{"id":30491,"date":"2018-09-21T13:15:00","date_gmt":"2018-09-21T13:15:00","guid":{"rendered":"https:\/\/encartesantropologicos.mx\/wordpress\/?p=30491"},"modified":"2023-11-17T19:07:36","modified_gmt":"2023-11-18T01:07:36","slug":"metodologia-imagen-transporte","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/encartes.mx\/fr\/metodologia-imagen-transporte\/","title":{"rendered":"La m\u00e9thodologie, c'est le mouvement. Propositions pour l'\u00e9tude de l'exp\u00e9rience urbaine des transports en commun \u00e0 partir de l'utilisation des images."},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-heading\">R\u00e9sum\u00e9<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"abstract\">Je pr\u00e9sente une strat\u00e9gie m\u00e9thodologique visant \u00e0 comprendre et \u00e0 analyser les formes objectiv\u00e9es et int\u00e9rioris\u00e9es de la ville \u00e0 partir de l'exp\u00e9rience du transit. Les outils que je partage consid\u00e8rent deux expressions fondamentales de l'exp\u00e9rience : l'exp\u00e9rientiel-pratique et l'imaginaire-r\u00e9f\u00e9rentiel. Je souligne le r\u00f4le cl\u00e9 d'une approche collaborative et dialogique soutenue par l'utilisation et la cr\u00e9ation d'images pour comprendre l'exp\u00e9rience des passants.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"abstract\">Tout au long du texte, je montre quelques croquis interpr\u00e9tatifs pour d\u00e9montrer les possibilit\u00e9s analytiques de la m\u00e9thode qui peut \u00eatre utilis\u00e9e pour identifier les chevauchements entre la ville pratiqu\u00e9e, per\u00e7ue et imagin\u00e9e par diff\u00e9rents passants, dans ce cas les usagers des transports publics dans la zone m\u00e9tropolitaine de Guadalajara.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"abstract\">Mots cl\u00e9s : <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/fr\/tag\/antropologia-visual\/\" rel=\"tag\">anthropologie visuelle<\/a>, <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/fr\/tag\/imaginarios-urbanos\/\" rel=\"tag\">l'imaginaire urbain<\/a>, <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/fr\/tag\/metodologia-colaborativa\/\" rel=\"tag\">m\u00e9thodologie de collaboration<\/a>, <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/fr\/tag\/movilidad\/\" rel=\"tag\">mobilit\u00e9<\/a>, <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/fr\/tag\/psico-geografia\/\" rel=\"tag\">psychog\u00e9ographie<\/a><br><p class=\"en-title\">La m\u00e9thodologie, c'est le mouvement : propositions d'\u00e9tude de l'exp\u00e9rience du transport urbain bas\u00e9es sur l'utilisation de l'image<\/p><\/p>\n\n\n\n<p class=\"abstract en-text\">Je pr\u00e9sente une strat\u00e9gie m\u00e9thodologique qui cherche \u00e0 comprendre et \u00e0 analyser les formes objectiv\u00e9es et int\u00e9rioris\u00e9es de la ville, \u00e0 partir de l'exp\u00e9rience du transit. Les outils que je partage reprennent deux des expressions fondamentales de l'exp\u00e9rience : li\u00e9es \u00e0 la pratique de la vie et \u00e0 l'imaginaire-r\u00e9f\u00e9rentiel. J'insiste sur le r\u00f4le critique que jouent les approximations collaboratives et dialogiques soutenues dans l'utilisation et la cr\u00e9ation d'images pour comprendre l'exp\u00e9rience du transport en commun.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"abstract en-text\">Tout au long du texte, je pr\u00e9sente des mod\u00e8les d'interpr\u00e9tation pour d\u00e9montrer les possibilit\u00e9s de m\u00e9thodes analytiques qui peuvent \u00eatre utilis\u00e9es pour identifier les chevauchements entre la fa\u00e7on dont une vari\u00e9t\u00e9 de personnes en transit - dans ce cas, les usagers des transports publics du m\u00e9tro de Guadalajara - interagissent avec la ville, la per\u00e7oivent et l'imaginent.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"abstract en-text\"><strong>Mots-cl\u00e9s : <\/strong>m\u00e9thodologie collaborative, anthropologie visuelle, mobilit\u00e9, imaginaires urbains, psychog\u00e9ographie.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right abstract\">Il n'y a pas de carte d\u00e9finie pour ces transferts sans fin,<br>o\u00f9 le moyen de transport est<br>plus important que l'environnement.<br>Juan Villoro<br><em>Oblivion : un itin\u00e9raire urbain.<\/em><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Premi\u00e8re localisation : l'origine d'une question de transit<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"abstract translation-block\"><span class=\"dropcap\">Je<\/span> structure cet article sur la base de la similitude d'une strat\u00e9gie m\u00e9thodologique avec une route qui est parcourue, parfois sinueuse et souvent avec des tours et des d\u00e9tours inattendus. Ainsi, je d\u00e9cris cinq lieux diff\u00e9rents et leurs d\u00e9placements cons\u00e9quents, n\u00e9s de la n\u00e9cessit\u00e9 de donner une logique \u00e0 la pratique de la recherche dans l'environnement urbain. Ce faisant, je cherche \u00e0 rendre compte de la mani\u00e8re dont la m\u00e9thodologie de l'anthropologie urbaine doit \u00eatre, en elle-m\u00eame, un mouvement. Comme nous le verrons dans les sections suivantes, ce qui a commenc\u00e9 comme une \u00e9tude de l'exp\u00e9rience pratique du transport en commun s'est transform\u00e9 en une enqu\u00eate sur l'exp\u00e9rience symbolique de cette pratique, pour laquelle l'utilisation de l'image est devenue un \u00e9l\u00e9ment cl\u00e9 d'une strat\u00e9gie de compr\u00e9hension. La raison de ce changement est venue de l'exp\u00e9rience de marcher dans la ville avec un regard anthropologique guid\u00e9 par les regards des passants de tous les jours.<\/p>\n\n\n\n<p>Le premier lieu que je pr\u00e9sente ici co\u00efncide avec l'origine de mon int\u00e9r\u00eat pour l'\u00e9tude de la relation entre les transports quotidiens et les mani\u00e8res d'\u00eatre, de pratiquer et d'imaginer la ville, qui est n\u00e9 de la mani\u00e8re la plus inattendue mais peut-\u00eatre la plus appropri\u00e9e possible : en voyageant dans un v\u00e9hicule de transport public dans la ville o\u00f9 je vis et que j'ai travers\u00e9e depuis mon enfance.<\/p>\n\n\n\n<p>Comme les millions de personnes vivant dans la r\u00e9gion m\u00e9tropolitaine de Guadalajara (<span class=\"small-caps\">amg<\/span>) et beaucoup d'autres qui vivent en ville, j'ai d\u00fb me d\u00e9placer entre les diff\u00e9rents quartiers de la ville pour me d\u00e9velopper en tant que personne.<a class=\"anota\" id=\"anota1\" data-footnote=\"1\">1<\/a> Les transports publics ont \u00e9t\u00e9 - depuis mon adolescence et pendant la majeure partie de ma vie - le moyen le plus abordable de se d\u00e9placer et de mener \u00e0 bien les activit\u00e9s d'\u00e9tude et de travail auxquelles je dois la possibilit\u00e9 d'\u00e9crire ces r\u00e9flexions aujourd'hui.<\/p>\n\n\n\n<p>Lors d'un de ces trajets apparemment insignifiants et fastidieux, un matin \u00e0 l'heure de pointe, je me suis rendu compte qu'il y avait certaines r\u00e9currences dans ce que je percevais jour apr\u00e8s jour comme faisant partie de ma vie quotidienne dans la ville. Dans un petit moment d'\u00e9tranget\u00e9, il m'a sembl\u00e9 percevoir une relation entre les paysages industriels travers\u00e9s par les transports en commun et les visages, les v\u00eatements, les paroles et m\u00eame les pens\u00e9es de ceux d'entre nous qui empruntent cette m\u00eame route tous les jours. Les gens qui avaient l'air d'ouvriers descendaient du bus l\u00e0 o\u00f9 il y avait des industries, ceux qui avaient l'air d'employ\u00e9s de bureau descendaient l\u00e0 o\u00f9 il y avait des b\u00e2timents d'apparence ex\u00e9cutive, ceux qui avaient l'air d'\u00e9tudiants descendaient l\u00e0 o\u00f9 ils pouvaient se rendre \u00e0 leur \u00e9cole. J'avais donc deux premi\u00e8res questions, peut-\u00eatre aussi complexes l'une que l'autre : \"\u00c0 quoi vais-je ressembler ?\" et \"Est-ce que le fait de passer tous les jours par les m\u00eames endroits influencerait d'une mani\u00e8re ou d'une autre la fa\u00e7on dont ceux d'entre nous qui voyageaient dans le v\u00e9hicule de transport public se percevaient eux-m\u00eames et percevaient la ville ?<\/p>\n\n\n\n<p>Je raconte ce pr\u00e9ambule en guise d'introduction car c'est la n\u00e9cessit\u00e9 d'entrer en dialogue qui m'a conduit \u00e0 proposer la m\u00e9thodologie que je pr\u00e9sente dans cet article, comme une possibilit\u00e9 d'identifier les formes objectiv\u00e9es et int\u00e9rioris\u00e9es de l'espace urbain dans l'exp\u00e9rience des passants et des usagers des transports publics. Les premiers dilemmes auxquels j'ai \u00e9t\u00e9 confront\u00e9 \u00e9taient de savoir comment \u00e9tudier ce dont je faisais moi-m\u00eame partie et en quels termes je pouvais construire une d\u00e9finition horizontale de ce qui me semblait \u00eatre un principe de l'ordre de la vie urbaine qui est cr\u00e9\u00e9 et recr\u00e9\u00e9 chaque jour par les pratiques de ceux d'entre nous qui traversent la ville.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette r\u00e9flexion est directement li\u00e9e \u00e0 la discussion sur les m\u00e9thodologies horizontales (Corona et Kaltmeier, 2012) car le dialogue avec les usagers des transports publics m'a permis de d\u00e9velopper une strat\u00e9gie m\u00e9thodologique qui pourrait rendre compte des processus d'intersubjectivit\u00e9 qui sous-tendent l'exp\u00e9rience du transit \u00e0 travers la ville. Pour moi, la rencontre avec les exp\u00e9riences d'autres personnes qui transitent dans la m\u00eame ville que moi a repr\u00e9sent\u00e9 l'opportunit\u00e9 de voir, comme dans un miroir, le visage collectif dont je fais partie en tant qu'habitant de la ville que j'\u00e9tudie. En m\u00eame temps, cela m'a permis de discuter de mes propres conceptions de l'espace urbain et des personnes qui le produisent.<\/p>\n\n\n\n<p>Je reviens \u00e0 ma pratique de recherche pour discuter de la mani\u00e8re dont, en \u00e9tudiant les questions li\u00e9es au mouvement, la m\u00e9thodologie m\u00eame de mon \u00e9tude s'est curieusement form\u00e9e dans le mouvement, comme le d\u00e9crivent Corona et Kaltmeier (2012) en se r\u00e9f\u00e9rant aux particularit\u00e9s que les m\u00e9thodologies horizontales acqui\u00e8rent, en raison de leur int\u00e9r\u00eat pour l'\u00e9tude des processus sociaux plut\u00f4t que pour la d\u00e9finition de v\u00e9rit\u00e9s ou la certification d'id\u00e9es pr\u00e9con\u00e7ues du chercheur.<\/p>\n\n\n\n<p>Mon objectif est de pr\u00e9senter une proposition m\u00e9thodologique qui incorpore divers outils visuels pour une double compr\u00e9hension de l'exp\u00e9rience du transport en commun. Je consid\u00e8re que l'utilisation de la photographie et de la cartographie, en compl\u00e9ment de l'approche ethnographique de l'\u00e9tude des transports en commun, permet des perspectives analytiques qui montrent le processus de construction sociale de la ville dans sa complexit\u00e9 pratique, physique et symbolique.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Deuxi\u00e8me lieu : l'exp\u00e9rience comme vecteur de compr\u00e9hension de l'urbain<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"abstract\">Une fois certain de la pertinence d'aborder l'\u00e9tude de la corr\u00e9lation entre la ville et les passants comme un objet d'\u00e9tude anthropologique, il fallait identifier une porte d'entr\u00e9e globale qui me permette de d\u00e9velopper une strat\u00e9gie m\u00e9thodologique. Il m'a sembl\u00e9 que le mieux \u00e9tait d'aborder ce ph\u00e9nom\u00e8ne par l'\u00e9tude syst\u00e9matique de l'exp\u00e9rience au niveau de la vie quotidienne.<\/p>\n\n\n\n<p>J'entends ici par exp\u00e9rience l'accumulation de connaissances sur le monde social acquises par l'exp\u00e9rience personnelle et\/ou la r\u00e9f\u00e9rence sociale, qui servent \u00e0 leur tour \u00e0 guider les pratiques et les significations que nous attribuons \u00e0 notre vie quotidienne. Alfred Sch\u00fctz a eu recours \u00e0 une typification similaire pour se r\u00e9f\u00e9rer \u00e0 l'acte, d\u00e9fini comme \"une exp\u00e9rience install\u00e9e dans le r\u00e9f\u00e9rentiel disponible de la connaissance de quelque chose de concret, qu'il soit r\u00e9el ou imaginaire\" (Sch\u00fctz, 1932 : 60). Cela signifie que, dans ce type de perspective, il existe deux fa\u00e7ons d'acqu\u00e9rir des connaissances sur le monde social qui orientent nos actes dans la vie quotidienne : par l'exp\u00e9rience et la pratique imm\u00e9diates ou par la r\u00e9f\u00e9rence contextuelle imaginaire ; la premi\u00e8re se nourrit principalement de l'exp\u00e9rience personnelle, la seconde du cadre historico-culturel.<\/p>\n\n\n\n<p>Consid\u00e9rer le r\u00f4le de l'imaginaire comme constitutif de l'exp\u00e9rience r\u00e9f\u00e9rentielle est essentiel, en particulier en ce qui concerne l'urbain. Selon Garc\u00eda Canclini (2007 : 91), \"l'imaginaire se r\u00e9f\u00e8re \u00e0 un champ d'images diff\u00e9renci\u00e9 de l'observable empirique. Les imaginaires correspondent \u00e0 des \u00e9laborations symboliques de ce que nous observons, de ce qui nous effraie ou de ce que nous souhaiterions voir exister\". Cela signifie que, bien qu'il s'agisse d'\u00e9l\u00e9ments diff\u00e9renci\u00e9s de l'observable empirique, ils ne sont pas \u00e9trangers \u00e0 l'exp\u00e9rience empirique ; au contraire, comme le reconnaissent Hiernaux et Lind\u00f3n, ils sont \"une force agissante, et non une simple repr\u00e9sentation, une mani\u00e8re d'assimiler la r\u00e9alit\u00e9 v\u00e9cue et d'agir sur elle\" (2007 : 158).<\/p>\n\n\n\n<p>R\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 la dualit\u00e9 exp\u00e9rience\/r\u00e9f\u00e9rence implique de supposer que ces connaissances sont entrelac\u00e9es, de telle sorte que les exp\u00e9riences personnelles nourrissent les r\u00e9f\u00e9rences sociales et que celles-ci peuvent \u00e0 leur tour pr\u00e9c\u00e9der et d\u00e9finir le type d'exp\u00e9riences personnelles ; il s'agit d'une dialectique continue qui ordonne notre \u00eatre et notre pr\u00e9sence sur le plan de la vie quotidienne. Ainsi comprise, l'exp\u00e9rience dessine le type d'approche que les gens ont de la r\u00e9alit\u00e9, ainsi que le d\u00e9sir ou l'\u00e9vitement que nous avons vis-\u00e0-vis de certaines pratiques, personnes, relations, objets et lieux dans la ville.<\/p>\n\n\n\n<p>L'environnement urbain est un r\u00e9seau de relations sociales, architecturales et symboliques. Ces attributs font de la ville un conglom\u00e9rat de structures socialisantes qui ordonnent et fa\u00e7onnent les personnes qui les pratiquent au quotidien. La ville ne fa\u00e7onne pas les personnes \u00e0 la mani\u00e8re d'une entit\u00e9 sup\u00e9rieure, mais \u00e0 travers le cadre intersubjectif qui pr\u00e9c\u00e8de leurs individualit\u00e9s, produit et reproduit par leurs propres pratiques dans la vie quotidienne, soutenues \u00e0 leur tour par le sens que les personnes leur donnent. C'est pourquoi Fern\u00e1ndez Christlieb (2004 : 14) affirme que \"l'\u00eatre humain est strictement un \u00eatre urbain, parce que l'humanit\u00e9 est d'abord et avant tout une urbanit\u00e9\".<\/p>\n\n\n\n<p>C'est pourquoi divers auteurs ont propos\u00e9 de penser la ville \u00e0 partir de la collectivit\u00e9 qui la caract\u00e9rise, que ce soit comme un mode de vie (Wirth, 1938), un \u00e9tat d'esprit (Park, 1999), une fa\u00e7on de penser (Fern\u00e1ndez, 2004) ou m\u00eame une exp\u00e9rience corporelle (Sennett, 1997). Dans tous les cas, il s'agit de l'appr\u00e9cier comme un processus collectif, intervenant par une s\u00e9rie d'interactions communes et non comme une somme d'\u00e9l\u00e9ments mat\u00e9riels ou un simple sc\u00e9nario dans lequel se d\u00e9roulent des comportements individuels.