmes, des producteurs, des commer\u00e7ants et des consommateurs, r\u00e9alis\u00e9s en janvier 2019 dans les tianguis de Tlacolula, San Bartolom\u00e9 Quialana, Magdalena Teitipac et San Marcos Tlapazola. Elle s'appuie \u00e9galement sur des informations pr\u00e9liminaires provenant d'enqu\u00eates sur les m\u00e9nages men\u00e9es par le Projet de migration mexicaine (<span class=\"small-caps\">mmp<\/span>) en janvier 2019 dans quatre communaut\u00e9s des vall\u00e9es centrales de Oaxaca : Magdalena Teitipac, San Bartolom\u00e9 Quialana, San Lucas Quiavin\u00ed et Santa Ana del Valle.<\/p>\n\n\n<div class=\"image-slider\">\n                <div class=\"frame\">\n                    <div class=\"picture\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageGallery\">\n                        <figure itemprop=\"associatedMedia\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageObject\" class=\"slider-element\">\n                              <a href=\"https:\/\/archive.org\/download\/encartesvol2num4\/img_patricia_arias_del_rebozo_a_la_panoleta_1.jpg\" itemprop=\"contentUrl\" data-size=\"1000\u200ax1778\" data-index=\"0\" data-caption=\"Mural de la mujer de San Bartolom\u00e9 Quialana, Oaxaca. Presidencia Municipal. Fotograf\u00eda de Alondra Rodr\u00edguez.\" >\n                                <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/archive.org\/download\/encartesvol2num4\/img_patricia_arias_del_rebozo_a_la_panoleta_1.jpg\" itemprop=\"thumbnail\">\n                                <i class=\"fa fa-expand expand\" aria-hidden=\"true\"><\/i>\n                            <\/a>\n                            <\/figure>                    <\/div>    \n                <\/div>\n                    <div class=\"caption\">Peinture murale de la femme de San Bartolom\u00e9 Quialana, Oaxaca. Pr\u00e9sidence municipale. Photographie d'Alondra Rodr\u00edguez.<\/div><div class=\"image-analysis\"><\/div>                <div class=\"bullets\"><\/div>\n            <\/div>\n\n\n\n<p>Les v\u00eatements et les fa\u00e7ons de s'habiller ont toujours servi d'indicateurs d'information et de communication, d'appartenance et d'identit\u00e9, mais aussi de changement d'identit\u00e9. Bourdieu (2002) a attir\u00e9 l'attention sur la distinction, cette ressource de la culture qui, \u00e0 travers la consommation culturelle, sert de marqueur et de diff\u00e9renciateur des groupes sociaux. Il s'agit de l'appropriation socialement l\u00e9gitime d'objets et de biens \"l\u00e9gitimes\" qui sont consid\u00e9r\u00e9s comme exclusifs en ce sens qu'ils sont identifi\u00e9s, reconnus et appr\u00e9ci\u00e9s par diff\u00e9rents groupes. Bourdieu (2002) se concentre principalement sur le monde de l'art, mais mentionne \u00e9galement les v\u00eatements, de sorte que le concept et la discussion peuvent \u00eatre \u00e9tendus pour inclure les v\u00eatements indig\u00e8nes dans le cadre des processus d'appropriation, de lutte et de contestation de la production et de la consommation d'objets et de biens culturels. La classe dominante a incorpor\u00e9 des \u00e9l\u00e9ments de l'habillement indig\u00e8ne dans ses \"d\u00e9penses de pr\u00e9sentation\" (Bourdieu, 2002 : 182), mais pour ce faire, des s\u00e9lections et des adaptations de v\u00eatements, d'articles et de mod\u00e8les ont \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9es en fonction de ses besoins, de son esth\u00e9tique et de ses modes de consommation.<\/p>\n\n\n\n<p>Au Mexique, les textiles, en particulier, sont devenus \"des objets cultes qui portent des significations autour de concepts larges de l'\"ethnique\", du \"traditionnel\" ou du \"maya\", qui deviennent \u00e0 la mode dans des sph\u00e8res qui d\u00e9passent le local et se d\u00e9placent en tant que marchandises\" (Bayona Escat, 2013 : 372).<\/p>\n\n\n\n<p>Le v\u00eatement indig\u00e8ne a longtemps \u00e9t\u00e9 un marqueur de l'esth\u00e9tique, de l'identit\u00e9 et des significations des diff\u00e9rents groupes et peuples en fonction des go\u00fbts, des relations et des logiques symboliques bas\u00e9es sur le travail domestique f\u00e9minin. Les femmes produisaient, sur des m\u00e9tiers \u00e0 bras, \"des v\u00eatements pour elles-m\u00eames et pour leur famille\" (Lechuga, 1996 : 86). Les v\u00eatements f\u00e9minins se composaient de ch\u00e2les, de chemisiers, de jupes, de ceintures, de huipiles et de tabliers. Jusque dans les ann\u00e9es 1960, on estimait qu'entre 80 et 90% de v\u00eatements indig\u00e8nes \u00e9taient produits par les m\u00e9nages et destin\u00e9s \u00e0 leurs membres (Lechuga, 1996). Les femmes \u00e9taient les productrices et, en m\u00eame temps, les consommatrices des v\u00eatements.<\/p>\n\n\n\n<p>Les modes vestimentaires sont des \u00e9l\u00e9ments centraux de l'identit\u00e9. On sait que \"les caract\u00e9ristiques des diff\u00e9rents v\u00eatements, leur combinaison et leurs dessins sont distinctifs de chaque groupe ethnique, de chaque r\u00e9gion et parfois de chaque peuple\" (Lechuga, 1996 : 90). Ainsi, selon lui, \"on peut savoir d'o\u00f9 vient une personne par les v\u00eatements qu'elle porte\" (Lechuga, 1996 : 90). En g\u00e9n\u00e9ral, la d\u00e9coration combinait des \u00e9l\u00e9ments de la vision du monde des groupes ethniques avec des reproductions de leur environnement naturel, comme des animaux et des plantes (Lechuga, 1996).<\/p>\n\n\n\n<p>N\u00e9anmoins, des changements ont \u00e9t\u00e9 constat\u00e9s : il a \u00e9t\u00e9 reconnu que \"les couvertures et autres tissus industriels ont partiellement remplac\u00e9 les linges tiss\u00e9s \u00e0 la main\" (Lechuga, 1996 : 89) ; il a \u00e9t\u00e9 not\u00e9 que \"les tissus d'usine, les fils et les \u00e9tamines, les rubans et les dentelles\" (Johnson, 1974 : 162) \u00e9taient utilis\u00e9s dans la confection des v\u00eatements (Johnson, 1974 : 162). Il a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 not\u00e9 que les jeunes femmes ne voulaient plus apprendre les t\u00e2ches laborieuses associ\u00e9es \u00e0 la fabrication manuelle des v\u00eatements et qu'\"avec la p\u00e9n\u00e9tration du commerce, elles perdent la fiert\u00e9 et la satisfaction esth\u00e9tique de cr\u00e9er une bonne pi\u00e8ce\" (Johnson, 1974 : 169).<\/p>\n\n\n\n<p>Au d\u00e9but des ann\u00e9es 1970, Mart\u00ednez Pe\u00f1aloza (1988) a proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 une \u00e9valuation activit\u00e9 par activit\u00e9, qui l'a amen\u00e9 \u00e0 constater la disparition de nombreuses traditions artisanales, y compris la confection de v\u00eatements et les produits en fibres, en raison de la perte de nombreuses mati\u00e8res premi\u00e8res locales et r\u00e9gionales qui avaient fait la renomm\u00e9e des produits et des localit\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>L'expansion et la p\u00e9n\u00e9tration du capitalisme ont conduit \u00e0 la marchandisation des objets traditionnels et \u00e0 un changement de signification de la production artisanale en g\u00e9n\u00e9ral (Garc\u00eda Canclini, 1982 ; Moctezuma Yano, 2002 ; Novelo, 1976). Le capitalisme, dit-on, s'approprie et recr\u00e9e les produits artisanaux et modifie les formes de production et les relations entre les producteurs.<\/p>\n\n\n\n<p>L'introduction de l'\u00e9lectricit\u00e9, qui a permis l'utilisation de technologies et de machines, la d\u00e9t\u00e9rioration de l'\u00e9conomie agricole familiale, la demande urbaine de produits anciens et nouveaux et la promotion par le gouvernement de l'artisanat comme source de devises pour le pays ont d\u00e9clench\u00e9 trois processus dans les communaut\u00e9s d'artisans : l'orientation de la production vers le march\u00e9 urbain et touristique, l'\u00e9mergence d'ateliers et la salarisation des artisans (Good Eshelman, 1988 ; Novelo, 1976). Cette \u00e9volution a marqu\u00e9 le d\u00e9but de changements majeurs.<\/p>\n\n\n\n<p>Aujourd'hui, les produits artisanaux sont devenus des marchandises transform\u00e9es \"culturellement par les go\u00fbts, les march\u00e9s et les id\u00e9ologies des grandes \u00e9conomies\" (Appadurai, 1991 : 44 ; P\u00e9rez Montfort, 2007). Les objets artisanaux, qui impliquent un certain degr\u00e9 de travail manuel, sont cr\u00e9\u00e9s, fa\u00e7onn\u00e9s et recr\u00e9\u00e9s par des acteurs sociaux distincts et, dans de nombreux cas, \u00e9loign\u00e9s des communaut\u00e9s. Ce sont ces acteurs qui red\u00e9finissent, redessinent et monopolisent \"la connaissance du march\u00e9, du consommateur et de la destination de la marchandise\" (Appadurai, 1991 : 61). Les producteurs ont perdu le contr\u00f4le et le pouvoir sur leur travail et le sens de leur travail. De plus en plus, ce sont les nouveaux acteurs sociaux, en particulier les interm\u00e9diaires, qui construisent \"le statut politique des consommateurs\" (Appadurai, 1991 : 67).<\/p>\n\n\n\n<p>Dans le cas des v\u00eatements, on peut dire qu'il s'agit d'un processus d'expropriation et d'appropriation des v\u00eatements f\u00e9minins pour les adapter \u00e0 des go\u00fbts urbains et touristiques de plus en plus sophistiqu\u00e9s, qui sont ainsi int\u00e9gr\u00e9s dans des circuits d'expositions, de mus\u00e9es, de galeries et de boutiques exclusives qui \u00e9tablissent de nouvelles formes de distinction.<\/p>\n\n\n\n<p>Sur les hauts plateaux du nord de Puebla, les femmes indig\u00e8nes nahua ont am\u00e9lior\u00e9 la qualit\u00e9 des produits et innovent constamment en mati\u00e8re de conception, en int\u00e9grant de nouveaux objets, tels que \"des couvre-lits d'h\u00f4tel, des rideaux, des oreillers, des serviettes\" (B\u00e1ez Cubero et Hern\u00e1ndez Garc\u00eda, 2014 : 113). \u00c0 Zinacant\u00e1n, au Chiapas, les artisanes produisent pour le march\u00e9 touristique des \" chamarros \", <em>chuj<\/em>enchev\u00eatrements, ceintures, gilets, bracelets, chemises, blouses, entre autres \" (S\u00e1nchez Santa Ana et P\u00e9rez Merino, 2014 : 67).<\/p>\n\n\n\n<p>Porter des blouses, des huipiles et des ch\u00e2les du Chiapas et d'Oaxaca, entre autres, fait d\u00e9sormais partie de l'\u00e9l\u00e9gance urbaine. \u00c0 cette fin, des mati\u00e8res premi\u00e8res \"indig\u00e8nes\" telles que le coton coyuche d'Oaxaca ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9cup\u00e9r\u00e9es, ainsi que des soies, des lins et des laines originaux trait\u00e9s avec des teintures naturelles telles que l'indigo, l'escargot, le cempaz\u00fachitl, la grana cochinilla, qui sont utilis\u00e9es pour fabriquer des ch\u00e2les, des huipiles, des blouses, des robes, ainsi que des articles de d\u00e9coration tels que des coussins, des chemins de table, des couvre-lits, des nappes et des serviettes de table. Les dessins, textures, d\u00e9corations, coupes, tailles et couleurs des v\u00eatements ont \u00e9t\u00e9 adapt\u00e9s aux go\u00fbts et aux usages des femmes urbaines et des touristes, qui les appr\u00e9cient en tant que v\u00eatements remodel\u00e9s, mais avec des r\u00e9miniscences d'iconographies indig\u00e8nes agr\u00e9ables et appr\u00e9ci\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce faisant, les v\u00eatements ont perdu leurs couleurs intenses au profit des tons neutres et neutralis\u00e9s des teintures \"naturelles\", et des d\u00e9corations inconnues et impensables dans les v\u00eatements traditionnels ont \u00e9t\u00e9 introduites. Un ch\u00e2le en soie d'Oaxaca sur une table d'op\u00e9ration. <em>boutique<\/em>Un mus\u00e9e ou une boutique d'exposition \u00e0 Mexico peut co\u00fbter 700 \u00e0 800 dollars ; une blouse ou un huipil du Chiapas ou d'Oaxaca 300 dollars. Ces prix font qu'il est pratiquement impossible pour les femmes qui les ont confectionn\u00e9s de les acheter. Au lieu de les porter, il est pr\u00e9f\u00e9rable de les vendre. D'ailleurs, elles ne les aiment plus.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais alors, que se passe-t-il lorsque les producteurs et les consommateurs perdent l'acc\u00e8s et le go\u00fbt pour les objets qui faisaient partie de leur habillement traditionnel ? Comment s'habillent-ils ? Comment maintiennent-ils ou modifient-ils leur habillement et leurs formes d'habillement ?<\/p>\n\n\n\n<p>Trois voies diff\u00e9rentes ont \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9es. D'une part, l'adaptation des innovations au march\u00e9 des v\u00eatements traditionnels, en termes de \"couleurs, d\u00e9corations ou formes\", comme cela s'est produit \u00e0 Zinacant\u00e1n, Chiapas (S\u00e1nchez Santa Ana et P\u00e9rez Merino, 2014). Le succ\u00e8s de ces v\u00eatements a \u00e9tendu l'utilisation de la robe zinacanteca \u00e0 d'autres communaut\u00e9s et est m\u00eame devenu le v\u00eatement des commer\u00e7ants urbains de textile \u00e0 San Crist\u00f3bal de las Casas (Bayona Escat, 2013). Dans d'autres cas, il s'agit de l'abandon des \" v\u00eatements fabriqu\u00e9s dans les communaut\u00e9s et, \u00e0 leur place, la tendance croissante \u00e0 porter des v\u00eatements utilis\u00e9s partout, fabriqu\u00e9s avec des mat\u00e9riaux industrialis\u00e9s et de moindre qualit\u00e9 \" (B\u00e1ez Cubero et Hern\u00e1ndez Garc\u00eda, 2014 : 133-134). Et il y a sans doute une multitude de femmes qui gardent pour elles la confection et le port des meilleurs huipiles (Margarita Estrada, communication personnelle).<\/p>\n\n\n\n<p>Face \u00e0 un sc\u00e9nario similaire, les femmes de San Bartolom\u00e9 Quialana ont d\u00e9velopp\u00e9 une quatri\u00e8me voie originale : la r\u00e9invention d'une fa\u00e7on de s'habiller, bas\u00e9e sur l'utilisation et la recr\u00e9ation de produits industriels tels que les foulards. Cela a d'abord \u00e9t\u00e9 rendu possible par la migration des hommes vers les \u00c9tats-Unis, qui a facilit\u00e9 l'arriv\u00e9e de ces foulards color\u00e9s dans la communaut\u00e9. Parall\u00e8lement, l'absence des hommes a permis aux femmes de donner plus facilement de nouvelles utilisations et significations \u00e0 ce v\u00eatement jusqu'\u00e0 ce qu'il devienne un \u00e9l\u00e9ment fondamental de leur habillement.