<\/p>\n\n\n\n<p>Afin d'approcher analytiquement l'exp\u00e9rience, \u00e0 la fois exp\u00e9rientielle et r\u00e9f\u00e9rentielle, de ceux qui traversent la ville, j'ai eu recours aux id\u00e9es du constructionnisme social propos\u00e9es par Berger et Luckmann (2006), \u00e0 partir desquelles le processus d'objectivation de la r\u00e9alit\u00e9 urbaine dans le monde de la vie quotidienne peut \u00eatre analys\u00e9. Ainsi, les sph\u00e8res sociales, physiques et mentales qui constituent la vie urbaine peuvent \u00eatre visualis\u00e9es comme un ensemble d'objets. <em>continuum<\/em> articul\u00e9, dans lequel le transit repr\u00e9sente un dispositif d'internalisation constante des formes, des normes et des symboles. Dans le transit, nous apprenons, renfor\u00e7ons et\/ou r\u00e9futons les exp\u00e9riences r\u00e9f\u00e9rentielles, \u00e0 travers l'exp\u00e9rience personnelle ; ce qui constitue une dialectique entre le v\u00e9cu et le r\u00e9f\u00e9renc\u00e9 d\u00e9crite par des auteurs tels que Castoriadis (2013) en termes de processus dialectique entre l'institu\u00e9 et l'institutionnalisant qui fa\u00e7onne le changement et la permanence de la soci\u00e9t\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Je reprends l'accent mis par Berger et Luckmann (2006 : 37) sur la vie quotidienne en tant que \"r\u00e9alit\u00e9 par excellence\". Pour eux, la vie quotidienne est la r\u00e9alit\u00e9 \u00e0 partir de laquelle nous articulons nos pens\u00e9es et nos actions par rapport au monde social dans lequel nous \u00e9voluons. Cela signifie que c'est \u00e0 partir de l'exp\u00e9rience quotidienne que les gens per\u00e7oivent la ville, interagissent avec elle et l'int\u00e9riorisent, se constituant ainsi en tant qu'\u00eatres urbains, tout en reproduisant l'ordre urbain qui donne un sens aux villes.<\/p>\n\n\n\n<p>Berger et Luckmann ont propos\u00e9 un appareil conceptuel qui s'int\u00e9resse \u00e0 la mani\u00e8re dont la r\u00e9alit\u00e9 est socialement construite. Pour eux, \"l'homme de la rue vit dans un monde qui est pour lui \"r\u00e9el\", bien qu'\u00e0 des degr\u00e9s divers, et \"sait\", avec plus ou moins de certitude, que ce monde poss\u00e8de telles ou telles caract\u00e9ristiques\" (2006 : 11). Par cons\u00e9quent, ils ont soutenu que la sociologie de la connaissance devrait se concentrer principalement sur \"ce que les gens \"savent\" comme \u00e9tant la \"r\u00e9alit\u00e9\" dans leur vie de tous les jours\" (p. 29). Ils ont reconnu ce type de connaissances comme des connaissances de bon sens et y ont trouv\u00e9 le type de connaissances \"sans lesquelles aucune soci\u00e9t\u00e9 ne pourrait exister\" (Berger et Luckmann, 2006 : 29).<\/p>\n\n\n\n<p>L'exp\u00e9rience de la vie quotidienne a \u00e9t\u00e9 un axe r\u00e9current d'articulation th\u00e9orique dans l'\u00e9tude des sph\u00e8res physiques, sociales et mentales des villes. Qu'il s'agisse de travailler sur l'espace, le paysage et le territoire (De Castro, 1997), de situer le plan o\u00f9 les gens pr\u00e9sentent leurs actions \u00e0 travers les interactions (Goffman, 1997) ou de discuter de la formation et de l'action des imaginaires urbains (Ortiz, 2006). Ainsi, par exemple, des propositions d'ethnographie de lieux comme celle de Vergara (2013) utilisent le quotidien comme articulateur des itin\u00e9raires et des voyages que les personnes pratiquent aux \u00e9chelles micro (maison), m\u00e9so (m\u00e9so) et macro (ville).<\/p>\n\n\n\n<p>Dans le cas sp\u00e9cifique de l'exp\u00e9rience du transit, de multiples efforts m\u00e9thodologiques ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9s, dont ma proposition d\u00e9coule. C'est le cas de ce que B\u00fcscher et Urry (2009) appellent les m\u00e9thodes mobiles, un produit de ce qu'ils identifient comme un \"tournant vers la mobilit\u00e9\", caract\u00e9ris\u00e9 par l'identification de nouvelles entit\u00e9s d'\u00e9tude dans le domaine de la vie quotidienne. La proposition de telles m\u00e9thodes vise \u00e0 consid\u00e9rer la valeur du multiple, du chaotique et du complexe qui se produit dans l'espace entre l'ici et l'ailleurs qui repr\u00e9sentent habituellement l'origine et la destination des points g\u00e9ographiques o\u00f9 se situent les sc\u00e9narios d'\u00e9tude anthropologique. Pour ce type de proposition, le voyage lui-m\u00eame est l'objet d'\u00e9tude.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour B\u00fcscher et Urry (2009), les m\u00e9thodes de recherche sont suppos\u00e9es \u00eatre mobiles dans deux sens : d'une part, celles qui cherchent \u00e0 suivre les formes interd\u00e9pendantes et intermittentes du mouvement physique des personnes, des images, des informations et des objets (Sheller et Urry, 2006) et, d'autre part, celles qui visent \u00e0 s'adapter \u00e0 l'organisation sociale du mouvement en cons\u00e9quence du mouvement avec et par les partenaires de la recherche. Dans ce dernier cas, il s'agit d'enqu\u00eates sur la mani\u00e8re dont les personnes, les objets, les informations et les id\u00e9es se d\u00e9placent et se mobilisent en interaction avec d'autres, r\u00e9v\u00e9lant une grammaire de l'ordre social, \u00e9conomique et politique (Sheller et Urry, 2006 : 103). Ce qui est int\u00e9ressant dans ces deux sens, c'est la description et l'analyse des m\u00e9thodes utilis\u00e9es par les gens pour atteindre et coordonner les orientations et les normes dans le monde social dans lequel ils se d\u00e9placent.<\/p>\n\n\n\n<p>L'une des fa\u00e7ons les plus courantes d'appliquer ces m\u00e9thodes est de suivre des personnes en mouvement \u00e0 l'aide de techniques telles que le <em>l'ombre<\/em> ou l'ombrage (Alyanak <em>et al<\/em>1980), afin d'identifier leurs relations avec des lieux ou des \u00e9v\u00e9nements au cours de leurs d\u00e9placements dans la ville. Un exemple de ce type d'exercice peut \u00eatre trouv\u00e9 dans le travail de Jir\u00f3n et Mansilla (2014), dans lequel ils utilisent l'ombrage pour rendre compte des cons\u00e9quences de la fragmentation de l'urbanisme dans la vie quotidienne des passants de la ville de Santiago du Chili.<\/p>\n\n\n\n<p>Il existe \u00e9galement des techniques qui se concentrent sur l'engagement dans des mod\u00e8les de mouvement au fur et \u00e0 mesure que la recherche se d\u00e9roule, comme le suivi (Morris, 2004), qui, contrairement au suivi, implique une relation plus directe avec les partenaires de recherche en les immergeant dans leurs visions du monde. Il se caract\u00e9rise souvent par des entretiens men\u00e9s au cours des d\u00e9placements, au cours desquels des descriptions d\u00e9taill\u00e9es de ce qui est per\u00e7u, ressenti et signifi\u00e9 sont demand\u00e9es aux partenaires de recherche. Ces types d'outils sont basiques, mais ils deviennent plus complexes en fonction des besoins anthropologiques et des questions de la recherche, impliquant dans certains cas l'utilisation d'outils technologiques, visuels, textuels ou cartographiques, comme dans le travail de B\u00fcscher (2006) sur la perception du paysage et l'intervention au Royaume-Uni.<\/p>\n\n\n\n<p>Une strat\u00e9gie m\u00e9thodologique pour \u00e9tudier le transit et sa signification ordonnatrice dans la vie urbaine peut varier en termes de techniques employ\u00e9es, mais je sugg\u00e8re que celles-ci s'articulent autour de l'examen des trois sph\u00e8res cl\u00e9s dans lesquelles l'exp\u00e9rience se produit : le mat\u00e9riel, correspondant \u00e0 l'exp\u00e9rience de ce qui est per\u00e7u ; le social, li\u00e9 \u00e0 l'exp\u00e9rience de ce qui est pratiqu\u00e9 ; et le symbolique, li\u00e9 \u00e0 l'exp\u00e9rience de ce qui est imagin\u00e9. Ces trois sph\u00e8res sont interconnect\u00e9es de mani\u00e8re co-constitutive et ne peuvent \u00eatre s\u00e9par\u00e9es qu'en termes analytiques, \u00e9tant donn\u00e9 que, dans la r\u00e9alit\u00e9, elles se produisent et existent comme un seul et m\u00eame ph\u00e9nom\u00e8ne.<\/p>\n\n\n\n<p>Je propose de consid\u00e9rer ces trois sph\u00e8res en m'appuyant sur Henri Lefevbre, qui consid\u00e9rait l'existence de trois types d'espace : 1) l'espace per\u00e7u (r\u00e9el-objectif), 2) l'espace con\u00e7u (des experts, des scientifiques et des planificateurs) et 3) l'espace v\u00e9cu (de l'imaginaire et du symbolique, \u00e0 l'int\u00e9rieur d'une existence mat\u00e9rielle).<a class=\"anota\" id=\"anota2\" data-footnote=\"2\">2<\/a> Je reprends l'expression de cette trialectique pour rendre compte du processus par lequel les individus int\u00e9riorisent la ville qu'ils pratiquent, mais dans ce cas je suis int\u00e9ress\u00e9 \u00e0 penser plus en termes d'exp\u00e9rience que d'espace ; je choisis donc de parler du per\u00e7u, du pratiqu\u00e9 et de l'imagin\u00e9. J'utilise diff\u00e9rents adjectifs pour d\u00e9finir l'exp\u00e9rience parce que je consid\u00e8re, par exemple, que parler de l'espace con\u00e7u comme l'espace des experts rel\u00e8ve d'un plan analytique diff\u00e9rent de celui que je souhaite montrer ici. Une autre raison est d'\u00e9viter les probl\u00e8mes que la similitude des adjectifs \"perceived\" et \"conceived\" traduits en anglais \u00e0 partir de la proposition originale de Lefebvre peut engendrer ; \u00e0 des fins pratiques, il me semble qu'il est pr\u00e9f\u00e9rable de parler du per\u00e7u, du pratiqu\u00e9 et de l'imagin\u00e9 en m\u00eame temps que de l'exp\u00e9rience.<\/p>\n\n\n\n<p>Afin d'aborder les trois sph\u00e8res mentionn\u00e9es ci-dessus, je propose : 1) la lecture du paysage urbain \u00e0 travers l'enregistrement syst\u00e9matique de ses r\u00e9gularit\u00e9s pendant le transit \u00e0 partir d'itin\u00e9raires strat\u00e9giques ; 2) la pratique du transit urbain pour reconna\u00eetre les mod\u00e8les rituels, les codes et les normes d'interaction typiques de la vie quotidienne \u00e0 partir du mouvement ; 3) l'externalisation et l'objectivation des \u00e9l\u00e9ments de la vie urbaine que les passants gardent int\u00e9rioris\u00e9s comme faisant partie de leurs imaginaires urbains, et 4) la d\u00e9finition et le partage de l'exp\u00e9rience et des significations attribu\u00e9es \u00e0 la ville \u00e0 partir du point de vue des passants eux-m\u00eames.<\/p>\n\n\n<div class=\"image-slider\">\n                <div class=\"frame\">\n                    <div class=\"picture\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageGallery\">\n                        <figure itemprop=\"associatedMedia\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageObject\" class=\"slider-element\">\n                              <a href=\"https:\/\/archive.org\/download\/imagen-1\/imagen-1.png\" itemprop=\"contentUrl\" data-size=\"677x509\" data-index=\"0\" data-caption=\"Imagen 1. Componentes de la experiencia transe\u00fante y t\u00e9cnicas asociadas a su estudio\" >\n                                <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/archive.org\/download\/imagen-1\/imagen-1.png\" itemprop=\"thumbnail\">\n                                <i class=\"fa fa-expand expand\" aria-hidden=\"true\"><\/i>\n                            <\/a>\n                            <\/figure>                    <\/div>    \n                <\/div>\n                    <div class=\"caption\">Composantes de l'exp\u00e9rience du spectateur et techniques associ\u00e9es \u00e0 son \u00e9tude.<\/div><div class=\"image-analysis\"><\/div>                <div class=\"bullets\"><\/div>\n            <\/div>\n\n\n\n<p>Dans les sections suivantes, je pr\u00e9sente quelques-unes des situations qui ont donn\u00e9 lieu \u00e0 la strat\u00e9gie m\u00e9thodologique que j'ai \u00e9voqu\u00e9e, ainsi que quelques r\u00e9flexions sur les techniques utilis\u00e9es pour enregistrer l'exp\u00e9rience du passage. J'insiste sur le type d'information qui \u00e9mane de leur utilisation et sur la mani\u00e8re dont deux types d'exp\u00e9riences diff\u00e9rentes se croisent dans le travail d'un m\u00eame chercheur : celle de l'observateur du passant et celle du passant quotidien. Le chercheur qui \u00e9tudie la circulation quotidienne est avant tout un passant, ce qui apporte un certain nombre de d\u00e9fis et d'atouts \u00e0 la recherche.<\/p>\n\n\n\n<p>Comme nous le verrons, l'\u00e9tude et l'analyse de l'exp\u00e9rience du transit \u00e0 l'aide d'outils ethnographiques, dans mon cas, ont conduit \u00e0 la n\u00e9cessit\u00e9 de penser et de typifier la diversit\u00e9 de l'exp\u00e9rience au-del\u00e0 de son aspect exp\u00e9rientiel, afin de penser \u00e0 ses composantes r\u00e9f\u00e9rentielles. Cela signifie que toute exp\u00e9rience n'est pas d\u00e9finie en termes personnels et\/ou individuels, mais que souvent l'exp\u00e9rience socio-r\u00e9f\u00e9rentielle fa\u00e7onne et filtre de tels types d'exp\u00e9rience en transit. L'utilisation de l'image est devenue essentielle pour mieux comprendre comment les deux types d'exp\u00e9rience s'articulent dans la vie quotidienne. Cela a \u00e9t\u00e9 particuli\u00e8rement le cas dans la reconnaissance du r\u00f4le de l'apparence et de la perception dans l'exp\u00e9rience et la cat\u00e9gorisation sociale des passants, ce qui sera discut\u00e9 dans les sections suivantes.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Troisi\u00e8me lieu : la ville telle qu'elle est per\u00e7ue et pratiqu\u00e9e (l'observation des transports en commun et l'entretien semi-structur\u00e9).<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"abstract\">Dans mon cas, et tr\u00e8s probablement dans celui de nombreux sp\u00e9cialistes de la culture urbaine, l'observation sert \u00e0 re-conna\u00eetre la ville que l'on pratique et dans laquelle on a \u00e9t\u00e9 socialis\u00e9. La re-connaissance implique la possibilit\u00e9 de se familiariser \u00e0 nouveau avec des aspects de la vie urbaine \u00e0 partir d'un regard \u00e9trange et n\u00e9cessairement curieux (jamais \u00e0 partir de z\u00e9ro), de sorte que l'observation et les enregistrements qui en d\u00e9coulent probl\u00e9matisent et d\u00e9stabilisent le regard normalis\u00e9 du chercheur. Je qualifierai cet exercice d'observation en transit, sans avoir l'intention d'ajouter une technique de plus au tiroir d\u00e9j\u00e0 bien rempli des multiples techniques existantes, mais plut\u00f4t pour souligner que, dans ce cas, l'observation participante n\u00e9cessite le transit comme logique d'articulation.<\/p>\n\n\n\n<p>La recherche que j'ai men\u00e9e s'int\u00e9ressant \u00e0 la perception et \u00e0 l'exp\u00e9rience du transport dans le territoire urbain, j'ai envisag\u00e9 la possibilit\u00e9 d'\u00e9tudier en profondeur cinq lignes de transport public \u00e0 l'aller et au retour.<a class=\"anota\" id=\"anota3\" data-footnote=\"3\">3<\/a> J'ai s\u00e9lectionn\u00e9 des itin\u00e9raires qui passent par les diff\u00e9rents points cardinaux de la ville : nord-sud, est-ouest, sud-ouest-nord-est, nord-ouest-sud-est et un itin\u00e9raire p\u00e9riph\u00e9rique. La carte 1 pr\u00e9sente les itin\u00e9raires suivis par ces itin\u00e9raires ; comme on le verra, ils r\u00e9pondent \u00e0 l'objectif de contraster la diversit\u00e9 des paysages de la ville en fonction de ses points cardinaux. J'ai cherch\u00e9 \u00e0 approcher les itin\u00e9raires \u00e0 trois heures diff\u00e9rentes et \u00e0 diff\u00e9rents jours de la semaine, afin d'identifier les variations dans les interactions, les types de pi\u00e9tons et les conditions des zones travers\u00e9es par les diff\u00e9rents itin\u00e9raires de transport public.