<\/p>\n\n\n\n<p>L'exemple des changements dans les v\u00eatements des femmes \u00e0 San Bartolom\u00e9 Quialana sugg\u00e8re que la migration internationale a des impacts au-del\u00e0 de ceux qui ont \u00e9t\u00e9 \u00e9tudi\u00e9s et mentionn\u00e9s, tels que les \u00e9changes \u00e9conomiques, l'organisation sociale et politique, les festivit\u00e9s, les c\u00e9r\u00e9monies. L'exemple de San Bartolom\u00e9 montre comment la migration a eu un impact sur des domaines tels que les v\u00eatements indig\u00e8nes et la consommation culturelle.<\/p>\n\n\n\n<p>Nous n'avons pas connaissance d'\u00e9tudes ou de modalit\u00e9s similaires au Mexique. La ressemblance la plus \u00e9troite est peut-\u00eatre celle de l'\u00e9tude de l <em>sapeurs<\/em> en France, bien qu'il s'agisse dans ce cas d'un ph\u00e9nom\u00e8ne masculin. <em>Sape<\/em> signifie \"<em>Soci\u00e9t\u00e9 des Ambianceurs et des Personnes \u00c9l\u00e9gantes<\/em>bien qu'il fasse \u00e9galement allusion au mot \"...\".<em>sape<\/em>Le terme \"costume\" vient de l'argot fran\u00e7ais et signifie \"tenue vestimentaire\" (Friedman, 2001). Ils sont \u00e9galement appel\u00e9s <em>dandis<\/em> Congo (Mediaville, 2013 ; Wikipedia, 25 janvier 2019).<\/p>\n\n\n\n<p>C'est un mode vestimentaire que les migrants congolais en France ont commenc\u00e9 \u00e0 produire - et avec lequel ils se produisent. Bien qu'il s'agisse d'un ph\u00e9nom\u00e8ne ancien, ancr\u00e9 dans le pass\u00e9 colonial, c'est surtout apr\u00e8s la Seconde Guerre mondiale, lorsque les jeunes Congolais ont combattu aux c\u00f4t\u00e9s des Fran\u00e7ais, qu'ils ont commenc\u00e9 \u00e0 s'approprier le mode vestimentaire parisien, mais ils l'ont fait avec des tissus, des textures, des couleurs, des combinaisons et des accessoires qui m\u00ealaient des \u00e9l\u00e9ments de l'\u00e9l\u00e9gance occidentale \u00e0 leur go\u00fbt pour l'esth\u00e9tique africaine. De retour dans leurs communaut\u00e9s d'origine, ils portaient des tenues occidentales r\u00e9invent\u00e9es avec des textures, des couleurs et des combinaisons qui op\u00e9raient, dit-on, comme une forme de r\u00e9sistance anticoloniale, mais aussi contre les structures autoritaires de la soci\u00e9t\u00e9 congolaise (Gondola, 1999 ; Mediaville, 2013 ; Wikipedia, 25 janvier 2019).<\/p>\n\n\n\n<p>D'abord m\u00e9pris\u00e9s, le v\u00eatement et le mod\u00e8le <em>sapeur<\/em> a donn\u00e9 naissance \u00e0 des styles, des couturiers et des tailleurs, ainsi qu'\u00e0 des expressions artistiques, notamment dans le domaine de la musique (Gondola, 1999 ; Mediaville, 2013). Aujourd'hui, il existe <em>sapeurs<\/em> \u00e0 Paris, Londres, Bruxelles et en Afrique au Congo, notamment dans la capitale Brazzaville et \u00e0 Kinshasa, capitale de la R\u00e9publique d\u00e9mocratique du Congo (Gondola, 1999 ; Mediaville, 2013).<\/p>\n\n\n\n<p>Avec quelques similitudes avec le <em>sapeurs<\/em>Les femmes de San Bartolom\u00e9 Quialana ont r\u00e9invent\u00e9 et r\u00e9cup\u00e9r\u00e9 un mode d'habillement bas\u00e9 sur des produits industriels et des intrants qui correspondent \u00e0 leurs transitions sociales, \u00e0 leurs go\u00fbts et, bien s\u00fbr, \u00e0 ce qu'elles peuvent se permettre de payer pour s'habiller. Les femmes de Quialana ont cess\u00e9 d'\u00eatre des productrices de leurs v\u00eatements pour devenir des consommatrices, mais des consommatrices qui ont r\u00e9ussi \u00e0 g\u00e9n\u00e9rer des fa\u00e7ons de s'habiller qui r\u00e9pondent \u00e0 leurs go\u00fbts, \u00e0 leurs besoins et \u00e0 leurs possibilit\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Personnes et v\u00eatements \u00e0 San Bartolom\u00e9 Quialana<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"abstract\">Il s'agit d'une petite municipalit\u00e9 zapot\u00e8que des Vall\u00e9es Centrales de Oaxaca, situ\u00e9e \u00e0 6,1 kilom\u00e8tres de Tlacolula, la capitale du district, et \u00e0 39 kilom\u00e8tres de la ville de Oaxaca. La commune, d'une superficie de 49,76 km2, se trouve au pied de la cha\u00eene de montagnes Valles Centrales. Les communaut\u00e9s des Valles se situent entre 1 650 et 1 800 m\u00e8tres d'altitude et ont acc\u00e8s aux terres communales, dans une moindre mesure aux terres des ejidos dans la brousse, et \u00e0 de petites parcelles priv\u00e9es dans la vall\u00e9e centrale.<\/p>\n\n\n<div class=\"image-slider\">\n                <div class=\"frame\">\n                    <div class=\"picture\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageGallery\">\n                        <figure itemprop=\"associatedMedia\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageObject\" class=\"slider-element\">\n                              <a href=\"https:\/\/archive.org\/download\/encartesvol2num4\/map_patricia_arias_del_rebozo_a_la_panoleta_1.jpg\" itemprop=\"contentUrl\" data-size=\"1294\u200ax\u200a1000\" data-index=\"0\" data-caption=\"San Bartolom\u00e9 Quialana. Valles Centrales de Oaxaca. Fuente: Elaboraci\u00f3n propia con base en datos del SCINCE 2010, INEGI.\" >\n                                <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/archive.org\/download\/encartesvol2num4\/map_patricia_arias_del_rebozo_a_la_panoleta_1.jpg\" itemprop=\"thumbnail\">\n                                <i class=\"fa fa-expand expand\" aria-hidden=\"true\"><\/i>\n                            <\/a>\n                            <\/figure>                    <\/div>    \n                <\/div>\n                    <div class=\"caption\">San Bartolom\u00e9 Quialana. Vall\u00e9es centrales de Oaxaca. Source : \u00c9laboration propre sur la base des donn\u00e9es de SCINCE 2010, INEGI.<\/div><div class=\"image-analysis\"><\/div>                <div class=\"bullets\"><\/div>\n            <\/div>\n\n\n\n<p>Depuis 2000, ann\u00e9e o\u00f9 elle a enregistr\u00e9 le plus grand nombre d'habitants, la population a diminu\u00e9 et les taux de croissance ont \u00e9t\u00e9 n\u00e9gatifs ou \u00e0 peine positifs (tableau 1). En 2015, le nombre d'habitants \u00e9tait estim\u00e9 \u00e0 2 476, dont 1 030 hommes et 1 446 femmes. La proportion d'hommes \u00e9tait de 41 59% et celle des femmes de 58 40%, ce qui indique la persistance d'une migration essentiellement masculine.<\/p>\n\n\n\n<p>En fait, la migration des hommes vers les \u00c9tats-Unis, qui a commenc\u00e9 dans les ann\u00e9es 1960, s'est intensifi\u00e9e jusqu'en 2000 et, malgr\u00e9 une certaine tendance \u00e0 la baisse, s'est poursuivie. Le premier migrant \u00e0 avoir \u00e9t\u00e9 captur\u00e9 par le <span class=\"small-caps\">mmp<\/span> (2019) a quitt\u00e9 la communaut\u00e9 en 1967. En janvier 2019, il y avait 158 migrants aux \u00c9tats-Unis, dont 125 hommes (79 11%) et 33 femmes (20 88%) (<span class=\"small-caps\">mmp<\/span>, 2019). La premi\u00e8re migration f\u00e9minine remonte \u00e0 1996. Sur les 33 migrants enregistr\u00e9s, 17 \u00e9taient des migrants au titre du regroupement familial (<span class=\"small-caps\">mmp<\/span>, 2019).<\/p>\n\n\n\n<p>Les femmes qui restent dans les vall\u00e9es participent activement et de mani\u00e8re d\u00e9cisive aux activit\u00e9s \u00e9conomiques qui permettent \u00e0 leur foyer de survivre et sont en contact quotidien avec des clients non indig\u00e8nes. Celles de San Bartolom\u00e9 Quialana et de Magdalena Teitipac fabriquent et vendent tous les jours des tlayudas (grandes tortillas de ma\u00efs) \u00e0 Tlacolula, dans la ville d'Oaxaca, et re\u00e7oivent des commandes de ceux qui les exportent vers d'autres r\u00e9gions du Mexique et des \u00c9tats-Unis, ainsi que de ceux qui fabriquent et brodent des v\u00eatements ; celles qui vendent des fleurs au march\u00e9 de Tlacolula et des fruits le dimanche ; celles de San Mart\u00edn Tlapazola, en plus de produire et de vendre des tlayudas, sont poti\u00e8res et brodeuses de tabliers ; celles de Santa Ana del Valle sont des maquiladoras pour les ateliers de tapis de Teotitl\u00e1n del Valle. Aujourd'hui, dit Julia, qui fabrique des tlayudas et des tejate, les hommes sont \"ceux qui nous aident autant qu'ils le peuvent\".<\/p>\n\n\n<div class=\"image-slider\">\n                <div class=\"frame\">\n                    <div class=\"picture\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageGallery\">\n                        <figure itemprop=\"associatedMedia\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageObject\" class=\"slider-element\">\n                              <a href=\"https:\/\/archive.org\/download\/encartesvol2num4\/tab_patricia_arias_del_rebozo_a_la_panoleta_1.png\" itemprop=\"contentUrl\" data-size=\"1514\u200ax1065\" data-index=\"0\" data-caption=\"Poblaci\u00f3n y tasas de crecimiento, 1900-2015. San Bartolom\u00e9 Quialana, Oaxaca. Fuente: Elaboraci\u00f3n propia a partir del Archivo Hist\u00f3rico de Localidades Geoestad\u00edsticas y Encuesta Intercensal 2015, INEGI.\" >\n                                <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/archive.org\/download\/encartesvol2num4\/tab_patricia_arias_del_rebozo_a_la_panoleta_1.png\" itemprop=\"thumbnail\">\n                                <i class=\"fa fa-expand expand\" aria-hidden=\"true\"><\/i>\n                            <\/a>\n                            <\/figure>                    <\/div>    \n                <\/div>\n                    <div class=\"caption\">Population et taux de croissance, 1900-2015. San Bartolom\u00e9 Quialana, Oaxaca. Source : \u00c9laboration propre \u00e0 partir de l'Archivo Hist\u00f3rico de Localidades Geoestad\u00edsticas et Encuesta Intercensal 2015, INEGI.<\/div><div class=\"image-analysis\"><\/div>                <div class=\"bullets\"><\/div>\n            <\/div>\n\n\n\n<p>Les villageois, bien qu'ils comprennent et parlent l'espagnol, communiquent en zapot\u00e8que. \u00c0 San Bartolom\u00e9 Quialana et dans les autres villages situ\u00e9s au pied de la montagne, les blouses en coton brod\u00e9, le \"enredo\" (\u00e9charpe) et les ch\u00e2les en coton ne sont plus port\u00e9s. A Magdalena Teitipac et San Marcos Tlapazola, les femmes portent encore des ch\u00e2les.<\/p>\n\n\n<div class=\"image-slider\">\n                <div class=\"frame\">\n                    <div class=\"picture\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageGallery\">\n                        <figure itemprop=\"associatedMedia\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageObject\" class=\"slider-element\">\n                              <a href=\"https:\/\/archive.org\/download\/encartesvol2num4\/img_patricia_arias_del_rebozo_a_la_panoleta_2.jpg\" itemprop=\"contentUrl\" data-size=\"960\u200ax1280\" data-index=\"0\" data-caption=\"Vendedoras de flores de Quialana en el mercado de Tlacolula, Oaxaca. Fotograf\u00eda de Alondra Rodr\u00edguez.\" >\n                                <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/archive.org\/download\/encartesvol2num4\/img_patricia_arias_del_rebozo_a_la_panoleta_2.jpg\" itemprop=\"thumbnail\">\n                                <i class=\"fa fa-expand expand\" aria-hidden=\"true\"><\/i>\n                            <\/a>\n                            <\/figure><figure itemprop=\"associatedMedia\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageObject\" class=\"slider-element\">\n                              <a href=\"https:\/\/archive.org\/download\/encartesvol2num4\/img_patricia_arias_del_rebozo_a_la_panoleta_3.jpg\" itemprop=\"contentUrl\" data-size=\"1422\u200ax800\" data-index=\"0\" data-caption=\"Vendedoras de frutas en el mercado de Tlacolula, Oaxaca. Fotograf\u00eda de Alondra Rodr\u00edguez.\" >\n                                <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/archive.org\/download\/encartesvol2num4\/img_patricia_arias_del_rebozo_a_la_panoleta_3.jpg\" itemprop=\"thumbnail\">\n                                <i class=\"fa fa-expand expand\" aria-hidden=\"true\"><\/i>\n                            <\/a>\n                            <\/figure>                    <\/div>    \n                <\/div>\n                    <div class=\"caption\">Vendeuses de fleurs de Quialana sur le march\u00e9 de Tlacolula, Oaxaca. Photographie d'Alondra Rodr\u00edguez.<\/div><div class=\"image-analysis\"><\/div><div class=\"caption\">Vendeurs de fruits sur le march\u00e9 de Tlacolula, Oaxaca. Photographie d'Alondra Rodr\u00edguez.<\/div><div class=\"image-analysis\"><\/div>                <div class=\"bullets\"><\/div>\n            <\/div>\n\n\n\n<p>La caract\u00e9ristique la plus distinctive des costumes port\u00e9s par les femmes de Saint-Barth\u00e9lemy, leur nouvelle identit\u00e9, sont les foulards qu'elles portent sur la t\u00eate. Les foulards sont fabriqu\u00e9s industriellement, en tissu synth\u00e9tique de bonne qualit\u00e9, carr\u00e9s, en deux tailles, de couleurs tr\u00e8s vives et imprim\u00e9s de grandes fleurs color\u00e9es. Les couleurs pr\u00e9f\u00e9r\u00e9es sont le rouge et le bleu. Bien qu'elles soient port\u00e9es de diff\u00e9rentes mani\u00e8res, toutes les femmes de San Bartolom\u00e9 les portent. C'est en cela qu'ils sont uniques.<\/p>\n\n\n<div class=\"image-slider\">\n                <div class=\"frame\">\n                    <div class=\"picture\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageGallery\">\n                        <figure itemprop=\"associatedMedia\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageObject\" class=\"slider-element\">\n                              <a href=\"https:\/\/archive.org\/download\/encartesvol2num4\/img_patricia_arias_del_rebozo_a_la_panoleta_4.jpg\" itemprop=\"contentUrl\" data-size=\"1280\u200ax853\" data-index=\"0\" data-caption=\"Mujer con pa\u00f1oleta en el mercado de Tlacolula, Oaxaca. Fotograf\u00eda de Alondra Rodr\u00edguez.\" >\n                                <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/archive.org\/download\/encartesvol2num4\/img_patricia_arias_del_rebozo_a_la_panoleta_4.jpg\" itemprop=\"thumbnail\">\n                                <i class=\"fa fa-expand expand\" aria-hidden=\"true\"><\/i>\n                            <\/a>\n                            <\/figure>                    <\/div>    \n                <\/div>\n                    <div class=\"caption\">Femme avec un foulard sur le march\u00e9 de Tlacolula, Oaxaca. Photographie d'Alondra Rodr\u00edguez.