<\/p>\n\n\n<div class=\"image-slider\">\n                <div class=\"frame\">\n                    <div class=\"picture\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageGallery\">\n                        <figure itemprop=\"associatedMedia\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageObject\" class=\"slider-element\">\n                              <a href=\"https:\/\/ia601500.us.archive.org\/19\/items\/tabla-1_201809\/tabla-1.png\" itemprop=\"contentUrl\" data-size=\"917x229\" data-index=\"0\" data-caption=\"Tabla 1. Propuesta de rutas a estudiar seg\u00fan recorridos cardinales.\" >\n                                <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/ia601500.us.archive.org\/19\/items\/tabla-1_201809\/tabla-1.png\" itemprop=\"thumbnail\">\n                                <i class=\"fa fa-expand expand\" aria-hidden=\"true\"><\/i>\n                            <\/a>\n                            <\/figure>                    <\/div>    \n                <\/div>\n                    <div class=\"caption\">Tableau 1. Proposition d'itin\u00e9raires \u00e0 \u00e9tudier en fonction des itin\u00e9raires cardinaux.<\/div><div class=\"image-analysis\"><\/div>                <div class=\"bullets\"><\/div>\n            <\/div>\n\n\n<div class=\"image-slider\">\n                <div class=\"frame\">\n                    <div class=\"picture\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageGallery\">\n                        <figure itemprop=\"associatedMedia\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageObject\" class=\"slider-element\">\n                              <a href=\"https:\/\/ia801504.us.archive.org\/1\/items\/imageneslmsm\/Mapa%201.jpeg\" itemprop=\"contentUrl\" data-size=\"749x573\" data-index=\"0\" data-caption=\"Fuente: http:\/\/rutasgdl.com\/. Consultado el 10 de diciembre del 2014.\" >\n                                <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/ia801504.us.archive.org\/1\/items\/imageneslmsm\/Mapa%201.jpeg\" itemprop=\"thumbnail\">\n                                <i class=\"fa fa-expand expand\" aria-hidden=\"true\"><\/i>\n                            <\/a>\n                            <\/figure>                    <\/div>    \n                <\/div>\n                    <div class=\"caption\">Source : http:\/\/rutasgdl.com\/. Consult\u00e9 le 10 d\u00e9cembre 2014.<\/div><div class=\"image-analysis\"><\/div>                <div class=\"bullets\"><\/div>\n            <\/div>\n\n\n\n<p>Au cours des visites, j'ai principalement observ\u00e9 l'apparence des personnes (\u00e2ge, sexe, teint, v\u00eatements), le type de paysage (fa\u00e7ades architecturales, v\u00e9g\u00e9tation, routes, v\u00e9hicules, arr\u00eats de bus, publicit\u00e9) et les interactions entre les utilisateurs (symboles, avis, normes implicites et explicites, discussions informelles).<\/p>\n\n\n\n<p>Lorsque mes observations ont commenc\u00e9 \u00e0 r\u00e9p\u00e9ter ce que j'avais d\u00e9j\u00e0 vu sur plusieurs itin\u00e9raires, j'ai d\u00e9cid\u00e9 de modifier la logique dans laquelle je les faisais. Ainsi, j'ai choisi de poursuivre l'observation en transit, mais cette fois dans la logique de me laisser porter par la curiosit\u00e9 et le hasard. Les trajets al\u00e9atoires m'ont permis de corroborer mes observations initiales et de rompre avec les limites que m'imposait le fait de voyager le long d'un itin\u00e9raire complet. A certaines occasions, par exemple, j'ai eu la curiosit\u00e9 de descendre \u00e0 des arr\u00eats o\u00f9 beaucoup de gens descendaient, pour appr\u00e9cier les itin\u00e9raires vers lesquels la plupart des gens se reportaient et les caract\u00e9ristiques de ces espaces de report. La d\u00e9rive (Pellicer, Rojas et Vivas, 2013) m'a permis de satisfaire cette curiosit\u00e9. Comme le montre l'image 2, la forme des itin\u00e9raires emprunt\u00e9s par la d\u00e9rive est souvent confuse et ne transmet pas l'id\u00e9e d'un itin\u00e9raire fonctionnel ; le contour de ces itin\u00e9raires refl\u00e8te plut\u00f4t le hasard et la curiosit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Enfin, j'ai effectu\u00e9 trois visites en suivant l'itin\u00e9raire d'usagers des transports publics collaborant au projet ; j'ai ainsi pu v\u00e9rifier si, dans un itin\u00e9raire commun, j'appr\u00e9ciais les m\u00eames aspects de l'interaction et les m\u00eames caract\u00e9ristiques du paysage. En outre, j'ai profit\u00e9 de l'occasion pour parler avec les trois personnes de ce qu'elles consid\u00e9raient comme r\u00e9current dans leurs trajets quotidiens, des acteurs qu'elles avaient l'habitude de voir, des lieux qu'elles traversaient et de leurs opinions sur le service et le trajet en g\u00e9n\u00e9ral.<\/p>\n\n\n<div class=\"image-slider\">\n                <div class=\"frame\">\n                    <div class=\"picture\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageGallery\">\n                        <figure itemprop=\"associatedMedia\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageObject\" class=\"slider-element\">\n                              <a href=\"https:\/\/ia801504.us.archive.org\/1\/items\/imageneslmsm\/imagen-2.png\" itemprop=\"contentUrl\" data-size=\"985x773\" data-index=\"0\" data-caption=\"\" >\n                                <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/ia801504.us.archive.org\/1\/items\/imageneslmsm\/imagen-2.png\" itemprop=\"thumbnail\">\n                                <i class=\"fa fa-expand expand\" aria-hidden=\"true\"><\/i>\n                            <\/a>\n                            <\/figure>                    <\/div>    \n                <\/div>\n                    <div class=\"caption\"><\/div><div class=\"image-analysis\"><\/div>                <div class=\"bullets\"><\/div>\n            <\/div>\n\n\n\n<p>L'observation des transports en commun permet d'enregistrer les mod\u00e8les communs d'interaction et les normes d'utilisation des transports publics par le biais de notes \u00e9crites dans un journal de terrain, \u00e9tay\u00e9es par des photographies qui aident \u00e0 collecter les r\u00e9currences dans le paysage et les interactions. La photographie, dans ce cas, sert \u00e0 cr\u00e9er un enregistrement ethnographique et un r\u00e9cit plus d\u00e9taill\u00e9s, en s'appuyant sur la forme des trajets comme guide pour ordonner et donner un sens \u00e0 l'exp\u00e9rience. Le lendemain de chaque promenade, je m'asseyais devant mon ordinateur et transformais mes notes t\u00e9l\u00e9graphiques en un journal de terrain. Dans une fen\u00eatre de mon ordinateur, j'ouvrais la carte de mon itin\u00e9raire et, dans une autre, mon dossier de photographies ; au moment d'\u00e9crire, les photographies s\u00e9quenc\u00e9es et la carte m'aidaient \u00e0 me souvenir d'\u00e9l\u00e9ments que je n'avais pas not\u00e9s dans mon carnet et, d'une certaine mani\u00e8re, \u00e0 revivre le voyage.<\/p>\n\n\n\n<p>Les notes g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par ces observations peuvent faire appara\u00eetre des r\u00e9currences et des contrastes tr\u00e8s r\u00e9v\u00e9lateurs. Par exemple, dans le cas de la <span class=\"small-caps\">amg<\/span>Le paysage est tr\u00e8s contrast\u00e9 le long d'un m\u00eame itin\u00e9raire de transport public, au point de g\u00e9n\u00e9rer un sentiment d'\u00e9tranget\u00e9 au sein m\u00eame de la ville. Les photographies prises le long du parcours, plac\u00e9es dans l'ordre de succession, nous permettent d'identifier des contrastes qui peuvent \u00eatre clairement associ\u00e9s \u00e0 des fronti\u00e8res symboliques. Dans les images ci-dessous, je pr\u00e9sente l'un des r\u00e9sultats de la collection de photographies en transit ; dans ce cas, le contraste entre les fa\u00e7ades architecturales de deux points cardinaux diff\u00e9rents de la ville peut \u00eatre reconnu. <span class=\"small-caps\">amg<\/span>.<a class=\"anota\" id=\"anota4\" data-footnote=\"4\">4<\/a><\/p>\n\n\n<div class=\"image-slider\">\n                <div class=\"frame\">\n                    <div class=\"picture\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageGallery\">\n                        <figure itemprop=\"associatedMedia\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageObject\" class=\"slider-element\">\n                              <a href=\"https:\/\/ia801504.us.archive.org\/1\/items\/imageneslmsm\/imagen-3.png\" itemprop=\"contentUrl\" data-size=\"826x407\" data-index=\"0\" data-caption=\"Imagen 3. Fachadas en la zona oriente de la AMG, en el municipio de Guadalajara. Fuente: Colecci\u00f3n Christian O. Grimaldo. Fotograf\u00eda tomada en el trayecto de la ruta 51-C.\" >\n                                <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/ia801504.us.archive.org\/1\/items\/imageneslmsm\/imagen-3.png\" itemprop=\"thumbnail\">\n                                <i class=\"fa fa-expand expand\" aria-hidden=\"true\"><\/i>\n                            <\/a>\n                            <\/figure><figure itemprop=\"associatedMedia\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageObject\" class=\"slider-element\">\n                              <a href=\"https:\/\/ia801504.us.archive.org\/1\/items\/imageneslmsm\/imagen-4.png\" itemprop=\"contentUrl\" data-size=\"826x408\" data-index=\"0\" data-caption=\"Imagen 4. Fachadas en la zona poniente de la AMG, en el municipio de Zapopan Fuente: Colecci\u00f3n Christian O. Grimaldo. Fotograf\u00eda tomada en el trayecto de la ruta 51-C.\" >\n                                <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/ia801504.us.archive.org\/1\/items\/imageneslmsm\/imagen-4.png\" itemprop=\"thumbnail\">\n                                <i class=\"fa fa-expand expand\" aria-hidden=\"true\"><\/i>\n                            <\/a>\n                            <\/figure>                    <\/div>    \n                <\/div>\n                    <div class=\"caption\">Image 3 : Fa\u00e7ades dans la partie orientale de la MGA, dans la municipalit\u00e9 de Guadalajara. Source : Collection Christian O. Grimaldo : Collection Christian O. Grimaldo. Photographie prise sur le trac\u00e9 de la route 51-C.<\/div><div class=\"image-analysis\"><\/div><div class=\"caption\">Image 4 : Fa\u00e7ades de la zone ouest de l'AMG, dans la municipalit\u00e9 de Zapopan Source : Collection Christian O. Grimaldo. Photographie prise sur le trac\u00e9 de la route 51-C.<\/div><div class=\"image-analysis\"><\/div>                <div class=\"bullets\"><\/div>\n            <\/div>\n\n\n\n<p>Dans mon journal de terrain, j'ai racont\u00e9 mon exp\u00e9rience de voyage dans la zone de l'image 4 :<\/p>\n\n\n\n<p class=\"large-quote\">J'oserais dire que de tous les itin\u00e9raires que j'ai observ\u00e9s jusqu'\u00e0 pr\u00e9sent, c'est sur celui-ci, et en particulier dans cette zone [\u00e0 l'ouest], que je ressens un plus grand sentiment d'\u00e9loignement, une sorte de barri\u00e8re \u00e0 ma pr\u00e9sence. Lorsque je regarde le contenu des panneaux publicitaires de la zone, je reconnais qu'ils annoncent des produits ou des \u00e9tablissements qui ne correspondent pas \u00e0 mon style de vie, et il en va de m\u00eame pour les concessionnaires de voitures de luxe qui semblent \u00eatre une constante commerciale. La sensation se r\u00e9p\u00e8te lorsque le camion traverse des rues bord\u00e9es par les longs murs des lotissements exclusifs qui se prot\u00e8gent du regard des passants. Ici, je me sens comme un intrus.<\/p>\n\n\n\n<p>En l'absence d'une notion de l'itin\u00e9raire et de son r\u00e9cit respectif, les photographies perdent leur sens et deviennent d\u00e9cousues. Comme l'affirment Ard\u00e9vol et Munta\u00f1ola (2004 : 24) :<\/p>\n\n\n\n<p class=\"large-quote\">Penser la photographie \u00e0 partir du regard, c'est reconna\u00eetre que la relation entre notre regard et l'image implique notre exp\u00e9rience, notre m\u00e9moire et notre connaissance du monde, et que dans cette relation complexe, l'image nous fournit de nouvelles informations et de nouvelles connaissances.<\/p>\n\n\n\n<p>Ard\u00e9vol et Monta\u00f1ola compl\u00e8tent la citation pr\u00e9c\u00e9dente en disant que \"penser l'image comme un regard nous conduit aussi au sujet, \u00e0 nous demander comment nous sommes regard\u00e9s et \u00e0 reconna\u00eetre le regard de l'autre\" (2004 : 24). Cela nous am\u00e8ne \u00e0 un deuxi\u00e8me apport de l'observation en transit que j'ai d\u00e9couvert \u00e0 l'occasion d'une difficult\u00e9 technique. Il s'agit de la r\u00e9ponse \u00e0 un doute extr\u00eamement important pour moi depuis le d\u00e9but de ma recherche : l'image que les autres usagers avaient de moi. Tout a commenc\u00e9 avec les occasions o\u00f9 il m'\u00e9tait impossible de m'asseoir, une fois \u00e0 bord du bus, pour prendre des notes calmement, ce que j'ai r\u00e9solu en essayant d'imiter les strat\u00e9gies des autres acteurs du bus :<\/p>\n\n\n\n<p class=\"large-quote\">Pour prendre quelques notes, j'ai eu recours \u00e0 la posture corporelle que j'ai vue chez les guitaristes dans les camions. Pieds \u00e9cart\u00e9s, genoux l\u00e9g\u00e8rement fl\u00e9chis et taille appuy\u00e9e sur les si\u00e8ges ou les montants de l'appareil. Cela m'a aid\u00e9 \u00e0 garder l'\u00e9quilibre, m\u00eame si cela n'a pas enti\u00e8rement r\u00e9solu l'inconfort de l'\u00e9criture (Christian O. Grimaldo. Journal de terrain. lundi 25 mai 2015).<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s avoir emprunt\u00e9 des itin\u00e9raires pendant un certain temps, j'ai remarqu\u00e9 que ma pratique de la prise de notes \u00e0 bord du camion passait inaper\u00e7ue, ce que je trouvais tr\u00e8s confortable. J'ai compris plus tard que cela \u00e9tait d\u00fb au fait que mon sac \u00e0 dos et mes postures corporelles de prise de notes \u00e9taient tr\u00e8s similaires \u00e0 celles utilis\u00e9es par les \"checadores\". Il s'agit de personnes charg\u00e9es de surveiller les diff\u00e9rentes lignes, notamment en termes d'horaires et de distribution obligatoire de tickets aux usagers. Ces personnes se pr\u00e9sentent aussi g\u00e9n\u00e9ralement avec un carnet ou une tablette sur laquelle elles prennent des notes.<\/p>\n\n\n\n<p>Il est courant que lorsqu'un \"checador\" monte \u00e0 bord d'un v\u00e9hicule de transport public, il demande \u00e0 l'usager son billet, ce qui se traduit par une recherche anxieuse de celui-ci parmi ses affaires. On dit que, s'il ne le montre pas, le \"checador\" peut demander \u00e0 l'usager de d\u00e9barquer, bien que je n'aie jamais vu cela se produire. Apr\u00e8s avoir pris conscience de cette similitude avec mon apparence, je me suis rendu compte que, parfois, lorsque les gens me voyaient \u00e0 bord, debout et prenant des notes, ils cherchaient leur billet avec le d\u00e9sespoir de quelqu'un qui ne veut pas \u00eatre d\u00e9barqu\u00e9 du bus, et j'ai m\u00eame remarqu\u00e9 que, parfois, ils adoptaient l'attitude d\u00e9guis\u00e9e de quelqu'un qui n'a pas trouv\u00e9 son billet et qui ne veut pas \u00eatre vu. Mon corps et mon apparence ont transmis aux autres quelque chose d'inattendu pour moi, le contexte du bus m'a transform\u00e9 pour certains en \"contr\u00f4leur\". Comprendre que je ne passais pas inaper\u00e7ue, mais que j'\u00e9tais confuse, m'a amen\u00e9e \u00e0 repenser mon travail anthropologique.