<\/div><div class=\"image-analysis\"><\/div>                <div class=\"bullets\"><\/div>\n            <\/div>\n\n\n\n<p>L'origine de la pa\u00f1oleta est incertaine. Bien que tous disent qu'ils sont arriv\u00e9s, via des migrants, des \u00c9tats-Unis, on dit actuellement qu'ils viennent du Guatemala, m\u00eame si certains affirment qu'ils sont fabriqu\u00e9s au Japon, en Chine ou au Chiapas. Un article de presse affirmait que les \u00e9tiquettes indiquaient qu'ils venaient de Chine (Galimberti, 2013). Les \u00e9charpes de ce type que l'on trouve en Europe portent des \u00e9tiquettes en provenance de Turquie. Ceux que nous avons v\u00e9rifi\u00e9s en 2019 ne portaient pas d'\u00e9tiquettes. Dans tous les cas, ils sont industriels et arrivent en grande quantit\u00e9 \u00e0 Saint-Barth\u00e9lemy.<\/p>\n\n\n<div class=\"image-slider\">\n                <div class=\"frame\">\n                    <div class=\"picture\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageGallery\">\n                        <figure itemprop=\"associatedMedia\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageObject\" class=\"slider-element\">\n                              <a href=\"https:\/\/archive.org\/download\/encartesvol2num4\/img_patricia_arias_del_rebozo_a_la_panoleta_5.jpg\" itemprop=\"contentUrl\" data-size=\"1280\u200ax853\" data-index=\"0\" data-caption=\"Vendedoras de Quialana en el mercado de Tlacolula, Oaxaca. Fotograf\u00eda de Alondra Rodr\u00edguez.\" >\n                                <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/archive.org\/download\/encartesvol2num4\/img_patricia_arias_del_rebozo_a_la_panoleta_5.jpg\" itemprop=\"thumbnail\">\n                                <i class=\"fa fa-expand expand\" aria-hidden=\"true\"><\/i>\n                            <\/a>\n                            <\/figure>                    <\/div>    \n                <\/div>\n                    <div class=\"caption\">Vendeurs de Quialana sur le march\u00e9 de Tlacolula, Oaxaca. Photographie d'Alondra Rodr\u00edguez.<\/div><div class=\"image-analysis\"><\/div>                <div class=\"bullets\"><\/div>\n            <\/div>\n\n\n\n<p>Le reste de l'habillement est similaire \u00e0 celui des autres communaut\u00e9s des Vall\u00e9es. Les femmes portent des tabliers de fabrication industrielle, du type de ceux vendus dans tous les march\u00e9s populaires, mais elles les ont orn\u00e9s de fleurs brod\u00e9es \u00e0 la machine sur le dessus ainsi que sur les poches. Les tabliers sont brod\u00e9s \u00e0 San Marcos Tlapazola.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Comment les \u00e9charpes sont-elles arriv\u00e9es \u00e0 St Bartholomew's ?<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"abstract\">La pr\u00e9carit\u00e9 de l'agriculture, l'\u00e9levage du petit b\u00e9tail (ch\u00e8vres, moutons) et l'exploitation du bois de la for\u00eat communale ne permettaient pas aux m\u00e9nages de survivre. Le travail des femmes a pris une place de plus en plus importante dans le budget des m\u00e9nages.<\/p>\n\n\n\n<p>Les hommes de la communaut\u00e9, comme beaucoup d'autres de l'\u00c9tat d'Oaxaca, ont rejoint le flux migratoire qui les a conduits aux \u00c9tats-Unis. Ils se sont install\u00e9s autour d'Anaheim et de Los Angeles et sont devenus ouvriers agricoles, cueillant des fraises et, dans une moindre mesure, des raisins et des oignons. \u00c0 partir de la fin des ann\u00e9es 1970, ils ont commenc\u00e9 \u00e0 travailler comme laveurs de vaisselle et jardiniers. En 2019, plus de la moiti\u00e9 des migrants (54%) travaillaient dans le jardinage et, dans des proportions moindres, \u00e9taient aides de cuisine, cuisiniers, journaliers et laveurs de vaisselle (29%) (<span class=\"small-caps\">mmp<\/span>, 2019).<\/p>\n\n\n\n<p>L'une des caract\u00e9ristiques de l'habillement des journaliers agricoles aux \u00c9tats-Unis et au Mexique est l'utilisation de grands foulards, en particulier de bandanas, qui couvrent le visage et le cou des rayons du soleil. Est-ce l\u00e0 que les migrants de San Bartolom\u00e9 ont \u00e9t\u00e9 initi\u00e9s aux bandanas ? Peut-\u00eatre.<\/p>\n\n\n<div class=\"image-slider\">\n                <div class=\"frame\">\n                    <div class=\"picture\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageGallery\">\n                        <figure itemprop=\"associatedMedia\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageObject\" class=\"slider-element\">\n                              <a href=\"https:\/\/archive.org\/download\/encartesvol2num4\/img_patricia_arias_del_rebozo_a_la_panoleta_6.jpg\" itemprop=\"contentUrl\" data-size=\"480\u200ax640\" data-index=\"0\" data-caption=\"Pa\u00f1oleta azul, uno de los colores preferidos. Fotograf\u00eda de Patricia Arias.\" >\n                                <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/archive.org\/download\/encartesvol2num4\/img_patricia_arias_del_rebozo_a_la_panoleta_6.jpg\" itemprop=\"thumbnail\">\n                                <i class=\"fa fa-expand expand\" aria-hidden=\"true\"><\/i>\n                            <\/a>\n                            <\/figure>                    <\/div>    \n                <\/div>\n                    <div class=\"caption\">Foulard bleu, l'une des couleurs pr\u00e9f\u00e9r\u00e9es. Photographie de Patricia Arias.<\/div><div class=\"image-analysis\"><\/div>                <div class=\"bullets\"><\/div>\n            <\/div>\n\n\n\n<p>Ce qui est certain, c'est qu'ils ont commenc\u00e9 \u00e0 les envoyer \u00e0 leurs \u00e9pouses, \u00e0 leurs filles et \u00e0 leurs s\u0153urs dans la communaut\u00e9 et \u00e0 les apporter en cadeau \u00e0 leur retour. Ils ont commenc\u00e9 \u00e0 les porter et \u00e0 abandonner le rebozo. L'acceptation g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e de la pa\u00f1oleta semble avoir deux explications. D'une part, le port d'un foulard prouvait que les migrants envoyaient des fonds et des objets de valeur dans leur pays d'origine. C'\u00e9tait un signe de fiert\u00e9 et de r\u00e9ussite et cela valait la peine de faire le \"sacrifice de la migration\". D'autre part, il permettait de rompre avec le langage du rebozo en ce qui concerne le statut matrimonial des femmes. Dans les communaut\u00e9s des Valles Centrales, jusqu'\u00e0 aujourd'hui, les femmes doivent porter le ch\u00e2le en fonction de leur statut matrimonial, c\u00e9libataire ou mari\u00e9e, cat\u00e9gories dans lesquelles la plupart des femmes \u00e9taient traditionnellement plac\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>Le foulard a permis de rompre avec ce code. Cette rupture \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 n\u00e9cessaire. Comme l'a soulign\u00e9 Julia, avec la pa\u00f1oleta, les femmes ne se distinguaient plus par leur \u00e9tat civil, ce qui a permis aux m\u00e8res c\u00e9libataires comme elle de se sentir plus \u00e0 l'aise, une situation qui s'est fortement accentu\u00e9e dans toutes les communaut\u00e9s. Ainsi, il est aujourd'hui impossible de conna\u00eetre l'\u00e9tat civil d'une femme \u00e0 San Bartolom\u00e9, ce qui n'est pas le cas dans les autres communaut\u00e9s des Valles.