<\/p>\n\n\n\n<p>Le fait de r\u00e9aliser, \u00e0 partir de ma propre exp\u00e9rience, que dans la ville, le contexte personnifie et, surtout, que ce n'est que sur la base de mon apparence que je pouvais me faire passer aux yeux des autres pour ce que je n'\u00e9tais pas, m'a amen\u00e9 \u00e0 remettre en question la valeur des enregistrements que j'avais effectu\u00e9s. Mes notes \u00e9taient pleines d'observations dans lesquelles je supposais que certains sujets avaient tel ou tel r\u00f4le en fonction de leur apparence, et je me rendais compte maintenant que dans de nombreux cas, cela ne correspondait pas \u00e0 leur r\u00e9alit\u00e9 concr\u00e8te et individuelle. Mais il \u00e9tait d'autant plus important de reconna\u00eetre le r\u00f4le de nos perceptions des autres et leur corr\u00e9lation avec le contexte urbain que nous traversons. Ce qui r\u00e9git notre comportement dans l'espace public cesserait-il d'\u00eatre r\u00e9el simplement parce que nous ne le remarquons pas tout le temps ?<\/p>\n\n\n\n<p>C'est ici que le retour aux id\u00e9es de Berger et Luckmann a pris un sens qui a guid\u00e9 ma recherche, puisque, dans l'\u00e9tude des interactions entre l'homme et la femme, il s'agit d'une question qui n'est pas toujours facile \u00e0 r\u00e9soudre. <em>\u00e0<\/em> la rue et les conceptions <em>de<\/em> Dans la rue, il importe peu en soi que la r\u00e9alit\u00e9 de l'apparence corresponde \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 factuelle, mais c'est le fait que cette r\u00e9alit\u00e9 per\u00e7ue ordonne les pratiques de ceux qui per\u00e7oivent, en donnant un sens \u00e0 quelque chose qui pourrait tr\u00e8s bien \u00eatre lu comme une interaction de l'imaginaire. Cela signifie que l'exp\u00e9rience exp\u00e9rientielle n'est jamais s\u00e9par\u00e9e de l'exp\u00e9rience r\u00e9f\u00e9rentielle, et que c'est souvent cette derni\u00e8re qui limite les exp\u00e9riences exp\u00e9rientielles.<\/p>\n\n\n\n<p>L'ordre urbain dans lequel nous vivons est soutenu plus qu'il n'y para\u00eet par l'imaginaire urbain, en raison de la complexit\u00e9 et de l'immensit\u00e9 des interactions fugaces qui se produisent dans la rue. Pour donner du sens aux rencontres avec l'inconnu et l'inattendu, les gens articulent une r\u00e9alit\u00e9 urbaine qui repose sur un imaginaire construit \u00e0 l'image et \u00e0 la ressemblance de la culture urbaine dans laquelle nous sommes socialis\u00e9s ; en m\u00eame temps, cette ville acquiert des formes mat\u00e9rielles qui correspondent \u00e0 l'imaginaire que nous nourrissons chaque jour. Le processus n'est pas lin\u00e9aire et c'est pr\u00e9cis\u00e9ment la confrontation de cette composante imaginaire avec l'exp\u00e9rience v\u00e9cue qui permet de transformer mat\u00e9riellement et socialement la ville ou, le cas \u00e9ch\u00e9ant, de la r\u00e9affirmer.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour donner une valeur intersubjective \u00e0 cette strat\u00e9gie, l'observation ne suffit pas ; un dialogue avec les autres est n\u00e9cessaire pour articuler les exp\u00e9riences. J'ai donc entrepris de rencontrer d'autres usagers des transports publics qui pourraient partager leurs exp\u00e9riences avec moi, ce qui m'a amen\u00e9 \u00e0 trouver diff\u00e9rentes mani\u00e8res d'enregistrer leurs exp\u00e9riences en termes physiques, sociaux et symboliques.<\/p>\n\n\n\n<p>Avec les acteurs identifi\u00e9s, j'ai entrepris de mener des conversations sous forme d'entretiens semi-structur\u00e9s, o\u00f9 j'ai pu en apprendre davantage sur la biographie et les exp\u00e9riences d'usagers aux profils divers. Avec cette technique, j'ai approfondi les normes explicites et implicites d'interaction dans les bus, la reconnaissance des lieux dans la ville et leur association avec ce qui est craint ou d\u00e9sir\u00e9, le sentiment d'appartenance \u00e0 certaines zones, les sch\u00e9mas de socialisation inh\u00e9rents au voyage en bus et l'exp\u00e9rience de leurs trajets quotidiens.<\/p>\n\n\n\n<p>Les premi\u00e8res conversations m'ont conduit au d\u00e9veloppement et \u00e0 la mise en \u0153uvre de la partie suivante de la strat\u00e9gie, plus ax\u00e9e sur la compr\u00e9hension du r\u00f4le que les perceptions de la ville jouent dans la construction de typologies des personnes qui se d\u00e9placent dans la ville. Selon les collaborateurs eux-m\u00eames, les transports publics repr\u00e9sentent un moyen de conna\u00eetre la diversit\u00e9 de la ville. Lorsque je les ai interrog\u00e9s sur ce qu'ils consid\u00e9raient comme les le\u00e7ons tir\u00e9es de l'utilisation des transports publics, des r\u00e9ponses telles que les suivantes ont \u00e9merg\u00e9 :<a class=\"anota\" id=\"anota5\" data-footnote=\"5\">5<\/a><\/p>\n\n\n<div class=\"audiobox entrevista\"><h3>Extrait de l'entretien avec Donato<\/h3><iframe loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/archive.org\/embed\/entrevistaslmem\/Audio Donato%2C p16.mp3\" width=\"320\" height=\"32\" frameborder=\"0\" align=\"left\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\"><\/iframe><\/div>\n\n\n\n<p class=\"large-quote\">Vous apprenez \u00e0 conna\u00eetre les lieux, les rues, les avenues, les quartiers, vous prenez le bus et vous apprenez \u00e0 conna\u00eetre la ville d'un c\u00f4t\u00e9 \u00e0 l'autre. Vous prenez le bus et vous apprenez \u00e0 conna\u00eetre la ville d'un c\u00f4t\u00e9 \u00e0 l'autre. Comme vous suivez normalement un itin\u00e9raire et que vous connaissez plus ou moins la routine de ce camion, vous changez soudainement de travail ou de c\u00f4t\u00e9 et vous vous habituez \u00e0 prendre cet itin\u00e9raire, vous reconnaissez aussi des endroits diff\u00e9rents, que parfois vous ne reconnaissez pas en voiture parce que vous suivez toujours les avenues les plus droites, mais pas dans le camion, qui vous emm\u00e8ne dans diff\u00e9rents quartiers. [On voit] comment ils vivent et \u00e0 quoi ressemblent les quartiers, \u00e0 quoi ressemblent les quartiers de diff\u00e9rents c\u00f4t\u00e9s (Donato, 59 ans, agent commercial).<\/p>\n\n\n\n<p>D'autres ont soulign\u00e9 que l'utilisation des transports publics facilite la reconnaissance des autres dans la ville par le simple fait de les percevoir. Ce n'est pas le cas avec les autres modes de transport, en particulier les voitures. Pour Adam,<\/p>\n\n\n<div class=\"audiobox entrevista\"><h3>Extrait de l'entretien avec Adam<\/h3><iframe loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/archive.org\/embed\/entrevistaslmem\/Audio Adan p16.mp3\" width=\"320\" height=\"32\" frameborder=\"0\" align=\"left\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\"><\/iframe><\/div>\n\n\n\n<p class=\"large-quote\">[Les transports publics] vous rapprochent des gens, je veux dire, si vous \u00eates dans une voiture toute votre vie, vous n'aurez rien d'autre \u00e0 vivre que les murs de la voiture, mais si vous vous d\u00e9placez dans les transports publics, m\u00eame si vous ne les connaissez pas, m\u00eame si vous ne leur parlez pas, vous les voyez, n'est-ce pas ? Et vous percevez leurs probl\u00e8mes, vous percevez s'ils sont en col\u00e8re, s'ils sont heureux, s'ils sont press\u00e9s, en d'autres termes, vous percevez beaucoup de choses sur eux et m\u00eame s'ils ne vous parlent pas de leur vie, vous pouvez en savoir un peu plus sur les gens simplement en montant dans un bus (Ad\u00e1n, 20 ans, \u00e9tudiant d'une universit\u00e9 priv\u00e9e).<\/p>\n\n\n\n<p>La corr\u00e9lation entre la mat\u00e9rialit\u00e9 des zones et le sentiment de s\u00e9curit\u00e9 a \u00e9t\u00e9 mentionn\u00e9e explicitement dans plusieurs exp\u00e9riences, comme dans l'opinion de Bertha lorsqu'elle se r\u00e9f\u00e8re \u00e0 une zone de la ville o\u00f9 elle se sent calme :<\/p>\n\n\n<div class=\"audiobox entrevista\"><h3>Extrait de l'interview de Bertha<\/h3><iframe loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/archive.org\/embed\/entrevistaslmem\/Audio Bertha%2C p16-1.mp3\" width=\"320\" height=\"32\" frameborder=\"0\" align=\"left\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\"><\/iframe><\/div>\n\n\n\n<p class=\"large-quote\">[J'aime le quartier de Providencia et Terranova], je pense qu'il est tr\u00e8s s\u00fbr, on peut vraiment se promener avec son t\u00e9l\u00e9phone et tr\u00e8s calmement, on rencontre des gens et... pas tous, mais la plupart d'entre eux sont amicaux, ou ils prom\u00e8nent leur chien en laisse, donc ils sont tr\u00e8s polis. J'aime [j'attribue cela \u00e0] l'infrastructure, qui... J'aime aussi, je veux dire que c'est propre, il n'y a pas de graffitis, il n'y a pas tant de d\u00e9chets, je vois parfois la police tra\u00eener, pas beaucoup, mais j'ai vu des voitures de patrouille passer. Je ne sais pas, je pense que c'est aussi la partie de... en tant que personnes avec de bonnes ressources, pouvez-vous dire \u00e7a ? donc vous savez qu'ils ne vont rien vous faire, parce qu'ils n'ont pas besoin de vous faire quoi que ce soit (Bertha, 22 ans, \u00e9tudiante d'une universit\u00e9 priv\u00e9e).<\/p>\n\n\n\n<p>Bertha elle-m\u00eame m'a fait part de sa pr\u00e9f\u00e9rence pour l'utilisation des services de transport public de luxe offerts par la ligne. <span class=\"small-caps\">tur<\/span>La premi\u00e8re est que la ligne qu'il emprunte habituellement dispose de cam\u00e9ras de s\u00e9curit\u00e9 \u00e0 bord ; la seconde est li\u00e9e \u00e0 la m\u00e9fiance qu'il \u00e9prouve \u00e0 l'\u00e9gard de ce qu'il per\u00e7oit comme un type particulier d'usagers qui n'utilisent pas habituellement ce type de transport public, et qu'il d\u00e9crit comme suit :<\/p>\n\n\n<div class=\"audiobox entrevista\"><h3>Extrait de l'interview de Bertha<\/h3><iframe loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/archive.org\/embed\/entrevistaslmem\/Audio Bertha%2C p17-2.mp3\" width=\"320\" height=\"32\" frameborder=\"0\" align=\"left\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\"><\/iframe><\/div>\n\n\n\n<p class=\"large-quote\">Je vais para\u00eetre m\u00e9chante, je ne le dis jamais, mais comme si, des gens qui sont tr\u00e8s sombres et laids, je ne sais pas comment d\u00e9finir la laideur, mais... laids. Et ils ont des coiffures ridicules que j'ai vues, ils mettent beaucoup de gel ici *pointe ses tempes* oh non, horrible ! !! je ne sais pas pourquoi ils font \u00e7a... mais je ne sais pas, ils portent des pantalons larmoyants et je ne sais pas, des chemises l\u00e2ches, ou quand ils ont une casquette ou... ils ont une casquette et puis ils portent une autre casquette ici sur leur veste (Bertha, 22 ans, \u00e9tudiante \u00e0 l'universit\u00e9 priv\u00e9e).<\/p>\n\n\n\n<p>M\u00eame sur son propre parcours, Bertha distingue des usagers auxquels elle fait plus confiance que d'autres, en fonction des zones. Dans son discours, des corr\u00e9lations apparaissent entre les zones, les apparences et les sensations telles que la peur ou la s\u00e9curit\u00e9. Dans la zone qu'elle consid\u00e8re comme s\u00fbre, elle d\u00e9crit les usagers comme suit :<\/p>\n\n\n<div class=\"audiobox entrevista\"><h3>Extrait de l'interview de Bertha<\/h3><iframe loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/archive.org\/embed\/entrevistaslmem\/Audio Bertha%2C p17-3.mp3\" width=\"320\" height=\"32\" frameborder=\"0\" align=\"left\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\"><\/iframe><\/div>\n\n\n\n<p class=\"large-quote\">J'ai presque toujours l'impression qu'ils sont comme des travailleurs, alors ils portent, je ne sais pas, une chemise boutonn\u00e9e ? et je ne sais pas, un uniforme ou ils sentent beaucoup de parfum, ils viennent de prendre un bain (Bertha, 22 ans, \u00e9tudiante \u00e0 l'universit\u00e9 priv\u00e9e).<\/p>\n\n\n\n<p>La partie dangereuse de l'itin\u00e9raire a \u00e9t\u00e9 associ\u00e9e \u00e0 des personnes d'apparence diff\u00e9rente :<\/p>\n\n\n<div class=\"audiobox entrevista\"><h3>Extrait de l'interview de Bertha<\/h3><iframe loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/archive.org\/embed\/entrevistaslmem\/Audio Bertha%2C p17-4.mp3\" width=\"320\" height=\"32\" frameborder=\"0\" align=\"left\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\"><\/iframe><\/div>\n\n\n\n<p class=\"large-quote\">Eh bien, avec des jeans ou, je ne sais pas, des sweat-shirts ou des personnes qui, j'imagine, font le m\u00e9nage dans les maisons... comme lorsque vous arrivez \u00e0 la Plaza del Sol et que vous faites demi-tour, comme sur l'Avenida Obsidiana, il y a beaucoup de femmes qui descendent l\u00e0, elles sont comme des femmes de m\u00e9nage, je pense, je ne sais pas, je ne suis pas s\u00fbre, un peu plus humbles (Bertha, 22 ans, \u00e9tudiante \u00e0 l'universit\u00e9 priv\u00e9e).<\/p>\n\n\n\n<p>Aur\u00e9lia, une autre collaboratrice, m'a fait part de son int\u00e9r\u00eat pour la connaissance de zones diff\u00e9rentes de celles qu'elle traversait habituellement au cours de ses voyages ; dans sa description, elle \u00e9tait curieuse de percevoir les diff\u00e9rences physiques et interactionnelles d'une zone qu'elle reconnaissait comme discriminatoire :<\/p>\n\n\n<div class=\"audiobox entrevista\"><h3>Extrait de l'entretien avec Aur\u00e9lia<\/h3><iframe loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/archive.org\/embed\/entrevistaslmem\/Audio Aurelia%2C p18.mp3\" width=\"320\" height=\"32\" frameborder=\"0\" align=\"left\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\"><\/iframe><\/div>\n\n\n\n<p class=\"large-quote\">J'aimerais conna\u00eetre les quartiers riches comme Andares, Pal\u00e1cio... comment s'appelle l'autre ? Puerta de Hierro et des choses comme \u00e7a, mais pour voir \u00e0 quel point les gens sont diff\u00e9rents ou... comment ils se d\u00e9placent ou comment ils me traitent, je ne sais pas, ils disent qu'ils traitent tr\u00e8s mal ceux d'entre nous qui ne sont pas de l\u00e0-bas (Aurelia, 22 ans, \u00e9tudiante dans une universit\u00e9 publique).<\/p>\n\n\n\n<p>Lorsque j'ai interrog\u00e9 Aur\u00e9lia sur la mani\u00e8re dont elle imaginait ces quartiers riches, elle a mentionn\u00e9 des attributs esth\u00e9tiques qui caract\u00e9risaient aussi bien les corps que les formes architecturales. Elle a distingu\u00e9 les habitants du quartier qu'elle consid\u00e9rait comme privil\u00e9gi\u00e9 m\u00eame dans leur couleur de peau et a remarqu\u00e9 : \"m\u00eame s'ils sont bruns, je ne sais pas, je n'ai pas l'impression qu'ils sont comme le brun que j'ai\". Cela continue \u00e0 renforcer le lien apparent entre le per\u00e7u et l'imagin\u00e9 \u00e0 propos de certains quartiers de la ville.<\/p>\n\n\n\n<p>D'autres t\u00e9moignages, comme celui d'Elda, architecte de profession, m'ont sugg\u00e9r\u00e9 des lectures auto-r\u00e9flexives sur le statut de classe des transports publics dans le pays. <span class=\"small-caps\">amg<\/span>. Elle a rappel\u00e9 que la premi\u00e8re fois qu'elle a utilis\u00e9 les transports publics, elle a menti \u00e0 sa famille pour pouvoir monter \u00e0 bord, parce qu'il y avait des restrictions tr\u00e8s claires sur leur utilisation, principalement en raison de l'imaginaire n\u00e9gatif attribu\u00e9 \u00e0 la fois au service et aux personnes qui l'utilisent :<\/p>\n\n\n<div class=\"audiobox entrevista\"><h3>Extrait de l'entretien avec Elda<\/h3><iframe loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/archive.org\/embed\/entrevistaslmem\/Audio Elda%2C p18.mp3\" width=\"320\" height=\"32\" frameborder=\"0\" align=\"left\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\"><\/iframe><\/div>\n\n\n\n<p class=\"large-quote\">Je viens d'une famille de la classe moyenne, de la classe moyenne sup\u00e9rieure, dans laquelle... eh, on m'a appris que le bus est pour les pauvres, d'accord ? donc tu ne peux pas monter dans un bus, parce que tu n'es pas pauvre, tu sais, cet imaginaire super fort que nous avons, donc parfois je mentais \u00e0 ma m\u00e8re parce que j'\u00e9tais choqu\u00e9e qu'ils aillent \u00e0 l'\u00e9cole pour me chercher parce que \u00e7a semblait \u00eatre une perte de temps, d'argent ; ma m\u00e8re se plaignait de la circulation et puis \"pourquoi tu viens me chercher\", d'accord ? Ne vous compliquez pas la vie, laissez-moi prendre le bus pour rentrer. Il y a donc eu une confrontation d'id\u00e9ologies dans ce sens, parce que ma m\u00e8re voyait cela comme \"ils vont te violer, ils vont te voler, le bus est dangereux, les gens ind\u00e9sirables montent\", etc.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce type d'exp\u00e9riences et d'opinions m'a conduit \u00e0 la partie suivante de la m\u00e9thodologie, plus ax\u00e9e sur l'approfondissement des liens entre la forme que prend la ville dans leur imaginaire, les endroits o\u00f9 ils identifient des limites perceptuelles et la relation que leur r\u00f4le de passants joue dans la construction de ces typifications, consid\u00e9r\u00e9es comme des antichambres de l'action et de l'exp\u00e9rience.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Quatri\u00e8me lieu : l'exp\u00e9rience de la ville imagin\u00e9e (cartes mentales)<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"abstract\">Une fois conscient de la valeur de la perception et des apparences dans les significations que nous attachons \u00e0 la ville et \u00e0 l'urbain, j'ai \u00e9t\u00e9 confront\u00e9 \u00e0 la n\u00e9cessit\u00e9 de formuler un moyen d'identifier les formes objectiv\u00e9es des imaginaires urbains d'autres passants. En m\u00eame temps, je devais mettre en dialogue la perception que j'avais du paysage et les interactions des usagers des transports publics.<\/p>\n\n\n\n<p>De l'observation des d\u00e9placements et des entretiens semi-structur\u00e9s, j'ai tir\u00e9 un ordre possible dans le paysage et les interactions qui correspond \u00e0 certaines mani\u00e8res de pratiquer et de s'identifier dans la ville. Comme l'affirme Reguillo (2000 : 87) : \"la diff\u00e9renciation des perceptions et des usages de l'espace-temps g\u00e9n\u00e8re divers programmes d'action qui, \u00e0 leur tour, d\u00e9finissent <em>r\u00e9gions d'interaction<\/em>\"Ce sont elles, dans une large mesure, qui nous permettent de comprendre les sch\u00e9mas de diff\u00e9renciation et de s\u00e9gr\u00e9gation urbaines dans un espace public que l'on suppose g\u00e9n\u00e9ralement homog\u00e8ne. La forme que nous attribuons \u00e0 la ville \u00e0 partir de notre perception est importante dans la mesure o\u00f9 elle est directement li\u00e9e \u00e0 la mani\u00e8re dont nous la pratiquons.<\/p>\n\n\n\n<p>L'expression de la forme de la ville dans la conception d'un individu et les traits collectifs qui en \u00e9mergent ont \u00e9t\u00e9 d'une importance capitale pour la compr\u00e9hension de la culture urbaine. Le d\u00e9veloppement d'une proposition analytique sur les images de la ville par Lynch en 1960 (Lynch, 2008) et de cartes cognitives par Downs et Stea en 1970 correspond \u00e0 la n\u00e9cessit\u00e9 de construire des informations sur les fa\u00e7ons dont les sujets configurent le sens des villes qu'ils pratiquent. Pour reprendre les termes de Downs et Stea :<\/p>\n\n\n\n<p class=\"large-quote\">La cartographie cognitive est un processus compos\u00e9 d'une s\u00e9rie de transformations psychologiques par lesquelles une personne acquiert, encode, stocke, m\u00e9morise et d\u00e9code des informations sur les emplacements relatifs et les attributs des ph\u00e9nom\u00e8nes dans son environnement spatial quotidien (Downs et Stea, 1974 : 312).<\/p>\n\n\n\n<p>Les cartes mentales peuvent \u00eatre exprim\u00e9es de diff\u00e9rentes mani\u00e8res, y compris par la narration et la repr\u00e9sentation graphique, en pr\u00e9sentant des sites et des \u00e9v\u00e9nements dispos\u00e9s dans une s\u00e9quence qui est rendue significative par le fait d'\u00eatre reli\u00e9e par une ligne ou un chemin. Cela signifie que ce qui rend la cartographie subjective est l'acte de penser et d'articuler une s\u00e9rie de points connect\u00e9s ou d\u00e9connect\u00e9s sur un plan (physique ou mental), afin de donner un sens \u00e0 l'exp\u00e9rience ou aux pratiques urbaines. Les itin\u00e9raires, les tactiques, la biographie, les marqueurs \u00e9motionnels, les temps, sont autant de coordonn\u00e9es de sens et l'utilisation de ce type de cartes permet donc d'externaliser et d'objectiver les processus de singularisation de la ville.<\/p>\n\n\n\n<p>Les cartes mentales encouragent les gens \u00e0 donner \u00e0 la ville une forme significative, cr\u00e9\u00e9e \u00e0 partir de leurs exp\u00e9riences. Pour obtenir ces repr\u00e9sentations, j'ai donn\u00e9 \u00e0 chaque participant une feuille blanche, un crayon de bois, une gomme et un taille-crayon. J'ai commenc\u00e9 par la consigne suivante : \"Je vais vous demander de dessiner sur cette feuille une carte de la ville o\u00f9 vous vivez, de ce que vous consid\u00e9rez comme votre ville et des endroits que vous reconnaissez le mieux dans cette ville. Vous pouvez commencer o\u00f9 vous voulez et ajouter ce que vous voulez. Si vous avez besoin de plus de feuilles, vous pouvez en prendre autant que n\u00e9cessaire\". Il a ensuite remis \u00e0 chaque personne une petite pile de feuilles blanches et lui a pr\u00e9cis\u00e9 qu'elle pouvait prendre autant de temps qu'elle le souhaitait pour travailler sur sa carte. Dans tous les cas, les cartes ont \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9es lors de s\u00e9ances individuelles, uniquement en ma pr\u00e9sence.<\/p>\n\n\n\n<p>Il ne faut pas oublier que, bien qu'il s'agisse de repr\u00e9sentations r\u00e9alis\u00e9es par des sujets individuels sur la base de leur perception et de leur exp\u00e9rience de la vie urbaine, ces expressions cartographiques r\u00e9v\u00e8lent des sch\u00e9mas d'int\u00e9riorisation de la ville en fonction du type d'itin\u00e9raires que chacun des passants effectue. Ainsi, les cartes mentales permettent de g\u00e9n\u00e9rer des typologies \u00e0 partir de ce qui est partag\u00e9 par les passants eux-m\u00eames.<\/p>\n\n\n<div class=\"image-slider\">\n                <div class=\"frame\">\n                    <div class=\"picture\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageGallery\">\n                        <figure itemprop=\"associatedMedia\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageObject\" class=\"slider-element\">\n                              <a href=\"https:\/\/ia801504.us.archive.org\/1\/items\/imageneslmsm\/imagen-5.png\" itemprop=\"contentUrl\" data-size=\"664x499\" data-index=\"0\" data-caption=\"Imagen 4. Mapa mental de Ad\u00e1n. Fuente: Colecci\u00f3n Christian O. Grimaldo, 2015.\" >\n                                <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/ia801504.us.archive.org\/1\/items\/imageneslmsm\/imagen-5.png\" itemprop=\"thumbnail\">\n                                <i class=\"fa fa-expand expand\" aria-hidden=\"true\"><\/i>\n                            <\/a>\n                            <\/figure>                    <\/div>    \n                <\/div>\n                    <div class=\"caption\">Image 4 : La carte mentale d'Adam. Source : Collection Christian O. Grimaldo, 2015 : Collection Christian O. Grimaldo, 2015.<\/div><div class=\"image-analysis\"><\/div>                <div class=\"bullets\"><\/div>\n            <\/div>\n\n\n\n<p>L'image 4 montre un exemple de la valeur analytique des cartes heuristiques. Dans ce cas, il s'agit de la carte cr\u00e9\u00e9e par Adam, un \u00e9tudiant d'une universit\u00e9 priv\u00e9e. Comme on peut le voir, sa repr\u00e9sentation de la ville correspond au type de trajet qu'il effectue chaque jour sur la ligne 1 du m\u00e9tro l\u00e9ger. En effet, dans l'image qu'il a cr\u00e9\u00e9e, la ville est articul\u00e9e sur la base des deux lignes de m\u00e9tro l\u00e9ger existantes, caract\u00e9ris\u00e9es par des voies qui traversent la feuille verticalement et horizontalement. Un d\u00e9tail important est la pr\u00e9sence de la l\u00e9gende \"-$\" \u00e0 l'est et de la l\u00e9gende \"+$\" \u00e0 l'ouest de la repr\u00e9sentation. Dans l'imaginaire d'Adam et dans sa description narrative, les diff\u00e9rences saisies dans les images 2 et 3 pr\u00e9sent\u00e9es dans la section pr\u00e9c\u00e9dente sont repr\u00e9sent\u00e9es, ce qui montre que les diff\u00e9rences dans le paysage sont en corr\u00e9lation avec les significations attribu\u00e9es aux marqueurs de classe socio-\u00e9conomique.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans l'exemple suivant, je pr\u00e9sente la carte cr\u00e9\u00e9e par Fausto, un ma\u00e7on qui n'a pas d'itin\u00e9raire pr\u00e9d\u00e9fini en raison de son m\u00e9tier. Ses itin\u00e9raires durent aussi longtemps que les projets pour lesquels il est engag\u00e9. Il a \u00e9t\u00e9 le premier \u00e0 m'expliquer pourquoi la route 380, qui longe le circuit Perif\u00e9rico de la <span class=\"small-caps\">amg<\/span>est associ\u00e9e \u00e0 une forte pr\u00e9sence d'usagers ma\u00e7ons, car la configuration de l'itin\u00e9raire leur permet de se rendre dans diff\u00e9rentes parties de la ville avec peu de correspondances.<a class=\"anota\" id=\"anota6\" data-footnote=\"6\">6<\/a> En m'expliquant sa repr\u00e9sentation, il m'a dit que, pour lui, \"la ville est comme une roue de bicyclette, les avenues sont les rayons et le Perif\u00e9rico est la jante\".<\/p>\n\n\n<div class=\"image-slider\">\n                <div class=\"frame\">\n                    <div class=\"picture\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageGallery\">\n                        <figure itemprop=\"associatedMedia\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageObject\" class=\"slider-element\">\n                              <a href=\"https:\/\/ia801504.us.archive.org\/1\/items\/imageneslmsm\/imagen-6.png\" itemprop=\"contentUrl\" data-size=\"647x487\" data-index=\"0\" data-caption=\"Imagen 5. Mapa mental de Fausto. Colecci\u00f3n: Colecci\u00f3n Christian O. Grimaldo, 2015.\" >\n                                <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/ia801504.us.archive.org\/1\/items\/imageneslmsm\/imagen-6.png\" itemprop=\"thumbnail\">\n                                <i class=\"fa fa-expand expand\" aria-hidden=\"true\"><\/i>\n                            <\/a>\n                            <\/figure>                    <\/div>    \n                <\/div>\n                    <div class=\"caption\">Image 5 : Carte mentale de Faust. Collection : Collection Christian O. Grimaldo, 2015.<\/div><div class=\"image-analysis\"><\/div>                <div class=\"bullets\"><\/div>\n            <\/div>\n\n\n\n<p>La forme urbaine repr\u00e9sent\u00e9e sur les cartes m'a permis non seulement d'identifier des conceptions du tissu urbain qui correspondaient aux observations que j'avais faites dans les transports, mais aussi de trouver des parall\u00e8les avec ma fa\u00e7on d'organiser la strat\u00e9gie m\u00e9thodologique. En regardant la carte de Fausto, je me suis rendu compte que la disposition qu'elle pr\u00e9sentait \u00e9tait tr\u00e8s similaire \u00e0 la strat\u00e9gie que j'avais propos\u00e9e d\u00e8s le d\u00e9but pour \u00e9tudier le paysage urbain \u00e0 partir de ses diff\u00e9rents points cardinaux, comme on peut le voir sur la carte 1. <span class=\"small-caps\">amg<\/span> en faisant le moins de trajets possible. Cela est d'autant plus logique que la morphologie de la ville de Guadalajara est concentrique, et que 80% des lignes de transport public circulent dans le centre-ville que lui et moi pratiquons (Caracol Urbano, 2014).<\/p>\n\n\n\n<p>Sur les 17 cartes mentales produites par les contributeurs, dans deux cas seulement, l'influence des d\u00e9placements sur l'image que les passants se font de la ville n'est pas aussi \u00e9vidente, mais elle en fait indubitablement partie. Dans ces deux cas, les contributeurs n'ont repr\u00e9sent\u00e9 que la zone proche du quartier o\u00f9 ils habitent ; la raison en est que c'est dans ce fragment de la ville qu'ils se sentent dans ce qu'ils d\u00e9finissent comme leur ville ; surtout, ce qui fait la diff\u00e9rence avec le reste de la ville, c'est que c'est dans ce fragment qu'ils se reposent de la circulation constante. Cela signifie que l'exp\u00e9rience d'un transit prolong\u00e9 limite leur notion de la ville \u00e0 des espaces d\u00e9limit\u00e9s, dans lesquels ils n'\u00e9prouvent pas la sensation de rencontrer l'\u00e9tranget\u00e9 ou l'inattendu. Cette paire de cartes est l'id\u00e9alisation d'une ville o\u00f9 la longueur et la dur\u00e9e des trajets sont r\u00e9duites. Le point cl\u00e9 pour pouvoir lire ce type de repr\u00e9sentation est, dans tous les cas, d'accompagner l'image cr\u00e9\u00e9e par la lecture des itin\u00e9raires et les narrations d\u00e9taill\u00e9es de ceux qui les cr\u00e9ent. Ce type de cartes est un pr\u00e9texte id\u00e9al pour entamer la conversation et trouver les intersections entre les exp\u00e9riences exp\u00e9rientielles et r\u00e9f\u00e9rentielles.<a class=\"anota\" id=\"anota7\" data-footnote=\"7\">7<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>L'un des d\u00e9tails les plus \u00e9clairants qui ressort de l'analyse de l'ensemble des cartes est la relation entre le centre et la p\u00e9riph\u00e9rie dans tous les cas. La morphologie concentrique de Guadalajara, l'articulateur de l'ensemble de l'Europe, a permis de mettre en \u00e9vidence la relation entre le centre et la p\u00e9riph\u00e9rie. <span class=\"small-caps\">amg<\/span>La structure des cartes est bas\u00e9e sur les connexions routi\u00e8res entre le centre historique et ce qui existe au-del\u00e0. La structure des cartes est articul\u00e9e sur la base des connexions routi\u00e8res entre le centre historique et ce qui existe au-del\u00e0.<\/p>\n\n\n\n<p>Le r\u00f4le du p\u00e9riph\u00e9rique est essentiel pour comprendre la forme collective de la ville. Dans le sens o\u00f9 il a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9 dans les cartes mentales, il a deux fonctions principales : facilitateur routier et fronti\u00e8re culturelle. Dans le premier cas, il s'agit d'un circuit qui facilite le transport des personnes vers divers endroits de la ville. Dans le second cas, elle sert de fronti\u00e8re entre l'int\u00e9rieur et l'ext\u00e9rieur de ce qui est consid\u00e9r\u00e9 dans certains cas comme la sc\u00e8ne urbaine et dans d'autres comme le paysage urbain. <span class=\"small-caps\">amg<\/span>.<a class=\"anota\" id=\"anota8\" data-footnote=\"8\">8<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>La repr\u00e9sentation du Perif\u00e9rico sur les cartes \u00e9tablit un au-del\u00e0 de Guadalajara qui marque non seulement des diff\u00e9rences dans le territoire, mais aussi dans le paysage, dans les services et dans les personnes qui habitent-transportent ce qui d\u00e9passe ce circuit. Dans la conception des passants collaborateurs, vivre en dehors du Perif\u00e9rico implique la n\u00e9cessit\u00e9 de planifier des trajets plus complexes, bas\u00e9s sur des distances plus longues, des v\u00e9hicules dans de moins bonnes conditions, en compagnie de personnes issues de populations marginalis\u00e9es. Dans la <span class=\"small-caps\">amg<\/span>le circuit p\u00e9riph\u00e9rique d\u00e9limite la p\u00e9riph\u00e9rie sociale.