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 San Bartolom\u00e9, il existe deux ou trois ateliers o\u00f9 les foulards sont vendus et o\u00f9 une grande vari\u00e9t\u00e9 de v\u00eatements est fabriqu\u00e9e \u00e0 partir de ces foulards : des blouses de diff\u00e9rents styles, <em>sommets<\/em>jupes, jupes, robes. \u00c0 Tlacolula, il existe un atelier, \"Tlacolula a flor de piel\", o\u00f9 des v\u00eatements \u00e0 la mode sont confectionn\u00e9s avec le tissu des \u00e9charpes : blouses, robes de tous les jours et de f\u00eate, <em>sommets<\/em>, <em>short<\/em> et des accessoires : sacs, porte-monnaie, bandeaux, sandales. La propri\u00e9taire est Laura Garc\u00eda, dipl\u00f4m\u00e9e en gestion d'entreprise, et les articles et v\u00eatements sont promus sur Facebook.<a class=\"anota\" id=\"anota1\" data-footnote=\"1\">1<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>Mais dans les ateliers et dans certaines maisons de San Bartolom\u00e9, Magdalena Teitipac et San Marcos Tlapazola, outre les v\u00eatements en tissu, des blouses et des robes pour toutes les occasions sont confectionn\u00e9es \u00e0 partir de tissus industriels. Dans un atelier de San Bartolom\u00e9, des rouleaux de tissu venaient d'arriver, envoy\u00e9s, selon la propri\u00e9taire, par son fournisseur du Chiapas. On dit aussi que les tissus proviennent d'usines de l'\u00c9tat de Mexico.<\/p>\n\n\n\n<p>Les chemisiers sont faits de tissus synth\u00e9tiques, souvent transparents et de brocart, de couleurs vives, d\u00e9cor\u00e9s de dentelle industrielle ; d'autres chemisiers ont des fleurs brod\u00e9es \u00e0 la machine, qui rappellent les huipiles. Les jupes, au-dessous du genou, sont \u00e9galement faites de tissus synth\u00e9tiques, dans des couleurs vives comme le violet, le jaune, l'or, le vert, le bleu, le rouge et, dans une moindre mesure, l'\u00e9cossais, comme les jupes \u00e0 carreaux.<\/p>\n\n\n<div class=\"image-slider\">\n                <div class=\"frame\">\n                    <div class=\"picture\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageGallery\">\n                        <figure itemprop=\"associatedMedia\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageObject\" class=\"slider-element\">\n                              <a href=\"https:\/\/archive.org\/download\/encartesvol2num4\/img_patricia_arias_del_rebozo_a_la_panoleta_7.jpg\" itemprop=\"contentUrl\" data-size=\"480\u200ax640\" data-index=\"0\" data-caption=\"Pa\u00f1oletas. Fotograf\u00eda de Patricia Arias.\" >\n                                <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/archive.org\/download\/encartesvol2num4\/img_patricia_arias_del_rebozo_a_la_panoleta_7.jpg\" itemprop=\"thumbnail\">\n                                <i class=\"fa fa-expand expand\" aria-hidden=\"true\"><\/i>\n                            <\/a>\n                            <\/figure>                    <\/div>    \n                <\/div>\n                    <div class=\"caption\">Foulards. Photographie de Patricia Arias.<\/div><div class=\"image-analysis\"><\/div>                <div class=\"bullets\"><\/div>\n            <\/div>\n\n\n\n<p>Toutes les jupes sont pliss\u00e9es et les plis sont repass\u00e9s avant d'\u00eatre cousus. Les jupes sont fabriqu\u00e9es en trois tailles (petite, moyenne et grande), sans ceinture ni fermeture. Une robe est confectionn\u00e9e en cousant un chemisier \u00e0 une jupe. Les robes, les chemisiers et les jupes sont confectionn\u00e9s \u00e0 San Bartolom\u00e9, mais il y a aussi des personnes qui les confectionnent dans les autres communaut\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>Les clients du secteur de l'habillement invoquent plusieurs raisons pour justifier le port de v\u00eatements fabriqu\u00e9s \u00e0 partir de mat\u00e9riaux industriels. Tout d'abord, les mat\u00e9riaux. Pour elles, les tissus synth\u00e9tiques pr\u00e9sentent des avantages par rapport aux fibres naturelles : il existe une grande vari\u00e9t\u00e9 de couleurs vives, les tissus ne se froissent pas, ne se repassent pas et ne se tachent pas comme le coton. Deuxi\u00e8mement, les jupes pliss\u00e9es sans ceinture ni fermeture sont faciles \u00e0 enfiler et \u00e0 porter. Il en va de m\u00eame pour les robes pliss\u00e9es. Elles repr\u00e9sentent une \u00e9volution de l'\u00e9charpe qui \u00e9tait maintenue en place par des ceintures.<\/p>\n\n\n\n<p>Il faut dire que les femmes des communaut\u00e9s des pi\u00e9monts ne portent pas de pantalons. Ils ne sont port\u00e9s que par les femmes c\u00e9libataires qui vont travailler loin et pendant de longues p\u00e9riodes. Un exemple : parmi les jeunes femmes de Magdalena Tetipac, qui se rendent \u00e0 Monterrey en tant qu'employ\u00e9es de maison, il est admis qu'elles portent des pantalons, des T-shirts et des vestes. Ces v\u00eatements leur permettent d'\u00eatre reconnues comme des migrantes qui sont revenues dans la communaut\u00e9 pour passer No\u00ebl 2018, mais qui retourneront \u00e0 Monterrey. Celles qui pr\u00e9voyaient de rester ou qui revenaient pour se marier ont cess\u00e9 de porter ces v\u00eatements et ont commenc\u00e9 \u00e0 s'habiller avec la nouvelle tenue \"traditionnelle\" : chemisiers color\u00e9s, fleurs et dentelle, et jupes pliss\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>Troisi\u00e8mement, elles aiment beaucoup pouvoir choisir les tissus et les motifs en fonction de leurs go\u00fbts, de leurs sens et de leurs ressources. Julia a d\u00e9clar\u00e9 qu'elle aimait les grandes fleurs roses et rouges, telles qu'elles \u00e9taient utilis\u00e9es autrefois pour les huipiles, les blouses et les rebozos, et non les couleurs pastel que l'on utilise aujourd'hui. Sa s\u0153ur, qui brode avec une machine \u00e9lectrique et des fils acryliques, confectionne les blouses et brode les tabliers selon ses go\u00fbts.<\/p>\n\n\n<div class=\"image-slider\">\n                <div class=\"frame\">\n                    <div class=\"picture\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageGallery\">\n                        <figure itemprop=\"associatedMedia\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageObject\" class=\"slider-element\">\n                              <a href=\"https:\/\/ia601504.us.archive.org\/35\/items\/encartesvol2num4\/img_patricia_arias_del_rebozo_a_la_panoleta_8.jpg\" itemprop=\"contentUrl\" data-size=\"480\u200ax640\" data-index=\"0\" data-caption=\"Mujer de Quialana con falda, blusa y mandil actuales. Fotograf\u00eda de Patricia Arias.\" >\n                                <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/ia601504.us.archive.org\/35\/items\/encartesvol2num4\/img_patricia_arias_del_rebozo_a_la_panoleta_8.jpg\" itemprop=\"thumbnail\">\n                                <i class=\"fa fa-expand expand\" aria-hidden=\"true\"><\/i>\n                            <\/a>\n                            <\/figure><figure itemprop=\"associatedMedia\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageObject\" class=\"slider-element\">\n                              <a href=\"https:\/\/archive.org\/download\/encartesvol2num4\/img_patricia_arias_del_rebozo_a_la_panoleta_9.jpg\" itemprop=\"contentUrl\" data-size=\"480\u200ax640\" data-index=\"0\" data-caption=\"Servilleta grande de acril\u00e1n. Fotograf\u00eda de Patricia Arias.