<\/p>\n\n\n\n<p>Au Perif\u00e9rico, qui symbolise la forme du lointain, s'oppose le centre, symbole du proche ; ensemble, ils marquent l'espace vide des cartes avec les valeurs de l'ici et de l'ailleurs, du proche et du lointain. Le centre est si naturellement con\u00e7u comme li\u00e9 \u00e0 la ville qu'il appara\u00eet non seulement sur la plupart des cartes, mais dans plusieurs cas, il est repr\u00e9sent\u00e9 plus en d\u00e9tail, en grande partie sur la base de ses marqueurs iconiques. Dans plusieurs cartes, le centre est \u00e0 l'origine du reste des zones qui composent la forme collective de la ville, une composante qui guide l'orientation du contour des cartes mentales, une sorte de rose des vents de l'espace int\u00e9rioris\u00e9. Ceci est extr\u00eamement \u00e9clairant pour comprendre la relation entre l'exp\u00e9rience des usagers des transports publics et la fa\u00e7on dont ils se repr\u00e9sentent la ville, surtout si l'on tient compte du fait que la plupart des lignes de transport public passent par le centre, comme s'il s'agissait d'un entonnoir de service. Ce n'est pas pour rien que l'on conseille souvent, si l'on se perd un jour dans Guadalajara, de prendre un bus jusqu'au centre et, de l\u00e0, de faire une correspondance jusqu'\u00e0 sa destination.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Cinqui\u00e8me lieu : les chevauchements entre le v\u00e9cu et le r\u00e9f\u00e9renc\u00e9 (cartographie de l'imaginaire).<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"abstract\">Maintenant que les cartes mentales m'ont montr\u00e9 qu'il y avait des correspondances entre ce que je voyais \u00e0 partir de l'observation dans les transports, ce que j'entendais dans les entretiens et ce qui \u00e9tait captur\u00e9 dans les cartes mentales, j'ai ressenti un besoin encore plus grand de rendre visible la relation entre l'exp\u00e9rience exp\u00e9rientielle et l'exp\u00e9rience r\u00e9f\u00e9rentielle des passants dans les transports publics. Les techniques que j'ai d\u00e9crites jusqu'\u00e0 pr\u00e9sent fournissent quelques indications qui relient les paysages et les corps per\u00e7us le long des itin\u00e9raires \u00e0 certaines corr\u00e9lations socio-\u00e9conomiques et raciales, ainsi qu'\u00e0 certaines sensations de d\u00e9sir ou de r\u00e9pulsion.<\/p>\n\n\n\n<p>Tout au long de mes voyages, j'ai rassembl\u00e9 une collection de 3 809 photographies ; la plupart d'entre elles montrent un ensemble de situations urbaines qui t\u00e9moignent d'une territorialit\u00e9 cr\u00e9\u00e9e par mon propre regard depuis le transit. En regardant mes archives photographiques, je me suis rendu compte que je pouvais me souvenir presque exactement du point g\u00e9ographique o\u00f9 j'avais pris chaque photo, gr\u00e2ce au travail exhaustif que j'avais effectu\u00e9 en r\u00e9digeant mes carnets de terrain, appuy\u00e9s par les cartes de mes voyages.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans l'une de mes lectures m\u00e9thodologiques, j'ai trouv\u00e9 des indices sur l'utilisation d'images pour l'analyse de l'exp\u00e9rience urbaine en relation avec les diff\u00e9rents lieux de la ville. Aguilar (2006) d\u00e9crit une strat\u00e9gie qui envisage la possibilit\u00e9 d'utiliser des images pour \u00e9voquer diff\u00e9rents lieux dans la conception des personnes qui traversent la ville. L'auteur qualifie ce type d'images de \"parlantes\", car leur fonction est d'inciter \u00e0 la narration de l'exp\u00e9rience et, \u00e0 son tour, d'inciter \u00e0 la cr\u00e9ation de sph\u00e8res de sens (Aguilar, 2006 : 137).<\/p>\n\n\n\n<p>La technique mentionn\u00e9e par Aguilar est une expression de ce qu'Amphoux (cit\u00e9 par Aguilar, 2006) appelle la \"technique de l'observation r\u00e9currente\", dans laquelle des mat\u00e9riaux audiovisuels sont pr\u00e9sent\u00e9s aux habitants de la ville avec l'intention qu'ils laissent leurs interpr\u00e9tations des lieux d\u00e9couler de l'image ; selon Amphoux, il ne s'agit pas de faire parler les gens, mais la ville (Aguilar, 2006 : 136). Ce type de strat\u00e9gie cherche \u00e0 \u00e9tablir un lien entre l'exp\u00e9rience sensible et l'exp\u00e9rience symbolique de la ville, ce qui est tr\u00e8s enrichissant.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c9tant donn\u00e9 que j'\u00e9tais d\u00e9j\u00e0 familiaris\u00e9 avec l'utilisation des cartes, j'ai pens\u00e9 qu'il serait bon d'\u00e9tablir un dialogue avec les autres passants sur une carte par le biais de la photographie, afin de leur montrer diverses sc\u00e8nes urbaines et d'\u00e9couter o\u00f9 ils les voyaient se produire et les raisons pour lesquelles ils les pla\u00e7aient \u00e0 certains endroits de la carte. Je suis parti de l'hypoth\u00e8se qu'une telle \u00e9vocation permettrait de capturer sur le plan cartographique une expression territorialis\u00e9e et objectiv\u00e9e des imaginaires des collaborateurs.<\/p>\n\n\n\n<p>J'ai s\u00e9lectionn\u00e9 les photographies en fonction de diff\u00e9rentes cat\u00e9gories de zones : commerciale, r\u00e9sidentielle, centrale, p\u00e9riph\u00e9rique, de service et iconique. En outre, j'ai ajout\u00e9 quelques lieux que je consid\u00e8re comme \u00e9nigmatiques, dont l'architecture ou le contexte ne pr\u00e9sente aucun \u00e9l\u00e9ment permettant de les localiser facilement sur une carte. Aux images de lieux, j'ai ajout\u00e9 deux images de publicit\u00e9s spectaculaires et trois images montrant des sc\u00e8nes \u00e0 bord de diff\u00e9rents bus, sans num\u00e9ro de ligne en vue, au premier plan desquelles d'autres usagers des transports publics apparaissent comme protagonistes. Au total, il s'agit d'une s\u00e9rie de 27 photographies.<\/p>\n\n\n\n<p>Devant chaque collaborateur, j'ai \u00e9tal\u00e9 un plan d\u00e9coup\u00e9 de l'immeuble. <span class=\"small-caps\">amg<\/span>Je leur ai demand\u00e9 d'indiquer leur domicile et leur lieu de travail ou d'\u00e9tudes. S'ils avaient des difficult\u00e9s \u00e0 se situer, il les aidait \u00e0 trouver des points proches des deux lieux. Ensuite, je leur ai dit que j'allais leur montrer une s\u00e9rie de photographies prises \u00e0 diff\u00e9rents endroits de la carte, puis je leur ai montr\u00e9 la premi\u00e8re image et je leur ai demand\u00e9 de la regarder attentivement et de d\u00e9signer sur la carte le point o\u00f9 ils consid\u00e9raient que se trouvait ce lieu ou cette situation. Chaque point a \u00e9t\u00e9 num\u00e9rot\u00e9 \u00e0 son tour jusqu'\u00e0 ce que la carte soit remplie avec les emplacements des 27 points.<a class=\"anota\" id=\"anota9\" data-footnote=\"9\">9<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s que les participants ont plac\u00e9 chaque photographie \u00e0 un certain endroit de la carte, je leur ai pos\u00e9 quelques questions afin de conna\u00eetre les raisons pour lesquelles ils avaient plac\u00e9 l'image \u00e0 un certain endroit et pas \u00e0 un autre. Ces questions \u00e9taient g\u00e9n\u00e9ralement pos\u00e9es sous la forme d'un dialogue, chaque participant essayant de d\u00e9tailler autant que possible les raisons qui l'avaient pouss\u00e9 \u00e0 placer chaque image \u00e0 un certain endroit ; voici quelques exemples de ces questions : qu'est-ce qui vous fait penser que c'est l\u00e0, cela n'arriverait-il pas ailleurs, et c'est seulement \u00e0 cet endroit que vous l'avez vu, pourquoi pas ailleurs, et pourquoi pas ailleurs ?<\/p>\n\n\n\n<p>Voici quelques exemples des r\u00e9sultats de ce type d'enregistrement. La photographie du point 1 montre la zone commerciale exclusive situ\u00e9e \u00e0 l'ouest de l'h\u00f4tel de ville. <span class=\"small-caps\">amg<\/span> connue sous le nom de Plaza Andares. L'image capture un plan g\u00e9n\u00e9ral de la zone o\u00f9 se trouvent un grand magasin et une s\u00e9rie de b\u00e2timents verticaux. La localisation attribu\u00e9e \u00e0 ce lieu fait l'unanimit\u00e9 parmi les contributeurs. C'est pourquoi la carte pr\u00e9sente une s\u00e9rie de points qui se chevauchent. D\u00e9tail important, plusieurs participants ont d\u00e9clar\u00e9 ne jamais y \u00eatre all\u00e9s ; dans certains cas, ils ont m\u00eame d\u00e9clar\u00e9 n'y \u00eatre jamais all\u00e9s, mais ils ont localis\u00e9 le point \u00e0 l'endroit exact o\u00f9 il se trouve.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Carte 2. Emplacement attribu\u00e9 \u00e0 la photographie 1<\/strong><\/p>\n\n\n<div class=\"map-audio\">\n    \n    <div class=\"image-slider map\">\n        <div class=\"frame\">\n            <div class=\"picture\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageGallery\">\n                <i class=\"fa fa-expand expand\" aria-hidden=\"true\"><\/i>\n                <figure itemprop=\"associatedMedia\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageObject\" id=\"map-two\" class=\"slider-element\">\n                    <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/themes\/encartes\/parts\/map_audio_gallery-post\/imgs\/mapa_2.jpg\" itemprop=\"contentUrl\" data-size=\"1910x1863\" data-index=\"0\" data-caption=\"\">\n                        <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/themes\/encartes\/parts\/map_audio_gallery-post\/imgs\/mapa_2.jpg\" itemprop=\"thumbnail\">\n                    <\/a>\n                <\/figure>\n            <\/div>\n        <\/div>\n    <\/div>\n    <div class=\"menu\">\n        <div class=\"image-title\">Photographie 1<\/div>\n        <div class=\"photo\">\n            <div class=\"image-slider map\">\n                <div class=\"frame\">\n                    <div class=\"picture\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageGallery\">\n                        <i class=\"fa fa-expand expand\" aria-hidden=\"true\"><\/i>\n                        <figure itemprop=\"associatedMedia\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageObject\" id=\"map-two\" class=\"slider-element\">\n                            <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/themes\/encartes\/parts\/map_audio_gallery-post\/imgs\/foto_mapa_2.jpg\" itemprop=\"contentUrl\" data-size=\"3648x2736\" data-index=\"0\" data-caption=\"\">\n                        <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/themes\/encartes\/parts\/map_audio_gallery-post\/imgs\/foto_mapa_2.jpg\" itemprop=\"thumbnail\">\n                    <\/a>\n                <\/figure>\n            <\/div>\n        <\/div>\n    <\/div>\n        <\/div>\n        <div class=\"people-wrap\">\n            <div class=\"title\">R\u00e9pondants :<\/div>\n            <div class=\"person donato\"><span class=\"rect\"><\/span>Donato <img decoding=\"async\" class=\"audio\" src=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/themes\/encartes\/parts\/map_audio_gallery-post\/imgs\/bocina.gif\"data-audio=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/themes\/encartes\/parts\/map_audio_gallery-post\/audio\/donato_1.mp3\"\/><audio><\/audio><\/div>\n            <div class=\"person eva\"><span class=\"rect\"><\/span>Eva <img decoding=\"async\" class=\"audio\" src=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/themes\/encartes\/parts\/map_audio_gallery-post\/imgs\/bocina.gif\"data-audio=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/themes\/encartes\/parts\/map_audio_gallery-post\/audio\/eva_1.mp3\"><audio><\/audio><\/div>\n            <div class=\"person fernanda\"><span class=\"rect\"><\/span>Fernanda<\/div>\n            <div class=\"person elda\"><span class=\"rect\"><\/span>Elda<\/div>\n            <div class=\"person ernesto\"><span class=\"rect\"><\/span>Ernesto<\/div>\n            <div class=\"person dulce\"><span class=\"rect\"><\/span>Douceur<\/div>\n            <div class=\"person georgina\"><span class=\"rect\"><\/span>Georgina<\/div>\n            <div class=\"person clara\"><span class=\"rect\"><\/span>Clara<\/div>\n            <div class=\"person hortencia\"><span class=\"rect\"><\/span>Hortencia<\/div>\n            <div class=\"person bertha\"><span class=\"rect\"><\/span>Bertha <img decoding=\"async\" class=\"audio\" src=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/themes\/encartes\/parts\/map_audio_gallery-post\/imgs\/bocina.gif\"data-audio=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/themes\/encartes\/parts\/map_audio_gallery-post\/audio\/bertha_1.mp3\"><audio><\/audio><\/div>\n            <div class=\"person conrado\"><span class=\"rect\"><\/span>Conrado<\/div>\n            <div class=\"person bernardo\"><span class=\"rect\"><\/span>Bernardo<\/div>\n            <div class=\"person aurelia\"><span class=\"rect\"><\/span>Aur\u00e9lia<\/div>\n            <div class=\"person adan\"><span class=\"rect\"><\/span>Adam<\/div>\n            <div class=\"person manzana\"><span class=\"rect\"><\/span>Pommes ZMG<\/div>\n        <\/div>\n        <div class=\"credits\">\n            <p>Projection WGS84 UTM 13N<\/p>\n            <p>Auteurs :<br\/>Christian O. Grimaldo<br\/>Jorge Alberto Curz Barbosa<\/p>\n            <p>Collaboration :<br\/>Juan Miguel Herrera Cema<\/p>\n            <p>Source :<br\/>\u00c9laboration propre bas\u00e9e sur le travail de terrain, 2016.<\/p>\n        <\/div>\n        <div class=\"antropo-sig-logo\">\n            <img src= \"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/themes\/encartes\/parts\/map_audio_gallery-post\/imgs\/antropo-sig-logo.jpg\">\n        <\/div>\n    <\/div>\n<\/div>\n\n\n\n\n<p>L'emplacement du point 3 montre une lecture int\u00e9ressante des paysages qui d\u00e9notent une marginalisation dans la r\u00e9gion. <span class=\"small-caps\">amg<\/span>. Il s'agit d'un site situ\u00e9 \u00e0 la p\u00e9riph\u00e9rie de la municipalit\u00e9 de Tonal\u00e1. Au premier plan se trouve un \"mototaxi\", un petit v\u00e9hicule introduit de mani\u00e8re irr\u00e9guli\u00e8re, mais dont les propri\u00e9taires ont re\u00e7u des amparos qu'ils pr\u00e9sentent aux autorit\u00e9s pour continuer \u00e0 circuler ; ils op\u00e8rent surtout dans les zones o\u00f9 il y a peu ou pas de services de transport public et qui tendent \u00e0 \u00eatre des endroits o\u00f9 il y a de nouveaux lotissements, \u00e0 la p\u00e9riph\u00e9rie. La lecture de la plupart des participants a commenc\u00e9 par l'identification de la moto-taxi avec la p\u00e9riph\u00e9rie, accompagn\u00e9e de son association avec le chemin de terre. Le b\u00e2timent \u00e0 l'arri\u00e8re-plan a \u00e9t\u00e9 per\u00e7u par certains comme une maison ostentatoire et par d'autres comme un lieu de f\u00eate.<\/p>\n\n\n\n<p>L'un des d\u00e9tails les plus int\u00e9ressants de la r\u00e9partition de ces points est qu'ils sont associ\u00e9s \u00e0 l'est et au sud de la ville. Dans plusieurs cas, on a fait remarquer qu'il pourrait s'agir de la municipalit\u00e9 de Tlajomulco, bien qu'il ait \u00e9t\u00e9 pr\u00e9cis\u00e9 que toutes les photos avaient \u00e9t\u00e9 prises \u00e0 l'int\u00e9rieur du p\u00e9rim\u00e8tre de la carte. Par cons\u00e9quent, une bonne partie des points apparaissent au sud, vers la municipalit\u00e9 mentionn\u00e9e. Ceci est important si nous reprenons la mention de l'Anillo Perif\u00e9rico comme fronti\u00e8re qui marque la p\u00e9riph\u00e9rie sociale, ainsi que la mention de l'esth\u00e9tique comme mod\u00e8le qui oriente la localisation g\u00e9ographique des collaborateurs et leurs zones d'attribution.