\" >\n                                <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/archive.org\/download\/encartesvol2num4\/img_patricia_arias_del_rebozo_a_la_panoleta_9.jpg\" itemprop=\"thumbnail\">\n                                <i class=\"fa fa-expand expand\" aria-hidden=\"true\"><\/i>\n                            <\/a>\n                            <\/figure><figure itemprop=\"associatedMedia\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageObject\" class=\"slider-element\">\n                              <a href=\"https:\/\/archive.org\/download\/encartesvol2num4\/img_patricia_arias_del_rebozo_a_la_panoleta_10_thumb.jpg\" itemprop=\"contentUrl\" data-size=\"640\u200ax480\" data-index=\"0\" data-caption=\"Pa\u00f1oleta grande para confeccionar blusa. Fotograf\u00eda de Patricia Arias.\" >\n                                <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/archive.org\/download\/encartesvol2num4\/img_patricia_arias_del_rebozo_a_la_panoleta_10_thumb.jpg\" itemprop=\"thumbnail\">\n                                <i class=\"fa fa-expand expand\" aria-hidden=\"true\"><\/i>\n                            <\/a>\n                            <\/figure>                    <\/div>    \n                <\/div>\n                    <div class=\"caption\">Femme Quialana v\u00eatue d'une jupe moderne, d'un chemisier et d'un tablier. Photographie de Patricia Arias.<\/div><div class=\"image-analysis\"><\/div><div class=\"caption\">Grande serviette en acrylique. Photographie de Patricia Arias.<\/div><div class=\"image-analysis\"><\/div><div class=\"caption\">Grand foulard pour la confection d'un chemisier. Photographie de Patricia Arias.<\/div><div class=\"image-analysis\"><\/div>                <div class=\"bullets\"><\/div>\n            <\/div>\n\n\n\n<p>Julia ne comprenait pas pourquoi les guides de fleurs \u00e9taient color\u00e9s. Pour elle, les guides qui relient les fleurs entre elles dans n'importe quel v\u00eatement sont et doivent \u00eatre verts, car c'est ainsi qu'ils sont dans la nature. Elle ne comprend pas non plus que dans les d\u00e9corations actuelles qu'elle a vues dans les magasins d'Oaxaca, il y ait des arbres maguey. <em>beige<\/em>noir ou rouge. Pour elle, les magueys ne peuvent \u00eatre que verts. Hilda dit pr\u00e9f\u00e9rer les grandes serviettes en acrylique brod\u00e9es de couleurs vives vendues dans les boutiques non touristiques du march\u00e9 d'Oaxaca. Elle les utilise pour couvrir le panier contenant les tlayudas qu'elle vend \u00e0 Tlacolula. Sa m\u00e8re, qui vend du tejate, a fait remarquer qu'elle les pr\u00e9f\u00e9rait \u00e9galement. Comme elles travaillent toutes les deux toute la journ\u00e9e - \"un jour elles les fabriquent, l'autre jour elles vont les vendre\" - les serviettes en acrylique sont faciles \u00e0 laver, s\u00e8chent tr\u00e8s rapidement et ne se repassent pas. Et elles les appr\u00e9cient.<\/p>\n\n\n\n<p>Et bien s\u00fbr, il y a la question cruciale des prix. Un foulard co\u00fbte entre 100 et 200 pesos, un chemisier entre 150 et 350 pesos et une robe entre 650 et 750 pesos ; des prix tr\u00e8s \u00e9loign\u00e9s de ceux qu'elles obtiennent aujourd'hui pour les v\u00eatements qu'elles avaient l'habitude de porter.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">En bref<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"abstract\">Les v\u00eatements actuels des femmes de San Bartolom\u00e9 Quialana et des autres communaut\u00e9s des vall\u00e9es centrales peuvent \u00eatre consid\u00e9r\u00e9s comme une r\u00e9action \u00e0 l'expropriation qu'elles ont subie de leurs v\u00eatements, accessoires, mat\u00e9riaux, usages et esth\u00e9tiques traditionnels. \u00c0 Oaxaca, comme dans d'autres r\u00e9gions touristiques, une partie des consommateurs nationaux et \u00e9trangers demandent et paient des produits, tels que les produits individuels mentionn\u00e9s au d\u00e9but, qui sont fabriqu\u00e9s pour des usages et un ameublement sophistiqu\u00e9s qui privil\u00e9gient les mat\u00e9riaux \"naturels\", les couleurs, les textures, les dimensions et les combinaisons bien choisies. En tant que <em>plus<\/em>Pour ce faire, les consommateurs veulent que les produits aient un sens, c'est-\u00e0-dire qu'ils fassent allusion \u00e0 un suppos\u00e9 symbolisme indig\u00e8ne. Pour ce faire, les productrices indig\u00e8nes ont divis\u00e9 la production qui leur est destin\u00e9e et celle qui est destin\u00e9e au march\u00e9. Elles produisent pour le march\u00e9 ce que le march\u00e9 veut.<\/p>\n\n\n\n<p>Les femmes des vall\u00e9es de Oaxaca ont appris \u00e0 comprendre les int\u00e9r\u00eats, les go\u00fbts et le langage de la client\u00e8le non autochtone, urbaine et touristique, afin de commercialiser leurs produits. Celles qui fabriquent des tlayudas et vendent du tejate font allusion au fait qu'il s'agit de \"produits naturels\" ; les pi\u00e8ces de c\u00e9ramique sont \"comme celles que nos anc\u00eatres utilisaient\" ; les teintures pour les tapis sont \"organiques et naturelles\". Ces arguments s'appliquent \u00e0 ce qu'ils vendent, \u00e0 ce qu'ils donnent aux autres, et non \u00e0 leur propre consommation de biens de base et culturels, tels que les v\u00eatements.<\/p>\n\n\n\n<p>En tant que <em>sapeurs<\/em>Les femmes de San Bartolom\u00e9 Quialana se sont appropri\u00e9 des produits et des mat\u00e9riaux industriels, \u00e0 partir desquels elles ont r\u00e9invent\u00e9 une fa\u00e7on de s'habiller. Dans le cas de la <em>sapeurs<\/em> et St Barth\u00e9lemy, les migrations ont jou\u00e9 un r\u00f4le important dans l'origine des nouveaux modes vestimentaires. Les jeunes Africains ont appris \u00e0 porter et \u00e0 modifier les tenues parisiennes \u00e0 leur retour de la Seconde Guerre mondiale et ont commenc\u00e9 \u00e0 se rendre dans leurs communaut\u00e9s d'origine au Congo, o\u00f9 eux et leurs tenues sont devenus l'objet d'une grande admiration. \u00c0 Saint-Barth\u00e9lemy, l'absence d'hommes a contribu\u00e9 \u00e0 ce que les femmes puissent faire un usage quelque peu transgressif des foulards qui leur \u00e9taient offerts : abandon des ch\u00e2les, cr\u00e9ation de v\u00eatements divers qui sont devenus partie int\u00e9grante de leur style.