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Carte 3. Emplacement attribu\u00e9 \u00e0 la photographie 3<\/strong><\/p>\n\n\n<div class=\"map-audio\">\n    \n    <div class=\"image-slider map\">\n        <div class=\"frame\">\n            <div class=\"picture\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageGallery\">\n                <i class=\"fa fa-expand expand\" aria-hidden=\"true\"><\/i>\n                <figure itemprop=\"associatedMedia\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageObject\" id=\"map-two\" class=\"slider-element\">\n                    <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/themes\/encartes\/parts\/map_audio_gallery-post\/imgs\/mapa_3.jpg\" itemprop=\"contentUrl\" data-size=\"1908x1864\" data-index=\"0\" data-caption=\"\">\n                        <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/themes\/encartes\/parts\/map_audio_gallery-post\/imgs\/mapa_3.jpg\" itemprop=\"thumbnail\">\n                    <\/a>\n                <\/figure>\n            <\/div>\n        <\/div>\n    <\/div>\n    <div class=\"menu\">\n        <div class=\"image-title\">Photographie 3<\/div>\n        <div class=\"photo\">\n            <div class=\"image-slider map\">\n                <div class=\"frame\">\n                    <div class=\"picture\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageGallery\">\n                        <i class=\"fa fa-expand expand\" aria-hidden=\"true\"><\/i>\n                        <figure itemprop=\"associatedMedia\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageObject\" id=\"map-two\" class=\"slider-element\">\n                            <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/themes\/encartes\/parts\/map_audio_gallery-post\/imgs\/foto_mapa_3.JPG\" itemprop=\"contentUrl\" data-size=\"3648x2736\" data-index=\"0\" data-caption=\"\">\n                        <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/themes\/encartes\/parts\/map_audio_gallery-post\/imgs\/foto_mapa_3.JPG\" itemprop=\"thumbnail\">\n                    <\/a>\n                <\/figure>\n            <\/div>\n        <\/div>\n    <\/div>\n        <\/div>\n        <div class=\"people-wrap\">\n            <div class=\"title\">R\u00e9pondants :<\/div>\n            <div class=\"person donato\"><span class=\"rect\"><\/span>Donato <img decoding=\"async\" class=\"audio\" src=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/themes\/encartes\/parts\/map_audio_gallery-post\/imgs\/bocina.gif\"data-audio=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/themes\/encartes\/parts\/map_audio_gallery-post\/audio\/donato_2.mp3\"\/><audio><\/audio><\/div>\n            <div class=\"person eva\"><span class=\"rect\"><\/span>Eva <img decoding=\"async\" class=\"audio\" src=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/themes\/encartes\/parts\/map_audio_gallery-post\/imgs\/bocina.gif\"data-audio=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/themes\/encartes\/parts\/map_audio_gallery-post\/audio\/eva_2.mp3\"><audio><\/audio><\/div>\n            <div class=\"person fernanda\"><span class=\"rect\"><\/span>Fernanda<\/div>\n            <div class=\"person elda\"><span class=\"rect\"><\/span>Elda<\/div>\n            <div class=\"person ernesto\"><span class=\"rect\"><\/span>Ernesto<\/div>\n            <div class=\"person dulce\"><span class=\"rect\"><\/span>Douceur<\/div>\n            <div class=\"person georgina\"><span class=\"rect\"><\/span>Georgina <img decoding=\"async\" class=\"audio\" src=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/themes\/encartes\/parts\/map_audio_gallery-post\/imgs\/bocina.gif\"data-audio=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/themes\/encartes\/parts\/map_audio_gallery-post\/audio\/georgina_2.mp3\"><audio><\/audio><\/div>\n            <div class=\"person clara\"><span class=\"rect\"><\/span>Clara<\/div>\n            <div class=\"person hortencia\"><span class=\"rect\"><\/span>Hortencia<\/div>\n            <div class=\"person bertha\"><span class=\"rect\"><\/span>Bertha <img decoding=\"async\" class=\"audio\" src=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/themes\/encartes\/parts\/map_audio_gallery-post\/imgs\/bocina.gif\"data-audio=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/themes\/encartes\/parts\/map_audio_gallery-post\/audio\/bertha_2.mp3\"><audio><\/audio><\/div>\n            <div class=\"person conrado\"><span class=\"rect\"><\/span>Conrado <img decoding=\"async\" class=\"audio\" src=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/themes\/encartes\/parts\/map_audio_gallery-post\/imgs\/bocina.gif\"data-audio=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/themes\/encartes\/parts\/map_audio_gallery-post\/audio\/conrado_2.mp3\"><audio><\/audio><\/div>\n            <div class=\"person bernardo\"><span class=\"rect\"><\/span>Bernardo<\/div>\n            <div class=\"person aurelia\"><span class=\"rect\"><\/span>Aur\u00e9lia<\/div>\n            <div class=\"person adan\"><span class=\"rect\"><\/span>Adam<\/div>\n            <div class=\"person manzana\"><span class=\"rect\"><\/span>Pommes ZMG<\/div>\n        <\/div>\n        <div class=\"credits\">\n            <p>Projection WGS84 UTM 13N<\/p>\n            <p>Auteurs :<br\/>Christian O. Grimaldo<br\/>Jorge Alberto Curz Barbosa<\/p>\n            <p>Collaboration :<br\/>Juan Miguel Herrera Cema<\/p>\n            <p>Source :<br\/>\u00c9laboration propre bas\u00e9e sur le travail de terrain, 2016.<\/p>\n        <\/div>\n        <div class=\"antropo-sig-logo\">\n            <img src= \"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/themes\/encartes\/parts\/map_audio_gallery-post\/imgs\/antropo-sig-logo.jpg\">\n        <\/div>\n    <\/div>\n<\/div>\n\n\n\n\n<p>La photographie 4 montre l'avenue Ju\u00e1rez, l'une des principales avenues de Guadalajara, au centre de la ville. Elle montre la route avec quelques voitures qui circulent ; \u00e0 un coin, il y a un magasin de v\u00eatements avec une longue tradition, appel\u00e9 El Nuevo Mundo. Dans ce cas, l'architecture du b\u00e2timent qui abrite le magasin et les pav\u00e9s ont \u00e9t\u00e9 les principales raisons qui ont guid\u00e9 les participants \u00e0 localiser le lieu dans des endroits tr\u00e8s similaires. Comme dans la carte 1, les points se chevauchent. Le centre est tr\u00e8s reconnaissable, comme dans les cartes mentales. Pour les usagers r\u00e9guliers des transports publics, il est courant d'avoir travers\u00e9 cette zone et d'autres zones du centre.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Carte 4. Emplacement attribu\u00e9 \u00e0 la photographie 4<br><\/strong><\/p>\n\n\n<div class=\"map-audio\">\n    \n    <div class=\"image-slider map\">\n        <div class=\"frame\">\n            <div class=\"picture\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageGallery\">\n                <i class=\"fa fa-expand expand\" aria-hidden=\"true\"><\/i>\n                <figure itemprop=\"associatedMedia\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageObject\" id=\"map-two\" class=\"slider-element\">\n                    <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/themes\/encartes\/parts\/map_audio_gallery-post\/imgs\/mapa_4.jpg\" itemprop=\"contentUrl\" data-size=\"1908x1864\" data-index=\"0\" data-caption=\"\">\n                        <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/themes\/encartes\/parts\/map_audio_gallery-post\/imgs\/mapa_4.jpg\" itemprop=\"thumbnail\">\n                    <\/a>\n                <\/figure>\n            <\/div>\n        <\/div>\n    <\/div>\n    <div class=\"menu\">\n        <div class=\"image-title\">Photographie 4<\/div>\n        <div class=\"photo\">\n            <div class=\"image-slider map\">\n                <div class=\"frame\">\n                    <div class=\"picture\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageGallery\">\n                        <i class=\"fa fa-expand expand\" aria-hidden=\"true\"><\/i>\n                        <figure itemprop=\"associatedMedia\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageObject\" id=\"map-two\" class=\"slider-element\">\n                            <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/themes\/encartes\/parts\/map_audio_gallery-post\/imgs\/foto_mapa_4.JPG\" itemprop=\"contentUrl\" data-size=\"3648x2736\" data-index=\"0\" data-caption=\"\">\n                        <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/themes\/encartes\/parts\/map_audio_gallery-post\/imgs\/foto_mapa_4.JPG\" itemprop=\"thumbnail\">\n                    <\/a>\n                <\/figure>\n            <\/div>\n        <\/div>\n    <\/div>\n        <\/div>\n        <div class=\"people-wrap\">\n            <div class=\"title\">R\u00e9pondants :<\/div>\n            <div class=\"person donato\"><span class=\"rect\"><\/span>Donato <img decoding=\"async\" class=\"audio\" src=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/themes\/encartes\/parts\/map_audio_gallery-post\/imgs\/bocina.gif\"data-audio=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/themes\/encartes\/parts\/map_audio_gallery-post\/audio\/donato_3.mp3\"\/><audio><\/audio><\/div>\n            <div class=\"person eva\"><span class=\"rect\"><\/span>Eva<\/div>\n            <div class=\"person fernanda\"><span class=\"rect\"><\/span>Fernanda<\/div>\n            <div class=\"person elda\"><span class=\"rect\"><\/span>Elda<\/div>\n            <div class=\"person ernesto\"><span class=\"rect\"><\/span>Ernesto<\/div>\n            <div class=\"person dulce\"><span class=\"rect\"><\/span>Douceur<\/div>\n            <div class=\"person georgina\"><span class=\"rect\"><\/span>Georgina <img decoding=\"async\" class=\"audio\" src=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/themes\/encartes\/parts\/map_audio_gallery-post\/imgs\/bocina.gif\"data-audio=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/themes\/encartes\/parts\/map_audio_gallery-post\/audio\/georgina_3.mp3\"><audio><\/audio><\/div>\n            <div class=\"person clara\"><span class=\"rect\"><\/span>Clara<\/div>\n            <div class=\"person hortencia\"><span class=\"rect\"><\/span>Hortencia<\/div>\n            <div class=\"person bertha\"><span class=\"rect\"><\/span>Bertha <img decoding=\"async\" class=\"audio\" src=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/themes\/encartes\/parts\/map_audio_gallery-post\/imgs\/bocina.gif\"data-audio=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/themes\/encartes\/parts\/map_audio_gallery-post\/audio\/bertha_3.mp3\"><audio><\/audio><\/div>\n            <div class=\"person conrado\"><span class=\"rect\"><\/span>Conrado <img decoding=\"async\" class=\"audio\" src=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/themes\/encartes\/parts\/map_audio_gallery-post\/imgs\/bocina.gif\"data-audio=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/themes\/encartes\/parts\/map_audio_gallery-post\/audio\/conrado_3.mp3\"><audio><\/audio><\/div>\n            <div class=\"person bernardo\"><span class=\"rect\"><\/span>Bernardo<\/div>\n            <div class=\"person aurelia\"><span class=\"rect\"><\/span>Aur\u00e9lia<\/div>\n            <div class=\"person adan\"><span class=\"rect\"><\/span>Adam<\/div>\n            <div class=\"person manzana\"><span class=\"rect\"><\/span>Pommes ZMG<\/div>\n        <\/div>\n        <div class=\"credits\">\n            <p>Projection WGS84 UTM 13N<\/p>\n            <p>Auteurs :<br\/>Christian O. Grimaldo<br\/>Jorge Alberto Curz Barbosa<\/p>\n            <p>Collaboration :<br\/>Juan Miguel Herrera Cema<\/p>\n            <p>Source :<br\/>\u00c9laboration propre bas\u00e9e sur le travail de terrain, 2016.<\/p>\n        <\/div>\n        <div class=\"antropo-sig-logo\">\n            <img src= \"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/themes\/encartes\/parts\/map_audio_gallery-post\/imgs\/antropo-sig-logo.jpg\">\n        <\/div>\n    <\/div>\n<\/div>\n\n\n\n\n<p>La photographie 9 montre l'entr\u00e9e d'une propri\u00e9t\u00e9 priv\u00e9e situ\u00e9e dans la municipalit\u00e9 de Zapopan, sur l'avenue Guadalupe. Elle montre un p\u00e9rim\u00e8tre d\u00e9limit\u00e9 par une cl\u00f4ture et des ferronneries ; ce p\u00e9rim\u00e8tre s\u00e9pare l'espace public de l'espace priv\u00e9 des personnes qui vivent derri\u00e8re la cl\u00f4ture. Une cabine de s\u00e9curit\u00e9 est \u00e9galement visible dans le coin inf\u00e9rieur droit, ainsi que quelques places de parking. Les maisons \u00e0 l'int\u00e9rieur sont \u00e0 deux ou trois \u00e9tages et leurs fa\u00e7ades pr\u00e9sentent des finitions et des conceptions communes.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Carte 5. Emplacement attribu\u00e9 \u00e0 la photographie 9<br><\/strong><\/p>\n\n\n<div class=\"map-audio\">\n    \n    <div class=\"image-slider map\">\n        <div class=\"frame\">\n            <div class=\"picture\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageGallery\">\n                <i class=\"fa fa-expand expand\" aria-hidden=\"true\"><\/i>\n                <figure itemprop=\"associatedMedia\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageObject\" id=\"map-two\" class=\"slider-element\">\n                    <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/themes\/encartes\/parts\/map_audio_gallery-post\/imgs\/mapa_5.jpg\" itemprop=\"contentUrl\" data-size=\"1908x1864\" data-index=\"0\" data-caption=\"\">\n                        <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/themes\/encartes\/parts\/map_audio_gallery-post\/imgs\/mapa_5.jpg\" itemprop=\"thumbnail\">\n                    <\/a>\n                <\/figure>\n            <\/div>\n        <\/div>\n    <\/div>\n    <div class=\"menu\">\n        <div class=\"image-title\">Photographie 9<\/div>\n        <div class=\"photo\">\n            <div class=\"image-slider map\">\n                <div class=\"frame\">\n                    <div class=\"picture\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageGallery\">\n                        <i class=\"fa fa-expand expand\" aria-hidden=\"true\"><\/i>\n                        <figure itemprop=\"associatedMedia\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageObject\" id=\"map-two\" class=\"slider-element\">\n                            <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/themes\/encartes\/parts\/map_audio_gallery-post\/imgs\/foto_mapa_5.JPG\" itemprop=\"contentUrl\" data-size=\"3648x2736\" data-index=\"0\" data-caption=\"\">\n                        <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/themes\/encartes\/parts\/map_audio_gallery-post\/imgs\/foto_mapa_5.JPG\" itemprop=\"thumbnail\">\n                    <\/a>\n                <\/figure>\n            <\/div>\n        <\/div>\n    <\/div>\n        <\/div>\n        <div class=\"people-wrap\">\n            <div class=\"title\">R\u00e9pondants :<\/div>\n            <div class=\"person donato\"><span class=\"rect\"><\/span>Donato <img decoding=\"async\" class=\"audio\" src=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/themes\/encartes\/parts\/map_audio_gallery-post\/imgs\/bocina.gif\"data-audio=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/themes\/encartes\/parts\/map_audio_gallery-post\/audio\/donato_4.mp3\"\/><audio><\/audio><\/div>\n            <div class=\"person eva\"><span class=\"rect\"><\/span>Eva <img decoding=\"async\" class=\"audio\" src=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/themes\/encartes\/parts\/map_audio_gallery-post\/imgs\/bocina.gif\"data-audio=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/themes\/encartes\/parts\/map_audio_gallery-post\/audio\/eva_4.mp3\"><audio><\/audio><\/div>\n            <div class=\"person fernanda\"><span class=\"rect\"><\/span>Fernanda<\/div>\n            <div class=\"person elda\"><span class=\"rect\"><\/span>Elda<\/div>\n            <div class=\"person ernesto\"><span class=\"rect\"><\/span>Ernesto<\/div>\n            <div class=\"person dulce\"><span class=\"rect\"><\/span>Douceur<\/div>\n            <div class=\"person georgina\"><span class=\"rect\"><\/span>Georgina <img decoding=\"async\" class=\"audio\" src=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/themes\/encartes\/parts\/map_audio_gallery-post\/imgs\/bocina.gif\"data-audio=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/themes\/encartes\/parts\/map_audio_gallery-post\/audio\/georgina_4.mp3\"><audio><\/audio><\/div>\n            <div class=\"person clara\"><span class=\"rect\"><\/span>Clara<\/div>\n            <div class=\"person hortencia\"><span class=\"rect\"><\/span>Hortencia<\/div>\n            <div class=\"person bertha\"><span class=\"rect\"><\/span>Bertha <img decoding=\"async\" class=\"audio\" 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<div class=\"credits\">\n            <p>Projection WGS84 UTM 13N<\/p>\n            <p>Auteurs :<br\/>Christian O. Grimaldo<br\/>Jorge Alberto Curz Barbosa<\/p>\n            <p>Collaboration :<br\/>Juan Miguel Herrera Cema<\/p>\n            <p>Source :<br\/>\u00c9laboration propre bas\u00e9e sur le travail de terrain, 2016.<\/p>\n        <\/div>\n        <div class=\"antropo-sig-logo\">\n            <img src= \"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/themes\/encartes\/parts\/map_audio_gallery-post\/imgs\/antropo-sig-logo.jpg\">\n        <\/div>\n    <\/div>\n<\/div>\n\n\n\n\n<p>La carte 4 offre une lecture compl\u00e9mentaire \u00e0 celle de la carte 2. Ici, les contributeurs ont d\u00e9cid\u00e9 de localiser le site en fonction de ce qu'ils consid\u00e8rent comme la zone o\u00f9 il serait le plus courant d'identifier des fa\u00e7ades de ce que certains d\u00e9finissent comme du \"bon go\u00fbt\" ; ou encore des zones o\u00f9 le pouvoir d'achat est plus \u00e9lev\u00e9. Un d\u00e9tail qui ressort des raisons qui ont motiv\u00e9 la localisation du site \u00e0 l'ouest est la pr\u00e9sence de jardins bien conserv\u00e9s. Cette zone ouest semble repr\u00e9senter un type de logement inaccessible aux habitants de l'est.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Carte 6 : Emplacement attribu\u00e9 \u00e0 la photographie 24<br><\/strong><\/p>\n\n\n<div class=\"map-audio\">\n    \n    <div class=\"image-slider map\">\n        <div class=\"frame\">\n            <div class=\"picture\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageGallery\">\n                <i class=\"fa fa-expand expand\" aria-hidden=\"true\"><\/i>\n                <figure itemprop=\"associatedMedia\" itemscope itemtype=\"http:\/\/schema.org\/ImageObject\" id=\"map-two\" class=\"slider-element\">\n                    <a href=\"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/themes\/encartes\/parts\/map_audio_gallery-post\/imgs\/mapa_6.jpg\" itemprop=\"contentUrl\" data-size=\"1908x1864\" data-index=\"0\" data-caption=\"\">\n                        <img decoding=\"async\" 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<div class=\"credits\">\n            <p>Projection WGS84 UTM 13N<\/p>\n            <p>Auteurs :<br\/>Christian O. Grimaldo<br\/>Jorge Alberto Curz Barbosa<\/p>\n            <p>Collaboration :<br\/>Juan Miguel Herrera Cema<\/p>\n            <p>Source :<br\/>\u00c9laboration propre bas\u00e9e sur le travail de terrain, 2016.<\/p>\n        <\/div>\n        <div class=\"antropo-sig-logo\">\n            <img src= \"https:\/\/encartes.mx\/wp-content\/themes\/encartes\/parts\/map_audio_gallery-post\/imgs\/antropo-sig-logo.jpg\">\n        <\/div>\n    <\/div>\n<\/div>\n\n\n\n\n<p>Enfin, la photographie 24 montre une situation qui s'est produite dans un v\u00e9hicule de transport public. Il s'agit d'une unit\u00e9 de la ligne 380, qui circule autour de l'Anillo Perif\u00e9rico. J'ai pris la photographie \u00e0 l'heure de pointe, vers 18 heures, alors que le camion traversait la zone sud. Ce qui est le plus impressionnant, c'est la r\u00e9currence avec laquelle les points sont distribu\u00e9s vers les p\u00e9riph\u00e9ries, ainsi que l'identification constante du v\u00e9hicule comme appartenant \u00e0 la route 380 par le fait que les personnes sur la photo ont la peau fonc\u00e9e. Cela r\u00e9affirme la corr\u00e9lation entre la notion de p\u00e9riph\u00e9rie sociale qui marque le p\u00e9riph\u00e9rique et les mod\u00e8les de s\u00e9gr\u00e9gation raciale associ\u00e9s \u00e0 certaines zones de la ville. <span class=\"small-caps\">amg<\/span>La stigmatisation de la route 380 dans ce cas va de pair avec la stigmatisation de la route 380.<\/p>\n\n\n\n<p>Les exemples que j'ai montr\u00e9s ici ne sont que des r\u00e9sultats pr\u00e9liminaires d'un exercice qui a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9 avec d'autres collaborateurs. L'intention est de montrer le type de relations qui s'\u00e9tablissent entre l'image, la carte et l'imaginaire urbain des participants. Les cas que j'ai pr\u00e9sent\u00e9s illustrent l'existence de r\u00e9currences tr\u00e8s marqu\u00e9es dans les \u00e9vocations des collaborateurs, qui n'ont pas n\u00e9cessairement un profil homog\u00e8ne ; il s'agit d'hommes, de femmes, de professionnels, d'\u00e9tudiants de troisi\u00e8me cycle, de ma\u00e7ons, d'employ\u00e9s de bureau, d'ouvriers. L'un des r\u00f4les les plus fr\u00e9quents est celui des usagers des transports publics, des passants qui per\u00e7oivent la ville au quotidien \u00e0 travers les trajets effectu\u00e9s \u00e0 bord des v\u00e9hicules publics.<\/p>\n\n\n\n<p>On peut se demander quel r\u00f4le joue le fait d'\u00eatre un usager des transports publics dans le marquage de certains points sur la carte g\u00e9ographique, d'autant plus que j'ai moi-m\u00eame soulign\u00e9 que certains contributeurs ont fait valoir qu'ils n'\u00e9taient jamais pass\u00e9s par certaines zones avant de placer le point sur la carte. Ce que cet exercice cartographique nous apprend, c'est que la pr\u00e9sence de certains acteurs en certains points de la ville est r\u00e9glement\u00e9e, c'est-\u00e0-dire qu'il existe certaines zones de l'espace public dans lesquelles la pratique des personnes se limitera exclusivement au transit, en raison des imaginaires institutionnalis\u00e9s qui les pr\u00e9c\u00e8dent. De plus, dans certains cas, si leur bus respectif ne passe pas par ces zones, ou si ce ne sont pas des lieux de travail, il sera difficile de trouver des raisons pour lesquelles ils choisiraient de s'en approcher. En raison des exp\u00e9riences r\u00e9f\u00e9rentielles, certains usagers des transports publics se limiteront \u00e0 transiter par certaines zones et \u00e0 ne pas les utiliser, comme c'est le cas d'Aurelia qui, lors de l'entretien, a comment\u00e9 l'avertissement de ne pas se rendre sur la place Andares parce que les personnes \u00e0 faibles ressources \u00e9conomiques y sont maltrait\u00e9es, ainsi que son id\u00e9e que la peau brune de ceux qui vivent dans cette zone n'est pas la m\u00eame que la sienne. Dans des cas comme celui-ci, le r\u00f4le d'usager des transports publics s'ajoute \u00e0 d'autres attributs de la s\u00e9gr\u00e9gation, tels que la race et la classe sociale.<\/p>\n\n\n\n<p>Hiernaux et Lind\u00f3n (2007) soulignent qu'une partie importante de ce qui est \u00e9tudi\u00e9 sous le concept d'imaginaire est sous-tendue par ce qu'Alfred Schutz consid\u00e9rait comme le concept d'\"imaginaire\". <em>Wissensvorrat<\/em> ou \"stock de connaissances\", c'est-\u00e0-dire les connaissances d'une soci\u00e9t\u00e9 que les gens int\u00e8grent et repensent dans leur vie, \u00e0 travers l'exp\u00e9rience de leurs trajectoires de vie. Ce savoir incarn\u00e9 forme des corpus subjectifs de connaissances, dans lesquels les exp\u00e9riences biographiques personnelles sont int\u00e9gr\u00e9es. Comme ils le soulignent, chaque personne partage une partie de son stock subjectif avec les autres, et c'est dans ces fragments que se trouve ce qui soutient la vie sociale, l'interaction et la communication (Hiernaux et Lind\u00f3n, 2007:160). En ce sens, les imaginaires urbains impliqu\u00e9s dans la cartographie que j'ai montr\u00e9e ici ne rendent pas seulement compte de l'\u00e9vocation superficielle de certains lieux, mais d'une orientation pratique, d'une tendance \u00e0 l'interaction et \u00e0 l'identification des personnes avec la ville, cr\u00e9\u00e9e \u00e0 partir de l'exp\u00e9rience urbaine.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Conclusions<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"abstract\">En partageant l'exp\u00e9rience de l'\u00e9laboration d'une proposition m\u00e9thodologique pour l'\u00e9tude de l'exp\u00e9rience des autres usagers des transports publics dans la ville, j'ai voulu souligner que, lorsque les strat\u00e9gies d'\u00e9tude pr\u00e9c\u00e8dent compl\u00e8tement la r\u00e9alit\u00e9 \u00e9tudi\u00e9e, il y a un risque d'aboutir \u00e0 une impasse. En termes anthropologiques, la r\u00e9alit\u00e9 urbaine est semblable \u00e0 une route non balis\u00e9e o\u00f9 nous devons demander notre chemin \u00e0 d'autres personnes sur la route.<\/p>\n\n\n\n<p>A premi\u00e8re vue, l'interaction des passants des transports publics avec les autres acteurs et le paysage urbain se fait dans les termes fugaces et anodins caract\u00e9ristiques de l'anonymat. Cependant, la m\u00e9thodologie que j'ai propos\u00e9e ici montre que, derri\u00e8re la superficialit\u00e9 et la fugacit\u00e9 des rencontres individuelles, se produit une rencontre plus durable : la rencontre au niveau des structures de socialisation qui ordonnent le territoire urbain, ainsi que la pr\u00e9sence et les pratiques des personnes dans certains espaces.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 l'\u00e9chelle de l'exp\u00e9rience personnelle, le fait qu'un individu en identifie \"superficiellement\" un autre et le classe selon son r\u00f4le fonctionnel dans l'espace public peut n'avoir que peu d'importance : c'est une femme, c'est un homme, c'est un jeune, c'est un adulte, c'est un \u00e9tudiant, c'est un ma\u00e7on, c'est un employ\u00e9 de bureau ; il est fort probable que les visages des participants \u00e0 l'interaction en ces termes s'effaceront rapidement dans la m\u00e9moire de celui qui per\u00e7oit et de celui qui classe, presque en m\u00eame temps qu'une autre rencontre du m\u00eame type se produira. Pourtant, \u00e0 l'\u00e9chelle sociale de l'exp\u00e9rience, ces rencontres, qui peuvent \u00eatre consid\u00e9r\u00e9es comme superficielles et fugaces, se r\u00e9v\u00e8lent \u00eatre le fondement de l'ordre le plus durable de la ville, notamment parce que ces reconnaissances se produisent dans un contexte socio-historique spatialis\u00e9. Lorsque nous percevons quelqu'un en marchant dans la ville et que nous le classons en fonction de son image dans l'ordre social dans lequel nous vivons au quotidien, nous nous classons \u00e9galement nous-m\u00eames par le jeu des imaginaires urbains. Ces lectures superficielles sous-tendent l'ordre profond des villes modernes, et ce qui est le plus frappant, c'est qu'elles se produisent sans cesse au moment o\u00f9 nous les traversons.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans le cas sp\u00e9cifique de mon \u00e9tude, l'utilisation de l'image a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9e plus comme une n\u00e9cessit\u00e9 que comme une alternative, et ce parce que le sens m\u00eame de la r\u00e9alit\u00e9 urbaine est articul\u00e9 \u00e0 partir d'interactions bas\u00e9es sur l'image ; un type de soci\u00e9t\u00e9 que, en raison de ces caract\u00e9ristiques, Delgado (2011 : 20) reconna\u00eet comme \"optique\". Dans la strat\u00e9gie que j'ai d\u00e9crite, l'image appara\u00eet \u00e0 la fois comme un stylo pour \u00e9crire l'ethnographie (Ullate, 1999) et comme un stimulus pour \u00e9voquer et objectiver les diverses exp\u00e9riences de transit \u00e0 travers la ville. C'est pr\u00e9cis\u00e9ment dans l'identification des points communs entre les diverses exp\u00e9riences - dans le sens que les passants attribuent \u00e0 la ville qu'ils pratiquent - que r\u00e9side la principale contribution de l'utilisation de l'image ; il s'agit d'un potentiel dialogique pour tisser des exp\u00e9riences urbaines ensemble.<\/p>\n\n\n\n<p>La m\u00e9thodologie que je propose permet de comprendre le processus par lequel les passants s'approprient et r\u00e9interpr\u00e8tent certains r\u00e9cits relativement coh\u00e9rents \u00e0 partir de ce qu'ils vivent dans leurs d\u00e9placements quotidiens, selon des unit\u00e9s de sens territorialis\u00e9es. C'est sur la base de ces r\u00e9cits que leurs exp\u00e9riences individuelles de passage dans l'espace public donnent un sens collectif \u00e0 la ville.<\/p>\n\n\n\n<p>La strat\u00e9gie que j'ai montr\u00e9e articule l'exp\u00e9rience et la r\u00e9f\u00e9rence comme faisant partie du m\u00eame processus par lequel les usagers des transports publics connaissent et agissent sur le plan quotidien du transit urbain. De cette mani\u00e8re, la fa\u00e7on dont les passants s'orientent g\u00e9ographiquement et socialement est rendue visible, montrant qu'ils transitent quotidiennement \u00e0 travers un r\u00e9seau de circuits routiers ainsi qu'\u00e0 travers un r\u00e9seau de relations symboliques qui les configurent en tant que personnes et les limitent \u00e0 certaines pratiques et \u00e0 certains points g\u00e9ographiques.<\/p>\n\n\n\n<p>La principale limite de cette strat\u00e9gie, telle que je l'ai partag\u00e9e, est qu'elle ne montre pas tous les \u00e9l\u00e9ments et facteurs qui configurent les imaginaires institutionnalis\u00e9s, dans lesquels la plupart d'entre nous, sujets urbains, sommes ins\u00e9r\u00e9s lorsque nous sommes socialis\u00e9s d\u00e8s notre plus jeune \u00e2ge. Pour cela, une lecture critique et longitudinale de l'histoire particuli\u00e8re de la morphologie de la ville ou de la m\u00e9tropole dans laquelle le transit se produit est n\u00e9cessaire, ainsi que l'\u00e9nonciation des acteurs politiques qui b\u00e9n\u00e9ficient d'un ordre urbain donn\u00e9. Sinon, on risque de tomber dans l'hypoth\u00e8se erron\u00e9e que l'ordre urbain est tiss\u00e9 uniquement \u00e0 partir de la somme des exp\u00e9riences du pr\u00e9sent.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Bibliographie<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Alyanak, Oguz <em>et al. <\/em>(1980). \u201cShadowing as a Methodology: Notes from Research in Strasbourg, Amsterdam, Barcelona, and Milan\u201d, en George Gmelch, Petra Kuppinger (coord.) <em>Urban life. 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El an\u00e1lisis cultural de la imagen\u201d, en Elisenda Ard\u00e8vol, Nora Munta\u00f1ola (coord.) <em>Representaci\u00f3n y cultura audiovisual en la sociedad contempor\u00e1nea. <\/em>Barcelona: <span class=\"small-caps\">uoc<\/span>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Berger, Peter y Thomas Luckmann (2006). <em>La construcci\u00f3n social de la realidad. <\/em>Buenos Aires: Amorrortu.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">B\u00fcscher, Monika (2006). \u201cVision in motion\u201d, <em>Environment and Planning, <\/em>vol. 38, pp. 281-299.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">\u2014 y J. Urry (2009). \u201cMobile methods an the empirical\u201d, <em>European Journal of Social Theory<\/em>, vol. 12, n\u00fam. 1, pp. 99-116.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"bibliography\" data-no-auto-translation=\"\">Caracol Urbano (2014). \u201cEnsayo de ruta. 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