<\/p>\n\n\n\n<p>Les foulards, qui sont disponibles dans une vari\u00e9t\u00e9 de couleurs vives, sont port\u00e9s de diff\u00e9rentes mani\u00e8res, \u00e0 la fois sur la t\u00eate et autour du cou. Il est important pour elles que, gr\u00e2ce \u00e0 ces foulards, elles ne soient pas identifi\u00e9es par leur statut marital \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 les unions non maritales et les m\u00e8res c\u00e9libataires sont en augmentation. Pour les jeunes femmes des autres communaut\u00e9s, il s'agit d'une r\u00e9alisation des jeunes femmes de San Bartolom\u00e9. Les jupes larges, confortables et d\u00e9cor\u00e9es ont tr\u00e8s bien remplac\u00e9 les enveloppes, sans qu'il soit n\u00e9cessaire de passer \u00e0 des v\u00eatements tels que les pantalons. Elles pr\u00e9f\u00e8rent les jupes et les robes. Les tabliers, qui gardent leurs v\u00eatements propres, ont \u00e9t\u00e9 \"personnalis\u00e9s\" avec des broderies qu'elles aiment et qui ont un sens en termes de couleurs et de motifs. Ils peuvent commander des fleurs dans les tailles, les couleurs et les combinaisons qui leur plaisent. Les couleurs vives, possibles avec les fils acryliques et les laines, sont leurs pr\u00e9f\u00e9r\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>Le chemin suivi par les femmes de San Bartolom\u00e9 n'est peut-\u00eatre pas celui que l'on attendrait d'une trajectoire vestimentaire indig\u00e8ne. Mais il faut admettre que c'est un chemin qui leur a permis de maintenir, avec des produits industriels, une fa\u00e7on de s'habiller, une esth\u00e9tique et des significations propres qui les identifient et dont elles sont fi\u00e8res.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Bibliographie<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Appadurai, Arjun (1991). \u201cIntroducci\u00f3n: las mercanc\u00edas y la pol\u00edtica del valor\u201d, en Arjun Appadurai (ed.), <em>La vida social de las cosas.<\/em> M\u00e9xico: <span class=\"small-caps\">conaculta<\/span>\/Grijalbo.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">B\u00e1ez Cubero, Lourdes y Claudia Hern\u00e1ndez Garc\u00eda (2014). \u201cCambio y continuidad en la tradici\u00f3n textil de la Sierra Norte de Puebla: el caso de la Maseualsiuamej Mosenyolchicauani\u201d, en Alejandro Gonz\u00e1lez Villarruel (coord.), <em>Cambio y continuidad de las organizaciones ind\u00edgenas textiles femeninas. 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Madrid: Taurus.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Friedman, Jonathan (2001). <em>Identidad cultural y proceso global.<\/em> Buenos Aires: Amorrortu.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Galimberti, Alessandra (2013, 3 de febrero). \u201cLas mascadas de San Bartolom\u00e9 Quialana\u201d, en <em>La Jornada Semanal, <\/em>n\u00fam. 935. 3.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Garc\u00eda Canclini (1982). <em>Las culturas populares en el capitalismo.<\/em> M\u00e9xico: Nueva Imagen.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Gondola, Ch. Didier (1999). \u201cDream and Drama: The Search for Elegance among Congolese Youth\u201d, en <em>African Studies Association Review<\/em>, vol. 42, n\u00fam.1, pp. 23-48. https:\/\/doi.org\/10.2307\/525527<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\"><span class=\"small-caps\">inegi<\/span> (2015). <em>Archivo hist\u00f3rico de localidades geoestad\u00edsticas<\/em>. Recuperado de&nbsp;http:\/\/www.beta.inegi.org.mx\/app\/geo2\/ahl\/<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\"><span class=\"small-caps\">inegi<\/span> (2015). <em>Encuesta intercensal.<\/em> Recuperado de https:\/\/www.inegi.org.mx\/programas\/intercensal\/2015\/. Consultado el 18 de julio de 2019.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Johnson, Irmgard W. 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Par\u00eds: Intervalles.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Mexican Migration Project (<span class=\"small-caps\">mmp<\/span>) (2019). <em>Encuesta en cuatro comunidades de los Valles Centrales de Oaxaca: Magdalena Teitipac, San Bartolom\u00e9 Quialana, San Lucas Quiavin\u00ed, Santa Ana del Valle.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Moctezuma Yano, Patricia (2002). <em>Artesanos y artesan\u00edas frente a la globalizaci\u00f3n: Zipiajo, Patamban y Tonal\u00e1.<\/em> Zamora: <span class=\"small-caps\">fonca<\/span>\/El Colegio de San Luis\/El Colegio de Michoac\u00e1n.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Novelo, Victoria (1976). <em>Artesan\u00edas y capitalismo en M\u00e9xico.<\/em> M\u00e9xico: SepSetentas.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">P\u00e9rez Monfort, Ricardo (2007). <em>Expresiones populares y estereotipos culturales en M\u00e9xico. Siglos <span class=\"small-caps\">xix<\/span> et <span class=\"small-caps\">xx<\/span>. Diez ensayos.<\/em> M\u00e9xico: Publicaciones de la Casa Chata.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">S\u00e1nchez Santa Ana, Mar\u00eda Eugenia y P. P\u00e9rez Merino (2014). \u201cAbriendo camino. Mujeres artesanas de la organizaci\u00f3n Ramo Textil de Zinacant\u00e1n, Chiapas\u201d, en Alejandro Gonz\u00e1lez Villarruel (coord.), <em>Cambio y continuidad de las organizaciones ind\u00edgenas textiles femeninas. Del capital social a la tradici\u00f3n textil. <\/em>M\u00e9xico: <span class=\"small-caps\">conaculta<\/span>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Wikipedia (Sin fecha). \u201cLa Sape\u201d. Recuperado de https:\/\/es.wikipedia.org\/wiki\/La_Sape, consultado el 25 de enero de 2019.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p class=\" translation-block\">&lt;L&#039;objectif de cet article est de d\u00e9crire et de comprendre l&#039;habillement actuel des femmes d&#039;une communaut\u00e9 zapot\u00e8que des vall\u00e9es centrales d&#039;Oaxaca, qui ont \u00e9t\u00e9 expropri\u00e9es de leurs v\u00eatements et go\u00fbts traditionnels au profit de sens et d&#039;une esth\u00e9tique qui servent de marqueurs de distinction sociale pour d&#039;autres groupes sociaux. Bien que cela se soit produit dans de nombreuses communaut\u00e9s indig\u00e8nes, nous savons peu de choses sur la mani\u00e8re dont les femmes productrices et utilisatrices ont fait face \u00e0 ce processus. L&#039;exemple de San Bartolom\u00e9 Quialana montre comment les femmes de cette communaut\u00e9, expropri\u00e9es de leurs v\u00eatements traditionnels, se sont appropri\u00e9 des v\u00eatements, des mat\u00e9riaux, des textures et des couleurs industrielles qui leur ont permis de r\u00e9inventer leurs v\u00eatements en fonction de leurs sens, de leur esth\u00e9tique et de leurs ressources. Il s&#039;agit d&#039;une communaut\u00e9 o\u00f9 la migration des hommes vers les \u00c9tats-Unis a \u00e9t\u00e9 associ\u00e9e et, dans une certaine mesure, a facilit\u00e9 la transition des femmes vers les nouveaux v\u00eatements.<\/p>","protected":false},"author":4,"featured_media":31250,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[9],"tags":[496,497,499,500,498,501],"coauthors":[551],"class_list":["post-31247","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-9","tag-distincion","tag-expropiacion","tag-indumentaria","tag-migracion","tag-reinvencion","tag-zapotecas","personas-arias-patricia","numeros-439"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v22.2 - https:\/\/yoast.com\/wordpress\/plugins\/seo\/ -->\n<title>Del rebozo a la pa\u00f1oleta. 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